AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Les conséquences de la première INTRIGUE de WHYDA, c'est par ici ! :proud: :cat:
N'hésitez pas à REMONTER WHYDA sur bazzart ou prd :hin: :fox:

Ce n'est pas parce que le forum a une annexe sur les troubles qu'il est obligatoire de jouer un personnage malade.
UN SAIN D'ESPRIT c'est tout aussi bien. :rabbit: What a Face
Il est obligatoire de BIEN lire les annexes, auquel cas le staff vous mordra les fesses. :ivil:
Nous n'acceptons pas les pseudos à initiales - retournons aux origines simplistes les enfants. :aw:
Entre autre, pour continuer sur les pseudos, les prénoms trop excentriques (drogue, alcool
:chaat: ou autre totalement improbable) sont INTERDITS, merci de rester réalistes. :chaat:
Les personnages du pays des merveilles ne sont pas acceptés, seuls les morts peuvent passer ! :maw:

Partagez | 
 

 faithful and strong blond fluffy unicorn - vladias

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar

❝ le pays des merveilles reste amoché dans ton coeur ❞

✢ DENTS PERDUES : 910
☩ CERVELLES GAGNÉES : 1671
✢ ARRIVÉ AU PAYS LE : 27/06/2014
✢ PSEUDO : ohmagad, anna
✢ AVATAR : lee pace
✢ CREDITS : (c) money honey et salewperie (a)
✢ AGE DU PERSONNAGE : 35 ans déjà, doux jésus !
✢ JE SUIS : jeannot lapin, le névrosé, le blanc, le retardataire
✢ DANS TES POCHES : une croix en argent, un mouchoir en tissu, une couverture en plumes de jubjub (x1), une lanterne lucioles (x15), des potions répare-tout (x6), des somnicakes et le baromètre à danger du lapin blanc.
✢ TA VIE : 100/100
✢ ANCIEN METIER : prêtre, homme de dieu, d'église, de foi, de tout
✢ LOCALISATION : dans la forêt luminescente, à essayer d'apprendre le civisme aux lutins


✢ JE EST UN AUTRE : caleb, ce bg
MessageSujet: faithful and strong blond fluffy unicorn - vladias    Mar 29 Juil - 14:28


   
place aux futurs mariés  :chica:  :guh: 

   
E
lias ne se sentait absolument pas à l'aise. Il avait l'effroyable impression de commettre un crime. Comme si le simple fait de se trouver ici lui serait passible d'emprisonnement. Il se sentait comme souillé, comme un pêcheur. Il avait l'impression de braver les tabous, de violer l'intimité de quelqu'un. Et même si la personne concernée avait disparu depuis longtemps, il percevait très nettement le poids de la culpabilité écraser son diaphragme. Il était là, dans la serre à croquer, à prendre racine face à un pommier. Personne ne se trouvait aux alentours et pourtant, il ne pouvait s'empêcher de tourner la tête à droite, à gauche, à droite, derrière-lui. Il se sentait mal et grisé à la fois, comme un gamin qui sait qu'il va faire une connerie et qui a peur de se faire chopper. Il se sent comme Eve aussi, à tenter d'aller au-delà de ses principes et de cueillir le fruit. Dieu n'a jamais pardonné le vol, Elias. Qu'elle lui dit, la petite voix dans sa tête.

Mais Dieu n'a jamais ordonné la faim non plus. Et ce ne sont pas les gargouillis dans son estomac qui vont le blâmer pour croquer dans un fruit bien mûr et juteux. Et puis, il serait mal venu de rendre visite à un ami les mains vides, pas vrai ? Alors, après un dernier ballet de regard pour s'assurer de l'absence de témoins, il lève la tête. Au collège, certains de ses camarades se moquaient gentiment d'Elias pour sa grande taille, son apparence d'asperge asexuée et imberbe. À l'heure actuelle, il remerciait la génétique. Son mètre-quatre-vingt-onze lui permettait d'atteindre plus facilement les hauteurs des plans fruitiers, et quand bien même il devait se tenir sur la pointe des pieds, il parvient à décrocher deux pommes de leurs nids branchus. Un sourire fend son visage et, trop heureux à l'idée de pouvoir se remplir un peu le gosier, il en oublierait presque son appréhension quant aux vols. Mais après tout, au pays des Merveilles, la survie était première. Les remords viendraient après. Puis, après le long chemin qu'il avait parcouru jusque-là, Dieu lui devait bien ça. Les deux fruits étaient bien ronds, de deux teintes fondues, rouges et or, la chair semblait ferme bien que la peau ne soit ni parfaitement lisse et brillante. Mais même si elles ressemblaient à deux patates en voies de décomposition, Elias et sa faim tenace ne cracherait pas dessus. Avant de quitter la serre, il l'observe une dernière fois, se disant qu'il y retournerait bientôt, que peut-être même, il ferait une purée d'orties agrémentées de baies.

Le château de la Reine Blanche, exception faite des monstres y rôdant et autres lambeaux d'animaux à demi putréfiés, était un lieu qui semblait rassurant au prêtre. Cette blancheur éclatante à vous en faire exploser la rétine et ce quasi-silence mélodieux correspondait plus que tout autre lieu ici-bas à l'idée qu'il se faisait du paradis. Cette douce image en tête, il s'avance à petits pas vers l'écurie du palais.

Il avait fait la rencontre de Vladislas il y a quelques jours, un peu –beaucoup- par hasard et, à ce même moment l'avait sauvé un peu –beaucoup- par hasard également. Bon, il l'avait aussi un peu –beaucoup- confondu avec une damoiselle en détresse. Mais d'ordinaire, c'étaient les autres qui se démerdaient un tant soit peu pour que le prêtre reste en vie, ça lui a donc fourni un baume au cœur en repensant au fait qu'il avait aidé le jeune russe à se sortir d'une situation difficile. Et ce que la chance y soit pour quelque chose ou non. Mais quand bien même cette tromperie flatteuse durerait, l'androgyne finirait bien par découvrir qu'Elias n'était pas aussi héroïque qu'il le croyait.

Il sursauta justement en percevant un hennissement depuis l'intérieur de la bâtisse et mis plusieurs secondes à reprendre son souffle. C'est une écurie, ce sont des chevaux, pas des loups garous en période de rut ou en manque de viande fraîche... poursuit la petite voix intérieur, sur un ton sarcastique. Il ne remarquait aucun trace du jeunot à l'extérieur, mais trouvait quelque peu impoli –bon, il flippait grave rien qu'en pensant sur quoi il pourrait tomber, mais faut bien trouver une excuse hein- d'entrer sans rien dire, alors il préféra toquer puis héler le jeune homme. « Vladislas ? C'est moi, Elias Quigley. » A prêter plus attention aux alentours et aux détails, il perçu des effluves relativement mal odorants, un mélange de fumier, de foin et de décomposition. Il fronça le nez et préféra se rappeler la beauté des serres, pour s'alléger l'esprit. Même si le nœud dans son estomac ne l'avait jamais vraiment quitté. « Je me suis dit que ça pouvait te faire plaisir. » lança-t-il au blond, lui tendant une des pommes pour illustrer ses propos. « Alors, tu m'as dit que tu voulais me montrer quelque chose ? Un projet sur lequel tu travailles, si je me rappelle bien. » Quant à savoir si Elias était prêt à affronter les bêtes que cachait l'écurie et à jouer à la dinette assis sur une botte de foin, c'était une autre histoire.


Dernière édition par Elias Quigley le Mar 2 Sep - 8:38, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://insanekids.forumactif.org/t128-elias-what-is-dead-may-never-die http://insanekids.forumactif.org/t164-elias-jamais-les-crepuscules-ne-vaincront-les-aurores
avatar

❝ tu n'as toujours pas retrouvé le sens de la réalité ❞

✢ DENTS PERDUES : 562
☩ CERVELLES GAGNÉES : 2211
✢ ARRIVÉ AU PAYS LE : 08/07/2014
✢ PSEUDO : vntmlsc
✢ AVATAR : Andrej Pejic
✢ CREDITS : Eylika
✢ AGE DU PERSONNAGE : 24 ans
✢ JE SUIS : Le chapelier fou.
✢ DANS TES POCHES : Un calepin et un stylo, quelques plantes rammassées ci et là, des ficelles.
✢ TA VIE : 100/100
✢ ANCIEN METIER : Météorologue.
✢ LOCALISATION : Probablement dans les écuries lunaires.

Maybe I should cry for help
Or maybe I should kill myself

✢ JE EST UN AUTRE : Non.
MessageSujet: Re: faithful and strong blond fluffy unicorn - vladias    Mer 20 Aoû - 13:01

Vladislas était resté de pierre face aux chevaux lunaires. Leur chair puante et flétrie, qu'il aimait avant à se rappeler comme une métaphore de son propre corps meurtri lui apparaissait aujourd'hui différente après les événements de la semaine. Il avait rencontré quelqu'un. Bien sûr, depuis le temps qu'il était ici, il avait eu le temps de croiser quelques locaux, et quelques âmes perdues – c'est comme cela qu'il les appelait, finalement, les gens comme lui, ceux qui étaient morts mais dont l'âme n'était pas assez pure pour flotter jusqu'au paradis, pourtant trop légère pour tomber jusqu'aux enfers – mais il n'avait pour l'instant jamais réellement rencontré quelqu'un. Mais, à en regarder sa vie passé, Vladislas n'avait jamais vraiment eu l’occasion d'avoir un quelconque ami proche, assez proche pour se sentir réellement en confiance. Pourtant, il y a quelque jours, c'était arrivé, un peu comme l'ange Gabriel arrivant comme une fleur pour annoncer la polichinelle dans le tiroir de Marie, Elias Quigley était apparu pour sauver les petites fesses chétives du blond. C'était une première fois, d'être ainsi sauvé de la mort, sauvé tout court, les rues froides de Kaliningrad ou noires de Londres ne s'étaient jamais retournées sur lui auparavant, l'auraient laissé mourir sans même déposer un regard sur lui. Elias semblait différent. Grand, fort, à l'écoute... Tout le monde de Vladislas semblait avoir été affecté de cette rencontre et il s'en retrouvait là, à regarder ces chevaux lunaires autrefois fascinant, qui maintenant lui semblait tellement loin de lui. Comme des inconnus, des mains restées tendues sans aucune réponse de la part du vie. Des âmes en peines, que personnes de seraient venues secourir.

Le bruit émanant de la porte le fit sursauter. Il ne s'attendait pas à ce que l'on toque chez lui. Peu de gens venaient jusqu'ici, souvent dégoûté par l'odeur des chevaux – Vladislas, lui, ne sentait que la bonne odeur du foin et de la paille fraîche – et ceux qui voulaient entrer  ne se privaient pas d'ouvrir la porte sans penser déranger une seule seconde. La voix d'Elias sembla remplir le corps frêle de Vladislas d'une once de chaleur plaisante et nouvelle, son cœur battant à nouveau, comme si la vie venait de reprendre. « Vladislas ? C'est moi, Elias Quigley. » Le russe bondit sur ses pieds, s’élança vers la porte et l'ouvrit dans un grand courant d'air, l'homme de Dieu se retrouvant face à lui, toujours plus grand, toujours plus fort, son ombre recouvrant la carrure frêle de Vladislas. « Je me suis dit que ça pouvait te faire plaisir. » Vladislas regarda la pomme tendue quelques instants avant de l'attraper, la serrant jalousement contre lui. Quelle attention charmante, pensa-t-il, sans prêter attention une seule seconde à l’ambiguïté du fruit offert. Les prêtres n'étaient pourtant pas les plus grands consommateurs de pommes, fruit plutôt défendu. Mais, au pays des merveilles, on ne crachait jamais sur de la nourriture trouvée, de quelconque forme. « Merci » chuchota le blond, timide. « Alors, tu m'as dit que tu voulais me montrer quelque chose ? Un projet sur lequel tu travailles, si je me rappelle bien. » Vladislas hocha la tête. « Oui. » Il se dandina jusqu'au milieu de la pièce, tapotant une botte de paille comme pour inviter le prêtre à venir s'y asseoir « Faites comme chez vous, Elias. » Le vouvoiement lui semblait de mise, le prêtre l'impressionnait encore de par son physique et par l'aura rassurante qu'il dégageait.

Vladislas parti fouiller dans un coin, derrière quelques autres bottes de pailles, sous le regard curieux des chevaux, comme envieux de la pomme. Il finit par sortir de sa petite cachette un carnet, quelque peu usé et gribouillé, qu'il tenait comme le Graal. Il vint s'asseoir près du prêtre, lui tendant le dit carnet avec toute la précaution du monde. « Voila. » dit-il d'une voix douce, remettant une mèche de cheveux derrière son oreille, observant patiemment Elias pour voir sa réaction. Il attendait comme une approbation de la part du prêtre, un geste encourageant qui lui permettrait de continuer son ouvrage. Sur la couverture salie du cahier, le russe avait patiemment gravé Traité de géographie du pays des Merveilles, rassemblé chaque donnée en fonction du lieu, des ficelles présentes à l’intérieur du cahier pour marquer la passage d'un chapitre à un autre. Plantes, fruits, bêtes, villageois, tout ce qu'avait pu voir Vladislas lors de ses rares sorties des écuries lunaires étaient gribouillés sur ces pages d'une façon méthodique, comme un réel ouvrage universitaire. Un professeur de géographie aurait certainement apprécié l'ouvrage malgré son incomplétude, mais Vladislas ne mourrait d'envie de ne savoir qu'une chose, une seule : l'avis d'Elias.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://insanekids.forumactif.org/t224-vladislav-le-monstre-et-le-prodige-ont-les-memes-racines http://insanekids.forumactif.org/t231-vladislav-primadonna-girl
avatar

❝ le pays des merveilles reste amoché dans ton coeur ❞

✢ DENTS PERDUES : 910
☩ CERVELLES GAGNÉES : 1671
✢ ARRIVÉ AU PAYS LE : 27/06/2014
✢ PSEUDO : ohmagad, anna
✢ AVATAR : lee pace
✢ CREDITS : (c) money honey et salewperie (a)
✢ AGE DU PERSONNAGE : 35 ans déjà, doux jésus !
✢ JE SUIS : jeannot lapin, le névrosé, le blanc, le retardataire
✢ DANS TES POCHES : une croix en argent, un mouchoir en tissu, une couverture en plumes de jubjub (x1), une lanterne lucioles (x15), des potions répare-tout (x6), des somnicakes et le baromètre à danger du lapin blanc.
✢ TA VIE : 100/100
✢ ANCIEN METIER : prêtre, homme de dieu, d'église, de foi, de tout
✢ LOCALISATION : dans la forêt luminescente, à essayer d'apprendre le civisme aux lutins


✢ JE EST UN AUTRE : caleb, ce bg
MessageSujet: Re: faithful and strong blond fluffy unicorn - vladias    Mar 2 Sep - 8:41


place aux futurs mariés :chica: :guh:

L
a porte s’ouvrit en un seul coup et une forte odeur de pourriture mêlée à celle du foin frais assailli les narines du prêtre. Il n’avait perçu des effluves aussi fétide depuis longtemps et, d’une certaine manière, bien morbide, cela lui rappelait l’air qui pesait dans la morgue, juste à côté de sa petite église. Il réprima un mouvement de recul pour ne pas froisser son ami qui lui avait assuré « vivre ici » et se força même à sourire, tant bien que mal, avec plus de maladresse qu’autre chose. Il n’écoutait cependant que d’une oreille les remerciements que Vladislas lui offrait, son esprit était trop obnubilé par ce qui devait se trouver à l’intérieur des écuries. Au vu –ou plutôt au nez- des odeurs perceptibles depuis l’extérieur, soit cette écurie était également le garde-manger d’un stock de viande avariée, soit on avait oublié de changer les couches des chevaux depuis près de trois siècles. « Faites comme chez vous, Elias. »

Fais comme chez toi, fais comme chez toi, fais comme ch- attends, c’est où chez moi en fait ? Plus facile à dire qu’à faire. Un certain malaise prend le trentenaire de court, dès l’instant où il pose un pied de l’autre côté de la porte. Il a des difficultés certaines à mettre des mots sur ce qu’il ressent en l’instant. Dégoût, pitié, effroi ? Les boxes se suivent, mitoyens, le long des murs de l’étable et s’il n’y avait pas ces montagnes de bottes de foin pour masquer un peu la vue et l’odorat, le jeune russe aurait pu réanimer un prêtre en syncope, si ce n’est déjà à moitié mort d’une crise cardiaque. Il avance de deux pas et peine à déglutir, ses yeux explorant ce nouvel environnement. Vladislas, lui, au contraire, se mouvait avec grâce et légèreté et semblait se plaire dans cet endroit. Le jeune homme surprenait Elias un peu plus à chaque rencontre. Il était déjà singulier de par son apparence androgyne, mais il était d’autant plus unique de par son caractère, son flegme naturel. Jamais le prêtre ne serait resté –bon déjà qu’entrer rien qu’une fois c’était une épreuve pour lui- dans un lieu si glauque et décomposé, qu’il trouvait que cela relevait d’une part certaine de courage pour un blond si frêle et jeune que le russe.

Mais bon, comme tout prêtre pourri par la curiosité, il ne pouvait pas s’en empêcher. Il devait aller voir, il devait savoir. Il avance alors de quelque pas, pour se diriger vers le premier box, alors que le blondinet s’est perdu à la recherche de quelque chose, au fond de l’écurie. Elias garde les yeux au sol, il perçoit très clairement un hennissement achuré, tout près de ses tympans. Il ravale sa salive et laisse son regard remonter lentement, glisser sur le bois vernis de la porte à double battant, puis le long d’une encolure détraquée, à la robe mouchetée, ouverte sur certaines parts, donnant une belle vue peu ragoûtante sur les entrailles de la bête, qui menaçait de s’évader de son corps. Et le pire, c’était leurs yeux. Clairs, terriblement clairs, plus encore que le ciel, durant une froide journée d’hiver. Sans lueur, comme inanimés. Sont-ils aveugles ? Puis, le prêtre est pris par l’effroi et recule de trois pas, un dur et glacé frisson lui parcourant l’échine. L’odeur de décomposition, c’était eux. Ils étaient comme déjà morts, pourris et putride. Dégageant une odeur fade et fétide, celle de la mort sur quatre pattes. Leur dégaine était ignoble, clairement et le londonien se maudit d’avoir céder à la curiosité. Clairement, ces bêtes devaient être œuvre du malin. Il se détourna alors et remarqua que son ami réapparaissait au même moment. Il s’installa alors maladroitement sur la botte de foin que lui avait présenté le blond quelque minutes plus tôt. « Je, ahem, je suis désolé Vladislas. Les… chevaux me déconcertent quelque peu… » Le bel euphémisme. Les doigts de sa main droite battent le rythme effréné de son cœur sur sa cuisse et il sent la nervosité grimper et assaillir ses veines. Ressaisie-toi Elias, soit fort, soit un homme. Il inspire, puis se concentre sur l’objet que le blond lui tendit. « Voilà. » Soigneusement, il prit le petit carnet entre ses doigts. Il passe deux doigts sur la couverture usée, retrace l’enfoncement des lettres gravées de son index, caresse la reliure un peu abîmée. Et puis, il se met à feuilleter. Et au fil des pages, un sourire naît puis s’élargit sur ses lèvres. L’ouvrage était une petite merveille, un journal de bord mêlé à une encyclopédie universelle. Il tournait les pages avec précaution, de peur de les froisser, les déchirer, les émietter. Faut dire aussi qu’avec son habilité légendaire, il était capable de tout, Elias. « Doux Jésus ! Je ne crois pas avoir jamais rencontré quelqu’un d’aussi méticuleux ! C’est fantastique ! » Il lance un regard pleins de paillette à son ami. Quand il lui parlait d’un projet, le curé ne s’attendait pas à ce qu’il soit d’une telle envergure autant que d’une telle finesse. Mais, après tout, Vladislas avait bien raison de se lancer dans un tel répertoriage. Les jours défilaient irrégulièrement, parfois sans qu’on s’en rende compte. Le temps n’était pas le même ici et se perdait comme tous les théorèmes mathématiques qu’on avait établi depuis des millénaires, là-haut. Avoir quelque chose de rationnel en mains, ou tout du moins, quelque chose qui essaie de l’être, c’était magique. « Je n’aurais pas la patience pour ce genre de tâche. » Il referme le traité, admire sa couverture une dernière fois puis le tend à nouveau à son propriétaire, en souriant. Il en oublierait presque la désolation de cette écurie aux bêtes en putréfaction. « Je crois me rappeler que tu as dit que tu étais météorologue, c’est ça ? Comment ça se passait ? Ça m’a toujours intrigué de savoir ce qui se cachait derrière les discours des présentateurs à l’humour douteux. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://insanekids.forumactif.org/t128-elias-what-is-dead-may-never-die http://insanekids.forumactif.org/t164-elias-jamais-les-crepuscules-ne-vaincront-les-aurores
avatar

❝ tu n'as toujours pas retrouvé le sens de la réalité ❞

✢ DENTS PERDUES : 562
☩ CERVELLES GAGNÉES : 2211
✢ ARRIVÉ AU PAYS LE : 08/07/2014
✢ PSEUDO : vntmlsc
✢ AVATAR : Andrej Pejic
✢ CREDITS : Eylika
✢ AGE DU PERSONNAGE : 24 ans
✢ JE SUIS : Le chapelier fou.
✢ DANS TES POCHES : Un calepin et un stylo, quelques plantes rammassées ci et là, des ficelles.
✢ TA VIE : 100/100
✢ ANCIEN METIER : Météorologue.
✢ LOCALISATION : Probablement dans les écuries lunaires.

Maybe I should cry for help
Or maybe I should kill myself

✢ JE EST UN AUTRE : Non.
MessageSujet: Re: faithful and strong blond fluffy unicorn - vladias    Dim 14 Sep - 14:46


Vladislas ne remarque pas tout de suite la mine gêné d'Elias, ses jambes tremblotantes sous l'effet du dégoût imposé par les chevaux. « Je, ahem, je suis désolé Vladislas. Les… chevaux me déconcertent quelque peu… » Le russe haussa les épaules tout en tendant le carnet. Il ne pensait pas une seconde que ce soit leur aspect cadavérique ou leurs yeux neigeux qui puissent ainsi déstabiliser le prêtre, il s'en était lui-même accommodé si rapidement. Il pensa tout simplement qu'Elias avait eux une quelconque histoire malheureuse avec un cheval, comme n'importe quel autre. Pour Vladislas, les cheveux lunaires n'étaient que des bêtes comme les autres, comme s'il n' était eux aussi que des âmes perdues, mortes après avoir succombé sur le sol londonien. Ils avaient juste une réincarnation plus poétique que les humains. Enfin, après avoir passé longuement ses doigts sur la couverture du cahier, Elias finit par ouvrir la précieuse œuvre de Vladislas, la feuilletant avec attention, comme fasciné par les quelques pages rédigées par le russe. Le sourire du prêtre lui firent écarquiller les yeux, comme s'il était surpris de voir une once de joie sur le visage de l'homme de Dieu. « Doux Jésus ! Je ne crois pas avoir jamais rencontré quelqu’un d’aussi méticuleux ! C’est fantastique ! » Vladislas eu un léger rire, timide, gêné. Il n'était plus habitué aux compliments, il n'y avait jamais vraiment été. C'était grâce à sa méticulosité qu'il avait eu son diplôme à l'école de météorologie. Tous ses anciens professeurs étaient heureux de l'avoir pour cela, un élève méticuleux, enfin, qui se saignait pour avoir chaque détail de son étude juste. Il était de ceux qui passe plusieurs heures dans les bibliothèques avant d'arroser une plante avec le nombre de gouttes exactes d'eau dont elle avait besoin. S'il devait remercier son éducation russe pour une chose, cela devait bien être celle là. Il baissa les yeux, ses joues empourprées face au regard illuminés d'étincelles du père.  « Je n’aurais pas la patience pour ce genre de tâche. » dit-il tout en refermant le traité du blond et de le lui restituer. Vladislas l'attrapa, le tenant contre son cœur comme s'il venait de recevoir une récompense de la part d'Elias avant de ramener ses genoux contre son torse, de peur que le carnet ne disparaisse comme par magie, ne s'envole s'il ne le retenait pas. Son carnet était déjà important pour lui, il était la raison de se lever chaque matin, ce qui le poussait à sortir, se nourrir, parcourir le pays des merveilles. Mais, de voir ainsi Elias, cette réaction qu'il avait eu... Vladislas avait subit la révélation. C'est comme si tout était devenu clair grâce au prêtre, peut-être une sorte de communication divine par l'interface d'Elias, il était ici pour faire ce traité. Il le sentait.

« Je crois me rappeler que tu as dit que tu étais météorologue, c’est ça ? Comment ça se passait ? Ça m’a toujours intrigué de savoir ce qui se cachait derrière les discours des présentateurs à l’humour douteux. » Vladislas hocha la tête, relevant la tête vers le prêtre. « Ça se passait plutôt bien » dit-il avec un léger sourire. Il passait la journée seul, dans son petit bureau,  pas plus grand que celui du local du gardien, avec les balais et les produits d'entretien en moins. Son petit bureau ou personne ne venait le déranger, ou le monde extérieur n'existait plus. Il n'y avait même pas de fenêtre à son bureau, la lumière transperçant faiblement la vitre flouté de la porte, le russe restait penché sur son ordinateur à l'écran grisâtre toute la journée, parfois même la nuit, ayant pour seul éclairage convenable sur lampe de bureau flambant neuve, qui devançait en puissance sa vieille ampoule fatiguée du plafond. Un bureau de charme, proposé par un établissement national. Une chose était sure, c'était que les impôts payés par Vladislas n'allait pas à l'institut de météorologie anglaise. « Oh, les présentateurs météos, je ne les connaissais pas. On ne travaille pas pour la télé, on leur envoi juste les rapports. On ment un petit peu à la télé mon père, on interprète un peu trop vite et on ne dit pas tout, enfin, en ce qui concerne les rapports de météo en tout cas. » Le reste, il ne savait pas trop, puisqu'il ne regardait qu'assez rarement la télévision anglaise, préférant se tenir au courant de ce qui se passait dans la mère Patrie. « C'est très intéressant en fait, c'est tout un système de masse d'air, de chaleur, les courants qui remontent ou qui descendent... Tout à l'air sauvage vous savez, hasardeux, mais tout est réglé, cohérent. Le nombre de possibilité est juste infini. Quand on dit qu'il va faire beau, et 25 degrés, ce n'est pas vrai, c'est juste une hypothèse probable. Il n'y a que de la possibilité dans la nature, enfin je pense. Aristote lui-même le disait, que la nature était contingente, et je pense que, malgré le besoin de tout rationaliser, de tout savoir aujourd'hui, il avait raison. Je ne pense pas que le pays des merveilles soit sans sens vous savez Elias, il est juste différend de ce que l'on connaît. » dit-il, en agrippant ses genoux de ses mains. Il préférait s'arrêter ici avant de partir dans un discours sans fin sur la nature et ses fonctionnements. Il ne trouvait personne avec qui en parler ici – ou plutôt, personne qui ne voulait en parler avec lui – alors il préféra s'arrêter avant d'en dégoûter le prêtre. Comme ça, peut-être qu'ils pourront en reparler plus tard. « Vous savez, même si j'ai fait des études plutôt scientifiques » il montra son carnet, comme pour montrer que la démarche qu'il entreprenait n'était finalement rien d'autre qu'une application de cours « je crois en Dieu. Peut-être que c'est parce que ma mère m'en parlait tout le temps quand j'étais petit. Mon père était marin, et, lors des tempêtes, elle disait que c'était Dieu qui allait le protéger. Je ne pense pas que ça marche comme ça. Mais je pense qu'il peut exister, même si tout a un sens physique. » Il regarda le prêtre, avec un sérieux qu'on ne lui avait jamais vu jusqu'à alors au pays des merveilles. « Moi, je pensais qu'il m'avait oublié, et que c'était pour ça que je me sentait aussi mal quand j'étais en vie. Je pensais qu'il m'en voulait des choses que j'avais faite, et que c'était pour ça que je me retrouvais ici. Mais vous Elias, pourquoi vous êtes là ? » dit-il, avec une voix d'enfant débordant de curiosité. Elias était un homme de Dieu, il avait une relation privilégié avec le tout puissant. Il était grand, fort, beau, empli de sagesse. Il semblait tout avoir pour lui. Vladislas accrocha son regard aux lèvres du prêtre, guettant la réponse sans se soucier du l'impact émotionnel de sa question, il était comme un enfant curieux sans gêne.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://insanekids.forumactif.org/t224-vladislav-le-monstre-et-le-prodige-ont-les-memes-racines http://insanekids.forumactif.org/t231-vladislav-primadonna-girl
Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: faithful and strong blond fluffy unicorn - vladias    

Revenir en haut Aller en bas
 

faithful and strong blond fluffy unicorn - vladias

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» the blond kid is here ▬ samevans
» One Piece Strong World 0
» [UploadHero] Le Grand Blond avec une chaussure noire [DVDRiP]
» Service blond de démolition de masse, y en a qui vont souffrir
» SHU LIN • be strong and endure
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
☩ WHAT HAVE YOU DONE ALICE ?  ::  :: Château de la Reine Blanche :: Les écuries lunaires-