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Les conséquences de la première INTRIGUE de WHYDA, c'est par ici ! :proud: :cat:
N'hésitez pas à REMONTER WHYDA sur bazzart ou prd :hin: :fox:

Ce n'est pas parce que le forum a une annexe sur les troubles qu'il est obligatoire de jouer un personnage malade.
UN SAIN D'ESPRIT c'est tout aussi bien. :rabbit: What a Face
Il est obligatoire de BIEN lire les annexes, auquel cas le staff vous mordra les fesses. :ivil:
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Entre autre, pour continuer sur les pseudos, les prénoms trop excentriques (drogue, alcool
:chaat: ou autre totalement improbable) sont INTERDITS, merci de rester réalistes. :chaat:
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 God is everywhere □ Elias (pnj autorisés)

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❝ si ton cerveau déraille, c'est fini ❞

✢ DENTS PERDUES : 2220
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MessageSujet: God is everywhere □ Elias (pnj autorisés)   Lun 28 Juil - 20:55





god is everywhere





Les martyrs sont condamnés à fuir, ils ne peuvent plus agir, ils doivent fuir sans se retourner. Ils sont abandonnés par ceux qu'ils pensaient aimés qui finalement, n'étaient que des enflures et des ordures. Jillian n'était pas une martyre, mais elle fuyait depuis des années, bien avant d'arriver dans ce pays infesté par les malheurs et où régnaient la mort et les remords. Jillian n'était pas consumée par ses péchés et ses erreurs appartenant au passé, mais depuis sa rencontre avec sa sœur, elle ne pouvait s'empêcher d'y repenser, de regretter tout continuant de la détester. C'était triste l'ironie de cette non-vie, même dans un endroit aussi pourri, la haine avait grandi et rien, non rien, n'était tombé dans l'oubli. La gamine s'était assoupi, non pas endormi, bel et bien assoupie seulement pour quelques instants d'un répit, qui a juste titre, étaient mérités et avec ardeur, il était désiré. La demoiselle fut réveillée par des bourdonnements acérés de volatiles enragées. Par le temps d'affronter, il fallait s'évader et esquiver. La demoiselle blonde tira des coups en arrière sans jamais réellement observer derrière, c'était des tires dans le vent, ce n'était pas violent, mais tout simplement gavant et purement chiant.

La blonde enragée était partie, sans regarder vers où ce chemin allait l'emmener. Le hasard et le karma seraient ses seuls guides, elle avait le regard livide et ce visage impassible, le sourire était éteint. il ne serait pas vain, d'espérer le voir de nouveau illuminer le sourire de la gamine qui brillait de par sa petite mine. Les yeux fatigués, le visage épuisé et le corps au bord de s’effondrer, elle s’entêtait et avançait, sans crier gare, elle pénétra dans le bois où les ombres semblaient se déplacer et où chaque recoin se rejoint et de disjoint. Les gens pouvaient jouer les malins, les vauriens ou les cons, c'était chose peu aisé de se retrouver dans cet endroit boisé. La blonde ne se retourna que trop tard, il était pour tôt, l'aube venait de se dévoiler et venait ensoleiller la forêt de toutes les peurs, de toutes les terreurs et des erreurs. Probablement, qu'avec un peu plus d'intelligences et moins de négligence, elle ne serait probablement pas en train de se demander si elle était paumée... Évidemment, si elle était incapable de trouver la réponse, elle coulait de source : elle était hors course, perdue dans une forêt déprimante et perturbante.  

La demoiselle n'aimait pas s'y balader ou même y passer, le pays des merveilles était morbide partout, mais cet l'endroit l'était par-dessus tout, ou par-dessous tout, tout dépend si le monde tourne encore à l'endroit ou à l'envers. Elle porta son enfantin au plus loin, elle se sentait comme un pantin qui lentement se libérait et verrait enfin la lumière du soleil effleurer sa peau. Les arbres volumineux ne laissaient paraître que des rayons lumineux perdu entre les cieux, perdu entre tous ces lieux. Le visage brillant, le bas du corps titubant et le sourire béant, la demoiselle oubliait ses blessures, ses morsures et ses fêlures, elle sentait la chaleur frôler son visage, déjà trop amoché par ces monstruosités. Cet instant, fut bref et brûlant, elle sentait son corps s'enivrer de ce moment qui n'allait pas tarder à s'achever. Un cri désespéré, qui semblait résonner, un simple d'esprit qui n'avait toujours pas compris, qu'il fallait fermer sa gueule de dégénéré pour continuer à respirer ? Bordel que les gens étaient cons, de véritables couillons en manque d'attention. La demoiselle écouta le son de cette fois, qui était humaine, presque frêle, mais elle était accidentelle, un cri non désiré qui avait sans doute échappé à un égaré.

La blonde avança prudemment, son fusil chargé et la main prête à presser la détente. Son regard tomba nez à nez avec un trou, une sorte de terrier ou une tombe, c'était morbide et pénible de s'imaginer le délire de la personne qui avait creusé ce trou. La blonde s'agenouilla alors pour se rapprocher et regarder, les yeux exorbités et la bouche grande ouverte, elle connaissait l'inconnu qui était tombé. Se mordant ardemment les lèvres pour ne pas exploser de rire et ne pas trahir ses pensées inavouées. La blonde afficha néanmoins un petit sourire ne coin, de tout le temps qu'elle avait connu cet homme, elle n'avait daigné regarder que son cul et à la limite, fermer les yeux pour écouter sa voix, mais même tous les fantasmes du monde ne pouvaient pas venir à bout d'une chose : une messe. « Vous vous foutez de ma gueule ? » La demoiselle souriait, c'était peut-être mauvais, mais Jillian n'était pas méchante, à la limite isolante.... « Vous voulez de l'aide pour vous remettre dans le droit chemin ? » Ce n'était pas une pétasse, sa soeur oui, Jillian était plus une bécasse.



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ps: j'espère que ça ira, j'ai du mal avec les débuts  :coeur: 
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✢ TA VIE : 100/100
✢ ANCIEN METIER : prêtre, homme de dieu, d'église, de foi, de tout
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MessageSujet: Re: God is everywhere □ Elias (pnj autorisés)   Mar 29 Juil - 22:13


   
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V
ingt-trois minutes et dix-huit secondes. Cela faisait vingt-trois minutes et dix-huit secondes qu’Elias attendait, caché derrière une souche d’arbre moisie. Il observait sa proie avec minutie. Il détaillait chacune des petites touffes de poils aux tons pastel. Il  ancrait dans son esprit chaque petit mouvement, le moindre, du plus souple au plus furtif. Les oreilles, hautes, qui oscillent à chaque écho qu’apporte le vent, la patte arrière gauche, qui frétille doucement, les petites dents, qui s’agitent sur des brins d’herbe. Pour chasser une proie avec succès, il faut être la proie. Cette phrase était entrée dans l’esprit du prêtre, mais il ne savait pas exactement d’où il la tenait ; peut-être une citation de Sun Tzu. Ou un extrait d’un épisode des Simpson un peu raté. Quoi qu’il en soit, il le tenait, son lapin. Il ne le regardait que par intermittence, le niveau des yeux à peine plus élevé que celui de la souche, pour ne pas éveiller les soupçons d’un mammifère si innocent. Il ne fallait pas l’effrayer, où il s’enfuirait et Elias s’endormirait le ventre vide. Déjà qu’il n’était pas particulièrement fier de devoir tuer un animal pour se remplir l’estomac. Enfin, le tuer, ce n’était pas encore chose faite.

La petite boule de poil relève alors la tête, un brin d’herbe dans la gueule. Sa minuscule truffe brillante se soulève plusieurs fois. Puis, Elias la remarque. Une petite chenille processionnaire, toute frêle, toute velue, qui se dandine devant son nez, à même la souche mortifiée. Oh non, que résonne sa voix dans son esprit. Ça lui chatouille les narines, ça gratte les sinus, ça brûle la gorge. Il se rappelle être allergique à ces petites bêtes, surtout à leurs poils urticants. Par simple inhalation il peut… et trop tard. Il ne peut se retenir et éternue de toutes ses forces. Le reste s’enchaîne avec rapidité. Le lapin s’effraie, et commence à fuir, toutes pattes en l’air, le prêtre se maudit, se reprend et se lance à sa poursuite. Les grommellements de son estomac ne l’empêcheront pas de l’avoir, au contraire, ils le motivent.

Ses prunelles ne voient que le pelage rosé  de l’animal qui bondit à une vitesse folle, de racines en racines, de tas feuilles mortes en rocs érodés. Il court, il court, le jeune prêtre du bois vilain. Il pare les coups de branches de ses bras et manque par deux fois de s’effondrer. Il parvient tout de même à rattraper la bête. Plus qu’un mètre, un pauvre mètre. Alors il tente le tout pour le tout et se jette sur elle.

C’était sans compter le talus que l’animal a eu la présence d’esprit d’esquiver. Elias sentait chaque rocaille percuter son corps, roulé en boule. Une ronce lui déchire le bas de son pantalon, lui écorche les mains, déjà poisseuses. Quand enfin, il arrive au bas du talus, il se relève avec peine, gémissant, une main sur le dos. Une vilaine grimace se dessine sur son visage rougi et il se retourne, pour admirer la pente qu’il venait de dévaler. Il fait à peine deux pas en arrière. Plus par réflexe. Deux pas, tous petits, insignifiants. Puis il crie. Un hurlement bref, mais strident. Même sa cousine Andrea hurlait de façon beaucoup plus virile. Même Ivan, avant sa puberté. Dans un bruissement sourd et avec un hoquet de douleur, il se retrouve les bras en croix,  allongé sur le dos. D’ici-bas, les arbres lui paraissaient si haut qu’il n’en voyait plus la cime. Et la fosse dans laquelle il avait chuté lui inspirait de mauvaises images. C’est donc ce que ressent un cadavre, quand on le met en terre ? Il se relève péniblement. Malgré sa grande taille et toutes les invocations de Dieu du monde, il manquait au prêtre un bon demi-mètre pour se hisser jusqu’en haut. Je vais pas m’en sortir. Ça y est, c’est la fin. On va retrouver mon corps inerte dans ce trou, comme pré-conçu et il suffira de me couvrir de terre. Voilà, c’est dit, c’est pensé, ça va pas tarder à arriver. Bon Dieu, pardonne moi. « IL Y  A QUELQU’UN ? AU SECOUUUURS, JE SUIS LA EN BAS ! JE NE PEUX PLUS REMONTEEEER ! »  Il allait pousser d’autres appels à l’aide avant de se raviser, après un minimum de réflexion. Il y avait plus de chances qu’il interpelle un monstre dégoûtant plutôt qu’une bonne âme charitable.

Néanmoins, après quelques instants, il perçoit des bruits de pas sur le lit de feuille et bientôt, un visage angélique apparait du haut de la fosse. « Vous vous foutez de ma gueule ? » Un sourire plaqué sur ses lèvres, elle observait, juchée sur ses hauteurs.  Elias avait vaguement l’impression de l’avoir déjà vue, avant sa mort. Mais sur l’instant, encore confus, et en repensant aux centaines de visages qu’il avait déjà aperçu à l’Église, il n’est pas parvenu à mettre un nom sur ce visage. « Vous voulez de l'aide pour vous remettre dans le droit chemin ? » Il ne relève pas l’allusion et se contente de lui offrir un sourire amical, même si ça ne change en rien à la situation.  « Si ce n’est pas trop vous demander, j’apprécierais énormément, oui ! » Il tend le bras, s’appuie sur ses jambes, et avec l’aide de la jeune blonde –et pas mal de coups de pieds dans le vide, il parvient à s’extirper de sa tombe, non sans quelques gouttes de sueur qui perlent à son front. Une fois debout, sur la terre ferme, il s’éloigne de deux bons mètres de ce terrier de lapin géant et époussète sa soutane du revers de la main. « Merci beaucoup, que Dieu vous protège. » Un nouveau sourire et il se surprend à détailler le visage de la blonde. Cette impression de déjà-vu le poursuit davantage. « Vous n’auriez pas par hasard… une sœur ? » Il lui trouvait des points communs à cette jeune femme avec qui il a participé à la recherche de la petite perdue. Et puis, en creusant un peu plus profondément, les pièces du puzzle commençaient à se remettre en place. « Nous nous sommes déjà croisés là-haut, pas vrai ? »


Dernière édition par Elias Quigley le Dim 24 Aoû - 22:47, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: God is everywhere □ Elias (pnj autorisés)   Mer 30 Juil - 18:33





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Le curé allait-il se faire prier ? L'idée amusait la demoiselle, pendant des années elle s'était installée sur un banc pour l'écouter blablater et déblatérer contre son discours bien préparé. Jillian se souvenait de lui, elle était même capable de se souvenir du bruit de cette fichue église. La gamine avait toujours une petite mine lorsqu'elle venait assister à la messe, elle n'était pas du genre à se presser pour admirer des gens en train de se la fermer pour écouter un mec parler. La blonde n'oublierait jamais ces fameux dimanches où elle devait retrousser ses manches et sourire, ne pas rire et ne surtout pas s'enfuir. La demoiselle n'avait rien contre la religion, elle trouvait tout simplement que le clergé n'était composé que de gens dont la prétention était sans nom. Sexistes, fermés d'esprit et chiants. Cela résumait les idées – infondées – de mademoiselle Hale. C'était hypocrite de se prétendre ouverte d'esprit avec une vision aussi archaïque des hommes dont la foi n'était plus à prouver. La blondinette n'était pas parfaite, elle le savait, mais les tirades et autres monologues n'étaient sa tasse de thé. La première réaction fit son apparition, mais une autre question allait être soulevée : comment ? Un curé mort, mais pas au paradis ? Drôle de vie et surtout, pauvre de lui.

Venir l'aider n'allait pas illuminer la journée de la blonde, mais c'était mieux que de rester, les bras croiser et de le regarder se faire à chier à remonter... Cela serait probablement amusant, mais provoquant et ce n'était pas dans la nature de Jillian de chercher à provoquer. Le curé ne semblait pas totalement désespéré et son petit sourire pourrait presque laisser paraître quelqu'un dont l'honneur n'était clairement pas bafoué. Il n'allait pas rester coincé une éternité dans cette tombe improvisée, ça serait emmerdant, puisque le temps ne semblait plus s'écouler... La demoiselle lui tendit son bras pour l'aider à sortir du trou, pour une fois, ce n'était pas métaphorique pour une fois. La demoiselle était mieux dotée en muscles dans le haut que le bas de son corps bien roué. Cela pouvait s'expliquer par sa pratique de l'arc, qui nécessitait une force dans les bras que beaucoup semblaient ignorer. Finalement, il fut sortie et cela en un seul morceau, enfin à première vue il ne semblait pas trop amocher, faut dire, il était juste tombé, fallait pas exagérer ce n'était pas un précipice. La blonde utilisa probablement ses dernières forces de la journée pour l'extirper, il pouvait se contenter de la remercier, elle n'allait pas le coller pour lui rappeler qui elle était. La demoiselle sourit, elle ne voulait pas le blesser ou même l'énerver, mais Dieu, ça faisait longtemps qu'il avait dû se prendre un pieu vu la gueule du paradis... « L'espoir fait vivre » Ce n'était pas réellement des mots qui lui étaient destinés, c'était simplement des chuchotements dans le vent.


Le pauvre curé, il commençait déjà à faire regretter l'acte de générosité totalement désintéressé de la demoiselle. S'il continuait sur cette sombre voie, il risquait de se retrouver à l'endroit où il était tombé. Victoria Hale était un sujet prohibé, en parler ne faisait qu'attiser une haine déjà gangrenée dans la blonde au cœur abîmé. La survivante se contenta de lever les yeux, ce regard n'avait rien de joyeux ou même de haineux... Elle serait toujours, la sœur de Victoria Hale, elle serait toujours cette sœur. Même dans la mort elle ne serait que ça, rien de plus. Même en enfer, la petite dernière semblait prête à croiser le fer avec sa sœur... Un cœur plein de rancœur était comme une bombe, et cette bombe signait l'arrivée prochaine de sa tombe. Un petit sourire en coin, replaçant une mèche de cheveux en arrière, elle avait envie d'être vulgaire, mais elle préférait se taire. « Une blonde cinglée du nom de Victoria ? En effet, c'est ma sœur, enfin ça dépend des points de vue. » Arquant les sourcils, les deux sœurs s'étaient endurcis, leurs relations également.

La demoiselle le trouvait gentil, le premier ressenti allait peut-être, être enfin oublié. La demoiselle rigola sincèrement lorsqu'il évoqua l'idée d'un haut et d'un bas. L'idée de se croiser étant néanmoins justifié, la demoiselle faisait office de plante verte lorsqu'elle daignait se présenter le dimanche avec sa petite famille. La blonde croisa les bras, elle ne voyait pas comment se présenter sans risquer de l'offenser... Elle n'allait pas lui dire qu'elle était là un dimanche sur cinq et qu'elle préférait admirer la décoration et que les différentes intonations que le curé prenait ne lui permettaient pas de fantasmer . Elle avait pourtant essayé de transformer ces paroles dénuées de sens pour elle, cela n'avait jamais marché. « Croisé n'est pas vraiment le mot que j'utiliserais, mais en effet, ma famille allait à l’église de temps à autre, j'ai assisté à plusieurs de vos messes. » la demoiselle ne voulait pas le voir espérer et croire qu'elle était une fervente croyante qu'elle pensait que Dieu allait l'aider et autres délires qu'elle trouvait risibles. « La famille Hale. J'étais souvent là pour décorer, je trouvais votre église superbe d'ailleurs, j'aimais beaucoup les vitraux. » Mépris ? Non, de l'ironie et de la sympathie. La demoiselle appréciait réellement les décorations des églises. « Cela explique sans doute pourquoi vous vous souvenez plus de ma sœur que de moi. » Elle n'allait pas lui faire un exposer pour lui exprimer qu'elle n'en avait rien à carrer de l'église.. Elle aimait tout simplement l'ambiance de ces endroits, elle n'y allait pas pour écouter ou même se confesser dans l'espoir funeste d'être pardonné pour des péchés.



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MessageSujet: Re: God is everywhere □ Elias (pnj autorisés)   Ven 1 Aoû - 10:55


 
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U
ne blonde cinglée du nom de Victoria ? En effet, c'est ma sœur, enfin ça dépend des points de vue. » Ah, elle se nommait donc, Victoria. Au moins, il peut dorénavant mettre un nom sur ce visage.  « Si je peux me permettre, vous me paraissez beaucoup plus…douce. » A côté de la fameuse Victoria et de ses instincts de manipulatrice égoïste, elle lui paraissait être un ange tombé sur ciel, oui. Mais il ne voulait pas se montrer impoli et il semblait que ce sujet n’enchantait pas plus que cela la jeune femme. «  Votre sœur, elle, a clairement le diable au corps… » Pour Elias, c’était une façon plus douce de dire qu’elle abusait des sept péchés capitaux sans vergogne, ne semblait ni s’en soucier ni s’en gêner. Dans une représentation Moyenâgeuse et plus caricaturale, il aurait très bien pu dire qu’elle était fille du Malin. Un bel euphémisme en somme.  Un léger frisson lui parcourut l’échine à cette pensée, et il préféra se concentrer davantage sur les paroles de son interlocutrice. « Croisé n'est pas vraiment le mot que j'utiliserais, mais en effet, ma famille allait à l’église de temps à autre, j'ai assisté à plusieurs de vos messes. » C’était donc ça ! Mais en dix ans de service, Elias en avait vu passer des âmes dans sa petite église londonienne et il n’était pas simple de reconnaître tout le monde. Les gens viennent et partent, naissent et meurent mais cela le rassurait quelque peu d’entendre qu’il y avait d’autres gens que des psychopathes en mal de violence dans les parages. « Vraiment ? Vous m’en voyez ravis ! Laissez-moi me présenter en bonne et due forme alors. Elias Quigley, enchanté. » Il lui offrit un petit sourire, pour tenter d’alléger l’atmosphère et lui présenta sa main. Elle devait sans doute connaître son nom si elle avait déjà pénétré l’enceinte de l’Eglise, mais cette étape avait quelque chose d’important, pour le jeune prêtre. C’était comme officiellement marquer le début d’une potentielle amitié, ou d’un quelconque autre lien. Et ça lui donnait l’impression d’être presque normale, de presque revenir à la réalité, même si le décor était une forêt cachant milles monstres plutôt qu’un café bondé ou un grand parc entourés de buildings. « La famille Hale. J'étais souvent là pour décorer, je trouvais votre église superbe d'ailleurs, j'aimais beaucoup les vitraux. » Il percevait très nettement la gentillesse qui se découlait de la blonde, et le nœud auparavant dans son estomac disparu. Même s’il notait également une pointe d’ironie, il ne pouvait lui en vouloir. Il avait déjà rencontré bien des personnes qui n’avaient pas de grande foi en la religion, mais il appréciait les efforts… et les compliments. « Mon enfant, que vous étiez attentive ou non ne joue pas un grand rôle, vous restez la chair du Seigneur. Mais, je vous remercie pour les compliments, même si je n’y suis pas pour grand-chose, je l’admets. » « Cela explique sans doute pourquoi vous vous souvenez plus de ma sœur que de moi. » Le prêtre ne savait pas trop comment prendre ladite explication. Il avait l’impression que la relation entre les deux sœurs Hale n’était pas véritablement au beau fixe. Il a toujours été d’une nature curieuse, mais ce n’était pas très séant de demander à une jeune femme comme celle-ci de lui raconter toute sa vie dès la première rencontre. Enfin, dans un confessionnal, le contexte aurait été meilleur qu’entre deux troncs d’arbres noueux. « Oh, à vrai dire, je n’avais reconnu votre sœur non plus, je l’ai simplement croisée auparavant. Vous aviez un petit air de famille, c’est ce qui m’a mis sur la voie. » Et ce n’était que la vérité. Elles ne se ressemblaient pas deux gouttes certes, mais elles semblaient avoir un lien évident. Puis, deux frères et sœurs ne se ressemblaient pas forcément, Ivan et Andrea, ses cousins faux jumeaux en étaient la preuve. Certains tiennent plus d’un tel, d’autres ressemblent à des aïeuls à moitié oublié. Enfant, Elias rêvait d’avoir un petit frère à qui apprendre les rudiments du football ou une petite sœur à cajoler ; il était presque jaloux de la connexion qu’avait ses cousins, ce lien si fort, tortueux, inébranlable. Mais au final, il était habitué à être un enfant unique, choyé par ses parents ; il se disait que Jésus aussi n’avait jamais connu que la solitude jusqu’à la rencontre de ses apôtres. Et ses apôtres à lui, encore une fois, étaient devenus ses cousins. Il les avaient finalement eu, ses petits frères et sœurs, bien qu’ils les ait quelque peu perdu de vue, avec le temps. « Oh, j’oubliais presque, laissez-moi vous remercier, pour votre aide. Je n’ai peut-être pas pu attraper ce lapin, mais il me reste encore des pommes et quelques baies… » Il sourit à la jeune femme, véritablement reconnaissant. Elias ne compte plus le nombre de fois où quelqu’un l’a aidé à s’en sortir, et il cherche véritablement à aider son prochain, se rendre utile, prôner la justice et l’égalité. Il se dit parfois que s’il est ici, c’est parce que Dieu lui-même l’a envoyé et, aux commandes de cette mission divine, il se doit de ramener les gens vers la lumière et égayer ce pays si chaotique. Même si c’est pas gagné. « Vous vous joindriez à moi ? Je n’ai pas eu beaucoup de compagnie ces derniers temps et ça me ferait très plaisir. » Il pense alors que pour retrouver son sac et ses provisions, caché dans l’excavation d’un arbre le temps de sa partie de chasse ratée, il devrait remonter le talus. Mais avec quelqu’un comme elle à ses côtés, ça ne lui faisait pas peur. Il ressentait de l’empathie pour la jeune femme et dans ce bois lugubre, il se dit qu’il pouvait, ne serait-ce qu’un bref moment, compter sur elle.  Après tout, elle n’avait ni  une tête de tueuse à gage ni l’apparence d’une malade mentale.

ps; excuse-moi pour le retard, je comptais le poster hier soir  :honte: 
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MessageSujet: Re: God is everywhere □ Elias (pnj autorisés)   Ven 1 Aoû - 17:25





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La douceur ne faisait pas peur, mais derrière cette douceur se cachait des malheurs d'une âme qui s'acharnait à souffrir avec ardeur. La demoiselle ne pouvait s'empêcher de se demander si le curé dévoilait la totalité de sa pensée, ou si par égard, il préférait ne pas complètement s'exprimer de peur de la blesser et de l'énerver. Victoria Hale était devenue une furie qui ferait mieux d'être enfermée, la laisser en liberté ne faisait que rendre ce monde plus fou qu'il ne l'était déjà. Jillian n'allait pas se taire, sa sœur aimait se complaire dans ses malheurs et elle tentait d’échapper à ce monde qui faisait pitié, elle voulait survivre, mais elle ne savait pas ce qui signifiait vivre, elle était condamnée à y rester et la jeune Hale n'allait pas l'aider. La cadette avait peut-être craqué l'allumette, mais ce n'était pas elle, qui était la cause du feu qui brûlait le corps, le cœur et l'esprit de sa sœur. « Douce n'est pas le mot. Peut-être moins prétentieuse, moins égoïste et moins manipulatrice, je trouverais cela plus judicieux. » La demoiselle n'était pas frêle, sa sœur était malheureuse et elle devenait dangereuse, il ne fallait pas se voiler la face, il fallait faire face sans se résigner. Le curé continuait sur la voix des critiques douces et masquées, je ne pouvais pas le lui reprocher, il avançait sur un chemin boueux et sinueux où il serait dangereux de s'avancer sans regarder où les pieds étaient posés. Le curé semblait persuader que sa sœur dansait avec le diable, son esprit et sa raison étaient morts dans ce pays de cinglés, je ne pouvais qu'approuver les dires de l'homme... « C'est mignon dit comme ça, j'aurais plutôt dit que c'était une connasse enragée, mais pourquoi pas, le diable au corps, ça sonne bien. » La demoiselle retint un rire en plaçant brièvement sa main sur ses lèvres, elle n'était pas mauvaise, elle ne se voulait pas mauvaise, mais se franchise ne connaissait pas de limites et elle avait tendance à partir vite lorsqu'il était question de rire.

Le curé se faisait de fausses idées, il pensait que je fréquentais son église pour le plaisir procuré, mais c'était pas du tout pour ces raisons, j'y étais cordialement forcé, non pas cordialement convié ou même invité. Il pensait que j'étais une pratiquante, une fervente religieuse qui était pieuse et qui malheureusement s’accommodait toujours d'une moue boudeuse. Ce pauvre homme semblait comblé de trouver dans ce monde atrophié, une gamine égarée. La demoiselle était, elle aussi, heureuse de le croiser, même si cela signifiait que ce dernier était mort et qu'il n'était pas au paradis. C'était triste l'ironie de sa vie, se consacrer à une idée pour finalement s'en retrouver rejeté comme un vulgaire objet... La blonde ne comprenait pas comment un homme de vertu, pouvait être en ce lieu. Il tendit sa main, c'était l'un des seuls moyens de présenter sans créer des ambiguïtés. La blonde préférait les câlins et autres sensations plus personnelles, mais cela impliquait un débat émotionnel et elle n'en avait pas la foi, puis ce n'était qu'un curé, fallait pas pousser. Elle sourit amusé avant de lui serrer sa main, il avait clairement plus de force qu'elle, mais ce n'était pas dramatique. « Moi de même. C'est toujours mieux que « Père Quigley » et beaucoup moins solennelle. Jillian Hale, mais inutile de retenir le nom si vous voulez mon humble avis. » Il n'allait pas la traquer ? Non. Son nom de famille était devenu obsolète.


Son honnêteté n'était pas à renier, elle lui décrit rapidement sa personnalité : elle admirait la décoration plus que ses longs discours pleins de compassion... Il lui expliqua que cela l'importait peu, lui importait probablement le seul à ne pas y accorder de l'importance, la famille de la demoiselle n'était pas du même avis qu’Élias. Elle était le vilain petit canard de cette famille, constamment en train de se perdre dans le blizzard et de sombrer dans le brouillard, elle était de ces fêtards qui buvaient et riaient, elle était de ces gens pour qui la vie brillait. Il n'était en effet en rien responsable de la décoration de la maison de son seigneur bien-aimé, mais je ne pouvais pas m'empêcher d'admirer la structure et les gravures sur les églises. C'était un travail détaillé et perfectionné que personne ne pouvait imiter, je n'aimais pas la chrétienté, mais j'aimais la beauté. « J'aimerais vous croire. » Elle préférait éviter de lui dire qu'elle avait consommé bien des péchés, qu'elle avait commis le crime de chair depuis des années et qu'elle en était fière et qu'elle serait prête à le refaire même si cela signifiait devoir vivre dans cet enfer. Elle n'était pas débridée, elle cherchait simplement un moyen de se consoler. En tout cas, la demoiselle fut rassurée, il ne se souvenait pas plus de Victoria que de la cadette, c'était triste, l’aînée aimait tellement impressionner par sa bonté et sa générosité... C'était raté dans ce monde-ci. Il s'exprima sur le petit air de famille, instinctivement les yeux de la demoiselle se dirigèrent vers ses cheveux, elle attrapa une mèche d'une seule main avant de finalement regarder le curé. « Les cheveux, probablement. Sinon je ne pense pas être une anorexique coincée et obsédée par son miroir. » Un sourire en coin, son poids ne l'avait jamais complexé, mais elle avait durant de nombreuses années admiré sa sœur aînée... Finalement, les masques étaient tombés et la demoiselle était maître de sa propre volonté.

Il ne manqua pas de la remercier, la demoiselle ne voyait pas en quoi elle méritait un remerciement, ce n'était pas difficile de venir aider quelqu'un, c'était naturel chez elle, elle aimait jouer les gentilles demoiselles et non pas que les rebelles. La demoiselle le regarda, le pauvre il semblait vouloir lui donner une récompense. L’appât du gain n'était pas malsain, mais la demoiselle ne voulait point de cela. La blonde sourit, effectuant un geste négatif de la main et de la tête pour refuser, elle n'était pas du genre à profiter des gens en danger. « Merci, mais non merci. Je suis une grande fille, si j'ai voulu vous aider c'était par sympathie, non pas pour être récompensé. Sincèrement, merci, mais je préfère refuser. » La demoiselle se sentirait coupable d'abuser d'un homme qui était tombé dans un trou, le pauvre, il ne devait pas être très doué c'était inutile d'en rajouter. Sa deuxième question fut surprenante, l'individualité semblait régner dans cet endroit tordu, c'était rare de recevoir des propositions de ce genre... Il avait de l'espoir et c'était beau d'y croire, mais encore plus beau à voir. La demoiselle passa sur son front puis dans ses cheveux, haussant finalement les épaules avec un petit sourire en coin. Elle laissa sa main se déplacer sur le côté. « Si vous me promettez de ne pas me sortir le même discours qu'à la messe... J'accepte votre offre avec plaisir, cela va faire longtemps que je n'ai pas parlé avec quelqu'un non plus. Faut dire, c'est difficile de parler ici. » Elle allait se promener, ça n'allait pas la tuer et un prêtre n'allait pas la toucher, sinon, elle, elle n'hésiterait pas à tirer. Elle s'installa à ses côtés, elle se fichait d'où elle devait aller, elle avait besoin de compagnie, celle d'un curé était semblable à celle de n'importe qui.




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MessageSujet: Re: God is everywhere □ Elias (pnj autorisés)   Mar 5 Aoû - 16:26


 
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D
ouce n'est pas le mot. Peut-être moins prétentieuse, moins égoïste et moins manipulatrice, je trouverais cela plus judicieux. » Le prêtre hocha la tête, sans pour autant comprendre ses paroles. La jeune femme lui paraissait tout ce qu’il y a de plus sympathique et intéressante. Mais il faut aussi dire qu’Elias était un homme de foi naïf et influençable qu’il était assez simple de berner. « C'est mignon dit comme ça, j'aurais plutôt dit que c'était une connasse enragée, mais pourquoi pas, le diable au corps, ça sonne bien. » Il comprit alors, au sens lourd et quelque peu vulgaire des paroles de la blonde qu’elle ne semblait pas en bon termes avec son aînée. Intérieurement, il s’excusa auprès de dieu pour la jeune femme et son langage manquant de distinction, puis se repris en pensant que ce n’était pas poli de sa part non plus. A l’annonce de sa présentation, son interlocutrice saisi la main qu’il lui tendait et ils échangèrent une brève poignée de main, comme pour marquer de manière on-ne peut plus officielle le début de leur relation. Et de tous les gens qu’il avait déjà croisé ici-bas, il espérait sincèrement trouver en elle une alliée ou une amie, ou, tout au moins, quelqu’un qui n’essaierait pas de le tuer ou le voler à la première occasion venue. « Moi de même. C'est toujours mieux que « Père Quigley » et beaucoup moins solennel. Jillian Hale, mais inutile de retenir le nom si vous voulez mon humble avis. » Jillian Hale, donc. A l’évocation de ce nom, quelques brefs et surtout flous souvenirs parvinrent à l’esprit du prêtre. Il existait beaucoup de famille à Londres dont le nom était Hale, mais il se rappelait vaguement celle de la jeune femme, il croit même se souvenir qu’ils avaient participé aux donations pour la rénovation du toit, l’hiver dernier. Que ce soit par véritable acte de foi ou simplement pour se donner bonne conscience, tant que les tuiles ne manquaient plus de s’encastrer dans le crâne des piétons, cela convenait bien à notre prêtre. Dès le départ, il savait que tous les gens qui assistaient à ces messes n’étaient pas tous de fervents croyants et encore moins pratiquants –et il en a fait maintes fois l’expérience au cours de son office- mais il gardait à l’esprit que, bons comme mauvais, tous étaient égaux et enfants de Dieu. Et Dieu ne cesserait jamais de penser ni d’aimer ses enfants. « Les cheveux, probablement. Sinon je ne pense pas être une anorexique coincée et obsédée par son miroir. » Aïe, une nouvelle pique au sujet de sa sœur. C’en désolait le prêtre de savoir que des liens du sang puissent être tant dégradé. Dans son esprit, l’amour fraternel était quelque chose de beau, d’inébranlable, d’inaltérable, que rien ni personne ne pourrait enrayer, endommager ou briser. Il semblerait que ce soit pas le cas de toutes les fratries. D’un geste de la main, passant d’abord de son front à ses cheveux puis battant l’air, Jillian déclina son offre. « Merci, mais non merci. Je suis une grande fille, si j'ai voulu vous aider c'était par sympathie, non pas pour être récompensé. Sincèrement, merci, mais je préfère refuser. » Il comprenait la réticence de la jeune femme, lui-même ne demandait jamais rien en retour lorsqu’il aidait quelqu’un, il trouvait ça juste, tout simplement. Si vous n’aidez pas votre prochain, si vous ne l’aimez pas comme vous vous aimez, alors qui le fera à votre place ? Elias trouvait normal et tout à fait naturel d’entrer en contact et d’aider toute personne qui en avait besoin, et depuis son arrivée au pays des Merveilles, on lui a rendu plus de services qu’il ne l’a jamais fait, lui semblait-il. Alors il tenait réellement à changer la donne, à montrer qu’il n’était pas seulement l’homme de vertu de faible constitution qu’il fallait ramasser à la cuillère après chaque bourrasque de vent. Même si c’était le cas. « Permettez-moi d’insister, ça me ferait vraiment plaisir, ce n’est pas très réconfortant de manger seul face à un tronc d’arbre qui ne répond même pas quand on ose lui parler… » Jillian haussa finalement les épaules et son assentiment soulagea le prêtre. « Si vous me promettez de ne pas me sortir le même discours qu'à la messe... J'accepte votre offre avec plaisir, cela va faire longtemps que je n'ai pas parlé avec quelqu'un non plus. Faut dire, c'est difficile de parler ici. » « Je vous le promets. » Il lui offrit un sourire sincère, amusé de sa réaction. Il se rendait bien compte que les sermons de messes n’étaient pas pour tous une attraction des plus divertissantes. « Je sais être un homme normal et pas seulement prêtre, vous savez. » Elias avait connu bien des soucis avec la gente féminine. Il se sentait souvent mal à l’aise auprès des représentantes du sexe opposé, mais étonnamment, la présence de Jillian ne lui faisait ni chaud ni froid. Il savait qu’elle n’allait pas lui sauter dessus, autant pour l’aguicher que le poignarder, et, las de parcourir les bois, d’essayer de survivre, il en avait oublié ses problèmes d’adaptations. Oui, la présence de la jeune blonde lui était plus réconfortante et rassurante que gênante. Il en alla même jusqu’à tenter l’humour, avec maladresse néanmoins. « Enfin, ahem, presque. » La blonde se posta à ses côtés et semblait prête à le suivre. C’est pourquoi il lui indiqua le haut du talus à quelques mètres d’eux du doigt en expliquant. « J’ai laissé mes affaires là-haut avant de, eh bien, de dégringoler. Si vous vouliez bien m’accompagner les y récupérer ? » Un nouveau sourire. Le trentenaire se voulait amical, malgré sa chasse plus que raté et les écorchures qui marquaient son corps, il ressentait le besoin d’alléger l’atmosphère, de vider son esprit de ses tourments. Un peu de normalité ne ferait pas de mal, dans un monde si chaotique que celui-ci. Il prit donc les devants et remonta la pente, relevant sa soutane de ses deux mains, ses pieds se débattant avec la boue çà et là. Quelle image virile et glamour. Une fois arrivés sur le terrain plat, il retrouva assez rapidement son chemin, les traces de ses pas étant bien visibles sur le sol terreux et humide. Il avait placé ses affaires dans le tronc excavé d’un vieil arbre, qui ressemblait à un chêne mais dont les branches étaient très hautes, le feuillage très coloré et les racines très profondes. Il déploya sa couverture en plumes de jubjub sur une souche assez solide et s’y assis. Il indiqua le banc de fortune à sa comparse. « Je vous en prie, asseyez-vous ! » D’une certaine façon, cela lui rappelait les visites qu’il recevait au presbytère lorsqu’il était de service ou ses journées de bénévolats au profit des plus démunis, où il distribuait des cannettes de soupes, s’asseyait à côté des gens et leur parlait tout simplement. Il lui paraissait que le simple fait de pouvoir se confier, de savoir une oreille à l’écoute, d’avoir une épaule sur laquelle se reposer allégeait un peu les autres. Il fouilla dans sa besace, et entre sa lanterne de lucioles et des fioles au contenu inconnu, il dénicha ses provisions. « Alors, racontez-moi Jillian, quelle est votre histoire ? » Il tendit amicalement une pomme à  Jillian, tandis qu’il croquait dans la sienne. Il laissait le goût sucré du jus de la pomme effleurer sa langue et éveiller ses papilles. Son estomac ne rêvait que de se remplir. « Et comment trouvez-vous cet endroit, au juste ? » Des questions simples, toutes bêtes, mais qui pourtant intéressait le prêtre. Il était prêt à entendre chaque habitant, chaque survivant, à collecter chaque témoignage. Il voulait connaître l’opinion des gens sur ce monde, cela l’aiderait sans doute dans sa quête divine.

encore une fois, pardon pour le temps que j'ai mis  :*-*: :kyu:


Dernière édition par Elias Quigley le Sam 9 Aoû - 8:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: God is everywhere □ Elias (pnj autorisés)   Mar 5 Aoû - 21:46





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La haine était toujours la même, elle tirait sa puissance de toutes ces nuisances qui s'étaient écoulés au cours des années passées à regarder dans la pénombre, une sœur dite belle et désirée. La demoiselle se nourrissait de ses souvenirs pour continuer à avancer, et malheureusement, sa sœur occupait la place de la pétasse et certainement pas de la belle demoiselle qui chantait avec les hirondelles. Victoria était bien en bas, elle était avec les rats et les cafards qui crevaient dans le noir. Probablement que pour certains, Jillian n'avait rien à dire, elle devait se taire et ne surtout pas se permettre d'être vulgaire pour oser critiquer une sœur tant aimée et désirée, par le monde entier, mais ce monde était décimé, elle n'avait plus personne pour l'admirer, elle était en train de crever et elle refusait d'être aidé, elle pouvait aller voir ailleurs avec ses petits malheurs de bourgeoise. L'hypocrisie était un des défauts de la blonde, mais l'hypocrisie avait été sa seule arme durant toute une vie, comment lui reprocher de continuer dans cette direction ? Toute sa vie, elle avait bravé les interdictions et elle s'était octroyé des permissions que personne n'allait lui retirer, il était trop tard. La demoiselle ne valait rien, elle n'était personne et elle se savait prisonnière, sa peine était la haine, mais encore une fois, c'était sa seule manière de lutter pour se protéger et éviter de se noyer dans son chagrin. La demoiselle voulait vivre, sa sœur n'était qu'une barrière à ce désir, cette même barrière que la survivante avait franchi sans hésiter et sans daigner se détourner pour s'assurer que l’aînée n'était pas tombé. Cette vie était une guerre ouverte, même s'il fallait rouler sa sœur dans la terre et risquer de perdre sa propre chair, la demoiselle refusait de renoncer, mais cette journée venait encore de lui prouver qu'elle ne serait qu'une gamine qui serait constamment comparée à sa sœur aînée, même si pour une fois, Jillian était préférée.


La demoiselle trouvait cela naturelle à refuser, le curé devait déjà pas mal galérer... Refusait-il de tuer ? Cela serait bien emmerdant étant donnée la vie qu'il était en train de mener... La blonde devait passer pour une erreur de la nature si elle se croyait en droit de pouvoir tuer ces monstruosités, mais c'était pour sa propre survie et même si au début elle avait hésité, il était trop tard pour essayer de se faire pardonner. La demoiselle avait tué plusieurs de ces choses, mais en aucun cas elle n'oserait tuer un humain, c'était hors de question et puis de toute manière, elle n'était pas très douée avec une arme à feu, elle préférait se servir d'un arc pour tirer, elle finirait par en dénicher un, tôt ou tard elle serait parfaitement armée et ce jour-là, personne ne pourrait venir l'emmerder. Elle ne regrettait pas d'avoir pratiqué le tir à l'arc, c'était parfait pour la survie qu'imposait cette non-vie. En tout cas, si Elias tenait à ses principes, il allait en chier, tout simplement. La demoiselle ne s'imaginait pas devoir constamment subir, elle en était incapable, elle ne voulait pas mourir, elle voulait mûrir et si pour cela elle devait se convertir, tuer, mentir ou même découper des têtes, elle le ferait. La blonde avait un bon fond, elle ne pourrait jamais renoncer à ses principes et toutes ses valeurs, mais la terreur prendrait le dessus et elle passerait par-dessus ces derniers, dans le simple but de ne pas se faire assassiner. En réalité, la survivante ne savait pas si le curé avait abandonné sa foi pour devenir un hors-la-loi, mais peut-être que cela était déjà le cas et qu'il allait enfin pouvoir vivre, sans constamment s'interroger si Dieu allait le punir, il était ici, cela voulait donc déjà tout dire. Dieu lui avait planté un pieu, il ferait bien de réaliser que c'était trop tard pour prier, mais la demoiselle n'était pas une briseuse de rêves. Même si le prêtre ne rêvait pas d'un enfer et d'un paradis, il avait ses valeurs, la demoiselle allait donc le laisser, il n'était pas encore l'heure de lui annoncer que la religion ne méritait même plus quelques instants de réflexion.


La survivante accepta la proposition de celui qui semblait vouloir l'aider et ne pas la laisser à l'abandon. La demoiselle ne savait pas de quoi parler avec un homme dont elle ne partageait pas les valeurs, les croyances et toutes ces choses qui faisaient la définition du mot « ami ». La blonde se laissa penser qu'elle n'allait rien risquer, après tout elle serait parfaitement capable de résister ou même de s'enfuir si cet homme voulait lui nuire. Le monsieur insista, il semblait motiver pour subir la demoiselle. Il promit de ne pas l'ennuyer avec ses discours et autres trucs que la demoiselle associait à de la manipulation digne des vautours. La demoiselle esquissa un sourire lorsqu'il prétendit pouvoir être quelqu'un de normal, elle avait un petit regard en coin, probablement un peu moqueur, mais c'était plus fort qu'elle, elle n'arrivait pas à l'imaginer en dehors de sa précieuse messe... Sérieusement, qui arrive à imaginer un prêtre baiser ? Personne, Jillian est cette personne. « Nous avons tous différentes facettes, mais j'adorais voir plus que celui qui était à l'église. » La demoiselle aimait parler, rigoler et découvrir autre chose que des blessés et des martyrs. La blonde se contentait d'avoir de l'humour et de montrer aussi de la sympathie sincère, elle n'aimait pas catégoriser les gens, mais lui, il avait toujours été enfermé dans son image, aujourd'hui il n'y était plus forcé. La demoiselle laissa échapper un rire en levant les yeux au ciel, il essayait de se familiariser et lui proposa de grimper sur le talus, la demoiselle détourna son regard qui semblait hagard, elle ne savait pas si l'endroit était sûr, elle l'espérait, pour une fois qu'elle souriait et riait. « Bien sûr, de toute manière, je n'ai rien d'autre à faire, que du temps à tuer. » Tout le monde se voilait la face, mais la demoiselle ne se fourvoyait pas, tout le monde espérait voir le temps passer sans se faire tuer, mais c'était la seule manière d'arrêter de le voir défiler. La demoiselle suivit le curé, elle sentait la boue sous ses pieds comme si le sol s'enfonçait sous le poids des péchés. La blonde était contente de porter des chaussures plates le jour de sa mort, vraiment, elle n'avait pas le moindre remords.

La demoiselle le laissa récupérer ses affaires, elle était un peu occupée à regarder où elle foutait les pieds, mais elle faisait aussi attention de ne pas se faire abandonner. La blonde resta bouche bée lorsque le curé décida de lui installer un banc, il était presque galant ce monsieur, la demoiselle n'en voulait pas, la galanterie n'avait jamais eu du crédit à ses yeux, néanmoins, il fallait bien l'avouer que c'était agréable de constater qu'un homme pouvait être attention sans pour autant vouloir par la suite baiser la gamine. La blonde passa une main sur son visage, laissant ses mains sur ses joues avec un grand avant de venir finalement coller ses mains contre ses jambes. « Merci, c'est gentil, surprenant, mais gentil. » Un merci n'aurait pas suffi, cela serait mal connaître la demoiselle... La blonde s'installa alors, le paysage lui paraissait presque enchanteur, mais il était menteur avant tout. La survivante fut surprise par la question de l'homme en perdition, il semblait curieux, presque trop, mais venant d'un curé, c'était difficile de venir le critiquer, il avait tellement l’habitude d'écouter les gens se confier. Il voulait connaître son histoire, il voulait connaître ses déboires et la voir se révéler comme un miroir. Elle hésita un instant face à la pomme, mais cela ne dura pas et elle accepta, croquant cette dernière à pleine dent. Elle esquissa par la suite un petit sourire pour le remercier, elle n'était pas mal à l'aise, elle se sentait peut-être trop à l'aise. La question suivante fit rigoler à pleine bouche la demoiselle, elle ne s'attendait pas du tout à la seconde question non plus, c'était drôle de voir un homme faire la conversation. « Mon histoire ? Vous voulez dire ma terrible vie que j'ai détestée ? Ou peut-être comment je suis morte ? Je crois que les deux sont pathétiques, mais vous avez peut-être une préférence ? » La demoiselle sourit avec les yeux écartés, elle secoua légèrement la tête avec un petit air blasé. La demoiselle n'avait pas aimé sa vie et tout le monde le savait, lorsqu'elle se sentait vivante... C'était quand elle fuyait son quotidien morbide et limpide comme de l'eau. « Cet endroit ? Je pourrais vous dire que je déteste cet endroit, mais cela sonnerait faux. Ce pays à son lot de malheurs, mais il m'offre une liberté inespérée. Je pense que tout à un prix, je ne pensais pas que celui de ma liberté serait aussi important. » La survivante dévisageait devant-elle sans réellement fixer un objet, elle avait la bouche entrouverte. « Et toi ? Qui se cache derrière l'homme d'Église ? » Elle détourna alors le visage pour l'écouter.





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MessageSujet: Re: God is everywhere □ Elias (pnj autorisés)   Sam 9 Aoû - 8:47


 
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J
illian était une compagnie agréable. Elle était souriante et polie. Elle ne cherchait ni à l’assommer d’un coup de branche ni à lui faire des avances que l’Eternel pouvait qualifier de péché. C’est pourquoi le prêtre se sentait en confiance et que de l’homme d’Eglise il tendait à basculer vers l’homme tout court. Il faut dire qu’Elias n’a jamais été à l’aise avec la gente féminine de son âge. Il ne savait jamais comment bien se comporter, comment interpréter tous ces signaux, ni quoi dire et encore moins quoi faire. Il avait peine à meubler une conversation logique, entre deux soubresauts et une nervosité croissante battants à ses tempes. Il avait généralement tendance à éviter de trop s’étaler, à fuir discrètement plutôt que de s’enfoncer davantage dans son désarroi. Mais, c’était avant tout dû à son manque flagrant d’expérience ; né fils unique, n’ayant grandi qu’avec des garçons, il n’a jamais pu véritablement saisir la notion de relations avec les membres du sexe opposé, surtout si celles-ci lui montraient un intérêt quelconque. Et ce ne sont pas vraiment le genre de cours qu’on dispense dans un internat d’excellence pour fils de riches catholiques. C’en restait un sujet assez sensible pour le brun, qui préférait se convaincre lui-même que les passions charnelles étaient futiles face à l’amour de dieu et de ses fidèles. Il utilisait son statut de prêtre comme excuse, comme pour se faire pardonner son manque d’expérimentation en la matière. Oui, on pouvait dire qu’Elias était un handicapé de l’amour.
A contrario, en compagnie de personnes plus jeunes que lui, comme Jillian ou Vadislas, le curé ne sentait aucune gêne. Il avait plus dans l’esprit que ces jeunes brebis ne lui feraient aucun mal, qu’elles avaient peut-être besoin d’un guide. Et selon les tranches d’âges, il aurait pu tout autant être leur père ou à défaut, un grand frère. Alors ça dissuade très vite. Mais, à bien y réfléchir, tous ses cadets n’entraient pas dans cette image, à croire que la corruption n’avait pas de limites d’âge. « Nous avons tous différentes facettes, mais j'adorais voir plus que celui qui était à l'église. » La sympathie qui se dégageait de la blonde semblait sincère, et Elias ne lui en fut que plus reconnaissant. Il avait déjà croisés des badauds prêt à tout pour leur survie, prêt à mentir, à piller, à tuer. Alors, avoir une conversation presque normale avec une personne qui l’était tout autant apaisait le petit cœur de l’homme d’église.
La demoiselle avait finalement accepté la proposition du prêtre, ce qui lui conféra un certains baume au cœur. Il avait beau croiser des gens plusieurs fois dans une même journée, ils étaient peu à s’arrêter pour se poser et discuter. « Merci, c'est gentil, surprenant, mais gentil. » « Je vous en prie. » Il avait été élevé dans la courtoisie et le respect et, d’une certaine manière, tout ceci lui faisait quelque peu oublier la dure réalité dans laquelle il devait évoluer. « Mon histoire ? Vous voulez dire ma terrible vie que j'ai détestée ? Ou peut-être comment je suis morte ? Je crois que les deux sont pathétiques, mais vous avez peut-être une préférence ? » La nouvelle bouchée de pomme eut un peu plus de mal à passer que les précédentes, et Elias toussota, pour reprendre contenance plus que pour dégager sa gorge. « Oh, je suis désolé si je vous ai… je ne voulais pas… je comprends que vous ne vouliez pas en parler, je n’aurais pas dû poser la question de manière si indiscrète. » Il observa le fruit entre ses mains, avec sa peau lisse et son jus clair qui lui  filait entre les doigts. Dans son église, poser de telles questions lui paraissait naturel, les gens aimaient à se confier à lui d’ordinaire. Mais ici, tout était différent et en prenant du recul, il finit par comprendre qu’être trop curieux n’apporterait pas toujours de bonnes choses. Et il pouvait tout à fait comprendre le fait que la blonde n’avait pas eu une vie facile, il comprenait ça mieux que quiconque. « Mais, si vous voulez mon avis, je ne pense pas que notre passé reflète véritablement notre histoire. A vrai dire, je dirais plutôt que c’est ce qu’on compte faire de notre vie, notre avenir, qui est le symbole. » Il croqua à nouveau dans sa pomme, trop envieux d’apaiser les maux de son estomac affamé, quand le claquement du vent contre les feuilles le fit sursauter comme un lapin qui aurait entendu un coup de feu. Il observa les alentours, se rappelant soudain qu’ils étaient en plein bois de Tulgey et pas dans un salon de thé. Ce courageux et téméraire Elias. « Cet endroit ? Je pourrais vous dire que je déteste cet endroit, mais cela sonnerait faux. Ce pays à son lot de malheurs, mais il m'offre une liberté inespérée. Je pense que tout à un prix, je ne pensais pas que celui de ma liberté serait aussi important. » Il reporta son attention sur son interlocutrice et sur ses mots, lourds de sens. La liberté. Elias n’avait jamais vu ce pays de cette manière, mais en y réfléchissant bien, son opinion était pleine de sens. Ils étaient libres ici. Pas de lois, ni de dictâtes, rien pour leur dire que faire ou non, pas même une morale générale ou un sens éthique propre à tous. La voix de la blonde le tira alors de ses pensées. « Et toi ? Qui se cache derrière l'homme d'Église ? » « Je dirais que les deux sont étroitement liés, mais tandis que l’un parcours les versets de la Bible, l’autre parcours la discographie des Stones… » Sympathy for the Devil n’était pas son titre préféré, c’est bien vrai, mais il appréciait le rythme cadencé du vieux rock anglais. Il appréciait la musique en général à vrai dire, lui trouvant une beauté à part entière, indépendante d’autres formes comme la peinture ou la danse. La musique éveillait tous vos sens, vous demandait une concentration insoupçonnée. Elle vous glissait sur la peau, comme des perles de douceurs, vous procuraient des frissons, elle caressait vos tympans et faisait naître en vous des émotions nouvelles. Il esquisse un nouveau sourire alors que son regard se perd dans le vague, à force de faire défiler sa vie derrière ses paupières. Dans le fond, qu’y avait-il à dire sur lui ? « Ma vie n’a pas été des plus mouvementées ou rocambolesques, mais, si on m’avait proposé de l’échanger contre celle d’un autre, je ne suis pas certain que j’aurais accepté. J’ai connu des moments difficiles, lourds mais au final, je pense que je ne m’en suis pas si mal sorti. » Il se rappelle notamment de ses mondanités atrocement ennuyante et pénible auxquelles il a dû assister, à sa première année d’internat, le pire des cauchemars. « J’ai pas eu à me plaindre de ma situation, je suis né une cuillère en argent dans la bouche. Mais il y a des choses que l’argent ne peut acheter et j’ai toujours eu le sentiment que la foi pouvait répondre à tout. » Il émet un petit rire nerveux. « En fait, je dirais que l’homme et le prêtre sont plus que liés, ils se fondent dans une même facette. C’est juste que le titre de curé officialise les choses, en quelques sortes. J’espère que ça ne vous déçois pas, parce que je ne pense clairement pas être un homme d’église très conventionnel. Nous sommes peu nombreux à nous étouffer en pleine messe avec une hostie, à faire tomber tout ce qu’on touche et à se nourrir essentiellement de plats italiens et de sushis… » Sur l’instant, Elias se sentait comme vide. C’est en se confiant ainsi que l’évidence lui a sauté aux yeux. Si on lui ôtait sa soutane, qui était-il ? Pouvait-il d’ailleurs encore prétendre être quelqu’un hormis un prêtre lambda ? Néanmoins, il se reprit, ne voulant pas sombrer dans les crises existentielles et offrir un spectacle si désolant à la demoiselle à ses côtés. « A bien y réfléchir, votre mort ne peut pas être aussi risible que la mienne, pas vrai ? »  Il faut dire qu’un curé mort en pleine messe, dans la maison même du Seigneur et rejeté du paradis, c’était bien plus qu’une bonne blague ou un comble.


Dernière édition par Elias Quigley le Dim 7 Sep - 10:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: God is everywhere □ Elias (pnj autorisés)   Sam 9 Aoû - 21:31





god is everywhere





Nourrir, pourrir et périr. La demoiselle voyait de monde de bien des facettes, c'était comme une disquette qui ne cessait de se révéler aux yeux du monde entier. La demoiselle croyait en la différence, mais également que l'ignorance était l'ancre qui était destinée à condamner les âmes égarées et à guider les esprits guéris. Il est possible, mais risible, de donner différentes définitions à un même mot, cela serait comme jouer avec les maux, mais également les mots d'autrui. La demoiselle cherchait des explications, des définitions et elle tente de trouver les fondations de son âme en perdition. La blonde était perdue dans cet endroit immonde, pourtant, elle était libérée des chaînes du passé et elle sentait son corps vibrer et se libérer à aux moindres de ses respirations. La survivante se disait vivante, mais dans le fond, elle était peut-être la grande perdante de cette liberté, et non pas la gagnante qui n'était là que pour la consoler et pour lui éviter des cauchemars qu'il était impossible pour elle de foutre au placard. Tous ces dilemmes devenaient un sérieux problème, mais elle ne pouvait pas leurrer sa peine. La blonde qui n'était pas écervelée, aimerait s'allonger dans un champ de blé pour sentir le soleil effleurer son visage abîmé, sentir la chaleur l'enivrer et pouvoir sentir son âme s'en aller sans jamais se demander, si sa vie fut un rêve éveillé. Il était trop tard pour fantasmer, rêver ou espérer une vie meilleure faite de bonheur. Elle était perdue, elle était libre, mais cette liberté était celle de mourir, et non pas de profiter de cette opportunité que représentant cette première mort. Les facettes trouvaient toujours de nombreuses cachettes, elles faisaient des pirouettes et elles s'envolaient comme des pétales d'une violette. Trop de facettes, elles finiraient par causer leurs propres pertes.

Cette terrible vie que la demoiselle aimait présenter comme la raison de son ennui et ses attitudes de petite princesse qui n'avait pourtant rien d'une demoiselle en détresse. La belle était née dans une famille qui lui sembla être une prison dorée, le malheur des riches n'était pas celui des pauvres, mais c'était sa vie, elle avait vécu cette dernière sans jamais regarder derrière, sans jamais arrêter de vouloir avancer, sans jamais se détourner et sans jamais oser se demander si sa vie n'était pas plus belle que d'autres. La rebelle n'était pas une ingrate, elle était certes peu diplomate, mais elle avait fait du volontariat dans de nombreuses associations et autres mouvements qui faisaient sa passion. La demoiselle avait voyagé de son plein gré, personne n'était venu la forcer à s'embarquer dans des délires pour aider les malheureux, c'était un choix et elle avait la foi à ce niveau-là. Elle ne croyait pas en dieu, et si Elias était allé dans des endroits dévastés et défavorisés, il se rendrait compte à quel point ce n'était pas glorieux et que Dieu, ne pouvait pas laisser faire ça, donc cela signifiait qu'il n'existait pas. La rêveuse n'allait pas faire son emmerdeuse et le charrier sur sa chrétienté, elle se contenta de compter deux questions, qui – bien évidemment – ne connaîtraient pas de réponse. Elle ne voulait pas vexer le croyant, ni se montrant méchante ou blessante, elle se contenta tout simplement de souligner que ce sujet était glissant et loin d'être intéressant. « Oh pas de souci, le sujet est sensible, disons que j'ai dû me dire que je peux parler de ma mort. Puisque logiquement, un mort ne parle pas, enfin sauf si ça devient un zombie. Je n'ai rien contre les indiscrétions, cela prouve que nous sommes humains. » La blonde voulait apaiser des tensions qui ne méritaient pas d'explications, c'était simplement difficile de parler de sa propre mort sans se demander si c'était naturel, ou morbide. La blonde avait l'habitude d'utiliser l'humour pour éviter les fureurs et les mauvaises humeurs, ou encore, les questions qui venaient comme des tourbillons et des volcans en fusions. Il continua dans cette voie, il voulait probablement créer une entente cordiale et non pas une guerre ouverte qui serait obsolète, il évoqua le passé et l'avenir, dans une même phrase... C'était un oxymore d'une certaine manière, mais c'était fort en sens. La demoiselle souriait et elle comprenait ce qu'il disait, mais elle pensait que d'une certaine manière, le curé se méprenait. Ce n'était qu'une question de vision des choses, mais la demoiselle l'écoutait et elle le comprenait, elle ne partageait pas ses idées, mais elle était de ces gens qui écoutaient sans jamais juger, critiquer ou même se moquer. La demoiselle esquissa un petit sourire qui voulait tout dire. « Malheureusement, nous sommes morts depuis quelques temps, notre vie et nos bonnes actions sont derrières nous. L'avenir est-il encore devant nous ? » Véritable question ? C'était une affirmation masquée par une petite question.

Les jeux s'étaient inversés, les interrogations se tournaient vers l'homme qui ne semblait pas habitué à être au centre de l'attention, enfin pas au centre de l'attention sincère... La blonde se demandait si quelqu'un avait déjà eu l'idée de se demander si la vie d'un homme d'Église était difficile. Les pêcheurs étaient des chapardeurs qui venaient se plaindre geindre, mais personne n'osait se remettre en question et de penser à d'autres personnes que son être intérieur, mais le prêtre, lui aussi, avait ses petits malheurs et personne ne semblait s'intéresser aux problèmes d'un être qui avait du cœur. La blonde ne s'était jamais apitoyée sur les miséreux de l’Angleterre, elle préférait s'occuper de ceux qui venaient d'ailleurs, parce que égoïstement, elle se sentait mieux dans cet ailleurs.« Je trouve ça plutôt cool pour se détacher de l'image de prêtre. » La musique berçait les oreilles des bannis, ceux pour qui l'amour était interdisent, ceux pour qui il ne restait plus rien de cette douce vie, rien, si ce n'est des insomnies et des calomnies. En tout cas, il se présenta, de haut en bas, de gauche à droite sans se fourvoyer où se cacher, il semblait franc et c'était agréable de voir que tout le monde n'était pas dégradé par ce monde qui inspirait la pitié. La blonde n'en revenait pas de comment le curé s'exprimait sur son passé, il parla de sa mort, mais il ne semblait pas éprouver des remords. Comment ? Il était mort lors d'un événement religieux, dans la Maison de dieu et devant des fidèles... Il se retrouvait pourtant à crever ici parmi les débrider et les pêcheurs comme les sœurs Hale. Il était intrigant, carrément flippant. Il était tellement franc et il assumait sa vie, ses racines et ses erreurs mais il semblait si serein, ce n'était pas un vaurien, il croyait sincèrement aux valeurs qui étaient les siennes. La demoiselle resta bouche bée, le sourire aux lèvres de par le plaisir de sentir que quelqu'un avait la franchise de tout lui dire. C'était hallucinant, flippant, mais finalement, principalement hallucinant. « J'ai envie de croire que personne n'est conventionnel, que nous naissons, mais que nous sommes tous différents et que personne n'est semblable et c'est cela toute la beauté du monde dans lequel toi et moi avons vécu. En effet, lorsque je t'écoutais dire tes discours - et que je regardais les vitraux car je trouvais ça jolie - je ne pensais que tu étais du genre à bouffer des sushis. » La demoiselle laissa échapper un rire, vraiment, il avait plus l'air du genre à souper à 19h pour ensuite aller se coucher comme un petit bébé. « L'argent ne fait pas le bonheur, il l'achète, j'ai toujours eu cette devise.  » Elle se contentait de compléter l'idée du curé. « Merci. Je croyais que la sincérité n'existait plus, merci.  »


Elias décida de relancer la balle et de relancer le bal des questions et des interrogations. La blonde pouvait parler, sans douter qu'il allait la comprendre et l'aider. « Ma mort n'est que le reflet de ma vie. » La blonde croqua dans sa pomme une nouvelle fois.« Je suis la fille cadette de la famille, tu connais ma sœur, cela va t'aider à comprendre, même si avant, elle n'était pas aussi malheureuse. J'ai toujours été dans l'ombre de Victoria, j'étais toujours cette fille qui refusait de bien s'habiller pour les soirées, je voulais m'échapper et fuir toutes ces responsabilités, toutes ces œuvres de charité et ce monde qui sonnait faux pour moi. Je suis née avec une cuillère en argent dans la bouche et je crois que cela m'a toujours insupporté. Pour certains, je suis une fille ingrate qui refusait de rentrer dans les normes de la société, et plus la société voulait m'intégrer, plus j'ai commencé à réclamer ma liberté et à m'échapper de l'ombre de ma sœur qui était devenue étouffante. J'ai voyagé pour faire du bénévolat, je voulais me sentir utile, je voulais vivre ma jeunesse, boire et m'amuser en ayant l'impression d'agir à côté, mais j'étais constamment rattrapé par ma famille. J'étais le vilain petit canard, mais je m'en fichais, car je vivais avec passion. » La demoiselle sentit son visage se décomposer.  « Le soir du nouvel an, j'avais envie de sortir, de vivre ma vie et d'être avec mes amies, comme toujours j'étais moi, je ne brillais pas aux éclats, mais j'étais moi et je préférais croire que mon sourire valait tous les bijoux. Ma sœur était avec moi ce soir, elle avait fait le choix de m'accompagner, en sortant, des hommes ont trouvé Victoria attirante probablement, moi j'ai été frappée et je suis morte sur le coup. Je suis morte, parce que ma sœur était belle. » Je sentis mon cœur se briser, pourtant, ce n'était qu'une idée vague, mais je préférais ne pas me voiler la face.





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MessageSujet: Re: God is everywhere □ Elias (pnj autorisés)   Mer 13 Aoû - 9:21


 
what if god was one of us ?

 
A
u fond, c’était quoi, la mort ? Pour le curé, et dans les écrits, c’était le passage du monde des vivants, du monde terrien, vers les hauts cieux ou les brûlants enfers. C’était le moment du jugement, de la balance divine qui pèse vos péchés, vos actes de foi, votre âme et votre être. Gamin, Elias s’était imaginé qu’à ce moment-ci, il se retrouverait tout petit, tout frêle, simple humain vêtu de guenilles, face à un tribunal de saints, qui eux seraient immenses, cerclés d’un halo lumineux et inspirant un mélange de douceur et de crainte non dissimulée. Seulement, quand sa nuque s’était brisée sur les marches de marbres, il n’avait pas senti  son âme quitter son corps, il ne s’était pas senti élevé par une force méconnue et soudaine. Il avait juste senti le goût âcre du sang dans sa gorge. Puis tout était noir et son corps tombait, tombait, tombait, comme attiré par une gravité plus puissante qu’à l’ordinaire. Et au lieu de reposer en paix, il était arrivé ici, au pays des merveilles. Oui, au fond, c’était quoi, la mort ? « Malheureusement, nous sommes morts depuis quelques temps, notre vie et nos bonnes actions sont derrière nous. L'avenir est-il encore devant nous ? » Mais s’il était parvenu ici-bas, c’était pour une bonne raison. On l’avait envoyé, on l’avait choisi. Il ne sait pourquoi lui, il ne sait comment, mais c’est fait. Il tente de se convaincre lui-même que Dieu l’a promu à un tout autre poste dans ce monde. Au lieu de bénir les vivants, il devra guider les morts. Des âmes en perdition, qu’il se doit d’amener vers la lumière. Dit comme ça, il passerait pour un homologue masculin de Mélanie Gordon dans Ghost Whisperer, mais il croyait dur comme fer à sa mission divine. Il avait l’espoir. Et l’espoir est la seule chose plus forte que la peur. Alors il s’y accroche le prêtre.  « Je ne vois pas vraiment cette…survie comme une suite à notre mort, je dirais plutôt que l’on nous a offert une seconde chance, une autre opportunité de nous explorer, de découvrir qui nous sommes, qui nous aurions pu être. Même si la clé pour cette deuxième vie est la mort et que notre nouvelle réalité est bien plus décadente et invraisemblable. »

« J'ai envie de croire que personne n'est conventionnel, que nous naissons, mais que nous sommes tous différents et que personne n'est semblable et c'est cela toute la beauté du monde dans lequel toi et moi avons vécu. En effet, lorsque je t'écoutais dire tes discours - et que je regardais les vitraux car je trouvais ça jolie - je ne pensais que tu étais du genre à bouffer des sushis. » Le brun émet un petit rire. Jillian avait raison, nous sommes tous différents et pourtant si semblable. Nous sommes tous fait d’os et de chair, d’un corps et d’un cœur, d’une raison et de sentiments. Nous appartenons tous à l’espèce humaine et pourtant, aucun ne ressemble parfaitement à l’autre. Tous sont uniques. Même si cette unicité doit passer par des comportements étranges, des habitudes peur orthodoxes ou des manies ridicules.  « Je comprends ; c’est le défaut de vivre perpétuellement avec une étiquette sur le front. Les gens savent que vous êtes prêtres et n’ont pas le sentiment d’avoir besoin d’en savoir plus, ils s’en contentent et, d’une certaine façon, moi aussi. » Elias avait l’habitude de donner, toujours donner, sans rien attendre en retour. Il se considérait comme altruiste, sans véritablement se l’avouer. Le bonheur des autres faisait le sien, même si, d’une certaine façon, ce genre de comportement contenait une part d’égoïsme. Il se rappelle qu’une vieille grande tante, d’une branche éloignée, aigrie et misanthrope lui avait dit un jour que les égoïstes vivent plus longtemps. Mais il se rappelle aussi lui avoir dit que les égoïstes vivent malheureux. Il n’y avait rien pour lui de plus naturel que d’aider les autres. Personne n’a eu de vie simple, personne ne peut se vanter de n’avoir jamais rencontré de difficultés. Tout le monde méritait qu’on lui rende service, au moins une fois, rien qu’un petit coup de pouce, un petit sourire. « [color:c78f=012345]L'argent ne fait pas le bonheur, il l'achète, j'ai toujours eu cette devise.  » « Et moi j’ai toujours eu l’habitude de dire que nous naissons et mourrons dans l’égalité. L’argent avantage bien souvent les choses, mais il ne fait surtout qu’attiser le mépris et l’envie des modestes et gonfler les chevilles des plus fortunés. Ceux-ci s’entêtent, se démènent et dépensent, jusqu’à en oublier les plaisirs simples de la vie, ceux qui forgent le véritable bonheur. C’est une sorte de perversion je présume, étant donné qu’à la fin, personne n’importe rien. » Le patrimoine, les comptes en banque offshore, les yachts, les villas, les voitures de luxe, les robes de créateurs, les bijoux sertis d’or et de diamants, tout. On vivait pour tout avoir mais on mourrait sans rien. C’était un paradoxe frustrant et Elias n’avait jamais désirer sombrer dans une pareille machination. Il y était né, certes, mais il a vite eût fait de quitter sa cage dorée. Peut-être que certains se plaisaient de vivre dans un tel « luxe » et d’évoluer parmi les « belles choses ». Mais le prêtre avait des envies plutôt simple, à la manière de Gervaise dans l’Assommoir. Un toit, un métier, de quoi se nourrir et se vêtir et la bonne humeur, même quand tout vous pousse à tomber dans la noirceur. Se relever est ordonné.« Merci. Je croyais que la sincérité n'existait plus, merci. » Il offre un sourire franc à la blonde. Une telle déclaration le touche, ça lui fait du bien d’entendre de tels mots qui ne sont plus parvenus à ses oreilles depuis un moment.  « Et moi je te remercie de me prouver que la sympathie n’est pas prohibée dans ce monde. Il y a bien des valeurs qui méritent qu’on se batte pour elle. »

« Ma mort n'est que le reflet de ma vie. » Le trentenaire se tourne vers elle, ses yeux détaillant le visage juvénile de son interlocutrice qui discourait sur sa vie passée. L’oreille attentive à ses mots, il essayait de s’imaginer cette vie que Jillian n’avait aspiré qu’à rejeter. Il avait un peu de mal, à se laisser glisser dans les chaussures de la blonde, à essayer de comprendre pourquoi. Mais il persistait. Il écoutait et ne jugeait pas. Ce n’était pas à lui que lui revenait ce devoir. Les années passées dans son confessionnal lui ont appris à être attentif et à se taire. Il essaie de faire preuve de tact et de manières, d’adoucir les âmes en peine bercées dans l’amertume. Beaucoup de gens ne rêve que d’une vie aussi aisée que celle de la blonde. Des ignares ou des mauvaises langues diraient qu’elle a été beaucoup trop chanceuse à la loterie de la vie. Une fortune familiale imposante, des traits fins et doux et un avenir prometteur. Mais personne ne devrait se permettre de telles pensées, pas sans savoir. Mais Elias trouvait que la vision de la demoiselle avait du sens, de la logique. Et sa persévérance, sa confiance étaient belles à entendre, à voir. Elle ne semblait pas se laisser marcher sur les pieds, contrairement au prêtre.  « Je suis morte, parce que ma sœur était belle. » Cette dernière phrase eut l’effet d’une claque pour le brun. Les mots étaient légers mais si lourd de significations. C’était comme une révélation soudaine, comme une illumination, pourtant si peu divine. Il eut peine à déglutir en remarquant la mine décomposée de la jeune femme. D’instinct, il déposa sa propre paume sur le dos de sa main, comme si ce simple geste pouvait apaiser les maux et les tensions. « Je, ahem… je suis désolé, je n’aurais jamais dû poser la question, c’est un sujet douloureux je présume. » Ce que l’anglais redoutais par-dessus tout, c’était de blesser les gens. Il n’aimait pas voir des visages en décomposition, des larmes perler le long des joues. Il détestait d’autant plus ces marques de douleur et de tristesse lorsqu’il avait l’impression d’en être le coupable. Après tout, c’était lui qui avait mis ce sujet sur la table, c’était lui qui avait poussé Jillian  à se confier, c’était de sa faute. Une nervosité certaine mêlée à la honte enflait dans ses veines. « Mais, je ne suis pas certain que ce soit l’unique raison de ta mort, je veux dire, il doit y avoir des circonstances atténuantes… Victoria est morte également après tout. » Bravo Elias, tu viens de t’enfoncer davantage. Il se gratta la gorge pour se redonner une certaine contenance et observait le trognon de sa pomme. Il pris une nouvelle inspiration, choisi de lancer le cadavre de fruit au loin et de briser un silence pesant qui n’allait pas tarder à s’abattre sur eux. « Et si nous changions de sujet ? » Il lui offrit un nouveau sourire, plus contrit cette fois, comme pour s’excuser à voix basse, à travers le regard. « Avant d’arriver ici, tu avais un job, des études ? Un chien peut-être ? Tu penses quoi de la fin de Titanic ? »

j'aurais dû poster hier soir, mais j'ai du stalker un rp entre deux jumeaux  :laugh: excuse moi du retard que je prends à chaque fois  :kyu: :kyu: 
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MessageSujet: Re: God is everywhere □ Elias (pnj autorisés)   Mer 13 Aoû - 22:04





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Envolé les espoirs, libéré le désespoir et ressentez vos déboires. La demoiselle ne se sentait pas particulière belle, mais elle se sentait libérée par cette mort non annoncée qui lui fut imposée au gré des désirs vicieux d'hommes qui désiraient croquer des pommes. La demoiselle n'en savait rien, elle supposait tout simplement sur ce rien qui ne valait rien, mais ce rien n'en n'était pas un, il était le reflet de ces vauriens et de leurs petits larcins. Un regardé détourné sur des hommes même pas capuchonnés, ils étaient peut-être bourrés, la demoiselle n'eut pas le temps de vérifier. Ce regard fut son dernier, après s'être détourné, elle avait senti son corps l'abandonner, son corps était mort et il ne connaîtrait plus jamais de réconfort, parce qu'un corps mort est un corps couvert de remords. La blonde ne trouvait pas ce monde immonde, il était tout simplement pavé des cadavres ensanglantés de ceux qui avaient finit par se tuer en voulant jouir de la cupidité de cet endroit où la folie semblait régner, mais la bonté avait sa place dans ce monde où il n'y avait plus aucune glace. Les miroirs étaient dérisoires et c'était bien une nouveauté, la beauté était fanée et les habits étaient déchirés, l'apparence n'avait plus la moindre importance. Pessimiste et défaitiste, toute sa vie, la demoiselle avait vécu dans la négation, c'était son bastion, le seul endroit où elle semblait pouvoir se réfugier et se protéger. Ce monde avait la particularité de lui donner une chose inespérée, elle luit l'avait dit, elle n'avait pas menti, elle passerait une nuit de plus à se demander si elle n'était pas folle à lié. Bonne à enchaîner et à tuer comme une vulgaire poupée avec le visage brisé, comme une enfant pourrie gâtée qui ne savait pas se contenter des cadeaux dont elle était inondée.

La deuxième vie ? Il avait des idées originales qui étaient loin d'être banales, mais elles étaient amicales. La blonde n'avait pas envie d'explorer son fond intérieur, elle voulait vivre un bonheur à l'extérieur. Elle avait déjà trop cogité au fil des années, il était temps de vivre, mais pour ça... il fallait survivre. La survivante savait que l'herbe n'était pas verdoyante et que c'était dernier ne pourrait plus jamais briller et délicatement chatouiller des pieds sans craindre de se faire bouffer des bestioles qui traînaient sur le sol. La demoiselle avait envie de croire que cette vie n'était pas que là pour lui donner le cafard. La blonde n'était pas James bond, mais elle arrivait à survivre avec quelques vivres et sa joie de vivre qui fut longtemps dissimulée sous un masque de chasteté carrément loupé. L'image qu'elle avait dû donner durant des années, n'était plus celle de la demoiselle d’aujourd’hui qui croyait la vie, sans devoir se cacher. « Deuxième vie ? Comme une réincarnation ? J'étais sûre que Bouddha était le plus malin de tous, puis sa sexe-attitude est juste incroyable. » La demoiselle ne voulait pas froisser le curé en invoquant un dieu différent, mais elle était franche et elle était du genre à rigoler sans réellement s'interroger sur le pourquoi du comment.


Les étiquettes collaient à la peau, elles refusaient de s'en aller, elles refusaient de changer et de libérer les esprits. La survivante trouvait l'exemple du prêtre plutôt correct et elle était parfaitement adaptée à la situation. La demoiselle n'osait pas lui demander les sensations que cela pouvait faire naître chez lui, elle n'osait pas lui demander si cela réveillait des pulsions ou ses passions. Cela serait malvenu et très incongru, mais c'était tentant et pour une fois, la demoiselle allait devoir se la fermer et tenter de garder ses émotions pour elle, rien qu'une fois dans sa putain de vie. Jillian ne pouvait comprendre comment quelqu'un, un être vivant, un humain fait de chair et de sang pouvait consacrer toute sa vie pour des gens qui ne lui inspirait que dégoût et pitié. La demoiselle gardait ses pensés pour ne pas blesser l'homme croyant, mais il était évident, que les croyants étaient des hypocrites et des narcissiques qui ne pensaient qu'au salut éternel et le reste importaient peu ces derniers. Ils étaient prêts à se confesser, mais les erreurs continuaient à se créer et Dieu avait beau pardonner, les pécheurs étaient ceux que Dieu croyait aimer. Confuse, mais persuadée d'avoir raison sans pourtant être certaine d'être dotée de cette dernière, la demoiselle imaginait la vie d'un chrétien qui ne cessait de se faire pardonner pour continuer à vivre dans le luxe, la paresse et l'ivresse.« Je suis égoïste, je ne pourrais pas écouter sans jamais... sans jamais pouvoir m'exprimer. Je crois que j'aime trop parler, mon avis n'est pourtant pas toujours le bon. » La réalité des défauts. La demoiselle se disait égoïste, mais elle savait que ce n'était qu'un vice, elle possédait de nombreux autres problèmes, mais ce dernier était le premier qui lui venait à l'esprit lorsqu'elle évoquait son propre prénom.

L'argent était l'objet manquant pour des mandants. L'argent était un simple billet dont les riches profitaient et dont ils abusaient sans jamais se demander si ces dépenses étaient justifiées. La monnaie n'était pas offerte, elle n'était jamais donnée et elle était confiée à des gens qui devraient crever plutôt que de nager dans le luxe et dans la beuverie d'une vie comme celle qui était la leur. La demoiselle avait de la rage et elle aimerait faire un carnage des hommes qui avaient essayé de l'acheter avec de l'argent, les hommes marchaient au sexe et au pouvoir. L'argent offrait les deux.« Je crois que nous avions deux visions très différentes sur le sujet. Je suis d'accord sur la manière dont nous mourrons et nous naissons, mais la différence avec l'argent est vaste. Certains crèvent dans la rue, d'autres possèdent des tombes en granites tout simplement pour graver une stupide phrase alors que tout le monde sait que le cadavre va finir par se faire bouffer par des asticots. Des gens méritent d'être aidé, mais personne ne vient, la richesse détruit l'homme. » Elle était d'accord avec lui sur ce point-ci, mais elle considérait que l'être humain était responsable de ses actes, mais tout le monde ne possédait pas le même poids sur les épaules. La demoiselle le remercia, non pas parce qu'il avait la foi, mais parce qu'il était gentil et plein de sympathie. C'était presque fou d'oser espérer un geste d'affection comme de la compassion ou de l'amitié. La blonde avait oublié que l'amitié n'était pas réservé aux gens aisés, ce monde remettait les compteurs à zéros, pas de favoris, tous des survivants. « Sympathique, mais chiante à la longue. » Humour qui défilait comme un compte à rebours.


La demoiselle conta son passé et ses problèmes légers, par ceux enfouis sous la carapace qu'elle avait créée dans le but de s'abriter des bruits du passé et du poids de l'avenir. La blonde sentit une main se déposer sur son dos, c'était le curé qui semblait briser la distance que l'église lui avait probablement imposée. Bon ce n'était qu'un geste d'amitié, fallait pas délirer et trop pousser non plus, il n'allait pas l'agresser par la suite. « Il le fut. Il ne l'est plus. » Ce sujet douloureux fut houleux, mais il était temps d'avancer et de cesser de se lamenter sur son passé. La demoiselle ne savait pas quoi lui dire, sa sœur était morte... Elle le savait, il était inutile de lui le rappeler, surtout que la demoiselle ignorait la vérité et elle ne pourrait jamais vérifier puisque sa sœur était folle à lier. « Ma sœur m'accuse de sa mort, je vais avoir du mal à vérifier si tu veux mon avis. »


Elle était perdue dans ses pensées au point de remarquer seulement trop tard qu'il proposait de dériver sur un sujet plus enjoué que sa relation avec sa sœur aînée ! La demoiselle explosa de rire lorsqu'il parla du Titanic, il était dynamique pour un petit curé, il savait ce qu'il voulait et n'hésitait pas à changer et à s'acclimater. La demoiselle se laissa glisser par terre, posant alors sa tête sur le rondin de bois et sentant son corps tout se faire doucement caresser par la nature sauvage.« Je faisais des études pour devenir archéologue, j'ai toujours trouvé que je serais la parfaite Lara croft, bon le 95D en moins peut-être. Sinon pour Titanic je trouve que Rose est niaise et que Jack est un abruti, ils ne pouvaient pas essayer de se relier . Je ne comprendrais jamais la galanterie. » Féministe ? Pas du tout, simplement libre et fière.



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MessageSujet: Re: God is everywhere □ Elias (pnj autorisés)   Mer 20 Aoû - 17:37


 
what if god was one of us ?

 
D
euxième vie ? Comme une réincarnation ? J'étais sûre que Bouddha était le plus malin de tous, puis sa sexe-attitude est juste incroyable. » Quand le nom de la divinité indienne parviens aux oreilles d’Elias, il ne peut s’empêcher de sourire. Il a en tête l’image de ce pacha ventripotent aux lobes d’oreilles étirés et à la position pour le moins inconfortable. Namas té ? « Je pensais plus à une vie après la mort, comme dans la culture de l’Egypte antique, mais c’est vrai que Bouddha n’est pas un si mauvais exemple. » A dire vrai, il n’en connaissant pas tant sur les cultures anciennes. Dans les séminaires, on lui a appris l’histoire de la civilisation mésopotamienne et romaine, ou tout du moins, à partir des dates approximatives où la chrétienté à commencer à s’installer dans les esprits. « Je suis égoïste, je ne pourrais pas écouter sans jamais... sans jamais pouvoir m'exprimer. Je crois que j'aime trop parler, mon avis n'est pourtant pas toujours le bon. » Jillian le remerciait pour sa sincérité, mais Elias pourrait en faire de même. Ils ne sont pas nombreux,  à vouloir admettre leurs tords et encore moins leurs défauts. C’est facile de cracher sur les autres, ça l’est beaucoup moins quand il s’agit d’observer son propre reflet. « Je ne dirais pas qu’il s’agisse d’égoïsme. C’est naturel et fondamental de pouvoir et vouloir s’exprimer. C’est dans notre nature, même si certains sont plus bavards que d’autres. »
« Je crois que nous avions deux visions très différentes sur le sujet. Je suis d'accord sur la manière dont nous mourrons et nous naissons, mais la différence avec l'argent est vaste. Certains crèvent dans la rue, d'autres possèdent des tombes en granites tout simplement pour graver une stupide phrase alors que tout le monde sait que le cadavre va finir par se faire bouffer par des asticots. Des gens méritent d'être aidé, mais personne ne vient, la richesse détruit l'homme. » Ce que lui énonçait la blonde ne semblait pas être une réflexion erronée à Elias. Ce que Jillian avançait avait du sens, même si le prêtre préférait fermer les yeux sur une vérité aussi dure et rester optimiste. Son subconscient était parfaitement au courant de tous les vices, de toutes les perversions qui corrompaient le genre humain depuis la nuit des temps et pourtant, pourtant il s’entêtait à penser le contraire, à ne pas admettre la réalité. Ça lui semblait plus facile, lui donnait l’impression de s’éviter des maux de têtes à trop penser à son impuissance face à certaines situations.
« Sympathique, mais chiante à la longue. » Le prêtre émet un petit rire face à cette remarque. Il en fallait beaucoup pour lui taper sur le système, il était doté d’une tolérance amicale particulièrement grande. Mais pour beaucoup, c’était Elias le chiant de l’histoire. A Londres, dans sa vie d’avant, il avait toujours tendance à en faire trop. Il se montrait trop gentil, trop curieux, trop aimaible, trop serviable. Il n’en comprenait plus rien. Depuis qu’il sait marcher, on lui rabache les bonnes manières, les bonnes façons d’être et de se comporter ; on lui a appris à être courtois et poli, à toujours dire oui. Et il veut vraiment aider les gens, Elias. Mais souvent, il a plus tendance à les énerver, à leur coller aux basques. Généralement, les personnes concernées se taisaient, se contentaient de sourire poliment, d’hocher la tête et tentait de mettre fin à la conversation. Alors Elias comprenait le sous-entendu lui-même et les libérait. Il se sentait mal dans ces moments là. Il veut pas être un poids pour qui conque, il essaie simplement d’être sympathique. « C’est qu’on forme un duo d’irrécupérables. »

Jillian avait une certaine aisance à  s’exprimer. Peut-être était-ce le reflet d’une éducation solide, auprès de bon professeurs, comme les familles fortunées aiment à se vanter. Ou bien ce n’était qu’un aspect de sa propre personne. Elias avait entendu des tas et des tas de jeunes parler, le plus part utilisant des mots de la nouvelle ère numérique. Il s’en rappelle d’un ou deux, comme swagg ou kiffant. En y repensant, il se sent prendre un petit coup de vieux. Même s’il avait un téléphone portable –et encore, monsieur n’est pas très friand des ondes qui se dégagent de tous ces nouveaux appareils-, elle est loin l’époque du tourne-disque et du minitel. « Il le fut. Il ne l'est plus. » Mais oui, Jillian avait ce quelque chose, dans sa façon de parler, cette petite note qui vous captive sans jamais vous ennuyer. Et plus fascinant encore, c’était sa propension à parler de tout, à laisser les choses glisser sur elle, comme si les souvenirs, même douloureux, n’étaient que des perles. «  J’admire tes capacités à pouvoir tourner la page si rapidement. J’ai plus de mal que toi à ce niveau, me semble. » Il se souvient combien passer au-delà certaines étapes de sa vie a été difficile. Durant son enfance, son adolescence, sa vie de jeune adulte. Mais plus récemment encore, lorsqu’il a mis en terre ses deux cousins, ses deux jumeaux, dans l’espace de quatre semaines, tout au plus. Et dire qu’il avait finalement lui-même péri. Jamais deux sans trois. A cette pensée, une petite graine, une petite idée, commençait à germer en son être, à s’insinuer dans les pores de sa peau. Et si ses cousins étaient ici, eux aussi ? Mais il n’a pu terminer ses extrapolations, la voix sucrée de la blonde le tirant de ses pensées. « Ma sœur m'accuse de sa mort, je vais avoir du mal à vérifier si tu veux mon avis. » Le prêtre s’en voulait d’avoir placé la demoiselle dans un embarras visible. Il se mordit la lèvre. C’était comme une sorte de déformation professionnelle.  Bon, c’était aussi, en grande partie, dû à sa maladresse quasi légendaire. Le trentenaire ne fait pas seulement tomber tout ce qu’il touche, il fait aussi trembler tous ceux à qui il s’adresse. Triste paradoxe de l’aimable curé. « Ce n’est pas toi qui lui a porté le coup fatal. Ce la conséquence de son propre choix. Nous sommes nos propres obstacles, les seuls à blâmer de notre condition. Si du moins, il y a à blâmer. »

La demoiselle semblait quelque peu perdue dans le fil de ses pensées jusqu’à ce le son de la voix du brun reviennent dans son esprit. Elle choisit ensuite de se laisser glisser jusqu’au lit de feuilles qui couvrait le sol terreux. Le prêtre de broncha pas, préférant son petit banc et sa couverture. Il était surtout couard et avait peur de s’enliser, de se retrouver à la merci d’insectes carnivores ou encore de ne plus pouvoir se relever assez rapidement pour fuir le danger s’il se présentait. Oui, Elias est l’exemple même de la hardiesse et de la virilité. « Je faisais des études pour devenir archéologue, j'ai toujours trouvé que je serais la parfaite Lara croft, bon le 95D en moins peut-être. » Le prêtre émet un petit rire à l’entente de cette référence. Entre autres monstres, fuite et survie, ça faisait un petit bout de temps qu’il n’avait pas entendu parler de séries, de films ou personnages fictifs. Peut-être bien parce que le monde dans lequel ils évoluaient leur paraissait justement assez fictif pour ne plus avoir envie d’en rajouter. « Miss Hale a-t-elle déjà parcouru beaucoup de ruines d’anciennes civilisations ? » Il emploie un ton léger, un sourire sincère. Cela faisait un bien fou d’avoir une discussion presque frivole avec une personne sensée. « Sinon pour Titanic je trouve que Rose est niaise et que Jack est un abruti, ils ne pouvaient pas essayer de se relier . Je ne comprendrais jamais la galanterie. »  «  Ah ! Doux Jésus, merci. Enfin quelqu’un qui comprenne mon point de vue ! C’est vrai qu’ils auraient pu se relayer, se partager cette planche. C’est un peu bâclé comme fin, ils nous servent pendant deux heures un amour fou et passionné et au final, ils n’ont même plus la force de se battre jusqu’à la fin.  Je veux dire, si Jack aimait tellement sa Rose, comment a-t-il pu décider de l’abandonner et de l’endeuiller ? » En fait, de Titanic, il n’en a vu que des extraits. Oh, pas d’inquiétudes, il s’est fait tirer au cinéma par ses cousins, après tout, c’était le film du siècle et autres décennies futures. Mais faut dire qu’Elias et les histoires d’amours, ça n’a jamais été un bon mélange. Encore moins sur un bateau dont on connait tous l’histoire. Et la séance était bien tardive, c’en était trop pour le séminariste trop fatigué de sa semaine de prière. Il a donc pu détailler le visage de DiCaprio entre deux petits hoquets et un roupillon. Mais ça, c’est un secret qu’il se garde. « Oh mais, la galanterie se perd un peu plus chaque jour, quoi qu’il advienne ma chère. Mais je dirais que tenir la porte ou un parapluie à une femme relève plus de la politesse.» Il reporte son attention sur la blonde, toujours posée à terre, la nuque contre le tronc à demi-moisi de l’arbre. «  Mais, parle-moi un peu de ces voyages que tu as fait. Je n’ai jamais quitté l’Angleterre mais j’imagine que tu as vu de belles contrées, non ? »
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MessageSujet: Re: God is everywhere □ Elias (pnj autorisés)   Jeu 21 Aoû - 10:44





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La vie n'était pas infinie, pas plus que l'enfer était éphémère. C'était sa vision, mais certains avaient la sensation que la vie terrestre n'était qu'un test pour atteindre l'absolution, le pardon ou une du moins pour parvenir à l'obtention de plus que de vulgaires souvenirs. Les gens préféraient croire que la vie était infinie pour éviter de souffrir, mais tout le monde finirait par découvrir que ce fantasme n'était qu'une illusion. C'était hypocrite de dire cela, après tout, elle était là ! Dans ce pays qui semblait se laisser dominer par la peur, mais qui se fichait des erreurs des braconniers qui venaient détruire cet endroit encore plus qu'il ne l'était déjà. Le curé trouva judicieux de citer l’Égypte Antique, c'était audacieux et peut-être un peu ennuyeux puisque la demoiselle avait été informé de long en large sur cette civilisation durant ses cours, et cela à de nombreuses reprises ! Le jeune homme n'avait pas du fait d'erreur, les Égyptiens pensaient que tout le monde connaîtrait la vie éternelle et qu'il suffisait d'être généreux avec les dieux, et de faire de leur mieux durant leur courte vie. La blonde n'avait rien à rajouter, elle pourrait s'exprimer sur l'admiration et la passion que généraient les anciennes cultures chez elle, mais cela n'apporterait rien. Elias semblait suffisamment cultivé pour en savoir assez sur ces gens, surtout que tout le monde fut, tôt ou tard, dévoré d'une passion sans concessions pour les Égyptiens ! « Les Égyptiens et Bouddha n'ont pas le même style, mais ton exemple est pas mal non plus. » Cela était peut-être plus logique pour une gamine de s'attacher à l'image d'un homme toujours en train de prier plutôt que de s'intéresser à une civilisation que tout le monde connaissait de par le nom. La blonde n'était pas passionnée par ces derniers, la blonde avait des préférences pour d'autres cultures.


Bavards, ces gens toujours avares de belles paroles. Jillian était de ces gens qui parlaient peut-être peu, mais qui en disaient toujours trop dans ces quelques mots. Il ne fallait pas se mentir, la demoiselle devait passer pour une martyre que tout le monde voudrait secourir et l'aider à s'endormir. C'était ce premier aspect que les gens constataient, et ces gens n'étaient pas assez franc pour le lui expliquer. La blonde ne comprenait pas comment des gens pouvaient s'attacher à elle, s'agripper à sa beauté fanée et à son sourire écorché. L’égoïsme était humain, mais certains n'était pas assez malin pour assumer, Jillian savait ce qu'elle était et la survivante refusait de mentir : elle était égoïste et n'allait pas s'en cacher. « Certains devraient apprendre à se taire, être bavard n'est pas nécessairement une bonne chose et c'est difficile de dire aux gens de se la fermer... » La demoiselle continua sur sa lancée et n'hésita pas à s'exprimer sur sa propre personnalité et sur sa vision de l'ancien monde qu'elle trouvait tarée et foirée sûre de nombreux aspects, mais elle n'était pas parfaite non plus et elle était réaliste sur ses propres méfaits. La demoiselle n'était pas une belle hirondelle que tout le monde aimait écoutait chanter et parler avec un lange délicat et recherché. La blonde avait tendance à énerver par son incapacité à cacher ses émotions, elle énervait du fait qu'elle ne pouvait s'empêcher de commenter des sujets qui n'étaient pas censés la concerner. Son côté marge de la société pouvait déranger, le fait qu'elle n'était pas prude ou pudique pouvait choquer et sa manière de voir les choses pouvaient pousser les gens à l'insulter simplement parce que juger une gosse de riches était plus facile que de juger un pauvre gamin dépaysé dans un monde ou l'argent semblait tout dicter. La blonde sourit lorsque cet ancien homme d'Église évoqua l'idée d'un duo. La demoiselle ne pouvait pas s'empêcher d'imaginer l'homme en train de dicter son discours qui appartenait au passé. « qui se ressemble, s'assemble ? » Pas besoin de réponse, c'était simplement pour en rajouter.


Il fallait dévorer la vie, il fallait arrêter de vivre avec des insomnies et il fallait arrêter de se faire torturer par un passé dépassé. La gamine n'était pas écervelée, mais elle ne pouvait réaliser que certains regrettaient le passé et qu'il était trop dur d'y renoncer. La blonde voyait cet endroit comme un lieu plein de liberté, mais tout le monde ne pouvait pas partager cette idée et cela pouvait se comprendre. La vie était faite pour apprendre à la population ce qu'était le malheur, mais aussi le bonheur. La demoiselle se disait que son ancienne vie ne pourrait jamais lui manquer, elle avait fait le choix de l'abandonner pour enfin avancer, même si elle savait qu'elle aurait toujours cette blessure non loin du cœur qui l'empêcherait de respirer et de vivre. Une fêlure pour ses amies, une griffure pour sa famille, une fissure pour ses amours, une blessure pour ses valeurs et une gravure pour ses souvenirs. La demoiselle laissa s'échapper un rire lorsqu'il osa dire qu'il l'admirait... la blonde trouvait cela comique, il avait une vision idyllique de la blonde. « Le temps. Tu verras avec le temps ça ira mieux. »La demoiselle savait qu'elle était morte le premier jour de l’année, mais le temps ne semblait pas s'écouler dans ce paradis ayant chuté, il était donc difficile d'estimer depuis quand elle était en train de traîner. Il fallait cesser de se lamenter, cela était peut-être une preuve d'insensibilité, mais c'était la vérité. La demoiselle expliqua l'état de sa sœur et la raison de sa vulgaire colère. Jillian se sentait coupable, mais elle c'était lamentable d'oser accuser une gamine comme elle, la blonde était perdue. Le curé essaya de la rassurer et s'exprima de manière énigmatique et poétique. La demoiselle esquissa un sourire en laissant son regard se perdre dans le paysage. « Il faut un coupable. Je suis certaine que je serais sexy dans une tenue orange de prison. » Prisonnier, un statut particulier que la demoiselle pouvait comparer à sa prison dorée.

La demoiselle se laissa glisser comme une feuille de papier sur le sol humide. La blonde avait besoin de bouger et de se laisser aller comme si son corps avait besoin de vivacité pour exister. Elias posa une question sur les voyages de la demoiselle, la blonde se mordit la lèvre en fermant les yeux délicatement. Elle repensait à tous ces moments qu'elle avait vécus, loin de ces petites gens qui se prétendaient clairvoyantes et qui pensaient que le monde se limitait à l'argent. La demoiselle pourrait en citer plusieurs voyages qui lui semblaient clairs comme des images, mais qui pourraient aussi être des mirages. La demoiselle avait voyagé une fois par année depuis qu'elle avait fêté sa seizième année. Après tous ses parents avaient les moyens de lui les payer. Chaque été elle pouvait profiter d'un pays étranger. Elle avait voyagé 8 fois, loin de ce pays qu'était l'Angleterre des vipères.« Trop peu à mon goût, mais oui j'ai eu la chance d'en visiter. » La demoiselle n'en croyait pas ses prunelles lorsque le curé évoqua qu'il était d'accord avec elle sur le film Titanic... La demoiselle n'appréciait pas particulièrement ce film en réalité. Elle ne comprenait pas comment tout le monde pouvait se passionner pour une histoire comme celle-ci. Rose était pourtant une des premières héroïnes à ne pas servir de bonniche, mais Jillian n'accrochait pas... même si la demoiselle était une grande romantique, elle préférait l'amour véritable, pas celui des films.« Certains disent que la plus grande preuve d'amour est de mourir pour l'être aimé, donc peut-être que Titanic tente de prouver que l'amour ne meurt jamais ? J'aime bien les films niaient ou – de toute manière - tu sais que la fille finira avec l'homme qu'elle aime, je trouve Titanic trop frustrant. » Niaise et fière.

La galanterie était une saloperie qui énervait la gamine. La blonde ne voulait pas se faire protéger, se faire aider ou même de  se faire guider par des mecs qui ne pensaient pas avec leur tête. La demoiselle voulait se débrouiller et pas nécessairement dépendre des hommes. La société était mal faite dans l'autre vie, cette fois-ci, elle voulait l'égalité et elle ne comptait pas s'en priver. « J'aime pas la galanterie, j'ai l'impression de passer pour une petite chose fragile ou pour une blonde incapable de pousser une porte. » La demoiselle préférait en rire et puis, ses cheveux étaient tellement affreux qu'il était difficile de se faire une idée sur la couleur de ces derniers. Elias s'exprima une nouvelle et il annonça qu'il ne connaissait que l'Angleterre, qu'il n'avait jamais quitté cette terre qui, pourtant, n'était qu'une petite pierre de ce monde. La demoiselle redressa alors sa tête, elle était à demi tourné vers lui, finalement elle s'installa en tailleur face à lui, elle avait d'offrir à autrui ce que personne n'avait fait pour lui. Pour une fois dans sa vie il méritait de pouvoir parler et il continuait d'interroger la gamine, c'était idiot, mais c'était beau. La blonde passa une main dans ses cheveux sans savoir réellement pourquoi, elle en avait marre d'eux. « Tu n'as jamais quitté l'Angleterre ? Mais ce monde avait pourtant tellement à offrir. Pourquoi ne pas en avoir profité ? Si tu me sors la peur de l'avion, je te crois pas. » Il méritait de parler, rien qu'une fois il allait devoir avoir la foi en une gamine amochée par la vie.




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MessageSujet: Re: God is everywhere □ Elias (pnj autorisés)   Dim 24 Aoû - 22:53


 
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D
epuis son arrivée ici, Elias était plus émotif, à fleur de peau qu’à l’accoutumée. C’était une braise incandescente qui s’enflamme à la moindre étincelle, au moindre coup de vent. Mais c’étaient pas l’ardeur, l’impulsivité et la chaleur qui coulaient  entre ses veines mais c’étaient la nervosité, la peur et les pleurs. Il était comme ça, le prêtre. Il avait beau être plus grand que la moyenne, il en était pas moins couard et chétif. Comme un éléphant qui a peur d’une souris. Mais, parfois, quand il se remet en question, qu’il se dit qu’il faut avancer, il se flatte un peu l’égo, timidement, comme un demi péché. Il se dit qu’il y a plusieurs formes de témérité. Il se dit que le courage, c’est pas simplement s’élancer à la gueule d’une bête sauvage dès que la situation commence à s’envenimer. Il se dit que le courage, ça peut être autre chose. Le courage c’est affronter ses peurs et ses cauchemars. Le courage c’est s’élever pour les autres alors que le monde entier est contre vous. Le courage ce ne pas avoir peur de parler devant des centaines de personnes, de rencontrer chacune d’elle. Le courage, c’est pouvoir s’ouvrir aux autres et de vivre sans trop se soucier de ce qu’on pense de vous. Alors oui, Elias ne pense pas être un chevalier servent qui arrive au galop sur son fidèle destrier, cheveux aux vents, épée à la main, prêt à défendre la veuve et l’orphelin. Mais Elias pense qu’au moins, contrairement à d’autres, plus misérables encore, lui, il est quelqu’un. Et même si Dieu n’aime pas les flatteries de soi, même si ça fait enfler les chevilles et rosir les joues, ça fait du bien. Seulement, il y a bien des choses pour lesquelles le trentenaire ne se trouverait jamais assez courageux. Tourner la page. Il avait un mal fou à accepter le changement, même s’il était ponctué d’ainsi soit-il et d’amen. Il y a des épreuves qui sont tout bonnement trop difficiles. Trop douloureuses. Mettre en terre un inconnu de sa paroisse, c’est une chose. Mettre en terre ses deux cousins, c’en est une autre. Se découvrir soit même mort, ce n’est pas tellement plus doux. « Le temps. Tu verras avec le temps ça ira mieux. » Le brun prend un respiration et tente de chasser cette envie de pleurer qui vient lui chatouiller le coin des yeux. « Je l’espère. »

« Il faut un coupable. Je suis certaine que je serais sexy dans une tenue orange de prison. » Le brun pouffe lentement, il se rappelle encore comment sa mère se plaignait des teintes d’oranges qu’elle trouvait dans les magasins. Ça ne me va pas au teint, qu’elle disait. Jillian est une personne étonnante. Elle a beau n’avoir que la vingtaine, elle semble déjà plus sage que les trois quarts de la population de cette planète. Elle a du vécu, ça se sent, ça se voit. Mais mieux encore, elle sait pallier à tous ces malheurs qui s’abattent sur le monde, sur sa vie. Elle sait relativiser ces mauvais revers de karma, elle sait tourner les idées noires en dérision. Et c’était beau, beau et réconfortant. « Trop peu à mon goût, mais oui j'ai eu la chance d'en visiter. » Il n’était pas très friand des expéditions en terre inconnue, qui sait sur quoi on peut tomber ? Une armée de nazi, un crâne de cristal, comme dans Indiana Jones ? Mais il ne doutait pas de la beauté de certains monuments, de certaines ruines. Rien que Stonehenge qui était déjà un lieu plus qu’impressionnant et mystique. « Ça a dû être de belles expériences. »

« J'aime pas la galanterie, j'ai l'impression de passer pour une petite chose fragile ou pour une blonde incapable de pousser une porte. » Décidemment, Elias ne comprendrait jamais les femmes. Lui, avait été élevé dans le respect de l’étiquette et des bonnes manières et pourtant, il se sentait toujours perdu quand il devait passer de la théorie à la pratique. Quand on ne recule pas la chaise de madame, qu’on ne lui tient pas la porte, alors on est un goujat impoli. Quand on fait preuve de galanterie et d’un peu de courtoisie, alors on est un mufle incivil. Oui, il a toujours eu du mal, avec la gente féminine. Rien que certaines, avec leurs paroles déroutantes. Leurs milles et une façon de dire non dont seules certaines veulent dire oui. Au moins, sa condition de prêtre avait l’avantage de le dispenser de ces soucis, enfin, presque tout le temps. Mais au moins, avec Jillian, les choses étaient claires et même si elle n’avait pas pris de gants pour expliquer ses opinions à Elias, il avait pris note. « On peut dire que c’est une forme de politesse à double tranchant, alors. »

« Tu n'as jamais quitté l'Angleterre ? Mais ce monde avait pourtant tellement à offrir. Pourquoi ne pas en avoir profité ? Si tu me sors la peur de l'avion, je te crois pas. » Il émet un rire doux en réaction à la dernière phrase. La blonde avait de la répartie, de l’humour et de l’esprit. Le brun détourna son regard sur ses doigts qu’ils entrelaçaient entre jeux, jouant avec ses mains, un peu nerveux, un peu réticent à se confier ainsi à son tour. Faut dire qu’il en avait pas vraiment l’habitude.  « Eh bieeen, disons que j’en ai jamais véritablement eu l’occasion ou encore le temps. J’avais onze ans quand je suis entré en internat. J’y suis resté jusqu’à mes dix-huit et j’ai enchaîné sur le séminaire et après sept ans, l’ordination. J’ai été directement assigné à ma paroisse et je ne l’ai plus jamais quitté depuis. » C’était la vérité. Ou du moins les faits dans les grandes, grandes lignes. Depuis les premiers débuts de son adolescence, il s’était investi dans ses études, plein de foi, de conviction, de dynamisme. Il se sentait bien, sous l’aile protectrice de Dieu et ses anges. Et même si les premières messes n’étaient pas simples, les débuts un peu maladroits et la voix chevrotante, il s’y était fait, le prêtre. « Je m’y sentais bien, je m’y sentais chez moi. Je ne voyais pas trop où aller d’autres. » La routine lui collait à la peau, mais il appréciait sa tranquillité.« J’aurais pu aller à Rome, voir le pape. Mais je n’en voyais pas l’intérêt. Il peut se débrouiller sans moi, le grand pontife. » Elias ne voyait pas là une remarque ironique ou désobligeante envers le régent du Vatican et du monde catholique, c’est simplement qu’il avait foi en Dieu, dans les Saints Ecrits. Pas dans des vieillards attends de parkinson et encore moins un régime ecclésiastique qui n’a pas toujours été très juste envers les plus méritant. Pour lui, il y a une différence, entre homme de Dieu et homme d’église. « Bon. J’admets aussi que j’avais peur. Pas de l’avion je t’assure. Mais plutôt, de tout ce qui pouvait m’attendre là-bas… Partir, même en vacances, ça signifiait partir seul, s’exposer à tout et n’importe quoi. Seul. » Là voilà, la dure vérité. Douce et amer dans le même temps. La solitude était parfois appréciable. Quand vous choisissiez d’être seul, oui. Pas quand on vous l’imposait presque. La famille Quigley n’était pas du genre très démonstratif, plus occupée à assister à des galas de charités qu’au repas de Noël chez un fils qui aurait dû être médecin humanitaire ou PDG d’une grande firme au lieu de curé. Ce même statut de curé, qui vous empêche toute relation conjugale et qui vous prends tellement de temps que vous ne le voyez même plus s’égrener. Vivre dans la paix a un prix, et de temps en temps, il était dur à payer, lourd sur ses frêles épaules. Mais à chaque fois, il survivait. C’est ça aussi, le courage, un peu. « Tu appréciais peut-être cette vie solitaire et indépendante, mais c’est parce que quotidiennement, tu vivais entourée. Pour moi c’est le contraire. J’avais beau vivre dans la même ville que ma famille, c’est comme s’il  y avait une sorte de fossé entre nous. Le gouffre qui sépare les modestes des opulents. Et puis, il n’y avait que moi, dans mon petit appartement. Pas de colocataire, pas d’ami parasite et encore moins de petite-amie ou de femme. » Il garde les yeux rivés sur ses genoux. Il lui était déjà arrivé, quelques fois, d’imaginer sa vie s’il n’avait pas choisi la voie divine. Peut-être qu’il serait devenu enseignant, maître conférencier à l’université. Il aurait peut-être un petit cottage à la campagne, une femme aux longs cheveux châtains, deux marmots sur les bras, un berger allemand et un abonnement annuel au club de golf du coin. Utopies, chimères. Des bribes d’une vie qui ne sera jamais la sienne, mais après tout, si tel est le cas, c’est peut-être qu’au fond, il n’a jamais réellement voulu la vivre ? « Oui, je dirais que c’est la peur d’être seul, qui m’a empêché de partir, toutes ces années. Je stagnais sur Londres parce ça grouillait de gens et de vie, que ça me donnait l’impression, l’illusion que je n’avais rien à craindre. » C’est ça, l’effet d’une grande ville qui ne s’endort jamais. Elle vous happe comme une déferlante. Son énergie et son dynamisme vous attaque par vagues et vous vivez au gré des flux et reflux constants. Ça bouge de partout et on ne peut pas s’empêcher de se laisser entraîner. C’est beau comme flippant. « J’avais bien quelques amis, mais ils menaient leur propres vies. Et d’un côté, je les comprends, qui voudrait passer son temps avec un prêtre maladroit au possible et qui sursaute dès qu’on toque à la porte ? » Sa mine se déconfit un peu et il relève la tête pour observer son interlocutrice, les sourcils relevés, les lèvres arquées, mal à l’aise. Puis il soupire, lentement, profondément, comme pour faire sortir toute cette mélancolie qui l’a submergé de son corps. Il se purge de ses peines, comme si cette discussion prenait une valeur de catharsis. « Enfin, je vais arrêter de me plaindre, ce n’est pas juste. » Il se reprend à nouveau, esquisse un faible sourire et expire derechef, par la bouche, pour calmer ce petit titillement à ses narines et faire disparaître ce nœud présent dans sa gorge, ces signes qu’il n’allait pas tarder à verser une petite larme. « Merci Jillian. » Il la fixe plus intensément, le regard humide mais un sourire sincère coller au visage. Pour la première fois depuis un bon moment, il ne se sent plus seul. Il a le sentiment de s’être fait une amie, même si ce n’était peut-être qu’à sens unique. « Pas seulement pour m’avoir sorti de ce trou, mais surtout pour être restée. Ça m’a fait énormément plaisir de faire ta rencontre et te parler. C’est quelque chose qui semble quelque peu se perdre par ici, la sociabilité. Alors merci. »
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MessageSujet: Re: God is everywhere □ Elias (pnj autorisés)   Mar 26 Aoû - 17:52





god is everywhere






Les malheurs d'une vie, ne sont comparés au bonheur que ce dernier peut offrir si l'homme est prêt à s'en saisir et à ne plus jouer les martyrs. La gamine avait de la facilité à s'exprimer, mais elle était encore douée pour oublier son passé. Tout le monde ne pouvait pas facilement et innocemment renoncer à son passé, à son vécu et à sa famille. Jillian était une sale gosse, sa peau était comme une écorce qu'elle refusait de voir se fissurer, mais lentement, elle finirait par se briser et par abandonner la blonde. Les étoiles ne brillaient plus, pas plus que les yeux de prunelle de la demoiselle, mais pourtant, il fallait continuer d'avancer et de vivre des opportunités que la vie avait toujours refusées de partager envers l'humanité. Le mal était là, mais celui-là n'était rien, comparé à la monstruosité dont avait fait preuve cette si belle humanité dont les hommes aimaient se vanter et sur laquelle de nombreuses peinées aimaient s’apitoyer comme de vulgaires chiens abandonnés. Il était trop tard pour avoir le cafard, trop tard pour croire, mais il n'est jamais trop tard pour avoir une infinité d'espoirs. L'enfant châtié croyait sincèrement en ce qu'elle disait, certes cela n'était peut-être pas parfait, mais dans les faits, elle avait raison. L'espoir n'était pas mort, car tout le monde est en droit d'espérer ce qu'il désirait le plus au monde, même si la blonde comprenait que le désir n'était pas nécessairement associé au plaisir. C'était compliqué, mais l'ancienne étudiante était vivante, elle respirait et elle savait qu'elle allait crever avant de réaliser qu'il serait trop tard pour se sauver. Cet univers était un calvaire, mais cet univers était une nouvelle terre qu'il fallait accepter sous peine de se faire trucider. La gamine savait qu'il était difficile d'avancer au point d'oublier son passé et de renoncer à ses rêves, mais cet endroit était une trêve, il fallait réaliser que le retour en arrière était impossible, ce n'était pas temporaire et éphémère, ce monde ne connaîtrait pas de fin. Alors, dans ce décor, il fallait renoncer aux remords du passé, sourire si possible, et cesser de pleurer. C'était peut-être difficile, mais insurmontable était un mot à bannir, il faisait trop souffrir.


Victoria se croyait en droit de détruire des vies, de venir achever les derniers moments de bonheur de gens qui possédaient un cœur. La sœur aînée avait perdu le peu de bonté que le monde avait daignée lui donner. Elle finirait par souffrir, elle finirait par comprendre ce que c'était d'endurer une vie dans l'horreur et les malheurs d'une sœur. Jillian n'avait plus rien à regretter de sa vie passé, sa sœur n'était qu'un fragment, qu'un saignement dans son cœur plein de rancœur. Victoria Hale, n'était plus rien, elle pourrait la supplier de l'aide, la gamine réfuterait cette idée, tout simplement pour prouver qu'elle n'était pas que cette petite rebelle en manque d'amour. C'était une faiblesse, c'était dépendance que la demoiselle ressentait. Dans ce monde, l'amitié et l'amour étaient des valeurs bafouées, mais la blonde ne pourrait jamais totalement y renoncer, puisqu'elle avait besoin d'aimer et d'être aimé. C'était risible, stupide et peu crédible, mais c'était néanmoins la seule vérité que la demoiselle refusait de dévoiler. Qui voudrait bien avouer qu'il avait besoin des autres ? Que « je » ne suffisais plus et qu'il avait besoin du « tu » pour finalement pouvoir chuchoter le « nous ». Toutes ces valeurs qu'étaient l’amitié, la sympathie et la compassion. Toutes possédaient un véritable fond dont le blonde ne pouvait pas jeter comme un vulgaire mouchoir en papier. Probablement une des rares qualités dont la demoiselle pouvait se vanter : son amitié sincère et jamais éphémère. Un ami ne peut pas s'oublier, un ami se garde toute une vie. De toute manière, la blonde avait besoin d'eux, sinon, elle serait déjà six pieds sous terre comme un petit ver de terre. Donc cette dépendance était bien différente des autres traits de sa personnalité, mais elle refusait d'y renoncer, elle préférait laisser tomber le sarcasme, l'humour ou le franc-parler plutôt que d'abandonner cette belle valeur que la demoiselle considérait comme la plus belle. Mourir en amour est beau, mais mourir pour l'amitié, c'était glorieux.


La terre était un monde particulier que la demoiselle avait rêvé d'explorer sans jamais se soucier de comment elle allait survivre dans un monde polaire, ou bien dans un désert protégé par la poussière. La nature avait cette particularité de toujours résister, de ne jamais se laisser détruire, c'était toujours l'homme qui devait fuir. La blonde pourrait se remémorer tous ces moments, tous ces visages innocents, tous ces gens qui n'avaient rien demandé si ce n'est de l'aide, et personne ne l'avait accordé. C'était enrichissant, culturellement parlant, mais humainement parlant, cela valait tout l'or du monde. « C'était inoubliable. » Jillian donnerait beaucoup pour jouir d'une liberté longuement méritée, mais elle offrirait sa vie, pour assister une dernière fois à un coucher de soleil dans un pays étranger, sentir la main d'un enfant sur sa joue et pouvoir entendre pour la dernière fois le rire aux éclats des gosses. Les passions sont au cœur des interrogations, mais pourquoi chercher à expliquer ces dernières ? C'était impossible et toute la beauté consistait dans le fait de se laisser dévorer sans jamais se demander si c'était judicieux à faire. Blondie aimerait s'endormir et rêver une dernière fois de tous ces endroits, encore une fois, égoïstement. Le sujet de la galanterie fut évoqué, pour la gamine favorisée, l'idée était déjà imprégnée. La demoiselle avait supporté ces gens de la haute société, ces gens lettrés qui ne cessaient de la complimenter sur la beauté, mais qui en réalité, ne faisaient que mater son décolleté. La blonde savait que les hommes aimaient regarder, Jillian savait que c'était dans les belles soirées que les gens de haute société aimaient se pavaner et vanter des qualités qui pensaient sincèrement posséder. C'était pathétique, grotesque et hypocrite au possible. La blonde avait fini par se libérer de ces règles, l'homme qui lui poussait une chaise aurait droit à la même délicatesse. Si un homme lui tenait la porte, elle ferait marche arrière tout simplement pour lui faire comprendre que c'était inutile d'avoir des manières pour être quelqu'un de bien. La blonde demandait l'équité et c'était le cas dans ce pays maudit. La demoiselle laissa échapper un petit rire, le curé semblait persuadé que ce n'était pas une forme de dominance du sexe masculin sur celui féminin. La blonde préférait lui l'accorder, elle n'avait pas envie de déblatérer pour décrire son amour pour les problèmes de supériorités et d'infériorité.« Un point pour toi. » C'était inutile de trop parler, le curé ne venait pas la faire chier, sinon, il se serait déjà fait rembarré.

Le statut social ne lui avait apporté qu'une chose : la possibilité de voyager. C'était terrible, mais la demoiselle avait clairement abusé des relations de son père pour pouvoir profiter de nombreux voyages. Il ne fallait pas croire, c'était des voyages humanitaires, donc cela ne pouvait que redorer l'image de la petite blonde écervelée qui se pensait en marge de la société. Tout le monde avait cru que cela était le symbole d'une renaissance, mais il n'en était rien, tout cela était tout simplement pour être quelqu'un, quelqu'un de vrai qui méritait d'exister. La blonde avait été favorisée, mais elle avait contribué à aider en retour. Profil d'une gamine qui tentait de prouver sa valeur, qu'elle avait un cœur et qu'elle n'était pas condamnée à boire en soirée et à sortir en cachette par sa fenêtre de peur de se faire engueuler parce qu'elle osait déclencher la fureur de ses parents qui devaient probablement voir cette blonde comme une erreur. En tout cas, la blonde ne regrettait pas ses choix, elle valait mieux que ça, et elle n'avait cessé de le prouver, mais personne n'avait voulu regarder. Alors oui, elle avait continué ses déboires, car c'était sa vie et qu'elle refusait d'en changer pour parler avec des gens coincés. La demoiselle écouta le curé se confier comme s'il était en train de se soulager, de soulager les poids tels les rois. La demoiselle avait l'oreille fine et écouter avait toujours été sa priorité, parler c'était inutile pour elle, tout le monde avait son idée sur la demoiselle. Il suffisait d'un simple regard, même hagard, pour voir qu'elle ne valait pas grand-chose. La blonde n'avait pas envie de le couper, elle décida donc de le laisser s'exprimer sans commenter ni rechigner, il était en droit de parler et pour une fois, il n'allait pas écouter.

Rome, merveille de culture et endroit considéré comme étant pur. La blonde connaissait ce pays de par ses études, elle n'avait jamais été attiré par ce pays qu'elle trouvait inondé sous les clichés et les mauvais côtés qu'offrait un pays développé. La culture de ce pays était immense et d'un point de vue historique, ce pays offrait de nombreuses possibilités de métier, pourtant, la demoiselle réfuta toujours l'idée d'y foutre les pieds. Elle se privait d'un pays à la mémoire aussi vieille que celle du monde, mais il était hors de question de se rendre dans un lieu où Dieu avait élu domicile et où les gens étaient couverts de Prada, Dior et de Gucci. La demoiselle voulait voir le sourire sur le visage des gens, elle voulait voir les enfants. La beauté avait bien des définitions, la blonde ne voulait pas découvrir celle d'une vie qui finirait par pourrir. « Rome est une merveille architecturale, enfin selon mes profs. Cela aurait été drôle de te voir dans le journal en première page avec le Pape. » Il valait mieux s'en amuser plutôt que de rester à déprimer. La blonde savait que ce n'était pas nécessairement drôle, mais c'était mieux que de rester en silence à parler de la papoter que la blonde ne pouvait que détester. Ces derniers avaient le chic pour l'énerver et la repousser. La meilleure manière de fuir Jillian Hale ? Inscrivez-vous à un cours de chasteté ! C'était terrible, et probablement puéril, mais la débauche n'était pas un problème pour celle qui aimait constamment bouger son corps et qui avait la rage de vivre.

Courageux et peureux à la fois, il avait l'air de toujours eu la foi, complexe et incompris. La demoiselle voyait en le curé une âme à aider, mais sa manière n'était pas celle du père, la demoiselle avait ressenti le besoin de tout lâcher, de se libérer et de se laisser emporter sans réfléchir, parce que ses pulsions rimaient avec ses passions. La blonde ne pouvait s'empêcher de se demander ce que signifiait la solitude pour cet homme qui ne possédait probablement pas de nombreuses aptitudes. La demoiselle ne pouvait s'empêcher de se demander, comment le curé pouvait supporter d'être enfermé si être seul lui faisait peur, n'était-ce pas une erreur ? La peur n'en était pas une, et celle d'être seule non plus, mais il avait choisi une vie à vivre toutes les nuits dans le même lit. La demoiselle ne comprenait pas ce choix de vie, elle trouvait cela maladroit, mais c'était son droit. « Je n'étais pas seule. » Réellement ou techniquement ? C'était les deux à la fois, puis il fallait peu pour croire en eux. Eux ? Tous ceux qui avaient ce sourire malgré la pauvreté, la maladie et le désespoir. C'était ces gens les véritable courageux, les gens admirables et ceux qui méritaient de vivres ailleurs que dans des mirages. Jillian avait aimé sa vie en solitaire loin de sa terre d'enfance, loin de sa famille, mais la séparation avec ses amies sincères fut difficile et involontaire. Elle avait besoin de s'échapper et cela fut le prix à payer. La demoiselle ne pouvait pas s'en vanter, mais la technique fut sa première aide, elle n'avait jamais renoncé à ceux qui occupaient son cœur. Sa famille n'était qu'une infime partie, ses amis occupaient la majorité, et l'amour n'était pas un sujet à abordé. L'amour était un sujet que la demoiselle refusait d'aborder, lorsqu'une question lui était posée, elle se montrait bouillonnante et clairement pas bienveillante. Il était hors de question de toucher à sa rancœur, sinon, elle tuerait sans rancœur. Elle croyait en l'amour véritable, c'était ça le problème, elle y croyait. « Comme un fossé impossible à franchir, car tout le monde semble s'opposer à tes choix de vie et te regarde comme si tu avais la peste. Comme le vilain petit canard de la famille. » Blasée, mais hors de question de rester à s’apitoyer. « Mes amies étaient ma raison de vivre, j'aurais tué pour eux, j'aurais commis l'impossible, mais cette vie loin de L'Angleterre était ma passion. Ensuite pour la petite amie, bizarrement, je n'avais pas de petite amie non plus. » Mieux valait en rire plutôt que de laisser s'échapper un soupir.

Grouillaient d'une vie pourri, faussé par la réalité des gens désespérés au point de vouloir en crever, se suicider. La demoiselle fuyait cette vie que tout le monde convoitait comme la paix, la demoiselle préférait vivre loin de la guerre des marques, des noms et autres conneries que ce pays offrait. Il peint par la suite un portrait de lui, que la demoiselle aurait approuvé et avait approuvé durant des années sans jamais se bouger le cul pour vérifier. La demoiselle esquissa un petit sourire, elle n'avait pas réellement envie de rire, elle n'aimait pas voir les gens souffrir, mais se confier n'était pas dans ses habitudes, elle avait dans la brume, mais elle allait essayer de l'aider. « Et qui voudrait passer du temps avec une fille qui passe sa vie en soirée, pour finir bourrée et éviter de pleurer en rentrant chez elle ? Nous avons tous nos défauts, ce n'est qu'un aspect de notre personnalité. Je ne suis pas qu'une blonde, pas plus que tu n'es qu'un curé. » La blonde secoua finalement, négativement, la tête pour lui faire sous-entendre qu'il était bête et qu'il n'avait pas besoin de s'excuser. « Plus rien, n'est juste. » Justice, valeur détruisait et malmenée au fil des années. La demoiselle avait préféré les oublier, c'était inutile de continuer à les envisager.

La blonde se redressa un instant, il ne cessait de la remercier. Il avait sincèrement regardé la blonde avant de parler . Il faisait une erreur en croyant qu'elle était quelqu'un à remercier, la blonde ne comprenait pas pourquoi il tenait tellement à être aussi droit. La demoiselle s'installa une nouvelle fois sur le rondin de bois en l'écoutant parler, il voulait se justifier, mais la demoiselle n'avait rien demandé. La demoiselle resta un instant à le fixer, sans prononcer un mot, elle était assise à ses côtés. Elle secoua négativement la tête et soupira, mais laissant s'échapper un léger sourire qui pourrait presque se suivre d'un rire. « Tu m'avais déjà rencontré, bon sauf que je préférais regarder les vitraux. » La demoiselle tendit ses bras et les passa par-dessus lui, elle l'enlaça, car pour elle, ce n'était rien, un câlin, ça ne valait plus rien de toute manière. « Je n'ai rien fait Élias, tu m'as parlé, je n'ai fait qu'écouter. Enfin faut voir le bon côté, pour une fois j'ai écouté ce que tu disais, car l'église ne fut jamais ma passion. Merci donc, à toi, de m'avoir écoutée et de m'avoir prouvée que l'église ne faisait pas l'homme. »



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✢ AVATAR : lee pace
✢ CREDITS : (c) money honey et salewperie (a)
✢ AGE DU PERSONNAGE : 35 ans déjà, doux jésus !
✢ JE SUIS : jeannot lapin, le névrosé, le blanc, le retardataire
✢ DANS TES POCHES : une croix en argent, un mouchoir en tissu, une couverture en plumes de jubjub (x1), une lanterne lucioles (x15), des potions répare-tout (x6), des somnicakes et le baromètre à danger du lapin blanc.
✢ TA VIE : 100/100
✢ ANCIEN METIER : prêtre, homme de dieu, d'église, de foi, de tout
✢ LOCALISATION : dans la forêt luminescente, à essayer d'apprendre le civisme aux lutins


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MessageSujet: Re: God is everywhere □ Elias (pnj autorisés)   Dim 7 Sep - 11:14


 
what if god was one of us ?

 
J
illian Hale était un bout de femme très surprenant. Elle avait une façon de pensée des plus cohérentes et tolérantes et semblait d'une grande matûrité et sagesse pour son âge. Elias se rappelle encore très bien son cousin Ivan, qui, en comparaison, à cet âge, passait de soirées en soirées, vivait au jour le jour sans se soucier de rien, avec l'imprudence de la jeunesse et une sacré tendance à bien profiter des avantages d'une vie dorée. Jillian, elle, semblait déjà plus adulte, sans pour autant durcir ni vieillir ces traits, le prêtre sentait que sous sa blondeur d'or irisé se cachait du vécu, des épreuves, des expériences. Certaines personnes sont ainsi, elles comprennent et enregistrent plus rapidement que les autres, elles savent, c'est tout. Elias aime à croire que celles-ci sont les plus aptes à affronter la vie, et même si l'enfance ou l'adolescence n'ont pas été des étapes très glorieuses, elles n'en sont pas moins lésées. Il ne sert à rien de prendre des centimètres si l'esprit ne grandit pas dans le même mouvement. Or, les réflexions que la demoiselle lui servait suffisait à lui prouver que son âme était largement en avance sur son corps. Et dieu seul sait à quel point cela ravissait Elias de pouvoir mener une conversation complète et pourvue de sens avec quelqu'un.
« Plus rien, n'est juste. » Au fond, c'était quoi la justice ? Une balance universelle maintes fois baffouée qui pèse le bien et le mal ? La justice est un principe philosophique, juridique et moral fondamental en vertu duquel les actions humaines doivent être sanctionnées ou récompensées en fonction de leur mérite au regard du droit, de la morale, de la vertu ou autres sources prescriptives de comportements. Mais, ici, au pays des merveilles, existait-il encore une quelconque morale ? Des quelconques vertues ? Il semblait à l'anglais que les principes les plus primaires étaient en voie de disparition, comme si la civilisation contemporaine qui s'était entêtée à évoluer depuis des millénaires revenait à l'état sauvage, quitte à ne plus fonctionner que par l'instinct. Ici, plus rien ne semblait compter. On chassait, on tuait, on pillait, on volait, tout ça pour le premier objectif que l'Homme n'avait jamais connu : survivre. Mais le prêtre n'était pas certain de vouloir suivre le mouvement pour s'enraciner dans cet Eden infernal.

« Pas seulement pour m’avoir sorti de ce trou, mais surtout pour être restée. Ça m’a fait énormément plaisir de faire ta rencontre et te parler. C’est quelque chose qui semble quelque peu se perdre par ici, la sociabilité. Alors merci. » Le curé conservait son sourire sincère plaqué sur les lèvres tandis que la demoiselle se relevait pour venir s'asseoir à nouveau à ses côtés, sur le tronc de bois moisi. Il se tut alors pendant qu'elle l'observait un bref instant avant de secouer la tête en soupirant, comme s'il venait de lui raconter une blague presque drôle. « Tu m'avais déjà rencontré, bon sauf que je préférais regarder les vitraux. » Le brun joignit son rire au sien en imaginant la jeune Hale assise au bout d'un banc, à admirer les vitraux, un sourire béhat pendu aux lèvres pendant qu'il distribuait les hosties aux communiants. Il s'étonnait d'ailleurs de ne pas l'avoir remarquée, sans quoi en fin de messe il n'aurait pu s'empêcher de lui demander si les carreaux étaient tous bien propres, avec un sourire amusé aux coins des lèvres. Enfin, ses lippes se détendirent pour laisser place à une expression plus surprise lorsque Jillian passait ses bras autour de lui, l'enlaçant ainsi. Ce n'était rien qu'une accolade, un contact entre amis agréable, mais faut dire que le prêtre n'y avait jamais été habitué, pas particulièrement venant de la gente féminine. Aussi il senti son pouls s'accélérer alors qu'une petite voix dans sa tête lui sommait de se calmer, que ce n'était rien, juste un câlin, pas une demande de mariage aux seychelles. « Je n'ai rien fait Élias, tu m'as parlé, je n'ai fait qu'écouter. Enfin faut voir le bon côté, pour une fois j'ai écouté ce que tu disais, car l'église ne fut jamais ma passion. Merci donc, à toi, de m'avoir écoutée et de m'avoir prouvée que l'église ne faisait pas l'homme. »  Il est vrai qu'écouter les gens relevait du devoir de base du prêtre et qu'il n'a connu que peu d'occasion où les rôles étaient inversés, mais cette conversation lui a fait beaucoup de bien et grâce à l'oreille attentive de la jeune femme, il se sentait plus léger.

Une nouvelle risette perce le visage du trentenaire et il inspire lentement par le nez avant de tapoter du plat de sa main l'avant bras de la demoiselle. « On peut donc en déduire que nous sommes amis ? » La définition d'un tel mot, dans un univers comme celui-ci était tout à fait relative, quoi qu'un peu abstraite, légèrement dénuée de sens. Mais le simple fait de prononcer cet apostrophe à voix haute rendait l'idée réaliste. «  Mais je te préviens d'avance, du peu d'amis que j'ai eu, ils n'ont pas connus qu'une vie de bonheur... » Son visage se fige, son sourire se cripse et ses doigts se tendent en pensant au fait que, les seuls amis qu'il n'a jamais eu, sont morts eux aussi. Avec son arrivée dans cette dystopie, il en avait presque oublié le chagrin immense qui le tenaillait auparavant. Et doucement, celui-ci recommençait à s'insuffler dans son corps, à s'insinuer sous ses veines. Son âme qui pensait avoir mis tout ceci de côté assez longtemps pour pouvoir en faire fit fut ternie par ces simples pensées lugubres. Il était à deux doigts de craquer, de se laisser à nouveau couler dans les méandres de la douleur, mais il se retint. Pas maintenant, après peut-être, quand il sera véritablement seul pour se lamenter du misérable sort qu'offre la condition humaine. C'est pourquoi, après avoir renifler une dernière fois, il tente de relativiser tant bien que mal. « Semblerait que je porte la poisse ! » Il lâche un rire aux notes sarcastiques et détourne le regard pour observer les alentours. Tout semblait calme, étrangement calme. Son regard passait des tapis de feuilles et de mousses aux troncs noueux des arbres, puis jusqu'à leurs cimes et enfin, le ciel. Celui-ci s'assombrissait à vu d’œil, annonçant le déclin du jour. Le temps n'était vraiment pas le même ici, ou bien avait-ils passés des heures à discuter assis sur un rondin fétide ? Quoi qu'il en soit, une seule préoccupation occupait dorénavant l'esprit du prêtre : « Jeeeee pense qu'il serait judicieux de trouver un abri plus sûr et convenable pour passer la nuit. En tout cas, je ne tiens pas particulièrement à passer la nuit dans cette forêt... pour le moins spéciale... » Il offrit un dernier sourire un peu angoissé à Jillian et se releva, la jambe droite un peu endormie. Qu'elle le quitte ainsi ou qu'ils fassent encore quelques heures de routes ensemble, cela lui était égal, tant qu'il n'aurait pas à affronter des dindons déchaînés. Ah, cher pays des merveilles, tu nous réserves encore de biens belles surprises, n'est-ce pas ?

ps: excuse moi du retard, je me suis fait un peu happée par la rentrée :coeur: aussi, je te propose qu'on s'arrête là pour une première rencontre ? :hin: on verra bien ce que ça peut donner par la suite :guh:
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