AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Les conséquences de la première INTRIGUE de WHYDA, c'est par ici ! :proud: :cat:
N'hésitez pas à REMONTER WHYDA sur bazzart ou prd :hin: :fox:

Ce n'est pas parce que le forum a une annexe sur les troubles qu'il est obligatoire de jouer un personnage malade.
UN SAIN D'ESPRIT c'est tout aussi bien. :rabbit: What a Face
Il est obligatoire de BIEN lire les annexes, auquel cas le staff vous mordra les fesses. :ivil:
Nous n'acceptons pas les pseudos à initiales - retournons aux origines simplistes les enfants. :aw:
Entre autre, pour continuer sur les pseudos, les prénoms trop excentriques (drogue, alcool
:chaat: ou autre totalement improbable) sont INTERDITS, merci de rester réalistes. :chaat:
Les personnages du pays des merveilles ne sont pas acceptés, seuls les morts peuvent passer ! :maw:

Partagez | 
 

 ☩ l'envolée sauvage.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
avatar

Invité

MessageSujet: ☩ l'envolée sauvage.    Sam 28 Juin - 7:47



   
Phyllis, Lindell
i will consume hills and pitstops to confuse the roaring in my chest.


nom ☩ Lindell, ça tinte aux oreilles quand la langue vient effleurer le palais et se frotter contre les incisives du haut, comme une courte poésie. prénom ☩ Phyllis, prénom insidieux à foison avec ses sons qui se frayent un chemin entre les dents, sur la langue, derrière la lèvre supérieure. Phyllis s'empare de la cavité buccale pour titiller l'oreille. âge ☩ vingt-cinq balles de plomb entre les côtes de l'assaillant, la jeunesse éternelle comme une vieille ritournelle. date de naissance ☩ 18 mai. lieu de naissance ☩ Dans l'état californien des États-Unis d'Amérique. statut social ☩ l'amour est éphémère, elle saura promptement s'en défaire. ce qu'il faisait avant ☩ une tueuse à gages, une informatrice, une femme de mal en quête d'une reconversion trop tardive. arme ☩ cartes rasoirs. traits de caractère ☩ distinguée, soigneuse, érudite, manipulatrice, colérique, provocatrice, intuitive, protectrice. crédits ☩ puckessa.






Les questions du chat


conte-nous ta mort ☩ une légère brise caressait les rideaux carmins de la demeure londonienne lorsque Phyllis entrait chez elle pour la dernière fois, tournant deux fois sa clé incrustée de cet auguste joyaux lilas qu'elle avait fait taillé avec le reste de ses économies, pour faire disparaître les derniers billets dans sa mallette cuivrée. L'esprit léger, elle s'était faufilée comme à son habitude dans sa cuisine, ses talons frappant le sol marbré et tenant en bout de doigts une longue cigarette qu'elle terminait tout juste. Le geste de trop, son habituelle manie de balancer l'allumette mal éteinte dans le cendrier. Un filet d'essence avait été mis ici, quelqu'un qui ne la connaissait que trop bien, quelqu'un qui l'avait observée depuis son arrivée et s'était promis de venger sa fierté. La maison s'enflamma trop rapidement, Phyllis ne put rien faire d'autre que se laisser engloutir par les flammes dorées.

que penses-tu du pays des merveilles actuel ? ☩ Comme un coup dans l'estomac, comme une brûlure derrière la nuque, elle s'est écrasée sur ce sol poussiéreux et s'est émerveillée du décor à l'image d'un tableau de Dali, d'une oeuvre surréaliste dégoulinante, à la fois kitsch et dark, quelque chose d'assez excitant et attrayant. Entre ses mains, les cartes et derrière elle, cette ombrelle dentelée. Le premier oiseau qu'elle chercha à caresser du bout de l'index lui brisa l'ongle d'un coup de tête et elle compris que ce bel endroit regorgeait de créatures dangereuses, imprévisibles à souhait. Tout ce doux paysage s'octroie constamment le droit de vie ou de mort sur les plus faibles; beauté douloureuse, liqueur empoisonnée qui n'a de cesse de rappeler à Phyllis sa vie d'avant.

et sinon, tu dois bien avoir un endroit préféré en ce lieu, non ? ☩ Phyllis a des envies géantes, des envies de beauté élégante et sanglante, elle aime le château de la reine rouge, elle a passé trop de temps à croquer ce temple sur un morceau de feuille avec des fruits ou des cailloux blancs. Elle a passé trop de temps à appréhender le moindre pas en y pénétrant, trop de temps à observer ce qu'elle qualifie de chef-d’œuvre. Fascinée par tout ce qui entoure ce château, par les dangers qu'il implique, par son labyrinthe et celle qui lui a donné son nom, elle ne peut s'empêcher de prévoir d'y retourner malgré l'exposition au danger que la chose suscite.



Les détails du lièvre


Adolescente, Phyllis a eu de grandes expectatives quant à l'amour. Enchaînée au coeur d'un homme sans foi ni loi, elle a été plongée dans ce monde où l'encre de la nuit régie la vie. Enchaînée à ce lit elle a perdu un morceau de son coeur, une part de dignité et le dégoût a pris le pas sur l'admiration, il a fallu se défaire de ce lien en ronces et briser l'artiste qui sculptait son coeur à coup de reins. Grande brûlée, elle s'en est sortie.
Née dans les flammes, elle périra par les flammes. L'hôpital avait fait évacuer ses occupants un peu trop tard. Et que faire lorsque le lieu des soins est brûlé ? Les sirènes de pompier firent tanguer les lieux et le centre immaculé n'était plus que charbon. Dans ce chaos, le gazouillis d'un nourrisson épargné brisa le silence de fin d'incendie, se fraya un chemin entre les lamentations des gens plus loin. Accroché à son poignet, une étiquette rose avec le doux prénom de Phyllis. Miraculée.
Seize ans, la grande fuite, premier pas dans le monde des mains tâchées d'écarlate. Il avait de la prestance et du charisme, il lui a appris à appuyer sur la gâchette, à trancher des gorges, à resserrer des liens et à elle s'est débrouillée pour aguicher à sa manière. Sa plus jeune et meilleure informatrice, femme de main d'une efficacité hors du commun. Et son visage à la fois enfantin et impassible l'enchantait tout comme il enchantait ses victimes.
C'est en Corse qu'elle s'est enfuit à l'âge de 19 ans pour changer d'air, pour abandonner derrière elle son coeur meurtri et lécher ses blessures, des bleus sur ses hanches, des bleus dans son cou, des bleus dans son coeur. Mais il n'est pas aisé de déposer les armes pour une amante de la mort, une amante de l'adrénaline, une amante de ce monde foncé.
Le dernier homme qu'elle a tué était un père de famille, chose qu'elle n'aurait jamais su deviner en épiant ses activités qui incluait du trafic d'humain et des meurtres plus ou moins utiles à sa survie. Le gamin du type s'est mis en tête qu'il traquerait la jeune femme, il l'a traquée jusqu'en Angleterre et ça n'a pas loupé.
Les situations dangereuses l'aident à bien dormir, elle aime fuir en assurant ses arrières, utiliser sa nouvelle arme, se faire pousser à travers le pays dans des endroits divers et variés par sa course effrénée, sentir le sang battre contre les parois de ses veines les plus fines, sentir les pans de sa rober s'affoler et les attaches de ses cheveux travailler. Elle aime l'odeur de la peur qui se dégage d'elle, elle aime l'odeur âpre du sang lorsqu'elle réduit en lambeaux l'ennemi qui l'a prise pour cible.
Elle est arrivée dans ce pays vêtue d'une robe blanche légère, pas trop encombrante, presque trop pratique pour elle qui est habituée à travailler en talons hauts et robes chics atrocement longues. Des ballerines qui se sont vite trouées ont été rafistolées et la robe immaculée aurait perdu de sa couleur si Phyllis n'aimait pas prendre des risques pour la laver à la main.
Il lui arrive souvent d'être désolée pour ceux qui sont seuls dans ce pays aux allures de forêt luxuriante, il lui arrive de vouloir les traîner avec elle mais la sélection naturelle fait comme partie intégrante du décor, ici. On y voit mourir des gens plus vite que dans son monde précédant.
Les douleurs fantômes, quand elles surviennent, la paralysent et l'empêche de voir. Elle se sent brûler une seconde fois, elle se sent piégée et la chaleur la ronge le temps d'un songe.
Candice lui a confectionné une sorte de sac à bandoulière avec des lianes et des feuilles qu'elle dit innocente et depuis, elle ne la quitte plus, elle y met tout ce qu'elle trouve de petit.





Dernière édition par Phyllis Lindell le Dim 29 Juin - 4:08, édité 7 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar

Invité

MessageSujet: Re: ☩ l'envolée sauvage.    Sam 28 Juin - 7:49



Tes maux et tes mots
But I saw the pain and sadness in everything, and swirled it round my mouth like a fine wine.


S
on châle ivoirin enrobait à peine comme il le fallait ses épaules laiteuses, elle frissonna à la première brise et ses jambes nues perdaient patience, menaçaient de flancher. Derrière elle, les échos de son passé d'orpheline faisait tanguer son corps baignant dans l'ivresse de la nuit. Elle resserra le châle contre elle, le regard vacillant dans le vide nocturne, hypnotisant. Elle l'avait tué, elle venait de tuer Salviati et son coeur brûlait encore. Elle se souvenait, aussi, des détails les plus sanglants, son regard défiant, ses mains autour de son cou offert et le collier volant en éclat. Des perles roulantes, sur la moquette de l'hôtel, des perles nacrées, rosées, de jolies perles. Et lui, son corps chutant, s'enfonçant dans le lit. À 16 ans il l'avait pris sous son aile, cette petite. À 18 ans, il la jetait contre un mur. Phyllis ne supportait pas, Phyllis avait trop de rancœur en son for intérieur pour laisser l'homme qui se faisait vieux la traiter comme une pauvre chiffonnière des quartiers tristes. L'orpheline, qu'il l'appelait. La belle orpheline, princesse de ses nuits; Phyllis, comme une fleur de lys entre ses doigts. Il était l'intermédiaire, l'entre deux : entre l'orphelinat et la vie réelle, la vie bien menée. L'intermédiaire entre la douce orpheline et l'arme qu'elle devenait en foulant du pied tous ces kilomètres, en souillant tous ces motels et ces bagnoles du sang des victimes qu'on lui offrait de tuer en échange des billets. « Tu r'viendras un jour, hein Phyllis tu r'viendras me rapporter des souvenirs de ton voyage? » elle avait seize ans à l'époque, elle déposait une dernière barrette dans les cheveux de la petite et embrassait le sommet de son crâne. Ce flash-back, il lui revenait bien trop souvent, comme une vieille rengaine dont on aimerait se débarrasser. Cette petite, elle l'avait abandonnée tout ce temps, n'y était jamais retournée. Elle dirait quoi aujourd'hui ? Est-ce qu'elle partirait en courant, prenant peur de la nouvelle Phyllis ? Est-ce qu'elle tirerait sur son bras comme elle le faisait quand Phyllis se levait au milieu de la nuit le jour de son départ ? « Pourquoi tu t'en vas ? Emmène-moi avec toi. » son regard brillant de larmes lui a perforé le coeur, elle s'est détournée et a disparu dans la nuit. « Hé, mademoiselle, je vous dépose quelque part ? Hé vous m'entendez m'amzelle ? » on la sortait brusquement de ses songes et l'image d'un homme étendu sur le lit immaculé lui revint à l'esprit. Elle secoua la tête et opina simplement avant de grimper dans la voiture rouillée. Le vieil homme conduisait son tas de ferraille sans jamais tourner la tête vers Phyllis qui, la main tendue vers les étoiles avait posé sa tête contre le bord de la fenêtre. Tôt le matin, lorsqu'il s'arrêta pour un peu d'essence, elle prit la fuite sans remercier, sans dire au revoir.

« Je peux faire quelque chose pour vous jeune fille ? » elle parcourut l'homme de haut en bas, son accoutrement n'en disait pas long sur le personnage qu'elle ne connaissait que trop bien pour en avoir entendu parler plus d'une fois. Son langage n'étais guère châtié et elle ne se donna pas la peine de lui offrir un sourire, entrant dans le vif du sujet dès que ses yeux croisèrent les siens. « Il me faut un silencieux perforant, tout de suite. » son accent était à couper au couteau. Elle tendit une enveloppe pleine d'argent et croisa les bras. Lorsque l'homme lui fit signe de suivre, elle ne se fit pas prier et longea avec lui les murs de la Corse, laissant derrière elle le ressac impétueux des vagues se briser sur le sable blanc. Et comme une sensation retrouvée après trop de temps, elle sentit de nouveau son coeur meurtri battre dans sa poitrine, cogner contre sa cage thoracique et souffler dans ses poumons, libéré. Le soleil brunit sa peau opaline et dora quelques mèches brunes, le pays tout entier remplissait de soleil la pâle Phyllis, fille de la Lune. Et lorsqu'elle mit enfin la main sur ce bijou d'arme, elle se laissa guider dans les galeries corses de la nuit, choisissant avec précautions son camp, prête à en changer sans perdre le dernier morceau qu'il lui restait de son coeur émietté.


ucuc



Derrière le masque


pseudo sur internet ☩ pixies. prénom ☩ louise-ilys. âge ☩ 18 ans. comment t'es arrivé(e) ici ? ☩ j'ai rebondi sur des nuages sucrés.  :v:  tu penses quoi de tout ça ? ☩ c'est magnifique, c'est grave bandant même.  :aw:  le code ☩ T'as tout compris mon chou. :laugh: un dernier mot ? ☩ simili tortue te nique ta race.





Dernière édition par Phyllis Lindell le Dim 29 Juin - 11:18, édité 5 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar

Invité

MessageSujet: Re: ☩ l'envolée sauvage.    Sam 28 Juin - 7:52

lana dr  :bril: :bwag: bienvenue, tes choix sont parfaits  :red: 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

❝ la mort imprévue fait partie de la vie, il faut bien l'accepter ❞

✢ DENTS PERDUES : 1973
☩ CERVELLES GAGNÉES : 2019
✢ ARRIVÉ AU PAYS LE : 07/05/2014
✢ PSEUDO : sola gratia.
✢ AVATAR : felicity jones.
✢ CREDITS : angel dust.
✢ AGE DU PERSONNAGE : vingt-sept
✢ JE SUIS : un certain lapin blanc.
✢ DANS TES POCHES : rien qui vaille la peine de la tuer ou de la menacer, croyez-moi. sauf si vous êtes friands de poussière, d'une fleur sèche et d'un morceau de champignon gâté.
✢ TA VIE : 96/100
✢ ANCIEN METIER : risk manager, pas très édifiant ou poétique, mais ça payait bien le loyer.
✢ LOCALISATION : ailleurs, au loin, ici.

this is where the evening splits in half, Henry, love or death. Grab an end, pull hard, and make a wish.

pale shadows.