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Les conséquences de la première INTRIGUE de WHYDA, c'est par ici ! :proud: :cat:
N'hésitez pas à REMONTER WHYDA sur bazzart ou prd :hin: :fox:

Ce n'est pas parce que le forum a une annexe sur les troubles qu'il est obligatoire de jouer un personnage malade.
UN SAIN D'ESPRIT c'est tout aussi bien. :rabbit: What a Face
Il est obligatoire de BIEN lire les annexes, auquel cas le staff vous mordra les fesses. :ivil:
Nous n'acceptons pas les pseudos à initiales - retournons aux origines simplistes les enfants. :aw:
Entre autre, pour continuer sur les pseudos, les prénoms trop excentriques (drogue, alcool
:chaat: ou autre totalement improbable) sont INTERDITS, merci de rester réalistes. :chaat:
Les personnages du pays des merveilles ne sont pas acceptés, seuls les morts peuvent passer ! :maw:

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 (lew) I see you lying next to me, with words I thought you'd never speak.

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❝ êtes-vous pion ou reine ? ❞

✢ DENTS PERDUES : 299
☩ CERVELLES GAGNÉES : 1703
✢ ARRIVÉ AU PAYS LE : 25/06/2014
✢ PSEUDO : corbeau
✢ AVATAR : Chloë Moretz
✢ CREDITS : mercure.
✢ AGE DU PERSONNAGE : dix-sept ans aux dernières nouvelles.
✢ JE SUIS : le chapelier fou, au bout de sa table, la langue trop pendue.
✢ DANS TES POCHES : un élastique pour sa tignasse, quelques miettes d'elle ne sait plus trop quoi, un vieux morceau de papier jauni - une liste de courses d'avant, ou un truc du genre.
✢ TA VIE : 100/100
✢ ANCIEN METIER : lycéenne. bonnes notes, pas si conne, mais trop bavarde. elle espérait vivre assez longtemps pour devenir vétérinaire - oups.
✢ LOCALISATION : va savoir. essaie de chercher Lew - elle en est jamais très loin, de toute façon.

''l'avenir est un long passé''

✢ JE EST UN AUTRE : meredith, l'handicapée qui veut pas peindre en mille couleurs l'air du vent (ce connard).
MessageSujet: (lew) I see you lying next to me, with words I thought you'd never speak.   Mer 2 Juil - 22:48


''Seconds march into the past
The moments pass
And just like that, they're gone''
Le ciel a changé de couleur. Elle lève les yeux, la main avec pour ne pas être aveuglée par le soleil. La gamine a toujours été fascinée par ces changements de couleur, toujours plus surprenants. Apercevoir de telles couleurs lui donne envie de croire qu'il n'y a plus de danger de mort ; que si monstre il y a, ça n'est jamais qu'un jeu – un 1, 2, 3, soleil plus qu'une roulette russe.
Oh, elle s'ennuierait trop sans avoir à échapper à rien, sans jamais courir de risques. Ça doit être chiant, le paradis, tout ça, si on se contente de bronzer. Marley, elle préfère encore être enfermée chez Lucifer si c'est le seul moyen d'avoir un peu d'action. Au pire, on s'rait d'jà morts, alors un peu plus ou un peu moins... Un sourire éclot sur son visage de poupon, comme une rose. Ouais, on a plus rien à perdre. On est d'jà morts, et on croyait pas s'en sortir – qui nous dit qu'y a pas un autre pays bizarre après celui-là ? On est p'têtre juste des pions sur un plateau, et on avance, de vie en vie – de mort en mort. Une vie une mort une vie une mort carte chance une vie une vie case prison deux morts avant une vie. Si ça se trouve, on nous teste juste, si ça se trouve, à la fin du plateau, on a une vraie vie, et tout ça là, c'était du bluff. Tout ça, c'était une version bêta, juste pour corriger quelques erreurs de codes et de mise en page avant la vie 2.0.
Ouais, si ça s'trouve, elle sera la première dans la vraie vie, Marley, et tant pis pour le repos éternel.
Son esprit vagabonde le long des murs et s'engouffre dans les fissures. Elle joue à pile ou face contre elle-même pour savoir ce qu'elle doit croire, mais elle est plus sûre de savoir ce qu'elle a mit sur pile, ni sur face. Elle en parlera peut-être plus tard à Lew, ça l'aidera peut-être l'espace d'une seconde – celle avant qu'il la prenne pour une tarée.
Ses yeux s'aventurent de gauche à droite, de haut en bas. Marley, même si elle est là depuis longtemps – beaucoup trop – elle a pas eu le temps de tout visiter. Ce matin elle a traîné Lew de force jusqu'au château. Les grandes allées rougies, l'idée du labyrinthe, tout ça l'intriguait trop pour résister.
Elle s'avance, un peu, encore, juste un chouïa, oh, pas grand chose non, et quand elle se retourne, y a plus ni Lew ni son poney en bois. Marley tourne sur elle même, plus très sûre du chemin retour. Elle en tente un, marche ce qui lui paraît durer au bas mot deux vies, retrouve les grandes allées rouges. Si son compagnon de fortune s'est rendu compte de sa disparition, il a du retourner au Bois de Tulgey. Ils ont l'habitude de se perdre, après tout, c'est pas comme s'ils savaient pas où se trouver – ils y arrivent à chaque fois et presque sans croiser quelqu'un d'autre. Faut croire que le Pays veut les voir partager leurs galères.
Petit à petit, Marley retrouve un peu ce qui s'apparente le plus à chez elle. La verdure – verte, cette fois, les rayons de lumière filtrés à travers les feuillages agités, même le vent qui chante une ronde macabre à son oreille. Ses pieds caressent doucement ce qu'elle pense sans certitude – on ne doute jamais trop, ici, être un gazon tout ce qu'il y a de plus banal. Parfois elle sent quelques branches, peut-être de minces racines, craquer sous ses semelles abîmées, parfois elle n'est même pas capable de s'entendre respirer.
Elle avance doucement, à pas de loup, comme une voleuse – plus une chasseuse – et bondit une fois arrivée à leur campement. Ses yeux se baladent partout autour, elle observe les branches les plus hautes des arbres et les buissons les plus bas : pas de Lew. Les mêmes cendres restant du feu d'hier, le gazon couché à l'endroit où chacun s'était endormi, la vague odeur du peu de bouffe qu'ils ont eu le luxe de s'offrir dans la soirée.
Ses méninges se mettent en marche.
Bouge ton cul, Lew. Elle lâche un soupire. Marley ne compte pas l'attendre là, plantée comme un piquet, pendant des heures. Parce que déjà si il revient pas elle va y crever – mais pourquoi pas après tout (cf. théorie de la vie 2.0), et que si il revient elle va se sentir bien conne à n'avoir rien eu de mieux à faire que de l'attendre. Rapidement, sa moue se fait boudeuse. Si tu r'viens pas dans cinq minutes, j'bouffe ta part. Dans un sens, ça l'aurait arrangé qu'il ne revienne pas, son ventre réclamait déjà de quoi se calmer. Elle tourne sur elle même, une fois, deux fois, trois fois, s'impatiente. Avant même qu'elle ne s'en rende compte, Marley s'engage plus profondément dans le bois. Machinalement, sa main tapote sa cuisse – elle s'arrête net. Lew ? J'te jure que si t'es là et qu'tu m'as piqué mes cartes, ça va pas l'faire ! La gamine est pas vraiment du genre à stresser, et la présence d'une bestiole ne lui fait pas très peur – elle a eu le temps de se faire au bois et à ses habitants, et elle se fait confiance pour courir vite autant qu'elle fait confiance à Lew pour débarquer au bon moment. Lew, ça s'rait pas sa famille si il venait pas quand elle a besoin et qu'elle s'fait attaquer. De toute façon, quand c'est l'heure de manger, Lew il revient toujours.
Elle soupire un grand coup. Il fait chier quand même. Ses poumons se remplissent, elle hurle un grand coup. LEEEEW ! Sa voix se casserait presque de forcer autant dessus, elle en sent déjà quelques éclats glisser dans sa gorge en l'écorchant. Elle avance, slalome entre les arbres, gauche droite, droite, gauche.
Sa voix brise encore le silence, juste une fois. Les buissons dans son dos s'agitent, elle a réussi à attirer une connerie, encore. Le regard de Marley s'agite et avant qu'elle réfléchisse, elle grimpe déjà à un arbre. Un aux grosses branches, juste pour pouvoir y tenir sans peur. Et pourtant, rien ne se montre.
Une dernière fois, Marley appelle bruyamment son compagnon.
De toute façon, le seul moyen qu'il la trouve, c'est qu'elle soit dans la merde.
Et là de suite, elle sait pas descendre d'un arbre aussi haut.
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❝ la mort imprévue fait partie de la vie, il faut bien l'accepter ❞

✢ DENTS PERDUES : 1031
☩ CERVELLES GAGNÉES : 1814
✢ ARRIVÉ AU PAYS LE : 06/05/2014
✢ PSEUDO : RUTLEDGE ASYLUM.
✢ AVATAR : aaronjohnson.
✢ CREDITS : heyjude.
✢ AGE DU PERSONNAGE : il avait 25 ans, et pour toujours, il aura 25 ans.
✢ JE SUIS : alice, la gosse.
✢ DANS TES POCHES : ☩ (x4) bombes lapin-fumées ☩ (x1) corde ☩ (x2) potions miniatures ☩ (x1) filet électrique
✢ TA VIE : 100/100
✢ ANCIEN METIER : il venait de sortir de la fac, voulait faire sa propre boîte. L'a pas eu le temps, le karma a pas joué en sa faveur.
✢ LOCALISATION : sûrement... sûrement, pft, qu'est-ce qu'il en sait au final. En compagnie de Marley, ça c'est sûr, où exactement telle est la question.


BANG. BANG.

Save myself? From death? is that it? Is that why I've come here? I'm not afraid to die. Times I've welcomed death!





✢ JE EST UN AUTRE : nopenope.
MessageSujet: Re: (lew) I see you lying next to me, with words I thought you'd never speak.   Dim 6 Juil - 11:38


 
 
 


When your words mean
nothing I go la la la

A
nthologie de la douleur, premier volume. Oh, pas qu'elle soit qu'à l'intérieur, à l'extérieur aussi ça pisse le sang comme jamais. Une gueule cassée, poupée de chiffon jetée sans faire exprès comme un mur arrangé par plusieurs clous, triste qu'elle se déchire, n'est-il pas ? Une main passe sur ses lèvres, d'ici quelques jours ça risque de gonfler comme un poisson lune, les bleus vont débarquer comme on peut venir à l'improviste chez une personne détestée. Un soupir mêlé à une once de désespoir, fatigué de cette entrevue qui n'aura pas duré une éternité, fort heureusement pour lui sinon il serait déjà certainement à nouveau un trépassé. Pour tout dire, Lew arrive même plus très bien à penser, c'est même s'il se rend compte de la situation qui vient de lui tomber sur la figure. Lui sur le corps de son frère à vouloir l'étouffer, sans pour autant le faire, se prenant à son tour un poing qui laisse bien des dégâts sur son visage déjà ravagé par le pays des merveilles. Ce qu'il fait ? Rien dans l'idée, il déambule, marche depuis peut-être un bon gros moment à la recherche de celle qu'il a perdue. Ce qu'il y a de marrant avec Marley, c'est qu'elle agit comme une paire de clefs, on l'a bien dans la poche sauf qu'il suffit d'un moment d'inattention pour qu'elles finissent au sol. Elle est un peu un bibelot porte-bonheur qui se laisse filer par une personne qui a la tête dans les nuages, sauf qu'elle est plus vivante, que contrairement à un objet elle ne rappelle pas forcément de vieux souvenirs puérils. Il sait pas vraiment où elle a pu se cacher, il a déjà passé assez de temps dans les entrailles de ce château maudit à souhait. Par élimination, par rapprochement il essaie de cadrer exactement - ou presque - le chemin que blondie a pu s'amuser à prendre. D'un côté, d'un autre, il se donne même pas la peine de gueuler, Lew sait qu'elle le fera à sa place en beuglant son prénom jusqu'à ce qu'elle se crève les poumons. Parfois, il lui arrive de se demander où il en serait exactement sa présence, c'est même sûr qu'il ferait comme les autruches, à se foutre le visage dans la terre pour ne jamais en sortir. Comme si, tout espoir n'avait subitement plus envie de venir lui titiller l'esprit. Il l'a encore, pas encore beaucoup, pas comme de ces feux de joie qui s'étalent sur plusieurs mètres, qui font le boulot du soleil quand on a peur du noir, elle est petite, comme celle d'une bougie qui progressivement se veut à fondre. Une main glissée dans la poche de son jean en piteux état qui ressort derechef, ça pique. A croire que les coups de Danny suffisent pas, faut qu'il se coupe le bout de deux doigts sans prendre attention. C'était quoi ça ? Il recommence le coup en grimaçant, un paquet de cartes qui ne lui appartient certainement pas. S'il avait des antécédents kleptomanes il serait certainement au courant, là c'est juste un bien grand oubli témoin de l'inconscience de Marley. Deux armes tenues dans les deux mains, Lew ne pourra donc jamais dire qu'il n'est pas assez protégé. C'est encore une journée plus que foireuse dans ce monde absolument chaotique. Est-ce qu'il y songe souvent ? Plus que voulu. Au départ, il pensait à une certaine rédemption, que ce bon Dieu voudrait bien le sortir de cette galère qu'il peine à bien comprendre. Y'a pas grande populace pour les sortir d'ici, ils sont tous morts. De manière ridicule, tragique ou dégoûtante, ce ne sont que des limbes où un être étrange vous fait comprendre le sens de la vie. Ce n'est certainement pas dans le bois de Tulgey qu'il va le trouver.
Droite. Gauche.
Vérité. Mensonge.
Arrière. Tout droit.

Un pied posé dedans suffit à se faire littéralement agresser par les panneaux qui laissent des informations erronées. Lew pourrait en rire, si seulement il ne s'était pas déjà perdu au moins deux fois dans cet endroit. Encore plus complexe que le labyrinthe rouge, celui-ci fait en plus office d'une véritable phobie pour ceux qui ne supportent pas le noir. C'est pas le cas de Marley, à croire que cette gamine est invincible, qu'elle pleurniche jamais pour hurler après sa mère. Aucun regret de son ancienne existence ? Pas la moindre idée, ce serait pas complètement dingue de se dire qu'elle garde tout à l'intérieur pour faire volte-face. Traînant un peu la patte, ses sourcils se froncent à la vue des arbres qui changent un peu de couleur, bleu, vert, violet, on se moque de lui parce que les dernières heures n'ont en aucun cas été une palette criarde. S'il suit ce qu'on lui dit, il la retrouvera jamais, quoiqu'en imaginant la possibilité qu'il se paume durant un temps inconsidéré ici, il pourrait retrouver sa carcasse à moitié dévorée par le bandersnatch - ou une autre bête avec de grandes dents. Tendre l'oreille reste la solution la plus logique, faut qu'il l'entende crier - même pas besoin d'un radar à brailleuse elle est aussi discrète qu'un éléphant dans un magasin de porcelaines -, Lew s'arrête dans sa marche infernale, ses paupières se ferment d'un seul coup. Concentration, recherche en interne. « Lew ? J'te jure que si t'es là et qu'tu m'as piqué mes cartes, ça va pas l'faire ! » Un rire sec lui échappe du coin des lèvres. Faut suivre les couinements de la pauvre petite princesse séquestrée par le vilain dragon. Un pas, deux pas, trois pas, ils s'enchaînent de plus en plus rapidement. Encore un coup ? « LEEEEW ! » Il se rapproche, le plus inquiétant c'est qu'elle a l'air vraiment paniquée. Ce qui voudrait dire que finalement, son boulot de compagnon de route n'est pas aussi mauvais que ça. Encore une fois il se stoppe, cherchant du regard une tignasse blonde. Rien. Pourtant il l'entend, à moins qu'elle soit dans l'estomac d'un crapaud géant ? Impossible, il en a pas encore vu ici. Où est le jeu ? C'est de se cacher le but exactement ? Le moment est mal choisi, il l'est très souvent même, si bien que parfois ils se mettent sur la gueule comme jamais. La pression redescend quelques minutes après, ils laissent passer les mots trop difficiles pour bien mieux. « J'te jure Marley que si tu m'refais le coup de allez viens on fait du bac à sable, ça va chauf- » Sa phrase se coupe, glorieuse pensée de lever un peu la tête pour la voir perchée comme un piaf sur sa branche. Et encore, un hibou a quand même plus d'allure quand il vous fixe, Marley, quant à elle c'est plutôt un hurlement d'aide qu'elle vous impose. Quelque part, il serait mentir que de dire que l'aîné des deux n'est pas complètement rassuré, visiblement elle n'en a pas spécialement bavé physiquement et elle a l'air comme d'habitude, un peu barge et à la fois stable. « Laisse-moi d'viner, t'es montée sur cette branche énorme pour mieux m'voir de loin, vrai ? Et maintenant que j'suis là, tu vas vouloir que j'te sorte de ce merdier, vrai aussi ? » Hochement de tête approbateur pour ses propres dires, ses bras se dressent un peu dans les airs pour bien lui faire voir qu'il est lui aussi dans une situation plus que cocasse. Il n'est clairement pas judicieux de laisser au sol un moyen de défense, manquerait plus que des pillards traînent par ici pour mieux tout leur piquer. Ils ont déjà eu affaire avec deux, voire trois personnes qui cherchaient un quelconque moyen de construire une forteresse, refaire le monde à la manière de la théorie des sept jours selon le tout-puissant. Adam et Eve hein ? Dans ce cas, ce serait plutôt la cape et la faux. « Comme tu vois, j'peux pas vraiment grimper comme un ninja et te j'ter de l'arbre. » Réfléchir, trouver, réfléchir, trouver, réfléchir, trouver. Réfléchir. « Tu crois qu'tu peux sauter sans te déglinguer les jambes ? » Ne pas trouver. Remarque aussi intéressante que la possibilité de tomber un jour face à une licorne, un cas sur plusieurs millions si ce n'est moins. Point positif dans cette mésaventure, Danny est sorti de ses pensées à l'instar d'une écharde qu'on s'arrache du doigt. Oui ça pique, ça fait mal, ça fait saigner à souhait, pourtant à partir du moment où elle est plus dans la vision, on arrive à l'oublier. Ici l'oubli a pas de prix, ici l'oubli ça vient, ça part comme ça veut. Et parfois, Marley devrait peut-être oublier de se mettre dans de belles galères.
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MessageSujet: Re: (lew) I see you lying next to me, with words I thought you'd never speak.   Sam 19 Juil - 1:18


''Seconds march into the past
The moments pass
And just like that, they're gone''
C'est la même chose à chaque fois, encore et encore ; c'est une routine qui s'installe et pourtant : c'est encore neuf. Elle y était habituée et pourtant redécouvrait toujours la situation. Elle était là, dans son arbre comme elle aurait pu être au fond d'un trou, hésitant encore à pleurer ou bien danser, et puis : Lew. Comme un pansement qui la recolle quand elle part dans deux extrêmes. Ouais, Lew, c'était un pansement, celui qui te sauve la vie, celui qui te console un peu, des fois, quand y a des grenouilles dessinées dessus. Elle était là, dans son arbre comme un oiseau mal foutu, et puis d'un coup, ça va.
Ça va parce que Marley, aussi con que ce soit, c'est juste une gamine. Le genre qui pleure mais se met à rire en voyant quelqu'un se casser la gueule. Le genre joyeux qui passe aux pleurs quand quelqu'un crève son ballon. Le genre paniquée qui se rassure quand elle sait qu'elle est plus toute seule. C'est aussi con que ça, un gosse. Faut pas le laisser seul, faut pas le laisser avoir peur. Jusque là, Lew a toujours fait son boulot à temps. Et là encore, perchée dans son arbre, prête à attendre que la branche se casse, il est juste là et ça va mieux. Si un gamin pleure sans le noir, apporte-lui un doudou. Si un gamin se paume dans les bois, apportez-lui son frère.
Dans le même esprit, Marley a pas peur du danger. Marley a pas vraiment peur des monstres, ni même des autres gens. Elle a pas plus peur que ça des plantes non plus, et même pas de la nuit qui tombe – Marley, elle a peur d'être toute seule, elle veut pas avoir à se parler toute seule, elle veut pas avoir à se souhaiter bonne nuit avec un écho pour toute réponse. Et si elle peut même pas gueuler avec quelqu'un de temps en temps, Marley finira folle.
Mais là encore : Lew. Qui débarque comme une fleur – bien fanée cette fois. Alors d'abord, elle sourit, et puis après, elle fait la moue. « Laisse-moi d'viner, t'es montée sur cette branche énorme pour mieux m'voir de loin, vrai ? Et maintenant que j'suis là, tu vas vouloir que j'te sorte de ce merdier, vrai aussi ? » La gosse hoche la tête. D'ordinaire, elle aurait répliqué, lui aurait dit qu'il avait l'air sacrément con à pas la trouver, et qu'elle allait lui botter le cul de lui avoir prit ses cartes, même sans faire exprès. D'ordinaire, Marley, elle aurait gueulé un bon coup, avoir la voix qui part un peu dans les aigus parce qu'elle fait ça trop souvent – gueuler. Mais là elle était plus trop sûre de quoi dire. Même pour elle, aussi difficile à croire que ce soit, il arrive des fois où elle sait qu'il ne suffira pas de balancer deux-trois mots pour s'en sortir. Et elle le voit non seulement à la dégaine de Lew, mais aussi à son attitude. Y a un truc qui va pas, y a un morceau d'salade dans l'dentier.

Il arrive parfois qu'un problème se pose. On y planche pendant des heures, le tourne, le retourne. Refait les calculs trois fois, vérifie sur une machine. On le lit, le relit, le surligne et le recopie, mais toujours rien. Et puis, la trente-deuxième fois, on a l'esprit ailleurs, et quand on se reconcentre : plus rien. Plus de problème a résoudre.
La bouche de Marley reste légèrement entrouverte, prenant parfois une inspiration pour dire quelque chose, avant de se raviser. Son regard s'aventure encore un peu sur Lew, de ses cheveux poussiéreux à ses godasses défoncées. « Comme tu vois, j'peux pas vraiment grimper comme un ninja et te j'ter de l'arbre. Tu crois qu'tu peux sauter sans te déglinguer les jambes ? » D'un coup de tête rapide, elle plonge la tête en bas, avant de retourner son regard sur ce qu'il lui reste de famille, pas très sûre. Juste au cas où, Marley se laisse glisser, se suspend à la branche par les bras, s'étend le plus possible en espérant que ça la rapproche un peu du sol. Si je tombe tu me rattrapes, hein ? Au diable le poney et le paquet de cartes, elle espérait bien que ses jambes valaient plus que ça.
Elle se souvenait alors d'un truc tout con, de quelques cours de sport où elle grimpait partout, avec ou sans permission. Il ne lui en reste pas grand chose – sinon une pensée que ces cours-là, c'est d'la merde par rapport à ce qu'elle s'entraîne ici, mais elle se souvient que souvent, vaut mieux se balancer avant de sauter. Elle avait toujours appréhendé la chute droite, comme ça, directement dans la fosse aux lions. C'était trop simple – trop douloureux si elle se rate. Alors elle va en avant, en arrière, comme elle peut jusqu'à ce que ses mains soient en feu, parce qu'y a des morceaux de branches, et puis l'écorce qui lui râpe la peau, et puis la sève qui colle aux doigts. Un dernier coup, quand ça brûle trop, elle regarde Lew - Si tu m'rattrape pas j'te tue, Lew et sa dégaine abîmée, et puis elle saute, elle se rend même pas compte. Et puis au final, ça aurait pu être pire, elle aurait pu tomber pile sur un piège, un trou dans le sol, je sais pas moi. Et puis, Marley qui gueule, le cul parterre. Note silencieuse : éviter de tomber sur le cul, parce que ça fait mal. Pas tout à fait sûre de bouger de suite, Marley reste parterre, tend juste le bras pour reprendre son arme à son compagnon et la foutre dans sa poche, là où c'est mieux de la savoir. Et de nouveau, un silence. Presque gênant, presque sacré.
S'il s'était juste fait attaquer, Lew aurait pas débarqué comme ça. Il aurait pu avoir l'air pire, mais y avait un truc en plus, cette fois, vraiment. Marley, elle a un sixième sens pour savoir ça. Elle connaît trop bien Lew, maintenant, pour qu'il puisse lui cacher un truc aussi gros. Calmée de sa chute, elle prend une petite inspiration, une voix plus posée qu'elle ne l'aurait été les autres jours. T'as croisé une ruine pour en être là ? Elle sourit doucement, juste un peu, juste en coin. C'est plus fort qu'elle. Marley ne gueulera pas, pas maintenant, pas aujourd'hui, c'est pas l'moment, mais elle était trop mal à l'aise pour ne pas essayer de détendre l'atmosphère. Elle se souvenait d'une fois où, par malheur pour eux, elle était tombée sur une ruine. Elle se souvient aussi de la manière dont elle a pu l'éviter, et puis de la manière dont Lew pas trop, et puis de la gueule qu'il avait après, de la course poursuite, des injures et des menaces de mort qu'il lui lançait. Au final, il aurait mieux valu qu'il tombe sur une ruine.
Elle inspire un coup, expire bruyamment, le tire par le t-shirt pour qu'il s'assoit à côté. Elle n'aura pas le mauvais goût de lui demander si ça va ou si il a besoin de quelque chose, d'en parler et je sais pas quelle connerie. Elle se contente de le fixer, là. Comme si elle fixait le vide, un peu. Faudrait vraiment faire un truc pour tes godasses, tu vas finir avec juste un lacet sur le pied si ça continue. et, plus doucement, j'veux pas voir tes pieds de hobbit. En plus, ça pue là d'dans. Malgré son état de choc face à Lew, Marley ne s'arrêtait pas de sourire. Pas en coin, cette fois – juste un sourire, un qui voulait dire un truc comme merci d'être arrivé à temps et puis, si t'es télépathe maintenant et que t'as entendu ça, je déconnais : vas te faire, et aussi, t'es qu'un con. Ses doigts à elle s'emmêlaient les uns dans les autres, se bagarraient un peu, juste ce qu'il fallait pour occuper son esprit, juste ce qu'il fallait pour la distraire et pas qu'elle s'en fasse trop.
Une des plus grosses différence que Marley a remarquée entre la vie et ça, c'est qu'elle s'inquiète plus ici pour une égratignure qu'avant pour un cancer. Plus pour Lew ici que sa mère là-bas. Elle n'en revenait même pas de penser comme ça, mais là-bas t'avais tout. T'avais le soleil, la nuit, l'heure précise et régulière, t'avais des amis, elle avait un appartement qu'elle connaissait, un voisin qu'elle avait toujours vu là, elle avait tout, et si un truc déraillait, il lui restait les autres pour rattraper le tir. Ici, Marley, elle avait : Lew. Fin de la liste. Déjà qu'ils sont morts, pas beaucoup accepteraient de se traîner une gamine, elle en était consciente, aussi chiante qu'elle. Et puis pourtant, elle était rarement toute seule à vagabonder – et encore moins souvent plus d'une après-midi. Alors Lew qui revient dans cet était, ça fait mal au cœur, et puis à la tête, ça la secoue et pas doucement et puis ça tourne. Parce que si ça en est là, la prochaine fois c'est peut-être elle qui le retrouvera, et Marley fait pas souvent les choses à temps, et elle sait pas ce qu'elle ferait. Sûrement que comme un gamin dans le noir et sans doudou et comme un gamin perdu sans son frère, Marley sans Lew : elle pleurerait. Alors elle s'inquiétait, et puis elle gardait toujours en tête, toujours tout, pour toujours éviter que ça recommence.
Alors, encore une aventure glorieuse ?
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MessageSujet: Re: (lew) I see you lying next to me, with words I thought you'd never speak.   Sam 26 Juil - 12:24







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nothing I go la la la

D
éfinir réellement Marley Lynch s'avère une mission compliquée plus qu'il n'y paraît. A dire vrai, on arrive pas à mettre de mot concret sur une tête comme la sienne, ni même sur son caractère qui vous flambe en deux temps trois mouvements. Même pas d'animal totem à lui refiler, sauf si une bestiole hyperactive, inconsciente et bornée existe, là, il sera facile de dire qui elle est exactement. C'est une boîte à surprises qui se révèlent parfois déconcertantes, y'a des insectes qui peuvent s'en dégager tout comme une belle odeur de barbapapa. Blondie, c'est un genre de mélange entre le bien, le mal, le noir, le blanc, une palette de couleurs qui n'a de cesse de s'étaler sur des kilomètres pour se faire remarquer. Sauf qu'elle a c'côté candide comme les gamins de six ans qui découvrent pour la première fois de leur vie, le spectacle d'un grand magicien. Mais d'où vient le lapin dans la boîte ? Comme c'est étrange. Le môme aura préférence à se dire qu'il a des pouvoirs, un esprit affuté, adulte secouera la tête en riant parce qu'il sait qu'y'a un double fond pour cacher cet animal velu. Marley c'est juste la gosse au milieu d'la pièce, les yeux pétillants, posée en tailleur et se triturant l'esprit à la recherche du grand secret du monsieur au chapeau haut-de-forme. Elle devrait avoir l'âge d'être logique pourtant, faut croire que la pays des merveilles arrive à faire ressortir le pire en nous, tout comme le meilleur. Chez Lew ? Il sait pas vraiment c'qui s'émane de lui, p'tête de la bêtise, certainement de la rancoeur avec une bonne dose de survie. Quelque part, il doit même plus virer vers le profondément mauvais qu'autre chose. Vieux con aigri, ou au contraire bouffé par la vie. Il fait office d'utile quand il le peut, sans se laisser aller vers des chemins qu'il pourrait regretter amèrement. La preuve en est de sa tête qui laisse à désirer, en pourrait croire qu'un chien a voulu l'bouffer parce qu'il crevait la dalle - comme tous ici d'ailleurs -, les séquelles viendront, pour le moment il a même oublié à quoi il ressemblait, comme si l'altercation avec Danny n'était qu'une chimère, un sorte de cauchemar si réel que son corps réagissait sous les poings cauchemardesques. C'est vrai, c'est faux, qui a encore la notion du temps ? Pas lui en tout cas, il a plus la notion d'rien du tout, il s'contente de faire ce qu'il a à faire, point barre, sans plus y réfléchir. « Si je tombe tu me rattrapes, hein ? » C'est pas qu'une petite rigolade autour d'un feu, c'est plus une promesse lancée sous un grand arbre centenaire. Si je tombe, tu me rattrapes. Oui, il sera là pour lui tendre la main quand elle tombera, il sera là pour l'enlacer quand elle pleurera, présent dans les moments les plus complexes comme les plus heureux - s'ils existent encore. Finalement, Marley, elle se résume à quoi ? Un genre de fil le reliant à l'existence, la vraie, celle qu'il a laissée derrière lui. Parce que blondie, ce qu'elle a, c'est l'espoir contrairement à d'autres. Une attitude positive à en désespérer la moindre personne, Lew parfois, généralement il s'dit qu'elle a raison. Tout n'est pas encore propice à la perte. Un jour ça arrivera, mais pas maintenant. Hochement de tête de la part du bouclé qui ne bouge pas plus que la minute d'avant. Elle s'balance, comme un singe. Une fois, deux fois, trois fois, le saut de l'ange pour mieux se rétamer sur le cul en toute beauté. S'il avait un panneau sur lui, il aurait noté au marqueur dix sur dix. Une superbe taulade digne de Lynch tête en l'air. Forcément, elle peut pas faire preuve de grande discrétion la jeunette, faut qu'elle braille parce qu'elle aime bien être le grand centre d'attention - ou c'est tout bonnement parce que les émotions viennent et partent chez elle. A contrario de Lew, elle, elle peut extérioriser tout ce qu'elle a sur le coeur, les émotions dirigent sa vie comme une doctrine, un slogan, une philosophie de vie. Quant à lui, il saurait pas dire qui ou quoi le dirige, il essaie juste de pas perdre son but. Lequel ? Il en a même pas. Il lui reste plus qu'à perdre le peu d'raison qui lui reste, se j'ter dans un ravin et agoniser jusqu'à ce qu'il crève pour de bon. Déglutissant difficilement à cette idée, il a même pas remarqué que Marley a arrêté de couiner. « T'as croisé une ruine pour en être là ? » Tiré sur le sol pour mieux s'assoir à côté d'elle, c'est pire qu'une ruine. A la rigueur, il aurait même préféré être entre les griffes du Jabberwocky, Bandersnatch et autre créature bien trop grosse pour se faire décimer. Tout sauf Danny. L'aîné c'est un peu comme une sorte d'entité increvable par le seul qui pourrait lui arracher son dernier souffle. Pas faute d'avoir essayé. Mais, les liens du sang, ils sont là, ils restent, ils dirigent les choix de Lew envers celui qui l'a forgé. Alors, quitte à c'qu'il se détruise, qu'il le fasse seul, sans lui, sans personne pour l'aider et surtout pas Lew. Il veut rien admirer, plus rien voir de lui, juste qu'il disparaisse de sa mort. Sur le coup il inspire un bon moment pour dire quelque chose, il trouve même pas de termes à mettre sur sa tronche. Il dit rien. Referme ses lèvres, se concentre sur le ciel voilé par les branches des arbres. Quelques filons de lumières passent à travers les feuilles, une est tombée sur la main droite de Lew, posée sur l'herbe. De la chaleur. C'est pour ces instants comme ceux-là qu'il veut s'battre. Il s'croyait totalement décédé, mais l'est-il vraiment s'il peut encore ressentir des sensations ? Sentir ses poumons se casser à la moindre course ? Entendre son coeur frapper avec force contre ses oreilles ? Il est. Il sait pas c'qu'il est, mais il est, c'est déjà un début. « Faudrait vraiment faire un truc pour tes godasses, tu vas finir avec juste un lacet sur le pied si ça continue. J'veux pas voir tes pieds de hobbit. En plus, ça pue là d'dans. » Merci Marley. Merci d'ta connerie. Merci d'faire rire, parce qu'y'a rien de plus efficace pour laisser aller la peine que l'hilarité incontrôlée. Il en tire rien le Lew, si ce n'est un vague sourire dépité autant qu'amusé. Elle changera jamais la Marley Lynch. On peut même pas la qualifier d'être humain, c'est une espèce unique à part entière. C'est un distributeur d'oubli.

« Alors, encore une aventure glorieuse ? » Aussi classieuse que le jour où il s'est perdu dans Londres. Il était encore jeune et con, un peu déphasé par ses rêves, ses envies, ses espoirs. Il s'est paumé comme un débutant dans les rues, passant du quartier vintage à un autre qui semblait ressembler à la réunion des alcooliques anonymes. Du matin jusqu'au soir, enfin arrivé à son nouvel appartement il s'est rétamé et avait pioncé sur le sol tellement ses muscles râlaient après lui. Il a jamais été bien digne des héros de c'monde, c'est qu'un homme qui s'efforce à faire le mieux qu'il peut pour se construire quelque chose. Si bien des étudiants qu'il a connus ont fait un château en pierres solides, lui ça s'résumait à un tas de cartes qui au moindre coup de vent pouvait s'effondrer. Tout était fragile chez lui, il s'donnait juste la semblance que tout était plus fort chez lui, qu'il y arriverait, tout en ayant cette boule au fond du bide. Il a jamais rien été, si ce n'est une autre fourmi dans cette énorme fourmilière terrestre. Aussi utile qu'un grain de poussière, aussi insignifiant qu'une particule solitaire. « J'aimerais bien t'faire croire que j'ai combattu un dragon rien qu'avec la force de mon poing, que le combat a été rude mais, j'pense que t'es plus en âge de croire aux histoires de cape et d'épée. » Qu'il lâche de sa bouche gercée. Sa langue passe dessus histoire de l'humidifier, ça fait mal. Rappel à la réalité qui le pousse à grimacer. S'étirant un peu histoire d'apaiser les muscles de ses bras qui n'en peuvent plus, il en profite aussi pour passer sa main dans celle de Marley, lui refilant son paquet de cartes coupantes. Si c'est pas lui qui finira par s'couper, ce sera elle, c'est dangereux ce machin. Haussant un peu les sourcils, un soupir lui échappe, sa tête tombe en arrière pour mieux regarder sous un autre angle les arbres. « Disons juste qu'un malencontreux évènement a eu lieu, faisant des retrouvailles malencontreuses avec un résultat, tout aussi malencontreux. » Il est bon de ne plus chercher la logique dans les phrases. Elle comprendra la moitié. Elle sait juste pas son histoire qui vaut p'tête pas le coup. C'est con, très con, il penserait jamais que Marley la verrait dans un état pareil. Il s'en voudrait presque de s'être fait éclater la mâchoire aussi facilement. Il aurait dû être plus fort, pour elle, pour lui, pour eux deux qui se soutiennent et ne veulent plus rien se cacher. « La faute à pas d'chance, ou alors le karma m'en veut irrévocablement, j'peux même dire que j'ai paumé mon trèfle à quatre feuilles, voire même attisé la haine poissarde. » C'est juste le destin qui a voulu que ça s'passe ainsi. Tout ne tourne pas forcément par le biais du hasard, du moins c'est c'qu'il en pense, un évènement aussi bidon soit-il peut provoquer d'ignobles conséquences. L'effet papillon qu'il est. Son estomac vient à brailler avec grande conviction, ce serait presque douloureux, sa main droite vient à se poser sur son ventre. « Putain j'crève la dalle. » Manger un bon steak, des légumes, des pâtes, il s'torture. Lew se fait du mal. Il sait qu'il pourra plus jamais en manger. Pour le moment, ça se résume à de la viande froide, de l'eau pas vraiment ragoûtante et du sang sur les doigts. Parfois rouge, bleu, violet, orange. Le pays des merveilles a un sens de l'humour encore plus terrible que celui du monde d'avant. Ses grands yeux bleus se plissent, au loin il peut apercevoir une forme. Gracieuse, en même temps dangereuse, il pourrait presque parier que c'est un paon. De quelle dégaine, il en sait rien, c'qu'il peut affirmer c'est que ça pourrait les aider à survivre encore quelques jours. Un rire sec lui échappe, merde, quelqu'un l'a entendu. « Faut croire que quand tu t'plains, on exauce tes voeux. Y'a un genre de paon là-bas, j'sais-pas-trop-quoi-au juste, ça t'botte ou j'me démerde ? » L'art de passer d'un sujet à un autre, à la rigueur si Marley veut revenir sur son questionnement, qu'elle le fasse. Pour le moment l'heure est plus à la chasse qu'à la discussion. Ce serait stupide que d'ici peu ils se retrouvent à dépérir à cause d'un manque concret de nourriture dans le corps. Lew se redresse avec un certain mal, fermant son poing avec fermeté sur le manche de son cheval bâton. Ils en reviennent aux origines même de l'humanité, des créations qu'ils sont. Barbarie, violence, saigner ou se faire saigner. On oublie la bienséance, on laisse aller à la sauvagerie.
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❝ êtes-vous pion ou reine ? ❞

✢ DENTS PERDUES : 299
☩ CERVELLES GAGNÉES : 1703
✢ ARRIVÉ AU PAYS LE : 25/06/2014
✢ PSEUDO : corbeau
✢ AVATAR : Chloë Moretz
✢ CREDITS : mercure.
✢ AGE DU PERSONNAGE : dix-sept ans aux dernières nouvelles.
✢ JE SUIS : le chapelier fou, au bout de sa table, la langue trop pendue.
✢ DANS TES POCHES : un élastique pour sa tignasse, quelques miettes d'elle ne sait plus trop quoi, un vieux morceau de papier jauni - une liste de courses d'avant, ou un truc du genre.
✢ TA VIE : 100/100
✢ ANCIEN METIER : lycéenne. bonnes notes, pas si conne, mais trop bavarde. elle espérait vivre assez longtemps pour devenir vétérinaire - oups.
✢ LOCALISATION : va savoir. essaie de chercher Lew - elle en est jamais très loin, de toute façon.

''l'avenir est un long passé''

✢ JE EST UN AUTRE : meredith, l'handicapée qui veut pas peindre en mille couleurs l'air du vent (ce connard).
MessageSujet: Re: (lew) I see you lying next to me, with words I thought you'd never speak.   Dim 27 Juil - 2:59


''Seconds march into the past
The moments pass
And just like that, they're gone''
Marley pouvait s'estimer heureuse aujourd'hui. Si elle avait toujours su gardé son côté bien vivant, Lew avait parfois l'air plus mort qu'un macchabée, et son cœur à lui battait toujours. Mais elle l'a vu, quand il a souri, et c'est rien, mais c'est tout. C'est pas autant qu'un éclat de rire, des larmes aux yeux et le ventre qui se tord, mais c'est tout. Surtout après avoir vu l'état dans lequel il est, Marley peut s'estimer heureuse avec juste un sourire. Elle demande pas vraiment plus, faire naître un sourire, c'est comme faire pousser une fleur. Et au Pays des Merveilles, les jardins sont un peu desséchés. Celui de Lew, il a des ronces qui poussent tout autour. Alors des fois y a un bourgeon, ça part, ça vient. Mais juste ça, juste un sourire, un pas grand chose, un ça vaut rien, ici c'est tout. Et si un jour il ne sourit plus, Lew ? Et si il ne rit plus, pas une fois, et s'il n'a plus de joie dans le regard, ni d'espoir, ni d'envie – de se battre, de vivre, je sais pas. Il en a plus beaucoup, mais elle le voit Marley, des fois. Ça arrive doucement, comme une petite brise qui caresse la peau, et ça fait du bien. Si y a plus d'sourires, y a plus d'espoir. Si y a plus d'espoir, y a plus de volonté. Si y a plus de volonté, on arrête de se battre. On s'allonge dans un coin et on attend, on joue à pile ou face. Soit j'meurs de faim soit j'me fais bouffer. Alors le moindre sourire, c'est tout. La moindre preuve qu'elle peut faire quelque chose pour faire bouger un peu son visage figé par tout ce qu'elle aime pas y voir. La peur, la douleur, le manque, le regret des fois. Marley, elle se bat, et elle va continuer. Pas seulement pour elle, mais aussi pour Lew, et c'est hors de question qu'elle le laisse derrière. Même si un jour y a plus d'sourires et plus d'espoir et qu'il essaie de se laisser crever, elle lui foutra des intraveineuses en bambou s'il faut pour le faire bouffer, et elle attaquera quiconque veut le bouffer en faisant des claquettes pour le faire rire s'il faut en arriver là. Si elle était toute seule, c'est pas sûr qu'elle aurait su rester aussi humaine, et vivante, et innocente. Naïve, un peu. Touchante. Désespérante, parfois. Se battre pour soi-même c'est bien, mais si c'est pour passer sa mort seul, autant la passer au fond d'une boîte ou en tas de cendres. Pour Marley, vivre ça a de l'importance parce que quand tu meurs, le monde continue de tourner, mais y a toujours quelqu'un, même si ce n'est qu'une personne, même si elle ne retient que notre nom, qui se souvient de nous. A qui on manque, peut-être. On a peut-être changé quelque chose dans sa vision du monde, ses souvenirs, son comportement. Alors vivre au Pays des Merveilles c'est pas facile, mais même si le monde entier voulait les anéantir, tant qu'ils étaient là tous les deux, Marley et Lew pouvaient vivre, et avaient au moins une raison de se battre et de ne pas baisser les bras. Ça commence par un sourire, et peut-être qu'elle lui en décrochera quelques autres, des plus grands, des plus discrets. Peut-être qu'un jour elle verra Lew lui sourire, à elle, parce qu'il est fier. D'elle, d'eux, de leur survie, peu importe, juste parce qu'il est fier. Peut-être qu'un jour il aura un fou rire, un vrai, un sincère, et puis peut-être qu'il s'arrêtera jamais. Ça serait reposant, un rire, dans tout ce bordel.
Et puis après le sourire, Lew qui se met à parler. J'aimerais bien t'faire croire que j'ai combattu un dragon rien qu'avec la force de mon poing, que le combat a été rude mais, j'pense que t'es plus en âge de croire aux histoires de cape et d'épée. Ça a bien existé, à une époque, j'aurais aucune raison de pas y croire – faudrait retravailler l'histoire du dragon mais bon, c'est ton récit, j'donne juste mon avis hein. Elle n'y aurait peut-être pas cru mais elle aurait fait semblant, si ça pouvait le faire se sentir mieux. Ils passaient déjà leur mort ensemble, il avait le droit de garder quelques trucs secrets s'il le voulait. Y a des choses qu'on se sent mieux de ne pas dire, quitte à ce que ça vienne plus tard. Dans un jour, deux, trois mois, quatre ans – Marley attendra autant de temps qu'il le faudra pour la fin de son histoire, pour l'autre version, la vraie, la pas romancée. Disons juste qu'un malencontreux événement a eu lieu, faisant des retrouvailles malencontreuses avec un résultat, tout aussi malencontreux. Marley fronça un peu les sourcils. Elle voulait bien qu'il garde ses secrets, mais lui en lâcher aussi peu était un crime. Lâche tout Boucle d'or, tu sais très bien que j'te harcèlerai plus tard pour en savoir plus. Elle aurait encore préféré l'histoire du dragon. Se persuader que c'était la bonne, c'était plus simple que de faire comme si rien n'était arrivé, comme s'il n'était pas arrivé avec cette gueule des mauvais jours. Décomposée – comme s'il avait vu un vivant. La faute à pas d'chance, ou alors le karma m'en veut irrévocablement, j'peux même dire que j'ai paumé mon trèfle à quatre feuilles, voire même attisé la haine poissarde. Karma mon cul, se répétait la gosse. Si le karma faisait bien les choses, ça aurait pas du être Lew dans cet état. Quelqu'un d'autre, peu importe – pas lui. Pas lui qui s'inquiète quand elle va pas bien, pas lui qui la sort toujours de la merde dans laquelle elle se met – et le niveau augmente à chaque connerie. Pas lui le gentil, pas lui qui la prend dans ses bras pour la rassurer, et après les engueulades, et pendant les grosses peurs. De son point de vue, même elle l'aurait mérité plus que lui. Putain j'crève la dalle. Marley aurait aimé lui faire un triple pas chassé-diagonale arrière-360° sur les mains et lui ramener un buffet tout entier, mais elle n'avait pas la moindre bouffe sur elle. Aucun bonbon, aucun fruit, aucune braie, que dalle, wallou. Elle soupira un instant. Elle n'avait pas vraiment eu l'occasion de se faire un festin non plus, en haut de son arbre. Manger les branches, c'est pas trop son truc. En plus, elle a peur qu'une bestiole cheloue ait pissé dessus.
Et puis Lew rit. Elle aurait presque hurlé de joie, mais comme à chaque fois, c'est pas le rire qu'elle veut entendre. La gosse se contente de suivre son regard, direct vers le paon. C'est pas la première fois qu'elle en voit un, mais d'habitude elle en croise juste un reste de carcasse, ou un qui court au loin, trop loin pour qu'elle se lance à sa poursuite. Faut croire que quand tu t'plains, on exauce tes voeux. Y'a un genre de paon là-bas, j'sais-pas-trop-quoi-au juste, ça t'botte ou j'me démerde ? Le sourire de Marley arriva comme un oiseau dans la fenêtre – d'un coup, clair, net (mort pour l'oiseau). Elle se leva d'un bond, comme surexcitée, comme s'ils n'avaient jamais eu cette conversation, comme si elle ne continuerait pas après, comme si elle n'avait jamais vu Lew dans cet état. Elle avait foutu tout ça en pause, juste le temps de s'amuser, se dégourdir, surtout de manger. Tu m'as déjà vu refuser d'aller courir après une bestiole ? Elle marqua une pause. Sûrement que si elle courrait juste comme une mongole, comme ça, le paon allait s'enfuir, et Lew allait l'égorger – c'est elle qu'il allait bouffer. Elle calma sa voix, juste le temps d'une phrase, juste pour se donner des airs sérieux et réfléchis. Chose la moins probable du monde. Même de celui-là. Courir discrètement, bien entendu. Petit sourire, retour de l'euphorie. Si j'le chope j'me fais une coiffe d'indienne avec ses plumes ! Le sourire de Marley, lui, ne disparaissait pas. C'était comme un tatouage. Il en fallait beaucoup pour le faire partir, pas beaucoup pour le ramener. Elle pensa à d'autres choses au passage. Que peut-être les pattes de paon ça porterait bonheur, que ça serait peut-être un pendentif super hype à avoir, le genre qu'elle pourrait revendre pour beaucoup de bouffe après. Mais si quelqu'un avait été foutu de trouver beaucoup de bouffe, si serait capable d'attraper un paon et de lui prendre sa patte, et tout tombait à l'eau. Marley soupira, presque déçue.
Au dernier moment, son regard se posa vers le sac de Lew. Bien trop rempli pour que ce soit normal. Un bref Eh c'est quoi ? lui échappa avant qu'elle ne trouve d'elle-même. Des lapins bizarres avec un chapeau et une horloge, une corde (il prévoyait peut-être de la pendre), des flacons qui lui donnaient envie de les vider et un filet, lui aussi bizarre. Marley lâchait des Oh ! et des Ah ! comme le public du juste prix à chaque nouvel objet, avant de tout remettre à sa place, sauf un des lapins. Elle se tourna vers Lew, le lapin au bout des bras. C'est quoi ? J'peux le faire tomber pour voir ? Elle ouvrit de grands yeux à Lew, ceux qui, il devait le savoir, le suppliaient... mais ferait ce qu'ils veulent en cas de refus. Elle tourna le lapin dans tous les sens, l'examina au plus près de l'action, donna de petits coups un peu partout, mais ce truc ressemblait à une peluche plus qu'à autre chose.
Sauf que... vous avez déjà vu une peluche qui fait tic, tac ? Marley haussa un sourcil, perplexe. Et une fois de plus, quelque chose dans sa tête lui disait que : Eh merde.
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❝ la mort imprévue fait partie de la vie, il faut bien l'accepter ❞

✢ DENTS PERDUES : 1031
☩ CERVELLES GAGNÉES : 1814
✢ ARRIVÉ AU PAYS LE : 06/05/2014
✢ PSEUDO : RUTLEDGE ASYLUM.
✢ AVATAR : aaronjohnson.
✢ CREDITS : heyjude.
✢ AGE DU PERSONNAGE : il avait 25 ans, et pour toujours, il aura 25 ans.
✢ JE SUIS : alice, la gosse.
✢ DANS TES POCHES : ☩ (x4) bombes lapin-fumées ☩ (x1) corde ☩ (x2) potions miniatures ☩ (x1) filet électrique
✢ TA VIE : 100/100
✢ ANCIEN METIER : il venait de sortir de la fac, voulait faire sa propre boîte. L'a pas eu le temps, le karma a pas joué en sa faveur.
✢ LOCALISATION : sûrement... sûrement, pft, qu'est-ce qu'il en sait au final. En compagnie de Marley, ça c'est sûr, où exactement telle est la question.


BANG. BANG.

Save myself? From death? is that it? Is that why I've come here? I'm not afraid to die. Times I've welcomed death!





✢ JE EST UN AUTRE : nopenope.
MessageSujet: Re: (lew) I see you lying next to me, with words I thought you'd never speak.   Ven 1 Aoû - 23:16







When your words mean
nothing I go la la la

T
rès souvent, Lew a du mal à comprendre comment Marley fait. Elle a gardé tout ce qu'elle était avant, malgré la mort, alors que lui progressivement plus il en apprend, plus il se se laisse aller. Il se demande. Une corde, un fil invisible doit la relier vers la réalité que toute la populace connaît. D'ailleurs, qu'est-ce qu'ils font là-haut ? C'est triste à dire, mais, ils s'en tapent de ceux qui sont morts, la terre s'empêchera pas de tourner pour autant. Drôle, à la fois triste, fatalement y'a cette prise de conscience. Marley elle est personne. Lew il est personne. Personne n'est personne. Alors qu'est-ce qu'ils attendent pour se trucider, se bouffer entre eux ? Lew veut s'donner une dernière chance, un petit truc, une genre de foi en l'humanité que la gamine a pu lui redonner comme ça. Suffit d'un sourire généralement, elle pleure jamais, et, est-ce qu'elle a seulement des faiblesses blondie ? Il sait pas. Il sait même rien d'elle. Juste son prénom, son nom, son âge, certainement pas les circonstances qui ont fait qu'une adolescente se retrouve ici à combattre contre des ignominies que même l'bon Dieu a pas voulu leur infliger là-haut. Au moins y'a pas de guerre, y'a des risques de famine certes, y'a juste cet esprit que oui la survie fait partie de l'homme, on en revient aux origines de la planète sans les costumes en bêtes - quoique, ça pourrait arriver un de ces quatre. Elle va dans son sens, en rigolant. Il s'demande souvent comment il a fait pour ne pas la croiser dans les rues de Londres, ne pas même tomber sur son regard comme on attrape un rhume, on s'en plaint au début puis plus ça reste, plus on s'y fait. C'est vrai, contrairement aux gens de sa famille, elle arrive à lui donner un petit truc la Marley, il saurait pas dire quoi. Un espoir cinglé très certainement, avec une bonne dose de tête sur les épaules. Si elle est là pour le soutenir, qui sera là pour elle ? Quelques jours après leur rencontre, il s'est juré que peu importe les évènements, il sera là. Qu'elle fatigue, qu'elle tombe malade, qu'elle soit blessée, même qu'elle menace de se faire saigner. Là. Toujours. Elle remplace un peu tout de sa vie, fait office d'un grand rien qui malgré tout comble toute sa rancoeur. Elle l'apaise. Oh ça, c'est sûr qu'il lui dira jamais, ou pas avant qu'ils soient dans une sale situation, il lui montre comme il peut, à sa manière. Parfois en s'foutant de sa mine, souvent en lui gueulant dessus. Une gosse, une soeur, une amie. Tout ce dont on a besoin dans le pays des merveilles c'est en elle, être si positive ça mériterait des baffes. C'est pas faute de le penser et de ne jamais le faire. Elle lâchera rien qu'elle dit. Bah, ils ont toute l'éternité pour causer de la nature humaine, l'heure est à ce qu'ils détestent le plus, courir après de la boustifaille. « Tu m'as déjà vu refuser d'aller courir après une bestiole ? » Et c'est ça qu'il aime pas vraiment quand ils vont s'jeter après des lapins. C'est Marley dans sa totalité. Oh, sa motivation est tout à fait louable, même qu'elle impose le plus grand respect, malgré tout, faut à chaque fois que ça parte en sucette. Qu'elle tombe, qu'une bête vienne en beuglant, que l'animal sache bien se défendre, que la poisse vienne les rattraper avec toute la violence dont elle est capable. Pour ce coup, Weaver peut l'affirmer : c'est un chat noir quand il faut taper dans de la viande. Son visage se décompose un peu, si juste qu'il en vient à rouler des yeux. Partenaire dans le pays des merveilles, partenaire dans la tombe et surtout dans la chasse. Foutre, ils sont pas sortis de ce merdier. Lew se redresse avec toute la grâce du monde, redressant un peu son cheval bâton par extension sans lâcher d'un oeil Marley, manquerait plus qu'elle s'auto-fasse un croche pied et qu'elle fasse fuir ce paon. « Courir discrètement, bien entendu. Si j'le chope j'me fais une coiffe d'indienne avec ses plumes ! » Elle lui donnerait presque envie de pleurer. Comment ? Comment ? C'est un mystère cette fille, alors qu'au premier abord elle paraît être une greluche aussi ridicule que peu futée. C'est faux. Ceux qui pensent ça, ils connaissent pas l'esprit qui se cache sous cette coquille frêle. Marley contrairement à beaucoup de ses congénères, elle est juste faite de la matière des rêves, humaine avec trop à donner sans recevoir en retour. Secouant un peu sa tête, signe de désespoir exacerbé, il fronce les sourcils quand elle vient à fouiller dans son sac. Il sait ce qu'il a dedans, sans savoir ce que c'est exactement. Ce pourrait être des poisons les fioles, quant aux lapins en métal, et bien, des genres de bombes ? Il a exploré pas mal d'idées, sans arriver à découvrir ce qui se cache sous ces objets trouvés. Il sait plus où, il sait plus comment, ils sont justes là, tant mieux pour eux finalement, au moins ils crèveront pas tout de suite. Sauf si. « Eh c'est quoi ? » La scène se passe au ralenti dans la tête de Lew, fallait qu'elle fouille maintenant et qu'elle fasse mumuse avec les objets qui s'y trouvent. Elle va le pousser à sa perte, c'est sûr, et quelle perte. « C'est quoi ? J'peux le faire tomber pour voir ? » Ses yeux bleus s'écarquillent. Trop tard. Marley, elle est trop curieuse.

Tic, tac, tic, tac, tic, tac, tic, tac. « Eh merde. » Elle fait pas si bien dire. L'aîné des deux ne sait même pas quoi en dire, oui il voudrait bien lui foutre un coup de sa massue à tête de cheval sur la tête pour qu'elle se remettre les idées en place. Pour le moment il doit la dégager, le plus vite possible, manquerait plus qu'elle lui éclate à la gueule. Déjà, ce serait dégoûtant et en plus, elle lui serait totalement inutile en vieux morceaux carbonisés de peau. Il l'attrape sans réfléchir plus longtemps. Merde, merde, merde, il sait pas à quoi elle peut servir c'te bombe. Peut-être que c'est rien, qu'il va en sortir un vrai lapin ou qu'au contraire, des flammes vont lui souffler dans la figure. Il peut pas prendre de risque. « MARLEY JE TE JURE. » Pas le temps, pas le temps de continuer sa tirade. Tic, tac, tic, tac, tic, tac, tic, tac. Une course de quelques secondes, juste assez pour qu'il puisse la lancer sur le paon. Avec de la chance, oui avec de la chance il crèvera sur le coup, ce sera un festin pour les deux compères. Tout se déroule bien dans sa tête. Dans le vrai monde, c'est loin d'être le cas. De la fumée grisâtre sort du lapin métallisé, il peut entendre le cri de panique de l'animal. Les yeux de Lew vont finir par sortir de leurs orbites. Il reste là, planté, penaud à se passer la main libre dans les tiffes, papillonnant excessivement des paupières. « Jeeee sais pas si je dois rire, ou pleurer. » Remarque, il pourrait faire ls deux à la perfection. Son estomac vient à lui rappeler à quel point il crève de faim. Au fur et à mesure des secondes qui filent, le paysage se fait plus net, y'a plus rien. Le paon s'est tiré en bon fuyard, lâche, il pouvait pas les affronter avec les épées qu'il a à la place des plumes ? Non, bien sûr. Pleutre. Maintenant, le but c'est de voir les choses avec une certaine philosophie. C'est pas sa faute enfin, c'est loin d'être elle la traitresse qui a gâché ce futur buffet. Le silence, puis à nouveau sa voix qui s'élève dans les airs. « Bon. Bon. Bon. Point positif, on sait maintenant que c'est pas une arme nucléaire de type dix. Point négatif, c'qui aurait pu nous r'donner des forces vient de se tirer. Morale ? Aucune. » Si ce n'est, ne va plus t'aviser de passer ne serait-ce qu'un doigt dans le bout de tissu qui me sert de sac. Se retournant pour faire face mais de loin à sa coéquipière, il hausse les épaules. « Dis-moi qu't'es douée pour tracer les pas d'une bête et j'te jure que je t'engueulerais plus. Sans déconner hein. » La bouffe lui donnerait-il l'envie de faire des promesses qu'il ne pourra presque pas tenir ? C'est possible. Si Marley peut se révéler être une maladroite compulsive, si ça se trouve, elle est même pas si mauvaise pour suivre un paon, il devrait briller de lui sous ce soleil, enfin pour le peu de rayons qui passent. Foutu bois.  « Ou que t'as une potion magique pour nous faire revenir là-haut, ce serait cool. » Y'a des fioles dans le sac.  « MAIS, pas touche à celles qui sont dans le sac, j'tiens pas à ce que tu m'claques entre les doigts blondie. » Un sourire vient à s'afficher sur son visage tabassé. Faut faire ça. De la distance, relativiser autant que possible pour ne pas se prendre le mur. Faut se la jouer à la méthode Marley, ça marche bien de ce qu'il en sait. Prenant appuie sur son arme comme pour faire une canne, sa tête tombe en arrière pour mieux admirer ce ciel bourré de feuilles. Il change pas. Des fois il s'dit que c'est un mauvais rêve. Tu parles, faut s'y faire aux couleurs étranges, aux fleurs qui causent et aux grognements dans les buissons. « J'pense que maintenant, on peut poser nos fesses sur l'herbe encore une fois et attendre le déluge, ça m'paraît sans danger comme option. » Une petite attaque pour elle, une. Oh, ça va jamais très loin, c'est toujours politiquement correct avec des injures en plus. Eh merde. Ouais, il aurait pas pu dire mieux. Eh merde. Ouais, ça résume plutôt bien l'effet zombifiant à la pays des merveilles.
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❝ êtes-vous pion ou reine ? ❞

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✢ DANS TES POCHES : un élastique pour sa tignasse, quelques miettes d'elle ne sait plus trop quoi, un vieux morceau de papier jauni - une liste de courses d'avant, ou un truc du genre.
✢ TA VIE : 100/100
✢ ANCIEN METIER : lycéenne. bonnes notes, pas si conne, mais trop bavarde. elle espérait vivre assez longtemps pour devenir vétérinaire - oups.
✢ LOCALISATION : va savoir. essaie de chercher Lew - elle en est jamais très loin, de toute façon.

''l'avenir est un long passé''

✢ JE EST UN AUTRE : meredith, l'handicapée qui veut pas peindre en mille couleurs l'air du vent (ce connard).
MessageSujet: Re: (lew) I see you lying next to me, with words I thought you'd never speak.   Lun 4 Aoû - 1:40


''Seconds march into the past
The moments pass
And just like that, they're gone''
MARLEY JE TE JURE. Marley leva de grands yeux vers Lew, prête à écouter tout ce qu'il avait à dire. Enfin, presque. Un peu. Peut-être. Si jamais. C'est pas sûr, mais ça s'pourrait. Deux trucs défilaient principalement dans sa tête, à la suite, et en boucle. Comme dans une ronde de pensées.
D'abord, le truc dans ses mains, qui était rapidement passé dans celles du bouclé. Tout ce qui fait tic, tac, ça lui avait jamais inspiré confiance. C'était soit des bombes – et c'est ni comestible ni un cadeau de Noël, donc logiquement inutile – soit une horloge. Marley n'avait rien contre les horloges, si ce n'est beaucoup trop de questions – comme : est-ce que le temps défile dans ma tête comme dans celle des autres ? Est-ce que ça se pourrait que pour une autre personne, ce qu'elle appelle une seconde en fasse quatre chez moi ? Les trucs qui font tic, tac, c'est trop de bordel, trop de responsabilités. Ça allait au moins être un appât à monstres ou un truc pour les tuer, sinon c'est pas drôle. Marley ne pouvait pas décoller ses yeux de l'objet, à la fois excitée et effrayée.
Deuxièmement, Lew qui gueule. Ce devait être encore pire que les bombes avec horloges. Encore pire qu'une question sans réponse ou même qu'une journée sans aventure ni adrénaline. Lew qui gueule, c'est Lew qui n'est pas content. Et ça implique : Lew qui fait la gueule, ou Lew et Marley qui vont s'engueuler, ou Lew qui est déçu, et tout sauf fier d'elle. Marley, elle voulait juste aider. Mais Lew qui gueule, c'est comme Lew qui sourit : c'est un pas grand chose qui la retourne dans tous les sens. Ça arrive souvent alors elle le supporte mieux. Elle s'habitue à sa voix qui monte, mais pas aux sensations que ça fait. Elle se fait pas à sa gorge qui se serre ni à cet horrible impression d'avoir du sable dans les veines, qui s'égraine doucement. Sec et tranchant. Elle se fait pas à l'envie de baisser la tête et de plus parler, parce que c'est pas elle. Elle n'avait pas de lien du sang avec Lew, non, mais il n'avait donc pas vraiment de raison de rester avec elle et de la supporter. Alors à chaque fois que la voix de Lew s'envole plus que d'ordinaire, Marley voudrait attacher leurs bras pour pas qu'il puisse la laisser, jusqu'à ce qu'elle puisse se faire pardonner. Même si c'était pas grand chose, jusqu'à ce qu'il soit content et fier d'elle une nouvelle fois. Parce qu'on lui proposerait le Père Noël à échanger avec son compagnon de route qu'elle en voudrait pas, Marley, alors le perdre en échange de rien, c'était pas envisageable. Mais Marley reste Marley avant tout, et Marley fonce avant de réfléchir, souvent. Alors elle lève de grand yeux vers Lew, l'air presque désolée, avant de lancer un immense sourire. C'est pas parce qu'elle a un désert dans les veines que même lui doit en être au courant.
Les pupilles vertes de la blonde s'élèvent dans les airs et suivent le mouvement du lapin que Lew vient de lancer. Son cœur s'accélère – est-ce qu'il en sortira un lapin vivant, un vrai de là-haut (elle l'appellera Gontrand), un paquet de serpents, est-ce que ça explosera dans la gueule du paon, est-ce qu'elle aura sa coiffe d'indienne ? Marley pousse un petit cri d'excitation, pas quelque chose d'audible à plusieurs mètres, juste un petit hiiiiii en oubliant une envie de sautiller sur place, de courir voir là-bas, de se jeter sur la bombe-lapin, de s'élancer sur le paon, de voler au feu de l'action, mais s'arrête net en voyant une simple fumée s'en dégager et leur repas s'envoler. Adieu Gontrand, adieu les indiens, on se reverra plus tard bison futé. Dans un dernier espoir, Marley se tente à sprinter sur quelques mètres, mais la fumée épaisse l'empêche de voir le paon qui aurait, de toute façon, été beaucoup trop rapide pour elle. Jeeee sais pas si je dois rire, ou pleurer. La gamine ne sait pas mieux que lui comment réagir face à la fuite de l'animal. Ni face au désespoir de son coéquipier. Elle reste là, au milieu de la fumée en attendant qu'elle se dissipe, et pense à mille choses. Elle serait bien monté en haut d'un arbre pour essayer de traquer la bestiole qui s'tape son chapeau en plumage, mais son dernier passage perché sur une branche ne lui donnait pas très envie. Bon. Bon. Bon. Point positif, on sait maintenant que c'est pas une arme nucléaire de type dix. Point négatif, c'qui aurait pu nous r'donner des forces vient de se tirer. Morale ? Aucune. Dis-moi qu't'es douée pour tracer les pas d'une bête et j'te jure que je t'engueulerais plus. Sans déconner hein. Marley se contenta de tendre le bras dans la direction qu'avait prit l'animal, les yeux rivés sur son coéquipier. L'est parti par là. Le point positif, pour Marley, c'était que Lew ne gueulait plus. Le point négatif, c'est que c'est pas aujourd'hui qu'elle pourrait espérer qu'il l'appelle Tonnerre Sauvage.
D'un pas lent, Marley s'approcha de son frère par intérim. Ou que t'as une potion magique pour nous faire revenir là-haut, ce serait cool. Elle leva un doigt en l'air et inspira pour prendre la parole, MAIS, pas touche à celles qui sont dans le sac, j'tiens pas à ce que tu m'claques entre les doigts blondie. mais le baissa aussitôt, presque déçue d'être aussi prévisible. Et en même temps, pas si mécontente de sa précision de fin de phrase. La tête blonde se secoua de gauche à droite, énergiquement. Même si j'savais, j'retournerais pas là-haut. Pas encore, du moins. Et j'te laisserais pas m'abandonner non plus. Quitter le Pays des Merveilles sans avoir tout découvert, Marley s'en voudrait trop. Le quitter sans être sûre de retrouver Lew là où ils iront et qu'il reste avec elle une fois là-bas, elle s'en voudrait encore plus. Alors qu'elle s'occupait à faire la moue, c'est lui qui s'essaya à sourire. Et il n'était plus question de sable dans les veines ni de déception, Marley n'avait pas besoin de plus pour se rassurer. N'empêche que grâce à moi, on sait qu'on peut devenir des ninjas, avec tes lapins, là. C'est pas Lew qu'aurait découvert ça tout seul, elle en était sûre. Et maintenant qu'elle était lancée, Marley aurait bien voulu tester tout ce qui se trouvait encore dans le sac. Mais elle ne tenait pas à se faire décapiter à ce point. Si j'retire c'que j'ai dit pour tes pieds qui puent, j'peux essayer les fioles ? Son petit rire s'éleva. Ça faisait du bien à entendre. Même elle en a besoin, des fois. Quand c'est trop tendu, quand c'est trop silencieux et que ça la rendrait presque mal à l'aise. Elle sait bien que Lew ne lui permettra pas de toucher à son sac une nouvelle fois avant qu'elle ait cent dix-neuf ans, il ferait sûrement une crise cardiaque au moindre truc inattendu, mais Marley tente, au cas où. Marley tente toujours. De toute façon, elle aurait jamais retiré ce qu'elle a dit sur ses pieds qui puent. Elle a jamais été vérifier – et ne tient pas à le faire – mais c'était marrant, comme théorie. Elle en avait des dizaines, comme ça, sur Lew. Un jour, elle finira par le disséquer pour tout vérifier. J'pense que maintenant, on peut poser nos fesses sur l'herbe encore une fois et attendre le déluge, ça m'paraît sans danger comme option. Marley n'attendit même pas a fin de sa phrase pour se rapprocher et lui donner un coup de coude. Eh, un peu moins, dis donc. Sans moi tu pourrais te balader avec un truc super dangereux dans ton sac sans même le savoir. Au fond, tu devrais m'dire : merci, ô divine Marley de mon cœur ! Le sourire de Marley s'étira d'une oreille à l'autre, comme si elle attendait que les remerciements tombent du ciel. Si t'avais pas lancé ton lapin à la con là d'abord, on serait en train de bouffer. C'est ta faute, hein. Tu fais chier, franchement, à toujours vouloir tout toucher de mes affaires là. Comme à chaque fois qu'elle inversait la situation en essayant de garder son sérieux, les joues de Marley gonflaient comme des ballons et elle éclatait de rire. C'était plus fort qu'elle, c'était à s'en rouler parterre. Prendre la situation comme deux coincés pas foutus de rire et affamés qui ne pensent qu'à ça ne ferait pas revenir le paon, alors autant se détendre un peu. En plus, avoir un balai dans l'cul, ça devait faire mal.
En se calmant, elle tira doucement sur la manche de son camarade. Bon, on a qu'à faire un truc, puisque monsieur n'est pas content : on essaie de retrouver le paon, et tu m'racontes c'qui t'est arrivé en même temps. Par contre, si j'l'attrape et que j'fais ma coiffe d'indien, tu devras m'trouver un nom d'indienne. Et pas un truc qui pue. Marley ne perdait jamais le Nord. Si elle voulait savoir quelque chose, elle le saurait, et le plus tôt était le mieux. Pour ce qui était de la coiffe d'indien, elle avait entendu dire que le plumage des paons de la région était aussi voire plus tranchant que ses cartes. Même consciente que ça ne sera pas possible, l'envie d'essayer lui brûlait le bout des mains. Et puis si on est à cours de conversation, j'te raconterai ma journée – je sais que ça te passionne. A moins que tu préfères poser ton cul, ouais. Froussarde. Elle sortit une de ses cartes rasoirs de son paquet en sifflotant, l'air faussement innocent, et s'amusa avec, la faisant passer d'un doigt à l'autre à une vitesse qu'elle a mit des mois – et beaucoup trop de coupures – à atteindre. Il n'était pas rare que Marley se moque de Lew. Elle ne s'était jamais demandé si ça l'emmerdait ou non. Marley se moquait d'à peu près tout le monde, elle-même y compris, alors la question ne se posait plus vraiment. Elle supposait que depuis le temps qu'ils se supportaient, si quelque chose dérangeait Lew, il le lui dirait. Ou bien il l'assommerait, au choix. Deal ?
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(lew) I see you lying next to me, with words I thought you'd never speak.

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