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Les conséquences de la première INTRIGUE de WHYDA, c'est par ici ! :proud: :cat:
N'hésitez pas à REMONTER WHYDA sur bazzart ou prd :hin: :fox:

Ce n'est pas parce que le forum a une annexe sur les troubles qu'il est obligatoire de jouer un personnage malade.
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 teardrop on the fire – ezeckiel

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❝ tu viens pour ton châtiment alors ? ❞

✢ DENTS PERDUES : 620
☩ CERVELLES GAGNÉES : 2220
✢ ARRIVÉ AU PAYS LE : 10/07/2014
✢ PSEUDO : P4UL3
✢ AVATAR : Freya Mavor
✢ CREDITS : ©wildheart
✢ AGE DU PERSONNAGE : vingt-trois ans
✢ JE SUIS : la chenille
✢ DANS TES POCHES : pour l'instant, rien du tout... elle n'a même pas de poches à vrai dire
✢ TA VIE : 100/100
✢ ANCIEN METIER : étudiante à l'université en biologie
✢ LOCALISATION : le terrier




✢ JE EST UN AUTRE : je suis moi-même et rien d'autre
MessageSujet: teardrop on the fire – ezeckiel   Mer 30 Juil - 3:21


teardrop on the fire


Encore une fois, Maisie se retrouvait dans la vallée des larmes. Cet endroit l’attirait plus que la lumière attire les insectes, plus que le chocolat attire les gourmands. Même si son séjour dans cette forêt étrange n’était pas toujours des plus agréables, elle ne pouvait se détacher de cet endroit brumeux et calme.  Le silence, c’est ce qui l’apaisait. Elle avait l’impression d’être de retour dans sa vie d’avant, lorsqu’elle décidait de passer des journées entières à la bibliothèque, fouinant dans les étagères à la recherche d’un bon livre. La différence ici, c’était qu’il n’y avait pas de livres, que de la verdure. Il n’y avait pas ces bruits familiers de pages tournées, de crayons s’activant sur une feuille ou bien de livres que l’on remet à sa place. Assise dans sur un petit coin de mousse, Maisie donnerait tout pour avoir un livre à portée de main, ne serait-ce qu’une feuille de papier qu’elle pourrait relire et relire, jusqu’à s’endormir. Le temps était long cette journée-là dans le pays des merveilles.  Parfois, les jours passaient rapidement, elle n’avait même pas le temps de faire quelques pas que la nuit retombait sur sa jolie tête blonde. D’autre fois, le soleil s’éternisait, ne voulant pas laisser sa place à la lune étincelante. Maisie avait appris à dormir quand elle était fatiguée, et non quand la nature le lui indiquait. Elle s’était habituée à s’endormir sous les rayons perçants du soleil, ses yeux s’étaient rapidement habitués à voir la nuit, elle pouvait se mouvoir sans trop d’encombres, comme elle voulait.

Cette journée-là, qui ne finissait plus de s’étirer, n’avait pas été des plus agréables. Ne sachant pas quoi faire de son temps, de son corps et de ses pensées, Maisie s’était mise à marcher. Dès l’aube, elle s’était mise en mouvement et ne s’était plus arrêtée. Elle n’avait pas rencontré beaucoup de choses en chemin, à son grand soulagement. Quelques lapins édulcorés, un petit lutin qui ne cessait de lui balancer des insultes, toutes plus vulgaires les unes que les autres. Elle n’était pas encore tout à fait familière avec les créatures qui pouvaient se cacher au pays des merveilles, redoutant encore le pire. Afin de se nourrir, elle avait cueilli quelques baies qu’elle savait sans danger, capturé quelques insectes qui grouillaient sous les branches de bois. Au départ, l’idée de se nourrir d’insectes l’avait dégoûté, puis la faim la tenaillant, elle s’était résolue.  Avec cette hache du Chesire qu’elle traînait, elle pourrait aisément capturer un lapin édulcoré, mais Maisie ne se décidait pas à abattre une créature si mignonne. De plus, elle ne savait pas comment enlever la peau, ce qui était comestible ou non, elle avait même encore du mal à faire du feu pour cuire la bête. De toute manière, avec sa diète stricte d’insectes et de baies dodo, elle s’en sortait plutôt pas mal. Il lui était arrivé une ou deux fois de tomber dans les pommes, parce qu’elle avait trop faim, mais elle avait appris de ses erreurs et s’efforçait de manger quelque chose toutes les deux heures. Enfin, ce qui lui paraissait être deux heures.

Malgré tout, Maisie était toujours aux prises avec son angoisse, ses crises d’anxiété et sa peur panique de la mort. C’était tout de même ironique : avoir peur de la mort alors que l’on est déjà mort. Tout ce qu’elle savait, c’était qu’elle ne voulait pas revivre l’expérience qui l’avait sérieusement traumatisée. Elle refusait de s’approcher des cours d’eau, elle évitait même les simples flaques causées par la pluie. Un peu plus et elle se refusait de boire quoi que ce soit, mais elle était bien consciente que sa survie en dépendait. Lors de son arrivée au pays des merveilles, elle s’était retrouvée incapable de bouger pendant plusieurs heures. Grelotante, tremblante, elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait, ou ce qui lui arriverait si elle osait bougée. Elle était littéralement pétrifiée par la peur. Elle s’était finalement décidée, dans un élan de bravoure éphémère, d’explorer ce monde inconnu. Il lui arrivait encore, de temps en temps, d’être pris d’un mauvais pressentiment, d’une intuition intense qui l’immobilisait. Ce n’était pourtant pas un effet du pays des merveilles, mais bien une manifestation de ses crises d’angoisses. Maisie se demandait souvent quand elle allait pouvoir se sortir de ce sortilège qui semblait peser sur elle depuis beaucoup trop d’années. Même dans la mort, elle ne pouvait avoir l’esprit tranquille. Elle avait toujours peur.

Le soleil commençait finalement à se coucher, le silence déjà présent se faisait de plus en plus pesant. Ne sachant quoi faire de ses mains, Maisie saisit une pierre et tenta d’aiguiser la lame de sa hache. Même si elle ne l’avait pas encore utilisé, elle ne pouvait être trop prudente. Elle s’agenouilla ensuite, cueillant quelques feuilles rosées d’un petit arbre qui se dressait à côté d’elle. Elle en empila une dizaine afin de se créer un petit oreiller. Côté confort, ça ne faisait pas vraiment de différence, mais l’ébauche d’un lit était toujours rassurante pour Maisie. L’idée d’un endroit où dormir, un faux sentiment de sécurité. Les lucioles qui commençaient à s’allumer, voletant dans la brume, apaisèrent les esprits de Maisie qui s’installa dans son petit lit. Comme chaque soir, elle se chanta une berceuse, la seule chanson dont elle pouvait se souvenir toutes les paroles.

« Ma poupée de porcelaine, ma copine elle est certaine / Que je ne suis plus pour elle, que je ne suis que cruel / Moi j’ai cassé sa maison de vitre et puis de carton / Et le plancher s’est couvert de coupant et de tessons / Ma poupée de porcelaine s’est découpé les talons / Elle a eu si mal et peur, elle s’est enfuie par les fleurs / Où se cache-t-elle à présent, la vérité qui ne ment / Elle a les deux pieds en sang, elle a les deux pieds en sang / Elle se terre dans les bois, la vérité aux abois / Elle court dès que j’arrive, la plaie est vive / Ma poupée de porcelaine, j’aimerais tant que tu viennes / Dans la forêt des tourments, où sont ces traces de sang ? / Et la vérité qui tremble, nous la trouverons ensemble / Dans la forêt des tourments, où sont ces traces de sang ? »

Le silence résonnait de nouveau. Le craquement qui se fit entendre, tel celui d’un pied sur une branche sèche, amplifier par la lourdeur ambiante, fit sursauter Maisie.  La peur dans les yeux, elle n’osait se tourner dans la direction du bruit.

Au secours.

Spoiler:
 
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❝ tu viens pour ton châtiment alors ? ❞

✢ DENTS PERDUES : 667
☩ CERVELLES GAGNÉES : 1670
✢ ARRIVÉ AU PAYS LE : 27/07/2014
✢ PSEUDO : Jiji l'amoroso
✢ AVATAR : Dylan O'brien
✢ CREDITS : Wasteland et tumblr
✢ AGE DU PERSONNAGE : Vingt-deux ans
✢ JE SUIS : Tu donnes ta langue au chat ?
✢ DANS TES POCHES : Un sac à dos; un gilet; son arme.; la tasse ébréchée du chapelier.
✢ TA VIE : 100/100
✢ ANCIEN METIER : Ancien étudiant en psychologie
✢ LOCALISATION : Partout et nulle part à la fois, le chemin vers ces deux endroits sont divers et variés.
«  Introduire une goutte d’anarchie, déranger l’ordre établi et tout devient brutalement... chaotique... »

✢ JE EST UN AUTRE : Jiji l'amoroso
MessageSujet: Re: teardrop on the fire – ezeckiel   Mer 30 Juil - 10:02


teardrop on the fire
Maisie & Ezeckiel


Tic et tac. Ce son commun à tous me manquait, j'espérais au fond de moi, entendre une nouvelle fois le doux tintement d'une horloge, d'une montre ou même d'un réveil. Le temps défilait sans s'arrêter, mais il était impossible de le dater ou même de le situer, j'avais perdu la notion du temps seulement quelques jours après mon arrivée dans ce pays de fous. En réalité, je crois que je tentais de me mentir à moi-même, mais ce pays de dégénérés, était probablement la meilleure chose dans ma vie depuis des mois. C'était surprenant dit de cette manière, c'était peut-être anormal de croire qu'un monde ou la mort régnait, était finalement plus agréable qu'un monde ou la vie respirait. Dans mon autre vie, j'étais malheureux, probablement un peu dépressif et légèrement au bord du précipice. Cet endroit était une seconde chance, j'étais pour le moment incapable d'en profiter de cette opportunité qui s'offrait à moi, mais lorsque je m'en rendais compte, il sera peut-être trop tard pour profiter. Les bonnes choses ont toutes une fin, mais le pire serait de ne pas se rendre compte qu'une chose est bonne et ne pas en profiter. Cet endroit était mon absolution, un nouveau départ que je n'avais pas désiré, mais qui s'imposa à moi sans me demander mon avis. J'étais encore un gamin égaré, mais j'allais retrouver le chemin, je ne pouvais pas tomber plus bas me terrier, je ne pouvais pas être plus minable que je l'étais de mon vivant.

Mes nuits étaient plus calmes, elles étaient probablement aussi courtes que de mon vivant, mais au moins, lorsque je dormais, je dormais sans me soucier de si j'allais me réveiller en larmes ou avec des sueurs froides. L'image de ma sœur avait disparu, sans que je puisse réellement comprendre, je ne ressentais plus rien, comme si notre lien s'était brisé à mon arrivée dans ce pays de tarés. Je ne comprendrais pas, et je ne voulais pas comprendre la logique dans toute cette histoire. Kendra ne sera jamais totalement absente de mes idées et de mes tourments, mais désormais j'avais le choix de laisser cette dernière me hanter ou de lentement, mais sûrement, laisser ma sœur tomber dans les limbes de ma mémoire tout comme ma mère et mon père. Probablement que pour certaines personnes, j'étais un monstre de vouloir tirer un trait sur mon ancienne vie, mais j'avais honte rien de repenser à mes actes passés et à mes erreurs. J'étais d'un naturel positif et le seul moyen de positiver, étaient d'oublier mes erreurs et tenter tant bien que mal, de me faire pardonner. Je crois que j'étais toujours malheureux, mais mon malheur était différent. Aujourd'hui, j'étais dévoré par la culpabilité et par mon passé, contrairement à avant, ou j'étais simplement dévoré par le chagrin et la rage. C'était triste de remplacer un malheur par un autre, comme si la vie se résumait à être malheureux. Je trouvais cette vision des choses réductrice et franchement conne, pour être honnête. Le bonheur pouvait se trouver n'importe, les martyrs et autres blessés de la vie sont tout simplement incapables de chercher plus loin que le bout de leur nez. Je n'étais pas un martyr, j'avais martyrisé, probablement que je méritais le rôle du méchant et du bourreau plus que celui de la victime. Je n'assumais pas mes méfaits, je tentais d'oublier en me promettant de ne pas recommencer, mais la noirceur était toujours là, enfouit en moi, en train de patienter pour revenir me dévorer et cette fois, pour m'achever.

Il faisait presque déjà nuit, je crois que j'ai passé ma journée à marcher sans réellement savoir où j'allais et pourquoi j'y allais. Ici, tout était différent et pourtant, tout était semblable. C'était un drôle d'oxymore, un pays différent et pourtant identique de toutes parts. Je crois que je serais incapable de décrire ce lieu si spécial, cette ambiance lourde et ce manque de vie flagrant qui était ancré dans un décor morbide te funeste. C'était beau et horrible à regarder, c'était perturbant et pourtant terriblement attirant. Je ne pouvais pas expliquer et mettre des mots sur un pays comme celui-ci était voué à l'échec. Je marchais, mon cheval bâton dans les mains, cette arme était vraiment merdique d'ailleurs, c'était probablement mon karma. Dans mon ancienne vie, les armes n'étaient pas mon fort, j'étais plus du genre à frapper avec une batte de base-ball plus que de menacer avec un revolver chargé, ou alors c'était un pistolet à eau, mais ici ça ne serait pas des masses utiles je crois. J'arrivais près de la rivière qui se trouvait à la lisière de la forêt, un jour je dessinerais une carte de ce pays de merde pour me repérer, je suis certain que cela pourrait m'aider... Une boussole ne serait pas du luxe non plus, mais je crois que cela serait trop en demander que d'avoir un accessoire moderne pour se guider. Ce fut une voix humaine qui perturba ma marche, une chanson, une vulgaire chanson réussit à venir me perturber. Je ne serais même pas capable d'expliquer, mais j'avais une impression de déjà-vu.

Me dirigeant ardemment vers la voix, je n'étais pas spécialement attiré par la douce mélodie ou même par les mots, mais je connaissais cette voix, ma tête pensait s'en souvenir en tout cas et il fallait être réaliste : j'avais du mal à me fier à mon esprit depuis ma décadence laborieuse. Je m'approchais, doucement, mais sûrement pour ne pas effrayer une demoiselle – évidemment c'était une voix féminine, j'étais encore capable de distinguer un mec et une nana – qui semblait sereine. Marchant sans faire attention et j'étais tellement occupé à réfléchir que je n'ai pas fait attention à une racine sur laquelle j'ai frôlé de trébucher ce qui entraîna plusieurs bruits désagréables. « Putain de merde » la demoiselle semblait immobiliser. « Je ne suis pas un monstre, désolé je voulais pas te couper dans ton petit moment chanson » C'était difficile de retrouver un équilibre entre taquinerie et mesquinerie, j'avais du mal à faire la différence. « J'avais tout simplement une impression de déjà-vu ». J'étais franc au moins.





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MessageSujet: Re: teardrop on the fire – ezeckiel   Mer 30 Juil - 23:59


teardrop on the fire


Avant d’avoir eu le temps de voir quoi que ce soit, le cœur de Maisie s’emballa, battant de plus en plus fort dans sa poitrine. C’était le résultat d’une panique instantanée, d’un instinct de survie prenant. Ce n’est qu’après quelques secondes, à la vue d’un jeune homme, que Maisie put enfin respirer, ce souffle qu’elle retenait sans s’en rendre compte depuis presque une minute déjà. Je ne suis pas en danger, tout va bien. Enfin, c’est ce qu’elle essayait de se faire croire. Il n’y avait pas que les créatures qui étaient menaçantes, certaines personnes pouvaient l’être aussi. Comme Maisie, ils avaient trouvé une arme à leur côté lors de leur arrivée. Même si elle ne s’en était jamais servie, ce n’était sûrement pas le cas pour tout le monde. Ce n’était pas non plus la première fois qu’elle croisait quelqu’un d’autre, un autre mort. Ils étaient plutôt nombreux dans ce pays des merveilles et pourtant, les rencontres n’étaient pas si fréquentes que l’on était porté à croire. Par réflexe, Maisie avait saisi sa hache et la tenait bien droite devant elle. Même si la lame bien aiguisée était menaçante, l’expression sur le visage de Maisie n’aurait pas pu faire peur à une mouche. Elle semblait troublée, incertaine et la peur se voyait partout dans ses traits.

Le jeune homme qui se tenait maintenant devant elle n’était pas très grand, mais semblait tout de même la dépasser de quelques centimètres. Son visage se montrait dur, mais on y distinguait tout de même des traits enfantins qui le rendaient plus doux, plus amical. Sa tignasse brune était décoiffée et on devinait un début de pilosité se pointer sur son menton. Maisie se demanda depuis combien de temps il avait atterri au pays des merveilles, mais même si elle le lui demandait, il ne pourrait sûrement pas répondre. Étrangement, plus elle l’observait, plus elle semblait s’apaiser. Son visage, sa carrure, sa façon de se tenir lui donnaient un sentiment de sécurité, comme si elle le reconnaissait. Pourtant, elle avait beau fouiller dans ses souvenirs, elle ne trouvait pas. Elle ne se rappelait pas son nom, ou même l’avoir déjà croisé. Elle avait pourtant l’impression que ce qu’elle cherchait se tenait droit devant ses yeux, sur le bout de sa langue. Au moment où le regard de Maisie se posait sur les lèvres du jeune homme, elle comprit qu’il lui parlait. Perdue dans ses pensées, elle n’y avait même pas prêté attention. « Je ne suis pas un monstre, désolé je voulais pas te couper dans ton petit moment chanson ».

Comprenant enfin ses paroles, Maisie fronça les sourcils. Était-il en train de se moquer d’elle? Elle avait l’air doux et innocent, mais elle ne se laissait tout de même pas marcher sur les pieds. Encore troublée par la présence de son compagnon, elle n’en fit pas un plat et laissa planer sa remarque dans l’air lourd. « J'avais tout simplement une impression de déjà-vu ». À ces paroles, Maisie se leva d’un bond, comme si une charge électrique venait de lui traverser le corps. Ce ne pouvait être un hasard, ils s’étaient déjà rencontrés, elle en était maintenant certaine. « Tu sais, personne ne sait ce qui cause cette impression de déjà-vu, ce phénomène qui te fait croire que tu revis quelque chose pour la deuxième fois. Certains pensent que ce serait le cerveau qui s’arrête partiellement pendant un infime laps de temps et qui a du mal à reconstruire la chronologie des événements ensuite. » Bon, ça y est, je dois paraître un peu cinglée maintenant. Maisie, complètement déboussolé, n’avait rien trouvé de mieux à faire que de déblatérer sur le fonctionnement du cerveau humain, à croire qu’elle avait tout mémorisé de ses livres d’étude.

Sans laisser le jeune homme répondre, elle lâcha sa hache et tendit sa main, bien droite. « Maisie. Étudiante en biologie… enfin, formelle étudiante. Tu as dû le deviner. » Ses explications laborieuses faisaient naitre le rouge sur ses joues. Maisie n’arrivait pas à comprendre d’où lui venait cette maladresse. Était-ce la surprise de cette rencontre ou bien le regard perçant de cet inconnu qui ne la lâchait pas des yeux? Presque intimidée, elle baissa les yeux, fixant ses pieds nus. Elle avait perdu ses souliers depuis belle lurette. Marcher en talons hauts dans l’herbe, les branches et la boue, ce n’était pas des plus pratique. Elle cherchait encore dans ses souvenirs, essayant d’ouvrir tous les tiroirs de son cerveau, le moment où elle avait bien pu rencontrer son visiteur. Elle qui avait la mémoire des visages, elle n’arrivait pas à comprendre comment elle avait pu oublier un détail qui s’avérait maintenant si important. Maisie savait pourtant très bien que se creuser la tête ne servirait à rien, ces mots, ces instants qui nous échappent, nous reviennent toujours au moment où on s’y attend le moins, comme un éclair de génie.

Ces yeux, elle s’en souvient. Ils n’étaient pas aussi perçants, aussi clairs, mais elle pouvait voir ce même éclat qui l’avant tant touché la première fois.


Dernière édition par Maisie Day le Sam 2 Aoû - 5:18, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: teardrop on the fire – ezeckiel   Jeu 31 Juil - 9:52


teardrop on the fire
Maisie & Ezeckiel



Certains diraient que probablement je suis chanceux, je croise majoritairement la gent féminine dans ce pays de malades et de tordus. Je ne serais pas en position de dire le contraire, mais ma survie m’obnubilait tellement, que je les rencontre m'importaient peu. Parfois je croisais des gens, nous nous échangions un regard et la personne s'enfuyait comme une ombre dans les ténèbres. Pour ma part, j'étais d'un naturel sociable et j'aimais parler aux gens, je trouvais cela mieux que la solitude constante, même si voyager seul étant un choix, enfin pas tellement, disons que ce choix s'était imposé à moi. La demoiselle était un oxymore à elle toute seule, dans sa main elle semblait tenir une larme qui non seulement était imposante, mais qui trancherait n'importe quelle créature qui oserait trop s'en approcher, mais son visage, lui, était doux et presque fragile. Elle ressemblait à une petite fille avec une arme à la main, comme si c'était une image de propagande dans le but de surprendre et de choquer le public, je trouvais cela étrange, mais c'était se fier aux apparences. Je savais depuis longtemps maintenant que se fier aux apparences était comme jouer avec le feu, au début le jeu est innocent, c'est par la suite que cela prend une autre tournure. Il faut se méfier des premiers regards, derrière des yeux brillants et des sourires d'enfants se cachent parfois des esprits malveillants.

En tout cas, je n'allais pas m'amuser à trop m'approcher d'elle, même si j'avais probablement plus de force physique que cette demoiselle, je préférais ne pas tenter le diable une fois de plus... J'étais certain de pouvoir lui faire baisser sa garde, je n'étais pas un danger public, en tout cas, je n'étais plus un danger. Peut-être pour moi-même, mais certainement pas pour les autres... Enfin d'une certaine manière, être dangereux pour sa propre personne met aussi en danger ses proches, c'était un cercle vicieux et infini, seule la mort était la solution, et encore, cela ne suffisait parfois pas. Je justifie ma présence par une impression de déjà-vu, cette impression si particulière que je ne veux pas expliquer. Durant toute ma vie, j'avais voulu trouver des réponses et au final j'avais souffert, je crois qu'il était temps de cesser de chercher des réponses. Surtout que, dans le fond, personne ne voulait entendre les réponses, ces réponses faisaient trembler les croyants et scientifiques. L'âme existe . Le cerveau n'est-il qu'un ensemble de réactions chimiques ? Toutes ces questions sont existentielles, mais je ne veux pas des réponses. La demoiselle avait son idée sur la question et elle ne se priva pas pour m'expliquer son point de vue, c'était un esprit scientifique pur à l'entendre. Enfin je ne sais pas, elle semble donner un avis vague, mais ce dernier exprime probablement ses pensées à elle. Pas le temps de continuer à parler, elle lâcha sa hache par terre, c'était plutôt bon signe, enfin oui, probablement bon signe. Elle se présenta en tendant sa main. Elle semblait plutôt sûre d'elle, son visage enfantin n'était donc pas nécessaire une première bonne impression.


Serrer la main. J'étais plus du genre hyper affectueux, mais bon, ici c'était difficile d'être affectueux sans passer pour un fou prêt à sortir un couteau de boucher. « Pour d'autres, l'impression de déjà-vu serait causée par un objet de fascination qui inquiéterait notre esprit, ou encore un souvenir refoulé qui remontrait peu à peu à la surface. Tout le monde cherche une explication à l'inexplicable, tous les secrets ne sont pas faits pour être découverts. » J'avais un sourire en coin, ce n'était pas méchant, j'étais sincère et très sérieux dans ce que je disais. Je tendis finalement ma main pour serrer celle de la demoiselle. « Enchanté Maisie. Ezeckiel, ancien étudiant en psychologie. » Nos deux points de vue étaient opposés, pour moi l'esprit possédait des secrets que personne ne devrait ouvrir. Notre esprit était comme la boîte de pandore. Pandore ouvrit la boîte par curiosité et dévoré par le vice, elle succombera à ses péchés. Si ce n'est le délire religieux, je trouvais cette histoire fascinante et elle se transposait parfaitement à la vie actuelle, je trouvais qu'elle se transposait plutôt bien sûr moi et mon vécu, enfin faut pas déconner, je n'avais pas balancé tous les maux sur terre, je n'étais pas à l'origine du malheur des êtres humains. La morale de l'histoire me collait plutôt bien, puisque, dans le fond de moi, il y avait toujours le meilleur, il était tout simplement caché par les maux.

Je voulais fouiller dans ma mémoire, remettre plus qu'un nom sur ce visage, plus que des études. Je n'aimais pas fouiller mon passé pour vivre mon présent, je détestais cette sensation et cela me donnait la nausée de repenser à mes actes. Je ne voulais pas en savoir trop, mais je voulais en savoir toujours plus. Je savais que si je tentais de me souvenir d'elle, j'allais forcément devoir revenir en arrière. J'avais beau plonger mes yeux dans les siens, regarder sa peau au point de la dévisager – sans pour autant être agressif. J'étais incapable de me souvenir d'elle de manière précise, ce n'était pas bon signe, les gens que j'avais oubliés étaient tous liés à ma période difficile. Je n'avais rien à lui demander, rien à lui dire, rien à lui proposer de faire et je ne savais pas comment lancer une conversation normale, je ne savais plus comment me comporter en société, cela me semblait si lointain, durant des mois j'étais stone ou complètement ivre, cela facilitait les choses... Et avant tout ça ? Je crois que j'étais incapable de me souvenir de ces moments où j'étais heureux. « Université de Londres ? » J'avais besoin de savoir, de reconstituer le puzzle de mes souvenirs refoulés.





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MessageSujet: Re: teardrop on the fire – ezeckiel   Sam 2 Aoû - 5:16


teardrop on the fire


Le cerveau humain, composé de matière grise et de matière blanche, entouré de méninges et protégé par le crâne, était une des choses les plus curieuses que l’on pouvait observer dans le règne animal. On en comprenait le fonctionnement, les transmissions faites par les neurones, les signaux envoyés. On voyait le passage des neurotransmetteurs, du bouton terminal aux dendrites, des neurones aux nerfs, d’un bout à l’autre du corps. On savait même que le côté droit du cerveau contrôlait le côté gauche du corps et vice-versa. On avait associé différentes parties de celui-ci avec leurs fonctions; l’aire motrice, l’aire sensorielle, l’aire visuelle, l’aire auditive. Pourtant, il restait toujours une part de mystère. Un phénomène que l’on n’était pas capable d’expliquer, de vérifier, d’expérimenter; la conscience. D’où venait cette caractéristique qui distinguait majoritairement les humains des autres animaux? Les émotions, qui semblent provenir du cœur, étaient-elles seulement régies pas des connexions neuronales, des signaux chimiques? La complexité des sentiments humains, le spectrum étalé de ces émotions pouvaient-ils vraiment être expliqués par la science? Maisie réfléchissait souvent à ces questions sans réponses. Elle qui possédait l’esprit scientifique, avait du mal à accepter que tout puisse s’expliquer. Que la peine, la joie, l’amour qu’elle ressent soit le simple résultat d’échanges chimiques dans les plis de son cerveau. « Pour d'autres, l'impression de déjà-vu serait causée par un objet de fascination qui inquiéterait notre esprit, ou encore un souvenir refoulé qui remontrait peu à peu à la surface. Tout le monde cherche une explication à l'inexplicable, tous les secrets ne sont pas faits pour être découverts. » Les paroles d’Ezeckiel résonnèrent dans sa tête. Bien que l’explication qu’elle ait donnée quelques instants plus tôt soit celle qu’elle avait apprise au cours de ses études, elle était soulagée de voir une alternative, un autre point de vue, plus libre, moins rigide.

Les deux étrangers se serrèrent la main, tandisqu’Ezeckiel se présentait. Il avait été étudiant en psychologie, ce qui expliquait sa vision plus philosophique, voir profonde, des choses. La psychologie était un sujet auquel Maisie s’était toujours intéressée, même si elle n’avait jamais poussé son intérêt plus loin que les vulgaires magazines féminins, où on y trouvait une panoplie de tests de personnalité. Pourtant, elle avait toujours eu ce questionnement face aux comportements des gens, ou même son propre comportement. Qu’est-ce qui la poussait à agir ainsi? Était-ce le caractère qui dictait tout, les expériences vécues, un trait de personnalité profond? Ce qui l’intriguait encore plus, c’était les tueurs, les meurtriers, les psychopathes. Étaient-ils nés de cette façon? Est-ce que la notion de traumatisme existait vraiment? Ces événements qui ont le pouvoir de changer une personne à tout jamais. Peut-être qu'Ezeckiel pourrait l’éclairer sur certaines notions de la psychologie qu’elle ignorait. Après tout, dans ce pays des merveilles il n’y avait pas grand-chose d’autre à faire que de se poser des questions. La seule chose qui manquait, c’était les outils pour répondre à celles-ci.

« Université de Londres? » La question d’Ezeckiel flottait dans les airs, sans réponse. Maisie réfléchissait toujours, se creusant férocement les méninges. Oui, elle avait étudié à l’Université de Londres, pourtant, ça ne l’avançait pas à grand-chose. Elle étudiait en biologie, lui en psychologie, les chances qu’ils se soient croisés dans cet immense campus étaient très minimes. Si ça avait été le cas, Maisie était certaine qu’elle s’en serait rappelée. Elle n’avait pas l’habitude d’oublier ces rencontres fortuites. Un filtre trouble recouvrait le souvenir qu’elle essayait de trouver. Comme si elle passait sans cesse à côté sans l’apercevoir. Toujours silencieuse, elle prit de nouveau place sur son lit de feuille, laissant une place libre à côté d’elle. Le regard songeur, elle ne lâchait pas prise. Quelque chose lui disait qu’elle était proche, qu’elle ne devait pas abandonner tout de suite. Se rendant tout de même compte de son impolitesse, elle releva la tête avant de répondre; « Oui, pardon, j’y ai assisté pendant deux ans, avant ma mort quoi… » C’est à ces mots qu’elle prit soudainement conscience de ce qui lui échappait. Sa mort. C’était le jour de sa mort.

Cette journée-là, Maisie s’était rendue à une fête organisée par des amis de l’université. Juste à y repenser, elle en avait la nausée, le souffle coupé. Elle s’y était rendue avec sa meilleure amie, Annie, qui lui avait presque tordu un bras pour qu’elle l’accompagne. Maisie n’était pas une grande fêtarde, elle ne buvait presque jamais d’alcool et n’avait pas assez de lâchez prise pour se faire aller sur la piste de danse. Pourtant, cette fois-là, elle n’avait pas résisté, à y repensé, elle aurait dû. Les souvenirs de cette soirée n’étaient pas très clairs dans son esprit puisqu’elle avait abusé de cet élixir magique qui enlève toute inhibition. Pourtant, le chemin avait réussi à faire sa place dans sa tête; c’est là qu’elle avait rencontré Ezeckiel. Maisie ne se souvenait plus de quoi ils avaient parlé, ou même combien de temps. Ça aurait pu être dix minutes comme deux heures, elle ne saurait faire la différence. C’est pourtant peu de temps après cet échange qu’elle mourrait, noyée dans la piscine extérieure. Elle se rappelait chaque seconde de sa lutte contre l’eau qui voulait entrer dans ses poumons, jusqu’à son dernier souffle, son dernier coup.

Maintenant haletante, Maisie essaya de se calmer sans trop attirer l’attention d’Ezeckiel. Elle ne tenait pas à ce qu’il voit son ultime faiblesse, le point faible qui pourrait la faire flancher à tout moment. Elle esquissa donc un sourire, un peu faux, et décida de lui raconter son souvenir, en laissant de côté l’accident tragique. « Je me souviens, maintenant. Tu n’étais pas à une fête, en juin 2014, je crois. Elle était organisée par des gens de l’Université, peut-être était-ce des amis communs. Enfin, je crois me souvenir t’avoir rencontré là-bas. Peut-être que je me trompe aussi, j’étais un peu intoxiquée ». Même si les circonstances de leur rencontre n’étaient pas les meilleures qui soient, Maisie ressentait un vague soulagement. Soudainement, elle était capable de connecter sa vie d’avant à sa vie ici au pays des merveilles. Sans être certaine que ce soit une bonne chose, elle était contente de briser cette solitude qui l’enveloppait depuis trop longtemps. À rester dans sa tête, ses pensées, elle pouvait facilement se convaincre de choses invraisemblables, irréalistes. Quand on n’a personne pour s’accrocher les pieds sur terre, on décolle vers les nuages.
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MessageSujet: Re: teardrop on the fire – ezeckiel   Sam 2 Aoû - 10:03


teardrop on the fire
Maisie & Ezeckiel



Le labyrinthe de notre esprit était immense, inexplicable et il était impossible de s'en échapper. L'esprit humain était capable d'ouvrir une porte, pour laisser cette dernière se refermer brusquement sans jamais donner d'explication. Je n'aurais jamais les réponses à toutes mes questions, sur mon esprit ou tout simplement sur celui de l'homme en règle générale, j'étais condamné à vivre dans l'ignorance. Je connaissais la forme du cerveau, sa composition et sa résistance, mais pour moi, tout cela n'était qu'un ensemble de muscles et d'autres conneries dont je me foutais royalement. L'esprit avait ses secrets, des secrets parfois trop lourds à porter et qui pesaient sur les épaules des hommes et des femmes. Mon esprit fut un poids pour moi, un poids semblable à une prison, il était impossible de s'en échapper et j'étais condamné à y repenser sans cesse, encore et encore comme si cela n'était pas déjà assez de le vivre une fois. L'esprit n'oubliait jamais rien, il refoulait des souvenirs pour se protéger et éviter d'imploser, mais ce n'était jamais éternel. Les amnésiques se croyaient malheureux, mais ils avaient une chance inestimable, pouvoir se vanter de ne plus supporter le poids du passé ne me fut pas offert. J'aurais aimé profiter de ces instants de répit, de ces doux moments où la mémoire ne me jouait pas de mauvais tours. Je n'allais pas faire un exposer à la demoiselle, j'avais mieux à faire et plus intéressant à dire que lui expliquer ma vision de l'esprit et que ce dernier était un électron libre impossible à contrôler... Je pourrais partir dans un long débat, qui serait sans le moindre doute, chiant et loin d'être passionnant pour une gamine qui visiblement préférait les sciences exactes. Je n'avais rien contre la science, mais comme la religion, je trouvais cela réducteur et franchement minable de simplifier les choses uniquement pour que les hommes puissent comprendre plus de la moitié.


Je me souvenais d'elle, je reconnaissais son visage, mais ce dernier ne m'était pas totalement familier. C'était tout simplement une ressemblance . Ou peut-être que c'était quelqu'un que j'avais croisé et qui m'avait marqué, j'en doutais fortement. Lorsqu'une personne me marquait au point de rester graver dans ma mémoire, c'était que c'était plus qu'un simple échange de regards au coin d'une rue le premier dimanche du mois. Je pensais logiquement à mon université, cela serait le premier lien logique. Je savais que ce campus était immense et qu'il était fort peu probable de s'y être croisé plus d'une fois. Je ne savais pas, je ne me souvenais plus et la demoiselle semblait mettre du temps à répondre à ma question. Peut-être que j'avais le visage d'un dangereux psychopathe . En tout cas elle s'installa de nouveau, me laissant une place à ses côtés. Okay, c'était bizarre. Je voulais bien croire en l'innocence de ce monde, mais si j'étais elle, je ne m'installerais pas par terre de peur de me faire découper. Elle avait une confiance en elle plutôt bluffante, je ne pouvais pas lui retirer cette qualité, qui pouvait aussi être associée à de la naïveté ou encore un petit côté candide. Je n'allais pas m'installer à côté d'elle, je voulais me souvenir de qui elle était avant de tenter de m'approcher. Elle répondit positivement, elle semblait ne pas diriger le fait qu'elle soit morte... Cela se sentait dans ses mots, dans l'intonation de sa voix et même dans son attitude. J'étais étudiant, enfin je fus, étudiant en psychologie. J'avais étudié le comportement de nombreuses personnes et j'avais au moins l’œil pour remarquer les détails, les toques par exemple et des trucs dans le genre. Je n'avais pas un œil de lynx, mais je savais repérer quand quelqu'un était heureux, malheureux ou dangereux. Elle n'était pas un danger.


Je suis resté face à elle, me rapprochant légèrement, mais simplement en abaissant mes jambes et tenir en équilibre en m'abaissant légèrement pour ne pas me sentir dépasser par la situation. Je connaissais cette fille, j'ignorais comment et pourquoi, mais je connaissais la demoiselle, j'étais tout simplement incapable de remettre une relation sur son simple prénom. La demoiselle semblait paniquer, c'était bizarre et difficile à expliquer, un trouble du comportement, peut-être une maladie ou tout simplement une crise de panique. Un pétage de câble pouvait aussi être à l'origine de cela, elle semblait vite se calmer, c'était peut-être simplement passager. Je préférais ne pas m'en mêler avant de savoir comment et pourquoi. Elle sembla trouver comment nous nous connaissions. Une soirée ? Super, j'étais du genre à sortir, alors c'était difficile de me remémorer une soirée en particulier. La demoiselle évoqua une fête, mais elle évoqua une date et cela suffit à mon esprit pour faire la liaison... Je comprenais mieux pourquoi j'avais refoulé ce souvenir. J'ai alors fermé les yeux un instant en tentant de m'en rappeler. Je me souvenais de ma facilité à boire à cette époque et mon talent pour me bourrer la gueule. À ce moment-là de ma vie, j'étais bavard et probablement le plus bel enfoiré qu'il était possible d'imaginer. Je me souvenais de tous ces moments de douleurs que je noyais dans l'alcool simplement parce que j'étais malheureux et que je voulais oublier toute ma peine et toute ma rage... Cela n'avait pas marché et c'était seulement dans ma mort que j'avais trouvée du repos.  « A cette époque, j'allais énormément en soirée, je crois que c'est difficile de se souvenir de toutes ces... » Flash-back, son regard revenait à mon esprit, son allure et son visage. Je me souvenais d'un échange de numéro, j'étais incapable de dire si c'était sous l'effet de l'alcool ou tout simplement parce qu'elle était réellement agréable. « On a échangé nos numéros. » Ce n'était pas une question, j'en étais sûr. J'étais persuadé de ce que je disais et je n'allais pas changer d'avis sur la question. Je regardais la demoiselle avec compassion. « Peut-être que cette soirée est faite pour être oubliée. » Elle ne s'en souvenait pas et moi non plus.. Ce n'était peut-être pas un vulgaire hasard de la vie. Je n'en savais rien, peut-être que l'esprit de Maisie ferait plus de chemin que le mien. Trop tard, mes cauchemars remontaient à la surface.




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MessageSujet: Re: teardrop on the fire – ezeckiel   Mer 13 Aoû - 0:38


teardrop on the fire


Inspiration, un, deux, trois, quatre, cinq. Retiens ton souffle, jusqu’à dix. Expire et relâche-toi. Lorsqu’elle commençait à avoir de la difficulté à respirer, que son cœur s’accélérait sans raison apparente, toute l’attention de Maisie se focalisait sur le rythme de sa respiration. Lorsqu’elle arrivait à oublier ce qui se trouvait autour d’elle, l’endroit où elle était, les personnes qui l’entouraient, elle était presque capable d’y arriver. Assise sur le sol, au milieu d’une forêt brumeuse en compagnie d’un inconnu, elle avait du mal à se concentrer. En même temps, que les souvenirs de sa mort l’enveloppaient, elle essayait tant bien que mal de cacher ce qui la tourmentait. Sois forte, pour une fois. Ezeckiel s’était avancé de quelques pas, s’accroupissant près de Maisie, près de la hache tranchante qui traînait au sol. Obnubilée par sa propre personne, Maisie ne remarqua pas la proximité de l’arme et du garçon, n’imagina pas le danger que cela puisse représenter. Elle baissait trop rapidement sa garde, inhabituée aux dangers qui régnaient dans tous les coins. Qui sait ce qu’il avait vécu ou comment il s’était retrouvé avec elle dans ce monde décrépi? Qui sait ce qu’il serait prêt à faire, à tenter pour ce sortir de ces limbes? Mais ces questionnements ne résonnaient pas très fort dans la tête de Maisie, enterrés par le chaos de sa respiration qui commençait, peu à peu, à se régulariser de nouveau. Les bras fermement croisés sur sa poitrine, elle ferma les yeux un instant. Tout oublier. Puis, relevant la tête, esquissa un sourire qu’elle espérait être convaincant. Ezeckiel semblait s’être souvenu qu’ils avaient échangé leurs numéros lors de cette soirée dont ils ne semblaient pas vouloir se rappeler. Son visage se crispa, une dureté nouvelle recouvrait ses traits. Maisie n’était visiblement pas la seule à être tourmentée par le passé, ce que confirma le jeune homme. Dans une tentative maladroite d’alléger l’atmosphère, Maisie se risqua à un peu d’humour noir : « J’espère que tu n’as pas essayé de m’appeler, je n’avais pas de service au pays des merveilles… » Un rire des plus faux s’éleva de sa gorge, dévoilant l’amertume de ses sentiments.

La nuit était maintenant complètement tombée, le ciel était noir, démuni d’étoile. La brume, toujours présente dans la forêt luminescente, s’épaississait. Une brise s’était levée et Maisie, dans son accoutrement de soirée, frissonnait. Essayant tant bien que mal de se réchauffer, elle n’arrivait pas à faire disparaître la chair de poule sur ses bras. Elle se demanda un instant si les saisons existaient au pays des merveilles. Dans la journée, lorsque le soleil était bien haut dans le ciel, la température pouvait monter jusqu’à des extrêmes de chaleur. L’air était souvent humide, plus particulièrement dans la Vallée des larmes. Les feuilles des arbres étaient d’un vert éclatant, les fleurs se déployaient chaque matin, leurs pétales resplendissants. Tout pour indiquer qu’ils se trouvaient en plein été, même si cela pouvait vite changer. Si certains jours paraissaient ne durer que quelques minutes, les saisons pouvaient être aussi courtes. Peut-être qu’à l’aube les flocons de neige commenceraient à tomber, tandis que les arbres perdraient d’un coup toutes leurs feuilles. Peut-être aussi qu’il n’y avait pas de saisons, que le temps demeurait inchangé dans cet univers désordonné. Dans tous les cas, Maisie n’était pas prête à faire face au temps glacial qu’apportait l’hiver. Peut-être Ezeckiel était-il plus familier qu’elle avec ces questions? Après tout, elle ne pouvait pas deviner depuis combien de temps il était là.

« Tu crois que l'hiver arrivera un jour? » lança Maisie, dans l’optique de faire divertissement. Le jeune homme ne semblait pas plus équipé qu’elle, il ne possédait qu’un bâton muni d’une tête de cheval en fer, sûrement l’arme qu’il avait trouvée près de lui lors de son arrivée. Ne l’ayant pas remarquée plus tôt, Maisie frissonna. Elle était définitivement trop naïve, trop permissive, insouciante. Ce n’était pourtant pas dans son habitue, elle qui imaginait des situations de danger lorsqu’il n’y en avait pas. Tous ces tourments, sa mort, sa survie, cette rencontre, lui faisaient perdre ses repères. Elle perdait le contrôle.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: teardrop on the fire – ezeckiel   Mer 13 Aoû - 16:46


teardrop on the fire
Maisie & Ezeckiel



Imaginer. Rêver. Fantasmer. Délirer. Croire. Espérer. Croire et finalement, oublier. J'avais oublié la simple sensation d'un contact physique avec quelqu'un, rien de charnel, simplement un contact physique simple comme une simple accolade. J'étais incapable de faire marche arrière et d'envisager de trouver cette simple sensation. Était-ce de la peur ? Ou bien de la lâcheté ? Je ne savais pas, probablement un peu des deux puisque l'être humain est lâche de par sa nature et son instinct de survie. Je pouvais toujours essayer de simuler qu'elle se trompait, j'étais un très bon menteur et ce n'était plus à prouver que manipuler quelqu'un était chose aisée dans ce monde de fous. La demoiselle, elle, semblait mal à l'aise et semblait perdre le peu de contrôles qu'elle avait sur ses émotions. Je n'étais pas con et j'avais fait des études en psychologie, le comportement humain était mon domaine. Je pouvais juger une personne de par sa gestuelle ou par son regard. Je ne résumais jamais personne à son attitude, je préférais juger le fond que la forme, mais la forme laissait généralement paraître la véritable nature de l'individu. Maisie semblait mal à l'aise ou tout simplement confuse, en tout cas, ce n'était pas de l'intimidation. Je ne niais pas que j'aie un minimum de charisme, mais pas au point d'effrayer les gens, j'étais normal, j'étais monsieur tout le monde en réalité. La blonde tenta de l'humour qui sonnait creux et injustifié de par son rire. De la colère ? De la rage ? Ou tout simplement de la tristesse ? Je n'étais pas en mesure de vérifier et mes souvenirs étaient tellement brouillons que je serais incapable de me souvenir de notre rencontre... Alors me souvenir de mes actes par la suite . Il ne fallait pas rêver. « Je serais incapable de dire si j'ai essayé ou pas, sans vouloir te vexer. » J'étais désolé de ne pas me souvenir d'elle... Malheureusement, la blonde n'était qu'une de ces nombreuses filles que j'avais draguées sans réellement m'attacher. Je ne me souvenais plus exactement de ces moments, c'était toujours éphémère. C'était des présences qui remplaçaient le vide dans ma vie. J'en étais désolé, mais il était trop tard pour changer cela. Je pouvais toujours essayer de faire mieux . Oui, je pouvais essayer de nouer une amitié sincère et pas un simple échange de numéros. Je n'étais pas un connard et certainement pas une vulgaire bite sur patte. J'avais simplement trébuché, rien d'autre. Mes erreurs me revenaient en mémoire, Maisie ne fut pas la seule avec qui j'avais tenté de discuter, très probablement.


La nuit fit son apparition comme une ombre protectrice. Ou peut-être venait-elle pour recouvrir cet endroit de ses noires ténèbres... Je n'en savais rien et j'étais incapable de juger. Je continuais de fouiller dans ma mémoire bien malgré moi et je sentais toutes ces peurs, toute cette haine qui remontait comme si elle n'attendait que ça depuis des siècles. La blonde lança alors un sujet qui était plutôt original, non pas bizarre, mais original... Bon je trouvais cette question carrément bizarre, mais l'esprit humain cherchait des repères que ce monde ne semblait pas vouloir lui offrir et il fallait trouver des réponses ailleurs. Elle pensait peut-être que j'allais l'aider. Je n'étais pas le mieux placer pour réfléchir correctement, mais j'étais suffisamment lucide pour tenir une conversation. Enfin, je crois. « Je crois que la saison ne change pas grand-chose, j'adorais regarder la neige tomber avant, j'espère que cela arrivera de nouveau. » J'étais positif, cela faisait une éternité.... je ne pensais pas au risque de mourir de froid, je pensais tout simplement au plaisir de regarder la neige tomber. La demoiselle lança la conversation, mais c'était logique que cela soit à mon tour de lancer un nouveau sujet. « comment tu es arrivé là ? » Je sais. La délicatesse et moi, ça fait deux.



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Ps:
 
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MessageSujet: Re: teardrop on the fire – ezeckiel   Lun 15 Sep - 16:18


teardrop on the fire


Ezeckiel semblait gêné de ne pas s’être souvenu d’elle, de l’avoir compté comme une parmi tant d’autre. Maisie n’en fit pas un cas, ça n’avait pas de réelle importance. Ils étaient là, dans la nuit noire, à se rappeler les choses auxquelles ils ne voulaient pas penser, à se parler pour se parler, parce que c’était la seule chose à faire. Leur vie d’avant n’existait plus, quoi qu’ils fassent, ils ne pouvaient la retrouver. Pour certains, cela devait être une bonne chose, pour d’autres c’était insupportable. Un second frisson parcouru l’échine de Maisie, la chair de poule se faisant plus présente sur ses bras. C’était définitif : l’hiver n’était pas une optique intéressante au pays des merveilles. Pourtant, Ezeckiel semblait s’enthousiasmer face à cette perspective. Les flocons, le drap blanc qui recouvre tout ce qui nous entoure. La beauté de l’hiver savait charmer les gens, à faire oublier le froid mordant et la sensation désagréable de la neige mouillée. L’hiver était appréciable de l’intérieur, près d’un feu en buvant du chocolat chaud. Dans une forêt sinistre et sombre, c’était autre chose. Maisie ricana, légèrement moqueuse : « Dans ce cas, j’espère que tu pourras te trouver un manteau bien chaud, car tu n’y survivras pas. »

Comme pour affirmer ses propos, Maisie grelotta une fois de plus. La nuit s’annonçait longue et pénible. Au moins elle avait de la compagnie pour la distraire et, jusqu’à maintenant, aucun danger de n’était manifesté. Maisie se retrouva presque à espérer l’apparition d’une créature quelconque, la forçant à bouger, que ce soit en courant ou en se battant. Dans l’immédiat, elle ne pouvait que rester assise sur son tronc d’arbre, contemplant son compagnon. Il semblait déterminé à rester à distance. C’était sûrement la chose la plus sensée à faire : garder ses distances des choses qu’on ne connaît pas. Pourtant, Maisie ne voyait pas exactement le danger qu’elle puisse représenter. N’avait-il pas vu, lorsqu’elle avait brandit sa hache, qu’elle n’avait aucune idée de comment s’en servir? Qu’elle avait presque peur du contact entre ses mains et le manche de bois? Si Maisie se nourrissait exclusivement de baies et d’insecte, ce n’était pas sans raisons. C’était sûrement mieux ainsi, il était risqué de se montrer comme une proie, une victime. Parfois, l’instinct prend le dessus et c’est le plus faible qui écope, qui se fait traîner dans la boue. Perdue dans ses pensées, Maisie sursauta légèrement lorsqu’Ezeckiel pris la parole.

« Comment tu es arrivée là? » Maisie esquissa un sourire. C’était la façon polie, bien que très peu subtile de lui demander comment elle était morte. Elle n’avait pas envie d’en parler, ni même d’y penser. C’est pourtant ce qu’elle faisait depuis le début de leur rencontre, penser à sa mort. En parler ne lui ferait pas plus de mal, au final. « Je suis morte noyée dans une piscine. C’était horrible. » Sans plus de détails, elle fit un mouvement de tête vers le jeune homme. « Et toi? Qu’as-tu enduré pour avoir la chance d’atterrir ici? » Son ton était amer, plus qu’elle ne le voulait. Le cynisme devient inévitable dans un endroit pareil.
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MessageSujet: Re: teardrop on the fire – ezeckiel   Lun 15 Sep - 19:30


teardrop on the fire
Maisie & Ezeckiel




J'avais l'habitude du sarcasme et de l'ironie, j'utilisais souvent ces deux moyens pour me protéger. J'étais néanmoins quelqu'un de naturellement positif, je préférai voir le bon côté des choses simples. En effet, si je devais suivre le raisonnement de Maisie, tout serait dangereux et de toute manière il vaudrait mieux se coller une balle dans la tête. Je n'en voyais pas l'intérêt, je n'étais pas quelqu'un de très positif non plus, mais je préférais toujours essayer de voir le bon dans ce qui pouvait finalement se révéler mauvais. Cela jouait généralement en ma faveur, et dans ces exemples, je pouvais citer ma rencontre avec Faith. Elle était toujours cette mystérieuse inconnue qu'elle fut au premier abord, mais si je ne m'étais basé que sur mes peurs, elle serait toujours une folle – néanmoins jolie – en train de danser toute seule dans une pièce. Je préférais vivre ma nouvelle vie sans constamment me demander si je faisais quelque chose de bien ou de mal, les gens pouvaient jouer les blasés, mais ce n'était que de la mauvaise foi. S'ils voulaient vraiment en finir, ils suffisaient de se couper les veines ou bien de sauter du haut de la falaise, pour les plus faibles il suffisait de se faire tuer par une créature immonde de cet endroit. Je n'étais pas là pour me plaindre, donc oui, je voyais le bon côté des choses plutôt que de rester là à déprimer. « Survivre est un lot quotidien, la neige ne va rien changer si ce n'est la couleur. Entre crever de chaud et crever de froid, je préfère mourir dans du blanc. » Je ne comprenais pas cette manie des gens de constamment voir le mal partout, je n'étais pas comme ça, je l'avais été, et je refusais de voir les choses se répéter une fois de plus. J'avais envie de renaître et pour ça je devais repousser le mal qui se formait même sous les infimes parties de négativisme. Les blasés feraient mieux de réaliser qu'il était temps d'accepter la vie actuelle et sinon, fallait en finir, une seconde fois. Je n'étais pas mauvais, mais moi, je n'étais pas de mauvaise foi.


Ma question était naturelle et je n'étais pas du genre à forcer à répondre. Je n'étais pas là pour jouer à l'espion qui voulait tout savoir, j'étais curieux et j'étais amical, tout simplement. Je ne voulais pas plus de détails que cela. Sa réponse fut brève et courte, mais elle supposait long. Ensuite, bien évidemment, la question me retomba dessus puisque je savais que je ne pouvais pas éviter la question. Je n'avais pas le temps d'encaisser sa réponse que je devais aussi évoquer ma mort. Flash-back. La soirée sembla me revenir en mémoire. La presse avait évoqué sa mort. Flou et dans l'absolu, j'ignorais si c'était un réel souvenir ou bien une simple divagation. Mon esprit était tordu, je sentais les souvenirs remontés, les maux de tête revenir et le mal se gangrener dans mon cœur. Douleur. Malheur. Souffrance. Pêché. Souvenirs houleux, je sentais mes mains trembler, sans raison, je sentais la peine remonter. Un simple fragment de souvenir pouvait me faire des dégâts. C'était pathétique. Je suis alors, pendant quelques instants, resté silencieux avant de tourner la tête et de l'épier, d'un regard vide et mort.  « Un AVC. Je suis pas à plaindre. » M'appuyant alors sur mes genoux pour me lever et me retrouver debout, je me sentais vide de tout, j'avais peur de fermer les yeux, mais le pire, serait que ces derniers soient déjà fermés. Fantasme de taré. « La chance des uns faits le malheur des autres, c'est toute l'injustice de cette nouvelle vie. » M'évader pour ensuite laisser ma rancune s'échapper. J'avais envie de partir et cela ne saurait tarder, lorsque je sentais cette sensation me dévorer, je préférais m'isoler.



electric bird.
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