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 (gabwell) we are the crazy ones.

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MessageSujet: (gabwell) we are the crazy ones.   Lun 21 Juil - 13:50

and if i cry a little, die a little...
gabriel et roswell



un, deux, trois, quatre, cinq, six tu marches sans regarder devant toi. T'as l'estomac noué et le ventre serré, les muscles crispés et l'esprit embrumé. Combien de nuits, combien de jours ? Tu n'sais plus, tu n'sais pas. As-tu seulement rêvé ce qu'il t'arrive ? T'es perché, à l'ouest, paumé, complètement à la ramasse. Un bateau à la dérive sur un océan de conneries. Tu cherches des réponses dans les couleurs un peu trop forcées de ce monde qui n'existe que dans ta tête, t'en es sûr. Tu trouves du réconfort dans les tableaux un peu plus sombres et le repos dans les grottes dépourvues de toutes couleurs où se juxtaposent le noir et le gris, la culpabilité et les remords. Mais pourquoi ? Pour qui ?

vingt-quatre, vingt-cinq, vingt-six t'as pris cette fichue habitude depuis que t'es là. Tu comptes... tu n'sais pas quoi, mais tu comptes. Toujours les mêmes chiffres qui te reviennes dans la tête et toujours le même haut le cœur lorsque tu effleures des lèvres le chiffre 3, comme s'il signifiait pour toi quelque chose d'important, de réel, de concret. Dans cet univers disparate, tu cherches une raison d'avancer sans pour autant la trouver. Mais t'y as pris tes aises, depuis l'temps... Combien de temps d'ailleurs ? Ô douce utopie, tu sens ton sang qui se déverse dans tes artères sans pour autant pouvoir réaliser ce qu'il implique. Tu continues de respirer par accoutumance plus que par besoin, tu manges un peu, tu bois beaucoup mais bien plus souvent, encore, tu fumes et tu planes. T'es bien quand tu t'envoles, même si tu sais que ce n'est pas possible.

cent, cent-un, cent-deux, cent-trois encore ce tic, t'as l'œil qui sourcille sans comprendre pourquoi. Tu poses ton cul sur un tabouret alors qu'un théière se met à virevolter d'vant toi. Tu veux du thé ? Tu veux du thé ? T'as l'impression qu'elle chante mais t'en n'es même pas sûr. Est-ce ton esprit ? C'est ça, la folie ? Tu sombres, tu le sais, tu le sens. Mais pourquoi ? Tu ne comprends plus rien, t'as les yeux vitreux et le regard hagard. Tu fixes la vaisselle en esquissant un léger sourire. Ô douce folie qui te ronge depuis l'intérieur. Tu te souviens d'un visage, d'un corps et d'une chaleur familière, tu te souviens d'un nom que parfois tu étouffes entre tes lèvres sans trop savoir de qui il s'agit. T'as des traits qui se dessinent dans tes souvenirs, et puis, une voix si aigüe qui prononce des mots entrecoupés comme des sanglots. Tu te souviens de rien de bien concret, juste d'un cœur qui s'enflamme et d'une histoire qui te parait réconfortante. Tu t'y berces parfois, racontant à qui veux l'entendre que tu as été heureux, toi aussi. Pourquoi n'y aurais-tu pas eu le droit, après tout ? Il n'y a pas que les gens saints d'esprits qui peuvent goûter au parfum sucré de l'euphorie.

cent-soixante-deux, cent-soixante-trois, cent-soixante-quatre et parfois tu cesses de compter pour t'exprimer. Oui, tu y arrives plutôt bien aujourd'hui, tu ne perds plus le fil de tes pensées. Alors tu ouvres la bouche, ton esprit se met en veille et tu t'exprimes d'une voix rauque. Moins chaud que la dernière fois, s'il te plaît. Mais tu t'adresses à une théière... peut-elle te comprendre ? Il semblerait que oui. Elle danse devant toi alors qu'une tasse vient la rejoindre, elle y déverse de son liquide brûlant tandis que la petite semble gémir. Tu rigoles, machinalement, tu ne trouves peut-être même pas ça drôle dans le fond. Es-tu vivant ? Tu ignores tout le sens de ce mot à présent. Tu vis dans un rêve, dans un coma, une léthargie. Tu aspires à la paix, mais tu ne la trouves pas. Comme prisonnier de souvenirs dont tu ne comprends pas le sens, tu te laisses vibrer au rythme des paysages et des anomalies que tu rencontres ici bas. Tout comme ces personnes que tu rencontres, sans savoir si elles existent vraiment. Tu as parfois des éclairs de lucidité mais ils ne durent jamais longtemps... il te suffit parfois de toucher quelque chose pour te rendre compte de la réalité autour de toi et puis, tu sombres à nouveau. Mais toujours... toujours tu comptes, car c'est la seule chose de concrète que tu trouves à faire ici. deux-cent-quatorze, deux-cent-quinze, deux-cent-seize.

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❝ on peut changer en bien ou en mal ❞

✢ DENTS PERDUES : 105
☩ CERVELLES GAGNÉES : 1756
✢ ARRIVÉ AU PAYS LE : 14/07/2014
✢ PSEUDO : Daidai.
✢ AVATAR : James McAvoy.
✢ CREDITS : Daidai & Tumblr.
✢ AGE DU PERSONNAGE : Trente et un ans.
✢ JE SUIS : La reine de coeur.
✢ DANS TES POCHES : Un mouchoir blanc taché de sang, et une montre qui ne sert désormais plus à rien.
✢ TA VIE : 100/100
✢ ANCIEN METIER : Pâtissier.
✢ LOCALISATION : Un peu ici, un peu là-bas, et partout à la fois.




✢ JE EST UN AUTRE : Aussi fou puis-je être je ne suis qu'un.
MessageSujet: Re: (gabwell) we are the crazy ones.   Mar 22 Juil - 16:43



LA HONTE N'EST PAS AUTRE CHOSE QU'UNE ÉMOTION MALSAINE INVENTÉE PAR LES BIGOTS ET LES FAUX DÉVOTS POUR EXPLOITER UNE HUMANITÉ INNOCENTE.


Les yeux ouverts. Écarquillés. Explosés. Le souffle court. Haletant. Palpitant. Tu t'éveille sous les rayons orangés d'un soleil déclinant, et autour de toi résonnent déjà les cris des animaux nocturnes qui, comme toi, s'éveillent. Machinalement tu tire de la poche de ton pantalon cette montre qui ne t'aura pas quitté entre ta vie et ta mort, mais dont le tic-tac machinale n'a plus aucun sens. Les secondes, les minutes, les heures, les jours, plus rien ne semble être régit par un ordre logique, tout s'écoule anarchiquement, tout se déroule dans un parfait manque de réglementation. Jamais tu n'aurais cru dire ça, ni le penser, mais l'ordre naturel des choses, quelque part, te manque un peu. Ici-bas, tout semble être fait pour te perdre d'avantage, et tu t'enfonce un peu plus à chaque instant dans une folie qui n'est pas la tienne. Tu sais que tu n'es pas fou, tu le sais tout au fond de toi et tu te raccroche à cet esprit encoléré pour ne pas sombrer, mais chaque pas de funambule fait sur la brèche de ce monde insaisissable te rend un peu moins sûr de toi.

Fatigué par ce sommeil que tu n'arrives pas à étreindre, tu te redresse lourdement, étirant tes membres dans un grognement grinçant tout en faisant craquer la moindre de tes articulations. Tout ton corps n'est que douleur, ce rêve que tu ne cesse de faire ne fait que remonter en toi les crispations et les souffrances liées à ta mort. Pourtant tu le sais, ou tout du moins tu devrais le savoir, rien n'est vraiment réel, tout est dans ta tête, ce n'est rien qu'une question d'habitude. Un traumatisme certain qui s'est installé dans ta mémoire, dans les méandres de ton esprit, et dont tu ne peux te soustraire. La mémoire du corps diraient certains. La mémoire de la mort te dis-tu.

Alors lentement, prenant appuis sur ton parapluie, la démarche incertaine, tu reprends ta route puisque tu n'as rien d'autre à faire. Les yeux mi-clos, éblouis par un soleil déclinant, tu marche dans une direction qui te plaît plus qu'une autre sans savoir vraiment vers où tu te dirige. Bien sûr, tu as déjà eut bien des fois le loisir de te promener sur ces terres, et même si tu te doutes bien que tu as déjà eut autant de plaisirs que de déplaisirs à visiter ce petit pays, tu restes surpris de toutes choses qui semblaient t'avoir échappé. Ce ne sont jamais que des détails, mais les détails sont porteurs d'une grande importance, après tout, ta mère ne disait-elle pas avec un petit sourire mutin quelque chose comme « le diable est dans les détails », et des détails ces landes mortelles en étaient fourmillantes. Et tu te permettais de croire qu'en ces lieux il n'y a pas de place pour Dieu, qu'il ne s'agissait pas même d'un maudit purgatoire où il fallait se battre pour obtenir sa place au paradis. Tu osais même penser que tu te trouvais dans l'antichambre de l'enfer, perdu dans les affres des limbes tortueuses d'où s'échappait l'odeur entêtante du thé.

Tu t'éveillais alors, sortant de cette torpeur qui rendait tes jambes plus molles que jamais et l'appuie sur ton parapluie plus tremblant qu'auparavant. Une grande inspiration te fait goûter au plaisir de ces parfums qui ne te sont pas méconnus, et s'impose une évidence : cela fait bien des lustres que tu n'as pas trempé tes lèvres dans un bon thé.  Un temps infini que tu n'as pas senti l’âcreté du earl grey te couler le long de la gorge pour te brûler les entrailles, tu en aurais presque oublié le goût mais son parfum reste. Ce n'est pas tant que tu aimes le thé, tu rechignais même à te soumettre à cette ancestrale coutume de « l'heure du thé » quand ta mère te demandait de lui tenir compagnie, mais il semblerait qu'à cet instant tu en ais juste besoin. Le simple besoin de sentir que tu fais encore parti de quelque chose, l'envie de sentir que tout n'est pas encore mort en toi.

Tu passes alors sous les branchages et tu t'égratignes les joues entre les ronces à force de ton empressement. Peu t'importe ce mince filet de sang qui s'écoule le long de ta joue, tu as déjà connu pire, tu as déjà souffert mille mort alors que peut bien te faire une petite coupure ? Seul compte, à cet instant, le résultat et le résultat ne tarde pas à s'étendre sous tes pieds en prenant un air sinistre. Tout n'est que désolation. Rien ne tient plus et dans ce paysage macabre se trouve, accoudé à la table, un homme qui parle à une théière. Cet homme empreint de folie ne t'es pas inconnu, sans le connaître vraiment, tu sais qu'il n'est pas le genre de personnage que tu saurais apprécier mais dont la compagnie peut donner un semblant de sens à ta vie. Un sourire prend forme sur tes lèvres blêmes, il est à couper au couteau. Infâme. Implacable. Mais peu importe qu'à cet instant tu semble aussi fou que cet homme.

D'un coup de pieds tu te dégages un passage entre les débris de chaises qui jonchent le sol, et c'est avec un soin tout particulier que tu choisis le trône sur lequel tu viens poser ton séant. Légèrement bancale, tachée de sang séché et certainement de ce qui fut le reste d'un gâteau, peu importe tout respire la mort ici-bas et ce ne sont pas quelques taches de sang qui te rebuteront. Sans faire plus attention que cela à ce compatriote avachi sur cette tache tu attrapes une tasse décorée de fleurs bleues, elle est ébréchée mais tout ce qui semble compter pour toi c'est qu'elle soit propre. Tu souffle à l'intérieur comme pour chasser un restant de poussière et de venir attraper cette théière qui se balade sur la table. Tu ne poses pas une seule question au sujet de ce type de sorcellerie dont tu es témoins. C'est un peu comme si à force d'être témoin de toutes les absurdités de ce monde tu n'y faisais plus attention. Un pincée de sucre, un tour de cuillère, et c'est d'une thé bouillant que dont tu avales une gorgée, la brûlure te fait grimacer, mais cela te fait te sentir un peu plus vivant qu'avant, et dans une acte peu maîtrisé tu repose bruyamment ta tasse dans sa coupelle attendant un geste de la part de cet autre dans un silence oppressant.
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MessageSujet: Re: (gabwell) we are the crazy ones.   Jeu 24 Juil - 8:44

and if i cry a little, die a little...
gabriel et roswell



trois-cent-vingt-deux, trois-cent-vingt-trois, trois-cent-vingt-quatre tu comptes, en silence, toujours. La folie possède un goût dont tu te délectes, au fil du temps. Tu n'en as plus aucune notion, d'ailleurs. Tu baignes dans cette utopie sans réussir à discerner le faux du vrai, le vrai du faux. Mais tu t'en moques, t'es coincé ici, c'est la seule réalité qui te réconforte... un peu ! Tu saisis la tasse du bout des doigts, tu la portes à tes lèvres. Le liquide chaud ne te brûle pas la gorge mais t'enivre facilement. Tu y prends rapidement goût, si bien que tu en bois une deuxième gorgée sans prêter attention à l'homme qui vient de te rejoindre. Il s'est assis sur le trône, tu le remarques du coin de l'œil mais ne bronche pas. Le silence est d'or, dans ce monde. Ici, rares sont les personnes à s'exprimer par des mots, de simples regards suffisent, les gestes aussi. Tu apprécies cette quiétude, marque de respect entre les Hommes. Tu gardes les lèvres scellées... combien de temps ? Tu l'ignores ! Les secondes se déforment trop facilement ici-bas, si bien qu'il est difficile pour toi de trouver des repères. Le soleil achemine sa course dans le ciel bien plus rapidement certains jours que d'autres, et quelques nuits sont plus longues que d'autres. Parfois, tu penses qu'elle durera une éternité. Tu t'imagines alors évoluer dans le noir complet et tu as peur. Oui, t'as souvent peur depuis que t'es ici, bien plus qu'avant. Mais ce sentiment-là te fait du bien lorsqu'il te ronge, t'as l'impression d'être vivant.

quatre-cent-neuf, quatre-cent-dix, quatre-cent-onze t'as pris de sales habitudes depuis que tu t'es retrouvé dans ce monde. Mais elles sont devenues rassurantes avec le temps, elles maintiennent ton esprit en éveil et te donnent, surtout, l'impression d'appartenir encore à quelque chose. Es-tu vivant ? Tu l'ignores complètement... Est-ce ici le purgatoire ? Tu te poses souvent la question sans trouver de réponse. Tu portes à tes lèvres une troisième fois la tasse alors que le silence règne toujours entre vous deux. Tu ne sais toujours pas de qui il s'agit, tu n'as pas encore pris le temps de le détailler. Tu sens sa présence comme une ombre qui guette, une ombre qui plane sur toi. T'as peur à l'idée de reconnaître quelqu'un, car certains visages parfois te paraissent familier. Il y a des traits qui, souvent, te rappellent d'autres personnes. Tu ne sais plus qui tu es, tu ignores tout de ce que tu as vécu avant d'arriver ici même si, parfois, dans un éclair de génie, tu découvres quelques instants furtifs d'un passé qui, te semble-t-il, était heureux. Tu sais que tu as un enfant, tu le sens jusque dans ton cœur. Lorsque l'idée traverse ton esprit, tes muscles se crispent et tu éprouves le besoin inexplicable de le protéger... ce petit être qui devait, bien sûr, t'être très cher. Oui, tu avais un gosse. Tu ne sais plus son nom ni son sexe, tu sais juste que tu l'as aimé. De toutes tes forces, plus fort encore que la femme qui te l'a donné. Car tu en es certain aujourd'hui, il y avait une femme dans ta vie. Ses courbures, ses formes, son visage te sont inconnus, mais son parfum, lui, hante tes souvenirs à chaque fois que tu fermes les yeux. Ce sont ces étranges petites choses qui font encore battre ton cœur.

quatre-cent-quatre-vingt, quatre-cent-quatre-vingt-un, quatre-cent-quatre-vingt-deux mais tu ne les retrouveras jamais. Cette folie dans laquelle tu t'enfonces n'est pas une coïncidence. Tu sais qu'elle est en lien avec cette famille que tu avais. Nul homme ne sombre dans la folie sans que son cœur n'ait pu être brisé. Et puissent tes souvenirs être aussi flous que possible, tu sais que rien n'avait plus d'importance dans ta vie que cette femme et cet enfant. Alors deux options s'ouvrent à toi et s'offrent comme des réponses à certaines de tes questions. Soit tu es mort, soit ces personnes-là le sont. A quelque part, tu souhaites la tienne plus que n'importe quoi, il est toujours plus facile de partir le premier. Mais si la vie après la mort doit ressembler à cet endroit, alors tu t'en veux d'avoir crevé le premier. Ici, tout n'est que confusion et distorsion. Rien n'est plus vraiment réel et pourtant tout paraît l'être encore. Les fleurs que tu effleures du bout des doigts sont concrètes, tout autant que les effluves de l'eau que tu sens lorsque tu t'y promènes. Tu ne cherches plus à torturer tes idées et tes souvenirs, tu les laisses sommeiller en toi et dormir sans jamais les déranger. Tu te moques bien de savoir où tu es et pourquoi tu es ici... tu as déjà tissé ton histoire à partir des éléments que tu crois connaître. tu es mort en cherchant à les sauver, tu as pris une balle / un couteau en pleine poitrine et tu as rendu l'âme en protégeant ta famille, tel un héros est la fable que tu racontes le plus souvent. Parfois, tu la modifies un peu mais tu ne te dépeins jamais comme un être méchant et borné. Non, à tes yeux, tu es un sauveur...

cinq-cent-trente-quatre, cinq-cent-trente-cinq, cinq-cent-trente-six tu fais abstraction de tes pensées sombres, tu bois une quatrième gorgée de ton thé et passes ta langue sur tes lèvres doucement. Il est temps de tourner ton visage, d'observer l'homme qui a pris place à cette table et qui te dévisages. Combien de temps s'est-il écoulé depuis qu'il est arrivé ? encore cette fichue question et aucune réponse à y apporter. Tu détournes donc ton visage dans une lenteur inquiétante, posant tes yeux sur un homme que tu crois connaître. Tu reconnais le visage familier de Gabriel, une connaissance, pas même un ami. Cette notion perd tout son sens dans un monde comme celui-ci. Tes lèvres se déforment dans un sourire tiré, figé, sans aucune chaleur. Tes yeux se posent dans les siens et alors tu te décides doucement à articuler quelques mots d'une voix qui te paraît, à chaque fois, plus étrangère que la dernière fois. Le thé est délicieux, mon ami. Tu gardes une expression toujours aussi glacial alors que tes yeux se posent à nouveau sur ta tasse. Tes mains sont jonchées de petites cicatrices, signes d'un combat que tu mènes depuis ton arrivée ici. Tu portes à tes lèvres la porcelaine réchauffée par le thé et y lapes à légers coup de langue. Tu es cet animal qui a sombré dans la folie. Ô douce folie qui t'enveloppes de ses bras légers et douillets. Tu t'y enfonces, tous les jours un peu plus, elle est ta seule équipière dans cet univers car elle ne doute jamais de toi.



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