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Les conséquences de la première INTRIGUE de WHYDA, c'est par ici ! :proud: :cat:
N'hésitez pas à REMONTER WHYDA sur bazzart ou prd :hin: :fox:

Ce n'est pas parce que le forum a une annexe sur les troubles qu'il est obligatoire de jouer un personnage malade.
UN SAIN D'ESPRIT c'est tout aussi bien. :rabbit: What a Face
Il est obligatoire de BIEN lire les annexes, auquel cas le staff vous mordra les fesses. :ivil:
Nous n'acceptons pas les pseudos à initiales - retournons aux origines simplistes les enfants. :aw:
Entre autre, pour continuer sur les pseudos, les prénoms trop excentriques (drogue, alcool
:chaat: ou autre totalement improbable) sont INTERDITS, merci de rester réalistes. :chaat:
Les personnages du pays des merveilles ne sont pas acceptés, seuls les morts peuvent passer ! :maw:

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 LEW ◮ dead hearts

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❝ la mort imprévue fait partie de la vie, il faut bien l'accepter ❞

✢ DENTS PERDUES : 1973
☩ CERVELLES GAGNÉES : 2081
✢ ARRIVÉ AU PAYS LE : 07/05/2014
✢ PSEUDO : sola gratia.
✢ AVATAR : felicity jones.
✢ CREDITS : angel dust.
✢ AGE DU PERSONNAGE : vingt-sept
✢ JE SUIS : un certain lapin blanc.
✢ DANS TES POCHES : rien qui vaille la peine de la tuer ou de la menacer, croyez-moi. sauf si vous êtes friands de poussière, d'une fleur sèche et d'un morceau de champignon gâté.
✢ TA VIE : 96/100
✢ ANCIEN METIER : risk manager, pas très édifiant ou poétique, mais ça payait bien le loyer.
✢ LOCALISATION : ailleurs, au loin, ici.

this is where the evening splits in half, Henry, love or death. Grab an end, pull hard, and make a wish.

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✢ JE EST UN AUTRE : fawny.
MessageSujet: LEW ◮ dead hearts   Sam 28 Juin - 19:25


S
oif. Ses lèvres gercées hurlent dès qu'elles esquissent un mouvement. Impurs sont les étangs de Tulgey. Sa gorge est sèche. Salée est la rivière sanglot. Sa langue peine à déglutir. Loin est le ruisseau des pleureuses, sûrement tout autant salé. Une force invisible tambourine contre son crâne, sans relâche et sans compassion. L'impression de perdre l'équilibre, de voir les arbres de travers, de ne plus distinguer clairement leurs formes. Sa gorge hurle aussi désormais ; elle supplie pour de l'eau, ne serait-ce que quelques gouttes pour apaiser ses parois arides. Les formes et les couleurs s'entremêlent pour fusionner dans l'obscurité. Ses forces s'enfuient, fuyant le danger imminent et la laissant tomber au sol, comme une vulgaire poupée de chiffon. Une poupée de chiffon dans le noir le plus total. La mort serait donc venue la faucher une deuxième fois, par sa faute et contre son gré, dans un schéma aussi macabre que répétitif. Elle n'aime pas être dans le noir. C'est effrayant, froid et dénué d'autres traces de vie. La mort, la vraie ?

L'obscurité fait place à de la lumière, trop éblouissante pour ses frêles yeux qui se referment par automatisme protecteur. L'obscurité redevient reine. Lentement, ses yeux s'ouvrent à nouveau, et résistent à l'agression d'une lumière trop forte pour eux. Elle était dans une pièce d'un blanc éclatant, hormis pour les draperies d'un vieux gris, qui furent sûrement autrefois d'un blanc tout aussi immaculé que le reste de la pièce. Elle est dans une chambre. Elle ne souvient pas d'une chambre, elle se souvient uniquement d'arbres. Elle n'était pas ici avant d'être engloutie par l'obscurité.
Zoe se releva brusquement sur ce qui semblait être un lit ayant perdu de sa souplesse. Ses yeux grands ouverts eurent leur vision tachée de noir pour s'être levé trop vite. Les étoiles tournaient devant ses yeux et parmi les étoiles, il y avait le visage soucieux de Lew. Lew. Une chimère, tout comme les étoiles. Elle referma les yeux et reposa la tête sur l'oreiller. Le visage de Lew disparu et les étoiles s'atténuèrent peu à peu dans l'obscurité. Que lui avait réservé la mort cette fois-ci ? Le blanc qui avait brûlé sa rétine lui rappelait les récits d'un paradis immaculé, pour les bons et les justes d'esprits. Mais elle n'était pas pure, elle n'était ni bonne, ni juste d'esprit, ni blanche. Elle était une variante de gris, tantôt pâles, tantôt sombres, mais jamais blanc. Et parfois, elle était ternie par des taches noires, qui lui semblaient s'étendre davantage chaque jour. Elle n'avait jamais cru au paradis et à l'enfer, ni à leur cousin le purgatoire. Elle croyait que lorsque l'on mourrait, nous n'étions plus rien, un corps vide immobile se détériorant avec le temps et les vers, si laissé à l'abandon ou enterré. Mieux valait être réduit en cendres que finir en pourriture. Lew l'avait bien compris. Vous me direz que si nous ne sommes plus rien, nous n'en avons que faire d'être envahis par des asticots. Certes, un corps vide de tout esprit n'en a sûrement que faire. C'est dans la dignité de l'esprit vivant que cela se joue. Personne ne veut savoir qu'il finira avec les vers, six pieds sous terre. Alors soit l'on décide de se faire réduire en cendres, soit l'on décide d'occulter la vérité sordide. On se ment jusqu'à la tombe. On se ment sur comment notre corps finira en casse-croûte nauséabond qui soulèvera les coeurs de quiconque le verrait après quelques semaines sous terre. On se ment sur où notre esprit finira. Le paradis, l'enfer, le rien, ce sont des calomnies pour rassurer les vivants. On dit au croyant que s'il se comporte de la bonne manière, il finira dans un havre de paix avec ses semblables et aura en abondance tout ce qu'il souhaite. On dit également au croyant que ceux qui lui ont fait du mal finiront par payer quand ils passeront de vie à trépas. L'athée se dit lui-même qu'il n'y a rien après que le coeur cesse de ne battre. Pour se rassurer de son comportement hasardeux ou parce qu'il ne croit en rien, pas même en la mort. Ils ont tous tort. Mais qui pourraient les blâmer, à part les morts ? Personne ne peut savoir ce qu'il y a de l'autre côté, à part ceux qui y sont. Le paradis, l'enfer, le rien, c'est faux. Mais comment pourrait-on qualifier le pays des merveilles si ce n'est de purgatoire ? Les âmes en peine y rôdent, en quête d'une chose inconnue, même pour eux. Le pardon, l'amour, la haine, la vengeance. Chacun sa quête, chacun son fardeau.
Où la mort l'avait-elle envoyée cette fois-ci ? Un autre monde, encore plus sublime et hideux à la fois ? Si ce n'était pas le paradis, ni l'enfer, ni le rien, cela devait être un autre purgatoire. Elle se mit à espérer, quelques secondes, dans le noir le plus total que lui offraient ses paupières fermées, l'idée d'être dans un hôpital lui effleura l'esprit. Elle n'a jamais aimé les hôpitaux, comme tous les gens sensés qu'elle a connus. Qui aime déambuler dans des locaux ternes, d'un blanc aussi maladif que les patients, qui sent le désinfectant à tous les tournants ? Personne de sensé, mais le sens semblait l'avoir quitté il y a bien longtemps. Elle aurait aimé être dans une chambre d'hôpital à cet instant, à Londres, en vie. Peut-être que quelqu'un l'avait trouvé, défigurée et cassée. Peut-être que les secours étaient venus et avaient réussi à la maintenir en vie. Peut-être que ce n'était qu'une gigantesque farce, que Danny n'était qu'une illusion de son cerveau, assimilant et déformant les paroles qu'il prononçait à son chevet. L'on pourrait refaire le monde avec des « et si » et des « peut-être ». Sûrement qu'elle était en train de se décomposer, à même le sol, parmi le sang séché et les éclats de verre. C'était bien plus probable. La vie n'est pas si généreuse et la mort n'est pas si fourbe ; elles ne donnent pas d'aperçu de l'au-delà et de son désespoir pour vous permettre de retourner à la vie avec la peur au ventre de retourner dans cet au-delà corrompu. C'est moche la mort, mais pas si moche.

Les étoiles avaient cessé de tourner sur le fond noir de ses paupières closes. Elles avaient disparu. Elle se redressa, plus doucement et avec presque de précaution, s'appuyant sur la tête de lit ferme. Ses paupières se soulevèrent avec précaution, petit à petit, et se plissèrent pour se préparer à la réverbération de la lumière sur tout ce blanc. Elle put distinguer davantage la pièce, malgré le halo lumineux et le visage de Lew. Lew.  « Lew ! » Sa voix est faiblarde. Ses yeux ne sont plus plissés, ils sont stupéfaits, stupéfaits de voir leur reflet dans ces yeux bleus. Son esprit est réduit à un capharnaüm bruyant où les mots s'entrechoquent ; les phrases qu'elle avait voulu lui dire, ces questions qu'elle avait voulu lui poser et ces interrogations nouvelles. Elle ne saurait même pas par où commencer, si ces pensées ont même un ordre logique, un début et une fin. Et son crâne lui faisait toujours si mal tandis que ses lèvres étaient toujours si sèches. Elles s'étaient décollé avec mal, comme des amants se disant adieu, pour prononcer cette unique syllabe. Lew. Elle s'humidifia les lèvres, pour les apaiser ne serait-ce qu'un court instant. Elle tenta de clarifier et d'organiser ces mots qui seuls n'avaient de sens. Cela se voua en un échec cinglant. « Lew, qu'est-ce que... On est où ? Je... J'suis désolée pour tout ce qui t'es arrivé, on - j'aurais du t'aider, c'est de notre faute et, et j'ai vu Danny, Danny est ici ! Lew, pardon, c'est de ma faute si t'es mort, j'ai rien fait pour toi, je m'en veux - t'allais si mal et on a rien vu. Pardon Lew, pardon. » Elle prononça ces mots fous si faiblement et si rapidement que leur compréhension en était difficile. Il n'avait peut-être rien entendu. Mais elle n'avait pas la force de tout répéter. Elle le voyait de nouveau flou. Foutues larmes. Elle a dû pleurer plus en ces derniers mois qu'au long de toute sa vie. Bon vent l'image de femme forte qu'elle s'évertuait de faire croire aux autres. Ses fêlures étaient remontées à la surface, pour être vues de tous.

_________________


∇ MONSTERS ARE ALWAYS HUNGRY, DARLING.



please feel free to piss in the garden:
 




Dernière édition par Zoe Walker le Lun 14 Juil - 18:00, édité 3 fois
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❝ la mort imprévue fait partie de la vie, il faut bien l'accepter ❞

✢ DENTS PERDUES : 1031
☩ CERVELLES GAGNÉES : 2186
✢ ARRIVÉ AU PAYS LE : 06/05/2014
✢ PSEUDO : RUTLEDGE ASYLUM.
✢ AVATAR : aaronjohnson.
✢ CREDITS : heyjude.
✢ AGE DU PERSONNAGE : il avait 25 ans, et pour toujours, il aura 25 ans.
✢ JE SUIS : alice, la gosse.
✢ DANS TES POCHES : ☩ (x4) bombes lapin-fumées ☩ (x1) corde ☩ (x2) potions miniatures ☩ (x1) filet électrique
✢ TA VIE : 100/100
✢ ANCIEN METIER : il venait de sortir de la fac, voulait faire sa propre boîte. L'a pas eu le temps, le karma a pas joué en sa faveur.
✢ LOCALISATION : sûrement... sûrement, pft, qu'est-ce qu'il en sait au final. En compagnie de Marley, ça c'est sûr, où exactement telle est la question.


BANG. BANG.

Save myself? From death? is that it? Is that why I've come here? I'm not afraid to die. Times I've welcomed death!





✢ JE EST UN AUTRE : nopenope.
MessageSujet: Re: LEW ◮ dead hearts   Mer 2 Juil - 13:31


 
 
 


The worst is over now
And we can breathe again

D
émence, décadence, différence, incohérence. Des termes qui dans cette idée définissent si bien ce lieu, où est la logique ? Où sont les principes ? Jetés contre un mur, oubliés dans de vieilles poubelles où pourrissent divers animaux en manque de nourriture. Plus ne se donne, tout se gagne et se fait perdre aussi. A fixer les fioles qui trônent dans la salle des potions, Lew reste presque béat les mains dans les poches en essayant de déchiffrer les termes qui traversent les étiquettes. Tout est blanc en ces lieux, trop blanc, jusqu'à ce que des fois le jeune Weaver en ait mal au crâne. Pourtant, il s'y sent bien, mieux qu'en dehors là où les monstres pullulent comme des lapins - bien qu'ici ce ne soit pas forcément mieux. On en revient aux bases qui fondent le monde, le noir étant le mal incarné, le blanc la pureté, et si tout ceci n'était qu'un piètre mensonge ? Peut-être qu'il ne serait plus ici maintenant, mais entre les mains d'une bête au sourire carnassier, dévoré, déchiré jusqu'à ce qu'il ne puisse même plus chouiner. Pleurer. Un terme qui lui paraît bien lointain, à la fois si abstrait comme les sentiments qui lui traversent la peau chaque matin - ou soir, à voir selon les heures qui ne passent pas. Depuis combien de temps ne s'est-il pas pris le temps de se poser et de craquer ? Véritablement craquer, jusqu'à ce que ses yeux ne fixent qu'un point vide dans l'herbe. De là, il pourrait en retirer deux voies qui sont irréversibles, soit la joie reviendrait lui prendre le coeur et le ferait positiver, soit l'inverse serait décapant, à continuer de voir les évènements de la manière qu'ils sont : merdiques, à broyer du noir jusqu'à commettre l'irréparable. Il doit tout simplement en avoir peur le Lew, des conséquences qu'il pourrait causer en se laissant aller seul dans un coin plus ou moins calme. Le sourire de façade reste sa meilleure arme, à dire vrai, ça l'a toujours été, quand il était môme et qu'il en bavait radicalement à cause de la fièvre, il restait avec les dents sur la tronche aussi montrées que ses bouclettes sauvages. Lew il souriait, si aujourd'hui il a perdu le sens complet de ce mot, il continue d'essayer pour son propre bien, tout en se rattachant à des bêtises qui ne valent certainement pas la peine. Comme d'une partie de pêche avec son père à l'adolescence, les révisions jusqu'à quatre heures du matin pour se convaincre que tout est dans sa tête, les fêtes en compagnie du groupe, les poilades autour du feu quand l'hiver venait frapper la maison des Weaver, les gâteaux de sa mère. Tout ce qui le rapporte à ce qu'il était, ce qu'il n'est à vrai dire plus du tout. Inspirant longuement, ses sourcils se froncent alors que sa tête se penche sur le côté. Une grimace, c'est qu'il en oublie presque qu'il y a quelques jours - heures, secondes ? -, il a eu la malchance de se prendre une sacrée baigne de la part de son propre frère. Il l'avait p'tête bien cherché, quoi qu'il en soit, ses bleus apparaissent de plus en plus, ses ouvertures peinent à se fermer. Oui, on peut affirmer que Lew est dans un état aussi pitoyable qu'une vipère cherchant à se faire mordre. Le plus amusant, c'est qu'y'a pas que l'extérieur qui en a bavé, l'intérieur aussi se voit fondre progressivement en une masse assemblée d'os et de muscles. Sans aucun doute, la souffrance a un autre goût au pays des merveilles, presque agréable tout en étant à la fois un oubli. Il se rend pas compte des choses qui lui arrivent, même pas le fait que dans une pièce à plus de deux pas de là, se trouve une belle endormie. Sa main se glisse sur une fiole plus grosse que les autres. De l'eau, pas croupie, même pas de bestioles dedans, juste de l'eau tout ce qu'il y a de plus normal. Même l'étiquette à moitié arrachée l'indique, sa gorge sèche réclame la paix tant attendue, si une partie sera offerte à l'âme en perdition, une petite lui filera dans l'oesophage sans aucune honte. Une gorgée, deux gorgées, trois petites gorgées et un soupir de bien-être. C'est pas la meilleure du monde, elle vaut malgré tout bien mieux qu'une flaque boueuse avec ses saloperies. La glissant dans sa poche, arme dans une autre main - il ne la quitte jamais de toute manière - ses jambes le mènent vers l'endroit où il n'aurait même pas dû bouger. La porte grince, ouverte directement sur un décor digne d'un conte de fées à l'humour macabre. Les murs sont blancs, des meubles délabrés sans pour autant être dévorés d'insectes, des fleurs sortent des pierres venant entourer les barreaux du lit à moitié cassé. Allongée comme elle se le doit sur le matelas troué, ça fait un bon moment qu'elle ne s'est pas réveillée. Lew l'a trouvé comme ça, au détour d'un chemin sans vraiment la reconnaître sur le coup. C'était elle. C'est elle même, il n'y a pas de passé, qu'un seul présent en commun qu'il a encore du mal à assimiler. Il aurait été à coup sûr bien mieux pour lui de l'oublier, les lettres de son prénom lui reviennent comme des images dans un livre de coloriage, un peu brouillon, pas assez pour qu'on ne voit pas ce que c'est.
Fatalement, une sensation lui revient dans la peau.
Acerbe. Acide. Rude. Comme le visage de Zoe.

Des souvenirs pas aussi développés que ceux qu'il a pu vivre, mais tout aussi agréables. S'approchant du lit, il se place juste au-dessus d'elle, encore debout, détaillant ses traits. Le château veut certainement lui faire pousser des ailes, lui refiler des chimères dont il ne veut pas, ce doit être ça. Dans le cas contraire, ça voudrait dire autre chose à l'instar d'une mauvaise chute dans une pièce de théâtre. Les trois coups de bâton, les costumes, les paroles qui fusent et la fameuse tragédie. Sauf que là, c'est bien pire que ça à la fois amusant comme triste à en pleurer pendant des années durant. C'est l'sort c'est tout, qui veut s'éclater avec les nerfs de Lew qui sont disposés à être utilisés comme des bulles à faire claquer. Une chute sans fin, qui à cette fois-ci ne le mène pas dans le terrier du lapin où cadavres et pourritures s'amenuisent en des murs. Il fait que tomber, sans trouver de sol pour se rattrape. Zoe, il ose même pas la toucher de peur qu'elle se casse, que ce soit en morceaux de porcelaine ou même en cendres. Il a peur de frôler, que l'hallucination disparaisse dans la fumée. T'es pas là, c'est pas vrai, c'est moi qui perds la raison, pas vrai ? Elle lui rapporte le baume au coeur dont il avait besoin, parce qu'il sait qu'elle est là-haut sur la terre ferme à vivre comme une jeune fille de son âge doit le faire, être heureuse, trouver l'amour, avoir un super boulot. Lew vient même à se demander si elle vient parfois sur sa tombe, lui poser une fleur ou deux, si elle lui parle. C'est con qu'il entende rien, qu'il soit cloîtré ici avec comme seule compagnie sa conscience, d'ici quelques clignements d'yeux elle ne sera plus là. Zoe, elle est vivante, elle peut pas être ici. « Lew ! » Parce que maintenant, son esprit va trop loin jusqu'à faire parler ce qui est semblable à une poupée de chiffon. Pinçant sa lèvre inférieure, il a droit à deux prunelles étonnées celles qu'il connaît si bien, qu'il a passé tant de temps à regarder. Et ça lui fait mal. Mal comme s'il venait de se faire arracher une dent. Mal comme si on lui trouait le coeur à coups de pic à glace. Mal comme un chien agonisant dans la rue. Trop réaliste pour lui. « Lew, qu'est-ce que... On est où ? Je... J'suis désolée pour tout ce qui t'es arrivé, on - j'aurais du t'aider, c'est de notre faute et, et j'ai vu Danny, Danny est ici ! Lew, pardon, c'est de ma faute si t'es mort, j'ai rien fait pour toi, je m'en veux - t'allais si mal et on a rien vu. Pardon Lew, pardon. » Trop, trop, trop réaliste. Ses yeux s'écarquillent alors que son être tout entier se serre. Arrête. Arrête. La ferme, putain de chimère. Arrête, je t'en conjure. Tu devais juste être, être, être. Reculant d'un pas, ses poings se serrent, son horloge interne panique, ses aiguilles veulent lui trouer la peau alors que le tic-tac résonne douloureusement dans son crâne. « Tu peux pas être là. » Hein, Zoe, pas vrai ? Tu peux pas être là. Tu peux pas même avoir posé ne serait-ce qu'un seul pied ici. Sinon, ça voudrait dire qu'il a tout raté, que même ce qu'il avait voulu faire a merdé, que tout ce qu'il avait donné avait été repris pour être gobé d'un seul coup. « Tu peux pas Zoe. Tu... tu peux pas. » Lew se sent comme un fantôme, comme si plus rien ne pouvait le toucher à part une seule pensée. C'est comme revivre sa mort, encore, encore, encore et encore jusqu'à ce que le fameux point d'entrée ne se fasse plus sentir. On devient indolore, à tout. Sauf à une seule chose. Dans son cas présent, il veut juste croire qu'il fabule. Un rire nerveux lui échappe des lèvres, sa salive a du mal à passer dans sa gorge et ses yeux commencent à s'embuer, ses sourcils se froncent. « J'deviens malade, ça... tu peux pas. J'te crois pas. Zoe, c'est pas vrai hein ? T'es juste une genre de forme que mon esprit a bien voulu m'montrer, t'es là-haut avec les autres, à t'fendre la gueule autour d'une bouffe. »  Tout se crispe en lui, puis se détend, se crispe, se détend, si bien que son arme vient à tomber sur le carrelage luisant. « Parce que sinon, ça voudrait dire que... que j'suis pas arrivé à t'protéger. » Parole pour sa propre personne, murmure qu'il se lance en pleine figure. Dans son ancienne vie, Lew réussissait tout. Il avait de bonnes notes à l'école, au collège, au lycée, à la fac il n'avait pas grand-chose à se faire reprocher, il avait des potes, une famille aimante même un frère en qui il avait pleinement confiance. Ouais, Lew Weaver avait définitivement tout gagné, à un point même où il se demandait s'il avait pas une bonne étoile au-dessus de la tête. Faut s'dire qu'assurément elle a préféré se placer ailleurs. Sa mort il l'a loupé, sa nouvelle existence il l'a bien foiré.
Le pire, c'est qu'il a même pas pu la préserver des ténèbres.
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✢ TA VIE : 96/100
✢ ANCIEN METIER : risk manager, pas très édifiant ou poétique, mais ça payait bien le loyer.
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MessageSujet: Re: LEW ◮ dead hearts   Ven 4 Juil - 20:37


S
i l'esprit est capable d'envisager nombreuses éventualités - par déduction logique, espoir, désir irrépressible -, rares sont les esprits qui sont prêts à la réalisation de cette éventualité. Peu importe si l'on savait que cela finirait par arriver, tôt ou tard, l'on est toujours pris de court ; on s'y prépare mais ce n'est jamais assez. La sentence de mort peut être prononcée des mois à l'avance, ledit décès surprendra toujours. Il semblerait que cela fasse partie de l'essence même de l'homme ; il imagine toujours le pire mais est pris au dépourvu lorsque le pire se présente à lui, sous une forme funeste, un drame social ou sous forme humaine. Sous forme de Lew, par exemple, aussi élégant qu'au premier jour soit-il, sans cette plaie affreuse entre les deux yeux. Zoe se doutait qu'elle finirait par croiser Lew dans cet étrange endroit, il était mort après tout. Suicidé, parti, envolé. Il avait sa place ici, comme tous les autres qui sont partis trop tôt. Cependant il n'aurait pas dû se trouver ici, mais il faut croire que les âmes en peine ne bénéficient pas même de la paix après la mort. Cela serait bien trop en demander. Il faut croire que cette personne mystique qui se joue d'eux, ce dieu, ce marionnettiste, si même il existe, se plaît dans leur douleur et son sadisme, s'amusant à les voir tous forcés à une seconde vie, même ceux qui n'ont plus voulu de leur première. C'est une douce ironie cinglante que le fait que ceux à qui on impose la mort contre leur gré, bien trop tôt - par le biais d'un cancer ou d'un meurtre - et qui auraient tout donné pour vivre quelques jours de plus ont le droit à un repos inébranlable tandis que ceux ayant voulu en finir plus tôt que prévu - le suicide, cet acte doux-amer où l'on plaint tantôt et l'on accuse d'égoïsme d'autre part le pauvre mort - se retrouvent propulsés face contre terre dans une nouvelle vie, la même et pourtant si différente. Reste à savoir lequel du monde des vivants ou le monde des « merveilles » est le plus abject. Hélas, je crains que cette question ne trouve jamais réponse. Ils sont tout autant fantastiques que hideux, chacun à leurs façons, simultanément caressantes et austères, si ce n'est les deux à la fois. Néanmoins, cela n'est pas tout à fait vrai n'est-ce pas ? Elle a bien eu le droit à des jours en plus à rajouter à son compteur qui aurait dû rester figé éternellement après ça. Mais cela n'est pas faux pour lui, plus proche et plus éloigné d'elle qu'il ne l'a jamais été. Elle était si proche de lui, plus qu'elle ne l'a été ces derniers jours - le mort et le vivant ne sont pas faits pour se côtoyer, au plus grand désarroi de certains ou au plus grand soulagement d'autres -, si elle tendait son bras ainsi que ses doigts fins et blafards, elle pourrait frôler sa peau, seulement ces yeux, ces yeux bleus qu'elle avait tant admirés, la paralysait au fond de ce lit dur et froid, froid comme ces yeux devenus glacés. « Tu peux pas être là. » Ah, c'est vrai. Tu sais pas que j'ai crevé. Tu sais pas que j'ai eu peur de toi, mais que tout ce dont j'ai eu peur que tu puisses me faire pendant des infimes secondes où je me laissais à y penser, c'est lui qui me l'a fait, en pire, en plus violent, en plus surprenant. Tu sais pas que si t'as été encore plus seul que tu l'étais ce soir là où je suis venue te voir dans ma rue, c'est de ma faute. Tu sais que pas que j't'ai poussé à crever sans le savoir et que j'ai crevé à mon tour lamentablement. Elle n'aurait jamais pu se résoudre à lui dire ces mots, du moins pas ainsi, pas maintenant, pas quand il la regardait avec de tels yeux. La surface sèche de ses lèvres les maintenait closes, immobiles et immuables ; peut-être n'était-ce pas si mal. « Tu peux pas Zoe. Tu... tu peux pas. » Elle ne sait pas ce qu'elle abhorrait le plus ; que Danny l'ait regardé si sereinement après l'avoir vu tel un pantin disloqué et ensanglanté, ou que Lew la regarde comme s'il était en train de la voir pleine de sang et d'os cassés alors qu'elle n'avait plus aucune trace de l'incident. Elle détourna le regard, son coeur se sentant étrangement blessé par ces yeux bleus qui semblaient fixer le fond de son âme. Si âme il y a. Sa main se leva à ses frères d'un geste brusque. Rien. Il n'y avait pas cette fente laissant s'échapper un filet de sang, il n'y avait que sécheresse. Elle n'avait donc pas revêtu le costume funèbre de sa mort, mais ces yeux, ces yeux semblaient lui dire le contraire... Son visage se contorsionne et il rit. Un rire qui sonne faux et froid, qui donne l'envie à Zoe de laisser couler de nouvelles larmes sur les chemins encore humides laissés sur ses joues par leurs prédécesseures. « J'deviens malade, ça... tu peux pas. J'te crois pas. Zoe, c'est pas vrai hein ? T'es juste une genre de forme que mon esprit a bien voulu m'montrer, t'es là-haut avec les autres, à t'fendre la gueule autour d'une bouffe. » Le miroir exact de ce qu'elle avait pensé quand elle avait vu Danny. Mais entendre ces mots lui être adressés lui fendait le coeur davantage encore. « Lew... Lew, je suis vraiment là, je suis avec toi, c'est moi, j'te le promets. » Elle sursauta lorsque le poids massif de l'équidé de bois tomba au sol, ses nerfs riant de la voir si à fleur de peau. On aurait dit qu'il ne l'avait même pas entendu. Ça lui trouait le coeur et la chair de le voir ainsi, comme des coups, comme ces coups féroces. « Parce que sinon, ça voudrait dire que... que j'suis pas arrivé à t'protéger. » On peut pas protéger les vivants de la mort quand on est soi-même six pieds sous terre, Lew. Tu es trop bon, même dans ta misère tu voulais me prémunir, mais de quoi, hein ? De Robb ? De la vie ? De la mort ? C'était à son tour de le protéger, de le rassurer ; elle ne l'a pas fait quand cela comptait, mais elle peut au moins le faire maintenant. Elle se leva doucement, se mettant à genoux sur un matelas qui semblait être fait de marbre, en face de lui. Elle trop petite pour que leurs visages se fassent parfaitement face, mais peu importe, elle posa ses deux mains sur les côtés du visage de Lew, avec une tendresse mêlée à une fermeté qui rappelait son ton, demandant mais doux. « Je - J'suis plus là-haut Lew. » Ses lèvres cessèrent peut-être de se mouvoir, mais ses yeux exprimaient une langue silencieuse qui leur était bien suffisante. Du bleu sur du vert, du vert sur du bleu. Elle sentit une larme couler de son oeil tandis qu'elle esquissa un pauvre semblant de sourire. « J'suis avec toi. J'suis là avec toi et c'est tout ce qui compte. » Elle s'éleva davantage et posa son front contre le sien. C'était calme, bienveillant, dénué de toute angoisse, rassurant, tout ce que ce ne fut pas la dernière fois qu'elle posa son front contre celui de quelqu'un d'autre. « T'avais pas à me protéger Lew, c'est pas grave. C'est moi qui aurais dû te protéger, je - j'aurais dû faire tellement de choses.  » La culpabilité lui ronge doucement l'intérieur, comme un rat ronge un morceau de bois, de manière grotesque, jusqu'à ce que le morceau de bois ne soit plus qu'un vulgaire matériau rapiécé, ce qu'elle finirait sûrement par être tôt ou tard ; un vulgaire morceau de viande rapiécé par la honte et la responsabilité, celles de ne pas avoir pu le sauver. Si seulement elle savait la vérité. « Tu m'as terriblement manqué. » Elle murmurait presque, mais ils étaient si proches que ça n'avait guère d'importance. Les véritables mots, ceux qu'elle n'a pu achever ce jour vêtu de noir, ceux qu'elle n'a jamais dits, par manque de sentiments ou par manque de courage, ils ne veulent pas sortir. Elle pouvait sentir son souffle sur sa peau, respirant à nouveau, ses poumons ayant repris leur activité après avoir cessé tout mouvement lorsqu'il s'est foutu cette maudite balle dans la tête. Cette balle qui signifiait tant, tant de mensonges dont Zoe se sentait responsable et tant de vérités qu'elle n'aurait jamais voulu savoir. Ce souffle était trop lourd sur sa peau, alors elle s'éloigna de cette respiration seconde accusatrice, jusqu'à en détourner les yeux. « Quand j'ai appris que... Je l'ai pas cru, j'ai pas cru ce que me disait Danny, j'voulais pas le croire. J'm'en veux tellement, je suis désolée Lew. » J'suis désolée de t'avoir laissé seul, j'suis désolée de n'avoir rien vu, j'suis désolée d'avoir cru que tu serais capable de me faire du mal, j'suis désolée d'être incapable de te dire tout ce que j'ai dit à ton cadavre le jour où t'es parti en cendres. J'suis désolée de ne pas avoir encore compris.

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Dernière édition par Zoe Walker le Lun 14 Juil - 18:00, édité 2 fois
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✢ PSEUDO : RUTLEDGE ASYLUM.
✢ AVATAR : aaronjohnson.
✢ CREDITS : heyjude.
✢ AGE DU PERSONNAGE : il avait 25 ans, et pour toujours, il aura 25 ans.
✢ JE SUIS : alice, la gosse.
✢ DANS TES POCHES : ☩ (x4) bombes lapin-fumées ☩ (x1) corde ☩ (x2) potions miniatures ☩ (x1) filet électrique
✢ TA VIE : 100/100
✢ ANCIEN METIER : il venait de sortir de la fac, voulait faire sa propre boîte. L'a pas eu le temps, le karma a pas joué en sa faveur.
✢ LOCALISATION : sûrement... sûrement, pft, qu'est-ce qu'il en sait au final. En compagnie de Marley, ça c'est sûr, où exactement telle est la question.


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MessageSujet: Re: LEW ◮ dead hearts   Jeu 10 Juil - 12:52







The worst is over now
And we can breathe again

Q
uelqu'un là-haut avait certainement eu la bonne idée de le maudire, de prendre une mèche de cheveux avant qu'il ne finisse sous terre pour mieux la placer sur une poupée. Depuis, l'objet est piqué, dans la tête, dans le dos, dans le coeur, même dans les jambes pour mieux le paralyser. Un être devait le haïr au point de vouloir le détruire dans cet au-delà aussi faux que des lèvres botoxées, quelque chose ne va pas, ne va plus. Danny ici était déjà une chose très peu probable, mais Zoe ? Il veut pas y croire, il se butte à se dire que de toute manière c'est lui qui termine sa propre histoire, qu'il perd la raison et qu'elle lui frappe justement dans les tripes. Ses espoirs tombent au fur et à mesure qu'il la voit continuer à persister, cette hallucination veut rester ici, lui pourrir l'existence jusqu'à ce qu'il ne voit plus que des vieux fantômes, des souvenirs qu'il a préféré enterrer dans son jardin personnel. Ils sont là. C'est tout ce qu'il y a à en tirer, il n'a pas réussi, il est tombé, il s'est planté. « Je - J'suis plus là-haut Lew. » Ses sourcils se froncent alors que son regard se plante sur un point invisible. Lew a tout raté, Lew n'a pas gagné cette bataille dans laquelle il s'est engagé tout seul. Il s'est tout mis à dos pour elle, il aurait tout donné pour ses beaux yeux bleus, faut croire que la mort l'a rattrapé assez vite pour qu'il retrouve son corps fatigué sur de l'herbe craquelée. Sur le coup, le jeune Weaver en vient à se haïr, s'insulter de divers noms d'oiseaux dans sa petite tête. Pauvre con. Incapable. Ridicule. Ordure. Menteur. Et ça tourne dans son esprit comme un manège avec des petits chevaux, il pourrait sortir de sa propre carcasse que l'idée serait la même. Sur une autre planète, un monde qui diffère du pays des merveilles, il voit que du noir autour de lui, des abysses qui souhaitent le bouffer, lui dévorer la plus petite parcelle de lumière qu'il a en lui. Danny. Zoe. Il a perdu les deux autant qu'il s'est jeté aveuglement dans les bras de la faucheuse. Plus aucun son, le vide mêlé parfois à un petit rire profondément mauvais. Une blague au goût douteux, une farce qui vient à prendre des dimensions que Lew a bien trop de mal à comprendre. « J'suis avec toi. J'suis là avec toi et c'est tout ce qui compte. » Son front contre le sien, c'est le souffle de Zoe qui vient à le sortir de sa transe douteuse. Elle est là, son corps passe pas à travers du sien, l'idée qu'elle ne soit qu'un produit de son imagination tombe lamentablement à l'eau. Zoe est morte. Zoe Walker est claquée, clamsée, bouffée, arrêtée. Son coeur ne bat plus autant que le reste de ses organes, tout a cessé d'exister en elle, sauf ici. Ici tout reprend un sens, aussi étrange soit-il. Destin, chance, Lew ne croit en aucun des deux, plutôt d'accord sur le fait qu'il puisse être maudit, la malchance le rattrape comme un cancer dont on ne se débarrasse jamais. Il voulait pas de ça, il voulait qu'elle vive, quitte à ce qu'elle passe rarement voir sa tombe, si ce n'est dire carrément jamais. Il aurait voulu tant de choses, et avec des "si" Lew retaperait l'univers avec ses propres idéaux. « T'avais pas à me protéger Lew, c'est pas grave. C'est moi qui aurais dû te protéger, je - j'aurais dû faire tellement de choses. » De ma faute si t'es mort, j'aurais dû t'aider. De quoi est-ce qu'elle parle ? En quoi elle aurait pu le sauver ? Danny avait déjà certainement décidé de son sort bien avant de sortir le revolver. Plus elle parle, moins la compréhension se fait facile, serait-ce donc une mascarade autour d'une vérité cachée ? En y repensant, c'est vrai qu'il n'a pas vu Danny en tenue de prisonnier, si tout avait éclaté au grand jour il serait venu d'orange vêtu. Son pauvre coeur continue de paniquer avec toute la maladresse dont il est capable, ça lui ferait presque mal s'il se donnait la peine de se concentrer dessus. Il entend les petits craquellements, les morceaux qui s'éparpillent dans son corps tel un puzzle pour mômes. « Tu m'as terriblement manqué. » Y'a quelques jours encore, il aurait tout fait pour ne serait-ce que frôler son visage. Maintenant, il regrette d'avoir eu ce souhait complètement ridicule, Lew aurait préféré la revoir dans d'autres circonstances, là où la douleur n'existe plus, où les maladies ne sont qu'un souvenir, où la paix est reine. Ses traits se déforment un peu au fur et à mesure que le poison qu'est la culpabilité le gagne, ses bleus le font regretter d'essayer d'avoir une expression digne de ce nom sur le visage. Même pas la force de chouiner, ni même d'hurler, trop d'émotions frappent contre sa peau, font de son sang une mélasse écoeurante. C'est laid d'être un être humain, franchement moche.

« Quand j'ai appris que... Je l'ai pas cru, j'ai pas cru ce que me disait Danny, j'voulais pas le croire. J'm'en veux tellement, je suis désolée Lew. » Un frisson lui traverse le corps alors qu'il pince sa lèvre inférieure. Elle méritait pas de mourir, à dire vrai, Zoe méritait tout sauf de passer l'arme à gauche. Trop bien pour ce monde de cinglés, trop bien pour partir d'une manière ou d'une autre, le plus déplorable c'est que Lew se demande comment ça a pu arriver. Le type qu'il surveillait peut-être ? Un accident ? Un meurtre ? Il saurait même pas le dire, tellement les possibilités s'étalent sur des kilomètres. Il a pas bougé d'un pouce durant un moment, ses mains se glissent sur le dos de la brunette pour mieux la serrer contre lui, sa tête vient à s'enfouir dans son cou dans un silence de cimetière. Paupières closes, certains de ses doigts viennent à se mêler à sa longue crinière foncée. Elle est vraiment là, plus de doute à avoir mais beaucoup plus de chagrin à emmagasiner. Les épaules de Lew viennent à trembler un peu, témoin d'une mélancolie loin d'être contrôlée, serrant celle qu'il a bien trop dans la peau un peu plus. Ici y'a plus d'espoir, ici y'a plus rien à construire, même pas cette possibilité d'aimer quelqu'un si c'est pour le perdre de la manière la plus monstrueuse possible. « Tu méritais pas ça. » Qu'importe l'art et la manière de finir sous terre, les âmes les plus belles ne doivent pas subir un tel sort. Si celle de Lew a été d'un côté puis d'un autre, celle de Zoe était toujours de ce type à ne jamais changer, comme si une certaine bonté se dégageait de son corps. Elle méritait pas ça. Les plus grandes pourritures du monde vivant peuvent subir une telle abomination, devoir crever pour mieux survivre par la suite. Si le pays des merveilles n'est pas l'enfer, il ne doit être qu'un espace entre deux extrêmes, paradis, enfer, réincarnation, ils marchent comme des spectres à la recherche de la libération. Ils trouveront jamais ce qu'ils veulent. Jamais. La pression se relâche sur le corps frêle de jeune femme, Lew en vient même à reculer d'un pas ou de deux, sans pour autant ne plus avoir aucun contact, les détails font d'elle ce qu'elle est. Rien n'a radicalement changé, elle doit être décédée peu de temps après lui, quelques mois, années ? Où sont-ils là-haut ? Penchant sa tête sur le côté, son expression devient de plus en plus intriguée. « Pourquoi tu t'excuses ? J'comprends pas, t'as pas à à m'dire que t'es désolée. » Un soupir lui échappe. « C'est sa faute. » A croire que dire le prénom de son frère lui arracherait la langue, que ça le saignerait à nouveau et cette fois-ci en plein dans la bouche. Une de ses mains se pose maintenant sur la joue de Zoe, en profitant même pour replacer une mèche de cheveux trop vagabonde derrière son oreille. « Qu'est-ce qui est dit, hm ? J'suis mort comment selon toi ? » Mensonge, vérité, vérité, mensonge. Les deux sont liés, sauf que dans la tromperie il faut savoir se souvenir des bêtises passées pour ne pas se jeter dans la gueule du loup. Si elle savait, si elle se doutait elle ne dirait pas de tels mots, elle ne s'excuserait pas, gueulerait peut-être contre l'injustice dont il a été victime. A l'époque, il voulait juste se rendre utile, faire pour une fois dans sa vie quelque chose de bien, se la jouer grand prince charmant pour ne pas qu'elle lui file entre les doigts. Lew a tout perdu, y compris son âme.
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☩ CERVELLES GAGNÉES : 2081
✢ ARRIVÉ AU PAYS LE : 07/05/2014
✢ PSEUDO : sola gratia.
✢ AVATAR : felicity jones.
✢ CREDITS : angel dust.
✢ AGE DU PERSONNAGE : vingt-sept
✢ JE SUIS : un certain lapin blanc.
✢ DANS TES POCHES : rien qui vaille la peine de la tuer ou de la menacer, croyez-moi. sauf si vous êtes friands de poussière, d'une fleur sèche et d'un morceau de champignon gâté.
✢ TA VIE : 96/100
✢ ANCIEN METIER : risk manager, pas très édifiant ou poétique, mais ça payait bien le loyer.
✢ LOCALISATION : ailleurs, au loin, ici.

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pale shadows.

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MessageSujet: Re: LEW ◮ dead hearts   Lun 14 Juil - 23:20


L'
homme estime que sa trajectoire est plus ou moins tracée, avec certes de multiples scénarios hypothétiques pouvant tous se réaliser, néanmoins avec des probabilités variables, mais tous envisageables, d'une manière ou d'une autre, sans réelles grosses surprises. Oh, cela peut vous surprendre lorsque cela vous arrive, mais cela ne reste pas moins quelque chose qui aurait pu être prédit et préparé ; on l'a déjà vu arrivé auparavant et l'on espérait simplement que cela arrive toujours aux autres et non à soi. L'homme naît, l'homme vit, l'homme meurt, l'homme n'est plus. L'homme va d'un point a à un point b. Le seul cas où cela peut s'avérer faux est lorsque l'on traite de la mort, cette bête indomptable frôlant les murs, dans les coins sombres, guettant le moment propice pour nous déchiqueter de ses crocs et nous avaler dans sa gueule noire. Pourtant, là encore, il y a là un certain schéma qui se dessine, comme pour tout le reste. Le fumeur ne peut s'étonner d'être emporté par un cancer des poumons. L'imprudent ne peut être surpris de la voiture qui rentre dans la sienne à pleine vitesse. Le sage endormi n'est pas dérouté lorsque le réveil ne vient jamais à lui. Cependant, pour quelques rares personnes, c'est la mort elle-même qui est déroutée par leurs décès. On appelle en général ces personnes les innocents. Ceux pour qui les liens de causalité n'ont pas leur place dans leur trajectoire du point a au point b. Ceux qui ont pris de court la faucheuse même. Lew est un innocent. Seulement Zoe ne se rendait pas encore compte à quel point il l'était. « Tu méritais pas ça. » Zoe ne faisait pas partie des innocents ; son arrivée au point b ne fut pas anodine. Si, elle méritait d'être morte ; pour le rejet, l'incompréhension et la passivité dont elle avait fait preuve, envers Robb, l'amour et Lew. Il aurait dû le savoir. Il aurait dû lui en vouloir, comment il aurait dû en vouloir à tous ceux l'ayant abandonné, et non lui dire de si gentils mots qu'elle ne méritait décemment pas. Elle avait été passible de ces coups, elle le savait mais il l'ignorait. Alors, elle ne dit rien. Elle se contenta de blottir sa tête davantage contre la paume de la main de Lew, les doigts de celui-ci vagabondant agréablement dans ses cheveux bruns. Il était là, pour de vrai, avec elle. Elle ferma les yeux, souhaitant apprécier ce contact le plus longtemps possible. Elle aurait voulu qu'ils restent ainsi durant une éternité, seuls, coupés du monde, dans un halo de lumière les berçant dans une chaleur réconfortante et éloignant d'eux les maux de l'obscurité. Lew était la lumière. Lew était le phare la guidant vers la berge sûre, loin de la folie en eaux troubles. Elle l'entendit reculer de quelques pas plus qu'elle ne le sentit prendre ses distances, comme si elle accordait une telle importance à ce faible contact avec lui qu'elle en occultait le reste. Mais ses paupières se rouvrirent presque à contre coeur, le sens de la vue reprenant ses droits au détriment du sens du toucher dorénavant affaibli. Avec sa tête penchée ainsi sur le côté, ses cheveux tombant en cascade encadrant à la perfection son visage et ses yeux, on aurait pu le confondre avec un chiot, curieux devant une nouveauté du monde qui lui était jusqu'ici inconnue. Un animal que l'on aurait souhaité prendre dans ses bras et protéger de toutes les souffrances du monde. Mais Lew est un adulte, capable et responsable. Il n'a besoin que de lui-même pour survivre, sinon il aurait disparu pour de bon bien vite ici-bas. Et les chiots, ça ne parlent pas. « Pourquoi tu t'excuses ? J'comprends pas, t'as pas à à m'dire que t'es désolée. » Si, c'est de ma faute, de notre faute à tous, tes prétendus amis. J'suis désolée, j'le suis vraiment. Il fallait que je te le dise, il faut que tu le saches. Les mots se choquent contre ses lèvres closes. Ils sont silence et resteront silence à tout jamais. « C'est sa faute. » Les sourcils bruns se rapprochent l'un de l'autre tandis que ses yeux verts se plissent. Ils ne quittent pas des yeux Lew. Sa faute. Celui que tu désignes par ce pronom serait donc le seul fautif ? Ce n'est pas moi, alors ? Pourtant, il aurait tous les droits de la blâmer, celle qui avait mal interprété son changement de comportement. La trouille au ventre, elle a retourné tout le monde contre lui. Seul face à l'adversité fourbe, n'assumant pas même son changement d'affinités. Seul face à ses démons. Peut-être souhaitait-elle être condamnée ? Le poids de la culpabilité qu'elle ressentait pourrait être moins lourd si on la reconnaissant ouvertement coupable. Après tout, on ne peut pas se défendre tant que l'on n'est pas incriminé. On ne peut remonter dans l'estime de quelqu'un, si ce dernier n'a pas encore réalisé que l'estime qu'il nous porte est mal placée. « La faute de qui, Lew ? » À qui la faute, si ce n'est pas la mienne ?
Le bleu de ses yeux était tellement hypnotisant qu'elle ne vit pas sa main s'avancer jusqu'à son visage. C'est la douce pression de la main légèrement sèche de Lew sur sa joue qui la fit sortir de sa torpeur. Ses longs doigts vinrent frôler son oreille lorsqu'ils replacèrent une mèche de cheveux derrière l'oreille de Zoe, comme s'ils avaient toujours fait ça, un réflexe qui n'en est pas un, un geste qui paraît être une habitude alors que ce n'en est pas une. La dernière fois qu'il a fait cela, ils étaient vivants. Dorénavant, ils sont morts. Les choses changent. « Qu'est-ce qui est dit, hm ? J'suis mort comment selon toi ? » « Me le fais pas dire. » Mi-plainte, mi-supplication, qui s'échappe aussitôt de ses lèvres toujours sèches. Elle ne veut pas prononcer ces mots. Elle ne les a jamais dit à haute voix jusqu'ici et elle ne pensait pas avoir à le faire un jour et sûrement pas à la personne concernée. « S'il te plaît. » Si elle le dit, ce sera réel. Ce n'est pas comme si le cadavre à la tête trouée n'avait été qu'une illusion. Mais lorsque l'on prononce les choses à haute voix c'est que l'on est prêt à les accepter, du moins c'est ce que Zoe pensait. Suicide. Un simple mot, presque doux sur la langue, mais qui écorche le coeur, le laissant à vif. Zoe n'avait jamais été de ceux jugeant le suicide comme la voie de la facilité. Il n'est jamais facile de mourir. Il faut être courageux, peut-être même plus fort que le reste des vivants pour se donner la mort de son plein gré. Un craintif n'aura jamais le cran d'avaler toutes ces pilules, il n'aura jamais la force d'appuyer sur la détente, il n'aura jamais la confiance nécessaire en la mort pour sauter de l'immeuble. Ce sont les craintifs qui vivent, les courageux décident de mourir, lorsqu'il en est encore temps. Lorsque la vie ne leur a pas encore apporté toutes les souffrances qu'elle leur avait prévu. Certes, ils fuient les aléas douloureux de la vie, mais n'est-ce pas la plus sensée des choses ? Fuir, tant qu'il en est encore temps. Mais si l'on veut fuir, c'est que l'on nous poursuit déjà. Il faut plaindre ceux qui décident de partir plus tôt, et non les condamner, tout comme il faut plaindre ceux qui restent derrière, rongés par l'incompréhension et la responsabilité d'un mort sur la conscience. Suicide. Il fallait qu'elle le lui dise. Il fallait qu'elle l'accepte. De toute manière, ils étaient maintenant à nouveau réunis, intacts, semblables à une réalité alternative où une balle n'était pas venue se loger dans son front et où elle ne s'était pas brisée en mille morceaux au sol. Intacts, comme au premier jour où ils se sont vus, du moins lorsqu'il s'agit de l'aspect physique. Nul doute que leurs intérieurs soient déjà rances, la pourriture prenant du terrain, chaque jour un peu plus. Foutu pour foutu, autant aller jusqu'au bout et lui répondre. « Y'a pas de selon moi. J'ai vu.. J'ai vu la trace de l'impact... » Son regard presque absent se posa une infime seconde sur le front de Lew pour finalement fuir dans un coin de la pièce, où elle ne verrait pas ces yeux bleus, lui apportant tantôt réconfort, tantôt inquiétude et culpabilité. Oui, Lew, ils t'avaient bien arrangé. Mais pas assez, vois-tu. Le trou dans ta tête, juste entre les deux yeux, était encore bien visible. Trop visible. Je pourrais presque le voir sur ton front diaphane, comme un fantôme de mauvais souvenirs. Pourtant, ils n'avaient pas manqué d'efforts. Ils avaient même coiffé tes cheveux, ta crinière indomptable. Ce n'était plus toi dans le cercueil, juste une pâle copie avec un trou dans la tête. Peut-être ne s'en rappelait-il pas ? Le traumatisme l'ayant fait oublier son point b, au profit d'un autre, plus tolérable. « Lew, tu t'es suicidé. » Si ça sortait d'une traite, cela serait peut-être moins douloureux à prononcer et à entendre, telle une piqûre ; si l'aiguille rentre d'un coup sec, le picotement est léger. Cependant, ces mots n'étaient pas semblables à une aiguille mais une lame bien plus épaisse et bien aiguisée. Seulement, elle ne savait pas encore. La vérité éclate toujours avec fracas, avec des dommages collatéraux proportionnels à la taille des mensonges. Le cataclysme est proche.

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MessageSujet: Re: LEW ◮ dead hearts   Dim 20 Juil - 14:22







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And we can breathe again

O
n pardonne toujours tout à Lew Weaver. On lui disait amen pour ses beaux yeux, on fondait devant sa tignasse. Petit, quand il se rebellait un peu contre ses parents, qu'il souhaitait casser l'énorme vase dans le salon, ça gueulait un peu au début jusqu'à ce qu'on se dise, c'est pas bien grave. A l'adolescence, le coup de sa première beuverie a aussi vite été laissé pour compte parce qu'après tout, il est jeune Lew, il a le temps de vivre. Même face à Danny lorsqu'il faisait de belles conneries qui inspiraient la frayeur. On pardonnait, on cherchait pas plus loin, ça marchait comme ça quand on voyait la tête du jeune Weaver, on s'disait qu'il pouvait pas faire pire, et pourtant. On excuse tout. Le seul pourtant à ne jamais avoir voulu lui accorder sa bonne grâce c'est sa propre personne. L'utilité d'être inutile, le regret de culpabiliser, et vice-versa. Il y a des choses qu'à l'époque il aurait pu faire, toujours mieux. Sa plus belle erreur a dû être celle de Zoe, de la suivre, d'avoir voulu ne serait-ce qu'un instant agir comme un chevalier servant guettant l'arrivée du méchant troll. C'était pas comme ça, ça l'a jamais été et ça le sera réellement jamais. Il peut la sentir la douleur, c'est un doux poison qui a pas mal d'endroits s'amuse à le brûler, quand il dort, quand il est réveillé, qu'il marche ou qu'il s'éclate à courir. La sensation de tout laisser tomber, de se planter, d'avoir commis un échec qui n'est pardonnable que par une quelconque peine de mort. Chose faite, pas sur une chaise électrique, bien pire malgré tout est l'acte quand il est réalisé par un frère aîné. Maintenant qu'il est clamsé, c'est toujours la même répétition avec un décor différent, des situations qu'il n'aurait jamais voulu croire de son vivant. Pourtant il est là, face à Zoe Walker, dans un pays aussi chaotique que répugnant. Y'a juste la sensation de crever la dalle en plus, celle de ne jamais dormir, de flipper à chaque seconde, de s’assoiffer chaque matin. Outre ceci ? C'est une partie de plaisir pour le plus grand créateur de jeu au monde. Le pire c'est qu'il croyait durant un temps qu'il rêvait tout éveillé, faute est de constater qu'à trop se pincer les bleus ont fini par apparaître comme une grosse blague. Tout est réel. Y compris les bleus qu'il a sur la gueule, sa dégaine de type bourré qui s'est rétamé sur le bitume. « Me le fais pas dire. » Dans le doute, elle se doit de le faire, comme un dernier respect, comme si c'était la vérité ultime qu'il se devait entendre. Après tout, les paroles de Zoe n'ont aucun sens, pas au sien en tout cas. Il y pige rien. Elle devrait râler contre Danny, gueuler qu'il n'est qu'un crevard bon à la gâchette, rien de plus. Ce qu'elle fait la mignonette à la place, c'est qu'elle s'excuse. Fautive de sa mort, de lui avoir foutu une balle en plein front aussi ? Peut-être que tout comme lui, Zoe commence à perdre pied de manière considérable, si bien que les évènements se confondent pour la faire coupable de tout et n'importe quoi. Les guerres, la famine, les meurtres dans l'ancien-monde. Ici, on s'en cire, c'est monnaie courante de voir une vieille carcasse ne faire plus qu'un avec la boue. Si dans les fictions on répétait sans cesse qu'on s'habituait à tout, de son existence encore paisible Lew voulait bien y croire. C'est quoi un corps après tout ? Une vieille coquille qui perdure dans le temps, s'efface et revient à sa propre origine. Un corps c'est qu'un truc pouilleux qui mérite ou pas de faire ses adieux. Un corps, c'est qu'un corps. C'est ce qu'il croyait, oui. Maintenant, il y croit plus. L'habitude ne vient pas, les odeurs empestent dans ses narines jusqu'à parfois lui faire vomir toute la bile qu'il a emmagasinée depuis un bout de temps. On se fait à rien, pas même aux mensonges. « Y'a pas de selon moi. J'ai vu.. J'ai vu la trace de l'impact... » Au moins ils sont d'accord tous deux sur le fait qu'il a bien eu une crevasse entre les deux yeux, maintenant inexistante certes. Alors où est le problème ? Qu'est-ce qui cloche exactement ? Effrayée, effarée, Zoe paraît aussi perdue que lui le premier jour où il a osé s'aventurer dans le château de la reine blanche. « Lew, tu t'es suicidé. » La bombe vient de s'enclencher. Ses traits se déforment en une immonde grimace, ses yeux s'écarquillent comme s'ils allaient éclater.

Tout paraît plus limpide, logique, véridique sur l'instant. Une bêtise encore plus énorme que celle qu'il avait pu faire étant môme, un mensonge digne des plus grands orateurs. Le suicide. Danny n'a pas trouvé mieux comme manière d'expier sa culpabilité que de raconter une version totalement différente des faits. Il a menti. Comme si ce n'était pas assez suffisant de l'avoir crevé dans son propre appartement, son coup fatal a été de souiller sa mémoire de la manière la plus improbable du monde. Lew sait qu'il est capable de bien des choses, ne se voile même plus quant à la possibilité qu'il puisse s'inventer des aventures rocambolesques. Jamais ça. Là, c'est trop pour lui. Le plus étrange c'est que son coeur continue sa cadence presque douce, ses organes ne se tordent pas tous les sens. Tout est plat, même vide. Passant une main libre dans sa poche, il en ressort la petite fiole trouvée quelques minutes plus tôt dans la salle royale des potions - ou un nom s'en rapprochant. Comme pour faire attendre le bourreau, il se concentre sur les lèvres de Zoe. Elle doit souffrir de la soif, s'il n'a pas été capable d'empêcher le désastre actuel, il peut au moins apaiser ses maux une journée. Le petit objet passe de sa main à la sienne, il ajoute. « Avale. » Un faux sourire collé sur le visage, Lew se redresse en fixant un point invisible sur le mur. C'est comme ça qu'il veut s'amuser. C'est comme ça que les choses sont. C'est toujours comme ça. Le bon second, même dans sa manière de finir dans un cercueil, le lâche qui en a eu marre d'un seul coup de sa petite vie parfaite. Les études terminées, une éventuelle histoire d'amour à construire, des petites engueulades entre frères. Tout était parfait dans sa vie de pauvre mortel, âme en perdition qui se plaisait à grimper des échelons. Même pas la force de pleurer, encore moins de représenter une once de tristesse. Que de la rage. Ses plaies deviennent des flammes qui lui tirent la peau du visage, Lew se contrôle pas, se contrôle plus. Trop sur le coeur et dans l'âme, de dos à Zoe, il attrape d'un seul coup son arme pour l'écraser sur le mur dans un tremblement monstrueux. « CREVURE. » Les naseaux du cheval bâton sont bien incrustés dans le marbre qui craque fébrilement. Le reste tremble, arrive plus à suivre la cadence parce que p'tête que d'un sens, Lew veut pas y croire. Il lui a fait ça. Un second coup. Ses poings se serrent, il a relâché sa lourde arme pour la relaisser s'écraser sur le carrelage tâché à nouveau. Il tombe, il remonte, il tombe, il remonte. Quel cercle vicieux intéressant. Les épaules du jeune Weaver montent et descendent frénétiquement, sa respiration se saccade. « Bordel, bordel, bordel. » Une petite plainte lancée contre les coups que Danny lui a refilé, il ose même pas se retourner, préférant étaler son attention sur la porte délabrée. « Il se sera foutu d'ma gueule jusqu'au bout. C'est des conneries Zoe, une connerie, la plus grosse que j'ai jamais entendue. » Inspiration, expiration. « C'EST LUI. LUI. ET RIEN QUE LUI. DANNY, il m'a... il m'a... » Tué, refroidit, crevé, décimé, jeté dans les ordures. « La balle, le revolver, tout ça. La main au bout, c'était la sienne. » Rire nerveux, désespéré voire même amusé d'une telle mascarade. « Super hein ? Celui qui se f'sait descendre par son frère, un beau titre de bouquin en perspective. » Et plus il en apprend, plus Lew se fait happer dans des ténèbres sans nom. Il se rappelle plus de qui il est, ce qu'il était avant, ce qu'il voulait faire. L'instant présent veut faire de lui ce qu'il n'est pas, ce qu'il a toujours détesté. Un genre de mélange entre un animal et un fou furieux déphasé entre dépression et hystérie. L'obscurité. Elle doit être plus douce que le baiser de la mort.
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❝ la mort imprévue fait partie de la vie, il faut bien l'accepter ❞

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☩ CERVELLES GAGNÉES : 2081
✢ ARRIVÉ AU PAYS LE : 07/05/2014
✢ PSEUDO : sola gratia.
✢ AVATAR : felicity jones.
✢ CREDITS : angel dust.
✢ AGE DU PERSONNAGE : vingt-sept
✢ JE SUIS : un certain lapin blanc.
✢ DANS TES POCHES : rien qui vaille la peine de la tuer ou de la menacer, croyez-moi. sauf si vous êtes friands de poussière, d'une fleur sèche et d'un morceau de champignon gâté.
✢ TA VIE : 96/100
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MessageSujet: Re: LEW ◮ dead hearts   Sam 26 Juil - 17:55


I
l y a des éventualités que l'esprit humain ne veut pas considérer, comme si elles n'étaient pas dignes d'intérêt, trop aléatoires ou encore trop rares pour être considérés sérieusement. On se cantonne à ce qui est envisageable, soit ce qui est possible selon nos esprits trop étriqués pour le Destin et la Fortune qui se jouent de nous perpétuellement. Parmi ces éventualités oubliées, avant même qu'elles aient pu goûter à la lumière du jour, il y a l'impensable et l'inimaginable, ce que nous jugeons trop impossible pour être vrai et de ce fait, nous le considérons pas même comme une vérité envisageable. Ces choses auxquelles on ne croit pas, auxquelles on ne veut pas penser, auxquelles on ne peut penser, on les enfouies, dans les méandres et les couloirs sinueux de notre psyché pour ne plus jamais les voir. Cette répulsion n'est source que de plus grande surprise, par manque de préparation, lorsque l'impensable frappe finalement à notre porte. De là, qui sait comment l'esprit réagit, confronté à ce qu'il ne voulait pas savoir. Seuls les principaux concernés peuvent y répondre, si même ils sont assez lucides pour cela. Parfois même, il n'y a aucune réaction, juste une indifférence plate et froide. Les deux demeurèrent silencieux, malgré les mots qui s'étaient échappés de la bouche de Zoe, ces mots qu'elle regretta d'avoir prononcé dès qu'ils effleurèrent ses lèvres et émirent un son, un son si triste. Peut-être ne savait-il même plus comment il était mort, comme si le choc contre le sol du terrier avait absorbé ses derniers souvenirs, comme s'ils flottaient encore dans l'air, trop léger pour son corps tombant à grande vitesse. Il s'était peut-être levé trop vite, avant qu'ils n'aient achevé leur lente descente et qu'ils aient pu reprendre place dans la suite chronologie des vingt-cinq années qui ont fait de Lew Weaver, Lew Weaver. Néanmoins, il n'avait pas tout perdu; il se souvenait encore d'elle, n'est-ce pas ? Il l'avait reconnu, et même secouru alors qu'il aurait pu la laisser, comme ils l'ont laissé lui quand il en avait besoin. Lew Weaver est bon, elle l'avait toujours pensé. Il sortit une fiole de sa poche et le lui tendit. Ses doigts effleurèrent les siens lorsque Zoe prit l'objet entre ses mains. « Avale. » Elle n'eut pas la force de lui rendre ce sourire qui la mettait quelque peu mal à l'aise. Elle ne put qu'esquisser une petite moue de ses lèvres en guise de merci. Elle porta la fiole à ses lèvres avec précaution. Lorsque la goutte bordant le goulot se déposa sur ses lèvres, elle reprit conscience de cette soif presque douloureuse qui lui grattait la gorge, une soif qu'elle avait presque oubliée devant Lew. Il avait suffi d'une goutte pour tout faire revenir à la surface, celle de ses lèvres sèches et craquelées. L'eau s'écoula dans sa gorge rapidement, sans aucune retenue. La société contemporaine fait bien pire que nous abrutir ou nous pousser à une concurrence malsaine. Elle nous a fait oublier ce qu'était le besoin brut, le fait primitif de manquer de quelque chose au point que notre corps en hurle d'agonie. L'eau, la nourriture, l'amour. Tout cela nous semble acquis, naturel. La nature n'est pas si bonne. Zoe finit bien vite le contenu de la fiole et essuya ses lèvres humides d'un revers de la main lorsque - « CREVURE. » La fiole s'éclata au sol quelques secondes à peine après que l'arme de Lew ait frappé violemment le mur, avec une telle force qu'elle y fut encastrée. Zoe sursauta à nouveau lorsque l'équidé vient frapper une seconde fois le mur avec véhémence, pour finalement tomber au sol lourdement. Ce n'était plus Lew qui se tenait devant elle mais une bête enragée, respirant bruyamment avant de foncer sur sa proie. Elle prit peur, et recula autant qu'elle put jusqu'à ce que son dos frappe la tête de lit froide et que ses genoux soient remontés jusqu'à sa poitrine. Maintenant qu'il s'en souvenait, il lui en voulait. Pouvait-elle vraiment le blâmer ? « Bordel, bordel, bordel. » « J'suis désolé, j'suis vraiment désolé Lew ! » Un jappement fut tout ce qu'elle put dire, de peur de l'énerver davantage. Son cheval en bois pourrait très bien s'encastrer dans son visage et non dans le mur la prochaine. Un coup final, bien placé, qui l'achèverait sur le coup car même en lui donnant la mort, elle estimait que Lew ne ferait jamais souffrir inutilement. Un coup dans la caboche, et plus rien, du moins espérons que la deuxième fois sera la bonne. Elle ne supporterait pas de finir dans un autre purgatoire tandis que la promesse du repos éternel s'éloigne doucement. Elle se sera cru coupable jusqu'à la fin, l'imbécile. « Il se sera foutu d'ma gueule jusqu'au bout. C'est des conneries Zoe, une connerie, la plus grosse que j'ai jamais entendue. » Quoi ? Il ? Ses grands yeux verts inquiets et effrayés prirent une teinte d'incompréhension, imitée par ses sourcils plissés. « C'EST LUI. LUI. ET RIEN QUE LUI. DANNY, il m'a... il m'a... » Non. Non, non, non. « La balle, le revolver, tout ça. La main au bout, c'était la sienne. » Les yeux verts s'agrandissent encore plus pendant que sa frêle poitrine se soulève de plus en plus vite. Elle le regarde avec horreur, sa petite tête brune faisant des mouvements de gauche à droite. L'air s'engouffre dans bouche. L'air ressort par sa bouche. Une fois. Non. Deux fois. Non, non. Trois fois. Et Lew rit, d'un rire affreux qu'elle aurait voulu ne jamais entendre. Zoe, elle est incapable de dire quoi que ce soit, c'est juste une vulgaire poupée de chiffon bouche bée, muette. « Super hein ? Celui qui se f'sait descendre par son frère, un beau titre de bouquin en perspective. » « ARRÊTE ! » Un seul petit mot a réussi à sortir de sa cage, s'étant senti pousser des ailes devant des paroles si abjectes. « Ça va pas de dire des trucs pareils ?! » Elle le fixe intensément, les yeux agrandis par l'horreur et le dégoût, pas de lui mais de ces mots. Et soudain, ça lui soulève le coeur de le regarder plus longtemps. Elle aurait pu croire à tous ses mots, sauf ceux-là. Elle ne voulait pas y croire. Elle aurait voulu les enfouir dans ces couloirs sinueux à l'abri de toute lumière et de tout regards, mais il les a balancés dans l'air. Il a dit l'impensable, la vérité éventuelle que personne n'aurait voulu considérer à cause de son caractère ignoble et répugnant.« Non, non, c'pas possible. C'est lui qui m'a prévenu, il me l'a dit, il... » Le refus. Elle ne savait même pas si elle s'adressait à Lew ou à elle-même. « On était à tes funérailles, Lew, il était là, y'avait tout le monde et il était là. Y'avait tes parents, y'avait toute ta famille. Il était à côté de moi quand ils t'ont mis dans le four, il était juste là, il aurait pas pu, il... » il m'a tenu la main pendant que tu te réduisais en cendres devant nos yeux. Elle avait l'impression que les faibles fondations de son esprit s'effondraient sous ses pieds. Depuis son arrivée, elle s'évertuait de se répéter ce qu'elle savait être vrai, pour ne jamais pouvoir l'oublier et céder au vide. Elle s'appelait Zoe Walker, elle avait vingt-sept ans. Elle ne sait pas où elle se trouve. Elle est morte. Lew est mort. Lew est peut-être ici. Lew s'est suicidé. Danny est ici. Danny est mort, ou peut-être l'était-il déjà avant. « Il pleurait Lew. Il avait tout perdu. On aurait dit qu'il était déjà mort. » Tu te trompes, tu dois te tromper, c'est impossible. Danny n'aurait pas pu mentir sa propre famille, ses propres parents, il n'aurait pas pu assister à la crémation de sa propre oeuvre, et surtout il n'aurait pas pu lui tirer une balle entre les deux yeux. Lew n'aurait jamais pu tuer Danny et Danny n'aurait jamais pu tuer Lew. Elle avait tant admiré leur amour fraternel, si cru et pur, libre de toute haine ou jalousie. Libre de tous les maux, n'est-ce pas ? Les questions se bousculent trop vite pour qu'une arrive à capter son attention ou pour qu'une autre arrive à trouver réponse. L'incompréhension. Tout est confus, brouillon. Tout est vide.

_________________


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✢ ARRIVÉ AU PAYS LE : 06/05/2014
✢ PSEUDO : RUTLEDGE ASYLUM.
✢ AVATAR : aaronjohnson.
✢ CREDITS : heyjude.
✢ AGE DU PERSONNAGE : il avait 25 ans, et pour toujours, il aura 25 ans.
✢ JE SUIS : alice, la gosse.
✢ DANS TES POCHES : ☩ (x4) bombes lapin-fumées ☩ (x1) corde ☩ (x2) potions miniatures ☩ (x1) filet électrique
✢ TA VIE : 100/100
✢ ANCIEN METIER : il venait de sortir de la fac, voulait faire sa propre boîte. L'a pas eu le temps, le karma a pas joué en sa faveur.
✢ LOCALISATION : sûrement... sûrement, pft, qu'est-ce qu'il en sait au final. En compagnie de Marley, ça c'est sûr, où exactement telle est la question.


BANG. BANG.

Save myself? From death? is that it? Is that why I've come here? I'm not afraid to die. Times I've welcomed death!





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MessageSujet: Re: LEW ◮ dead hearts   Ven 1 Aoû - 19:37







The worst is over now
And we can breathe again

S
es tympans font le bruit d'un grésillement désagréable, il se sent chauve-souris qui souhaite disparaître du bruit ambiant, comme un animal loin d'être à sa place. Personne ne l'est ici. S'ils avaient eu la chance du sortir du trou d'leur figure maternelle ici, peut-être qu'ils seraient tous de grands explorateurs aux coeurs énormes. Il n'en est rien. Ils ont vécu dans un autre monde, le scientifique qui a eu la bonne idée de parler de mondes parallèles avait raison. Lew il voulait juste le noir infini, pas de murmurer ni de souffrance, voir son corps à travers le cercueil, l'âme qui part dans dans la carcasse d'un nouveau-né qui à travers ses rêves le connaîtra. Mensonges. Bêtises. Les croyances c'est bon pour les naïfs, s'il l'a été durant un long moment, durant plus de la moitié de sa vie, maintenant, c'est terminé. Fini. Basta. Adieu les belles paroles, au revoir les accolades qui réconfortent et la confiance trop facilement offerte, maintenant il faut la gagner par divers moyens. Il sait ce qu'il a perdu. Et pourtant, Danny et Zoe s'doutent même pas qu'ils sont en train de le laisser filer lamentablement. Son coeur continue de lui faire tourner désagréablement son sang, ça pompe à la boum boum boum, ça craque, ça tire, il voudrait s'bouffer un infarctus rien que pour ne plus gueuler pendant ne serait-ce qu'une dizaine de minutes. Marre de hurler. Marre de chouiner. Marre de tout. Marre d'eux. Marre de ce passé qui le rattache à tout ce qu'il était. Si les regrets tentent de se frayer un chemin à travers le puzzle qu'est sa matière grise, il ne lui laisse même pas le temps de le faire grimacer. Ses traits sont durcis, dévorés par l'obscurité qui souhaite utiliser son corps à des fins douteuses. Tuer ou se faire tuer, c'est ça que son frère lui a appris au moment où la balle a traversé les os de son crâne. Bouffer ou se faire bouffer. Qui se fera gober en premier, hein ? Qui Zoe ? « ARRÊTE ! » Arrêter quoi ? De lui ouvrir ses yeux ? De faire tomber la crédulité qui l'habite depuis qu'il la connaît ? Un rire sec lui échappe des lèvres, poings serrés, s'il se concentrait un peu il pourrait même entendre tous ses organes continuer de travailler. L'estomac en boule de noeuds, le coeur en foutoir, les veines qui se mêlent, les poumons qui se réduisent. Arrête. Arrête. Non, il s'arrêtera plus. Même elle, elle a pas le droit de lui dire ça. « Ça va pas de dire des trucs pareils ?! » Merde, mais si que ça va bien, même très bien, elle le voit pas ? Plus de traces physiques de la manière dont il est mort, c'est ingrat, dégueulasse. Y'a plus de règles ici, pas de lois. Il peut dire c'qui veut, même les pires saloperies qui lui traversent l'esprit. Il change, ou a changé, même lui saurait pas le dire. Depuis qu'il est ici, c'est pas pareil, il a perdu sa candeur d'antan et sa capacité morbide à tendre sa main à quelqu'un. Terminé. Terminé pour tous. « Non, non, c'pas possible. C'est lui qui m'a prévenu, il me l'a dit, il... On était à tes funérailles, Lew, il était là, y'avait tout le monde et il était là. Y'avait tes parents, y'avait toute ta famille. Il était à côté de moi quand ils t'ont mis dans le four, il était juste là, il aurait pas pu, il... » Manipuler. Se pencher sérieusement sur le sujet lui permet de découvrir que sans surprise oui, ça a été facile pour Danny de l’embobiner. Zoe c'est une jolie poupée avec des fils qui n'attendent qu'à être utilisé à des fins bonnes ou mauvaises. Il l'a utilisé, tout comme il l'a fait avec lui. Enflure. Enfoiré. Pourriture. Tout est sec en lui, y'a que ce liquide vital qui lui permet de s'dire qu'il existe encore.

« Il pleurait Lew. Il avait tout perdu. On aurait dit qu'il était déjà mort. » Celui qui a été refroidis, c'est Lew, pas lui. Il pourrait en rire à gorge dévoilée, passer pour le plus grand dément de son époque même du pays s'il le voulait bien. La force de rien. Les sentiments s'échappent par les pores de sa peau, ses os ne sont plus que de la poussière. Souffler dessus serait une bonne idée pour le faire disparaître, c'est ce qu'il aurait voulu à la réalité plutôt que de se battre pour pouvoir bouffer. « J'devrais dire tant mieux non ? La justice de c'monde, il m'a crevé, tout ce qu'il avait à l'intérieur s'est liquéfié. » C'est que ça le rassure en plus de savoir qu'il en a bavé de l'avoir dans un cercueil, aurait-il donc encore un coeur de cher Danny ? Assez bien pour qu'il regrette son geste ? « Bien fait pour sa gueule. Et libre à toi de m'croire Zoe, si tu veux pas, à la rigueur j'pourrais le comprendre, c'est vrai quoi, pleurer est une preuve si déconcertante de souffrance que c'est pas possible qu'il soit coupable d'un massacre pareil. » Une longue inspiration, sa tête se tourne, les sourcils froncés il zieute de haut en bas la donzelle aux cheveux foncés. Elle est morte, oui, comme lui. Qu'est-ce qu'il lui doit maintenant ? Est-ce que ça vaut le coup de continuer à la protéger comme il l'avait fait avant toute cette histoire ? Il en sait rien. Un coup oui, un coup non, sa tête lui dit de se tirer alors que son coeur lui répète le contraire. « Et pourtant. On m'a saigné pour que dalle, l'autre t'a rattrapé, putain quel karma j'te jure. » Une main passée dans sa tignasse, il se baisse pour rattraper l'arme dont il ne pourra jamais se séparer. Ses yeux, il ose même pas les regarder dans toute leur profondeur, il peut pas, ça le pousserait à terre encore plus, ça ne ferait qu'envenimer les choses. « J'ai plus rien à prouver à personne Zoe, ni à toi, ni à lui. Je... ouais, c'était lui, point barre. J'avais pas de raison de m'suicider comme un lâche, j't'aimais nom de dieu. » Ça s'termine en murmure, aimer, un terme peut-être trop grand, trop idéaliste, malgré tout c'était un mélange de ça, d'aisance, de bonheur qu'il aurait voulu sentir une seconde fois. Plus jamais. Jamais plus. Lew Weaver est bien mort là-haut, tout comme Zoe Walker. L'intérieur est pourri. Sa tête se baisse l'espace de quelques minutes, ses paupières se ferment. Trop de paroles et de pensées qui sortent par le biais de ses lèvres, il peut faire mal, si ce n'est même carrément bien la blesser. Il se rend plus compte Lew, il sait plus, voit plus, passant d'un sujet à un autre avec un naturel presque blasant. « Avant qu'on perde la notion de c'que nous sommes, j'veux juste savoir une chose... » Il veut connaître, savoir, Danny n'est même plus dans sa tête pour le moment. « Qu'est-ce qu'il t'a fait ? » Il peut s'imaginer trop de scénarios qui partent vers d'horribles fins. Rien qu'à y penser, son souffle panique, tout se floute comme un vieux polaroid laissé au soleil. Il va brûler. Il va cramer. Lew il se consume de l'intérieur comme une cigarette. Fumée, il redeviendra cendres et seule sa coquille sera apte à le faire tenir debout.
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MessageSujet: Re: LEW ◮ dead hearts   Mer 20 Aoû - 17:47


L
e tintamarre des mots et des souvenirs s'entrechoquant brutalement dans une lutte acharnée résonnait sur toutes les parois de son crâne, rebondissant pour mieux la frapper ailleurs. Les images de ses derniers jours, de leurs derniers jours à tous les trois, défilent comme un vieux film projeté à l'ancienne sur un mur, en accéléré. Pause, retour en arrière, en marche, pause. Gros plan sur le visage émacié de Danny, qui se superpose tel un calque sur celui enragé de Lew, soulignant les similarités dans leurs traits du visage et exacerbant ces deux émotions jumelles, intenses et épuisantes. Plongée sur le téléphone entre ses mains tremblantes, à quelques centimètres du matelas, par lequel les ondes lui avaient appris un suicide. Contre-plongée sur un désillusionné, l'ire lui frappant la tempe, par lequel sa bouche lui avait appris un meurtre. Les informations sont contraires, chacune désintégrant l'autre par sa seule existence. Deux versions simplement incompatibles. Les images se mêlent aux sons, prenant tantôt le parti de l'un puis le parti de l'autre. Qui croire ? Personne. On ne peut plus faire confiance à personne de toute manière, pas même aux gens que l'on a connus, fourbes et lâches. Tous des menteurs, des affabulateurs qui enfilent un habit différent lorsque la situation les incite. La fausseté est suprême dans un monde où personne n'est vrai, envers les autres comme à soi-même. Qui sommes-nous réellement ? Personne ne peut le dire, nous sommes l'inconnue x à notre propre équation insolvable. On reste juste planté là, mentant à tout le monde et à soi-même, en attendant que ça se passe. Que la vie se passe et qu'on crève. Manque de chance, ça recommence pour certains, pour elle, pour eux. On s'emmêle dans nos identités comme les formes s'emmêlent dans un kaléidoscope. Nous sommes indiscernables les uns des autres, les nous de nous. « J'devrais dire tant mieux non ? La justice de c'monde, il m'a crevé, tout ce qu'il avait à l'intérieur s'est liquéfié. » T'façon on est tous vides, pourris jusqu'à la moelle depuis le début. Sa putréfaction a atteint le summum, voilà tout. Le plus pourri des pourris, si c'est pas un honneur. Elle sait même plus ce qu'elle pense la Zoe, c'est juste moche et noir là-dedans. Elle sait même plus ce que lui dit Lew, ni ce qui lui a dit Danny, si même ça compte. « Bien fait pour sa gueule. Et libre à toi de m'croire Zoe, si tu veux pas, à la rigueur j'pourrais le comprendre, c'est vrai quoi, pleurer est une preuve si déconcertante de souffrance que c'est pas possible qu'il soit coupable d'un massacre pareil. » Le petit rire nerveux s'échappa de ses lèvres entre ouvertes sans préavis. « Tu sais très bien que c'est pas ce que je voulais dire. » Après tout, croire et accepter sont des chose bien différentes. L'on peut accepter quelque chose à laquelle on ne croit pas. L'on peut croire en une autre sans pour autant l'accepter. J'ai du mal à l'accepter, mais je te crois, du moins je pense. Je te crois toi, mais je veux pas croire à la signification de tes mots. C'est tout, je veux pas, je veux plus. J'aurais dû rester démolie par terre puis être ramassée à la petite cuillère pour être foutue dans un putain de cercueil et j'avais me réveiller. C'est tout. Un amour fraternel, qui semblait si fort et indestructible même aux yeux du simple témoin qu'elle était, qui se dissout dans la haine et la poudre du canon, c'est inimaginable. On ne veut pas l'imaginer debout devant son propre frère - né de la même union, fabriqué avec la même chair et le sang, développé dans le même utérus - un pistolet entre les mains pointé directement sur sa tête. Bon sang, vous vous aimiez. Comment ça a pu en arriver là, hein ? La perfidie de ses propos après, les calomnies balancées au visage de tous sans aucune hésitation. Il les a tous regardé droit dans les yeux lorsqu'on lui disait nos condoléances. Quelle stupidité. Même l'impact était bien trop parfait. Pile entre les deux, c'est un angle difficile pour celui qui veut se l'infliger à soi-même. Mieux vaut se foutre le canon dans la bouche ou sur la tempe, c'est plus simple si on veut en finir vite, on ne cherche pas à faire des exercices de style. Peut-être Danny lui-même n'avait pas voulu viser là, dans une précision quasi exacte. La chance du débutant sans doute, si même il est débutant. « L'enflure. » Un murmure finalement bien maigre face à ce qu'elle pense réellement de lui. Tous des menteurs et des hypocrites, qui vous regardent en face pendant qu'on enterre sa propre oeuvre, sa réalisation macabre. Il était juste là à ses côtés, à voir la vie dont il avait jugé le poids alors qu'il n'en avait pas le droit partir en fumée. Brûlant une vie qu'il n'avait pas le droit de prendre. La même chair, le même sang, devenant cendres par sa faute. Accepter ce qu'on ne voulait pas croire est loin d'être une tache agréable, non.

« Et pourtant. On m'a saigné pour que dalle, l'autre t'a rattrapé, putain quel karma j'te jure. » C'est pas le karma, Lew, c'est la vie inutile et injuste. « J'ai plus rien à prouver à personne Zoe, ni à toi, ni à lui. Je... ouais, c'était lui, point barre. J'avais pas de raison de m'suicider comme un lâche, j't'aimais nom de dieu. » Les yeux Zoe se lèvent aussi précipitamment que la tête de Lew se baisse à la fin de sa phrase. Sa poitrine se lève et se rabaisse bien plus vite que d'habitude pendant que son esprit tente de rester sur les rails malgré les informations qui affluent de toute part. Elle ne sait plus où donner de la tête, alors elle la pose contre la tête de lit, les yeux clos. Elle a déjà abandonné tout espoir de se réveiller d'un cauchemar, mais, avec un peu de chance, si elle les gardait assez longtemps ainsi, elle disparaîtrait pour enfin atterrir dans l'obscurité et le néant qu'on lui avait promis après la mort. Le rien, était-ce trop demandé ? Sans doute. Amorphe, le vacarme interne se concentre sur les derniers mots prononcés dans cette pièce jurant avec le noir qu'offraient ses paupières. Finalement, il était peut-être plus accueillant que la lumière. Elle aurait voulu lui dire quelque chose, mais elle ne savait pas quoi. Tout était trop confus, tout était sans queue ni tête, un méli-mélo accablant de remords, de peine et d'amour aussi. Le silence, rien que le silence. « Avant qu'on perde la notion de c'que nous sommes, j'veux juste savoir une chose... Qu'est-ce qu'il t'a fait ? » Les images qui défilent changent, elles se teintent de rouge pendant que les sons deviennent plus cassants et plus lourds. Alors, elle rouvre les yeux. Le blanc l'agresse comme lorsqu'elle s'est réveillée dans cette pièce, il y a peu et il y a une éternité. Mais les images deviennent moins nettes et distinctes, et c'est le principal, quitte à s'en brûler les rétines. Un second rire nerveux fuse dans l'air. Oh, si tu savais. « Il m'a démoli aussi bien qu'il a démoli mon appartement au passage, si ce n'est mieux. C'était pas beau à voir, mais il m'en a donné le luxe. Des coupures, des enflures, des os cassés et du sang, principalement. » Tout est écarlate devant ses yeux. « Beaucoup de sang. Je l'ai sûrement mérité. Bien fait pour ma gueule, hein ? » Elle fixe le mur blanc sur lequel se superpose tout de même ce qu'elle ne veut pas revoir. La nuit, cela suffit amplement à son goût. « C'est pour ça que tu trainais devant chez moi, alors ? T'aurais pas dû, il aurait pu s'en prendre à toi. » Même si, de toute évidence, quelqu'un d'autre s'en était chargé pour lui. La question lui brûlait les lèvres et bien qu'elle savait qu'elle était plus que déplacé, elle avait besoin de savoir. Elle avait besoin de savoir comment un amour, qui dure depuis une vingtaine d'années et qui semblait si fort malgré le peu de démonstrations, a pu en finir là, dans la traitrise et le décès. « Pourquoi, Lew ? Pourquoi il t'as fait ça ? » La réverbération plonge la pièce dans une lumière presque insoutenable. Toutefois, Zoe continue de fixer le mur. Quitte à s'en brûler les rétines.

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