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Les conséquences de la première INTRIGUE de WHYDA, c'est par ici ! :proud: :cat:
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 [PNJ/Niall Southway] Le vagabond, l'obsédé & le tabac d'Absolem.

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MessageSujet: [PNJ/Niall Southway] Le vagabond, l'obsédé & le tabac d'Absolem.   Sam 2 Aoû - 22:03




Table des matières
Niall Southway & Timothy Grey
Objectif : Voler le Tabac d’Absolem la Chenille
Nombre de monstres tués :
- 2 x Ruines
- 4 x Guêpes Samouraï
Ce que nous avons trouvés :
© sobade.





Le vagabond, l'obsédé & le tabac d'Absolem.

E
st-ce-que vous prêtez attention aux légendes ? Aux rumeurs ? Bien sur, sans jamais savoir si elles sont vraies ou fausses. Oui ? N’avez-vous jamais eut envie de vérifier par vous même ? De voir par vos yeux l’existence ou l’inexistence de tel ou tel mythe. Il y en avait un qui voulait voir ça. Le doux et tendre Mr. Grey, l’homme de ’obsession.

Oh il ne cherchait pas vraiment l’aventure, ce n’était pas son genre. C’était, par ailleurs, plutôt l’aventure qui venait jusqu’à lui. Il n’avait rien demandé. Pour une fois. Il trainait simplement dans les coins et les recoins du pays des merveilles cherchant des images, des tableaux - comme toujours - et n’avait en rien fait en sorte qu’une quelconque quête vienne sur son chemin. Et pourtant. Pourtant c’était le cas.

Marchant sur un chemin clairement dessiné au sol, dans une vaste plaine verte aux arbres immenses, il tomba nez à … quelque chose avec un pion de l’échiquier ensanglanté. Que faisais-t-il ici ? Notre bon Mr. Grey n’était pas coutumier des méthodes de déplacement de si grosse … pièce. D’un pas long et dansant, il fit le tour de l’objet vivant en attendant que celui-ci prenne le temps de se réveiller. Il n’avait qu’entendu parler de ces pièces pouvant se trouver n’importe où. Mais il ne connaissait rien d’autre d’eux. Il ne se doutait pas à ce moment là que ce pion allait être l’origine pour de nombreux ennuis. Il n’aimait pas spécialement les ennuis. Oh ce n’était pas un lâche, loin de là, mais lorsqu’il pouvait les éviter … Il le faisait.

Soudain un léger frémissement, annonçant le réveil de pièce d’échec, se fit sentir. Notre bon Mr Grey fit le tour de l’objet et se plaça devant ce qu’il pensait être la partie face. Doucement, il posa sa hache par terre et prit place assis tailleur. Qu’est ce que cette petite chose pouvait bien raconter de beau. Oh il n’était pas vraiment du genre bavard et n’entamait que très rarement les conversations avec les autres personnes vivantes. Il attendit donc patiemment que la merveille s’éveille et se décide enfin à lui adresser quelques mots.

- « Vraiment étrange ce rêve, j’ai vu le bourreau décapiter le Roi alors que celui-ci n’avait rien fait d’autre que de vivre ans sa case, certes proche de celle de la reine mais tout de même, il en avait le droit du fait de sa place dans l’ordre hiérarchique des blancs et noirs. Droit conféré par ailleurs dans lors de la grande échiquilogie du Vindelième !! » s’exclama le pion.

Quoi ? Notre bon Mr. Grey n’avait absolument rien compris à ce que venait de dire la pièce d’échec. Alors, pour ne pas paraitre impolie, et aussi par ce que c’était son état naturel, il lui donna en réponse son magnifique sourire. Le plus beau qu’il avait en stock.

- « Oh c’est comme la dernière fois ! J’ai pris en flagrant délit le fou en train de fumer ! Et fumer quoi ? Du tabac ! Le Fou ! Lui qui était pourtant un si bel homme auparavant. Vous savez qu’il fut cavalier à une époque ? Oui oui ! Le plus grand des cavaliers de la zone blanche si vous voulez mon avis ! » continua le pion.

Oh notre cher Mr. Grey ne voulait pas vraiment de son avis. En fait, il ne savait même pas si le pion avait fit de sa présence ou pas. Il ne l’avait même pas salué ! Quel manque de politesse. En même temps, il ne cherchait pas spécialement de la politesse. Fumer tiens ? Il ne savait pas qu’une pièce d’échec pouvait fumer. Ca devait être difficile. C’est assez rigide une pièce d’échec non ? Mr. Grey fumait de temps en temps, disons que cela lui arrivait occasionnellement, avant. Depuis qu’il était arrivé au pays des merveille il n’avait pas toucher à ses cigarettes car oui il avait pensé à mourir avec ses lunettes de soleil dans sa poche mais pas avec une cigarette ou deux. Pourtant la mort. C’était le genre de chose traumatisante qui méritait une cigarette. A bien y réfléchir, il aurait bien besoin d’un peu de tabac là. De suite. Après tout certain artiste utilisait les drogues, tel que l’opium, pour atteindre des niveaux de compréhension supérieur. Peut être qu’avec un très bon tabac il allait découvrir des choses encore plus intéressante dans les tableaux qu’il avait déjà parcouru dans ce monde.

- « En PLUS ! Vous savez quoi ? IL L’A VOLÉ ! Le tabac ! Vous pensez bien qu’ici il n’y a qu’un seul endroit pour en trouver : la réserve personnelle de la chenille. Le vieux sage ne peut s’arrêter d’en fumer alors il lui en faut un stock énorme. Le Fou m’a révélé où était la cachette du vielle insecte. C’est au Sud de la Crypte de la Chenille, dans une petite caverne, très facilement repérable lorsqu’on sait on l’on va m’a-t-il dit ! » annonça le pion fièrement.

Le beau sourire de Mr. Grey s’ouvrit encore plus. Qu’il était bavard ce petit pion. Il venait de lui donner la cachette de tabac d’Absolem ! Le jeune homme n’avait plus qu’a le volé et à lui le bonheur d’un esprit sage et claire comme celui de la Chenille.

Attrapant sa hache, le jeune Mr. Grey se leva pour se diriger vers la zone indiquer par le petit être. Il savait que le pion n’allait même pas remarqué son absence et qu’il allait simplement continuer à déblatérer des inepties ! Il aurait peut être dû rester un tout petit peu plus, cela lui aurait attiré moins d’ennuies. Mais. Cela aurait été moins amusant si il avait entendu la dernière phrase du pion.

- « Mais, je ne conseillerais à personne d’y aller ! Pas même la Chenille elle-même ! Le Fou m’a dit qu’en partant il a vu qu’un monstre énooooooorme a choisit pour domicile l’entrée de cette même caverne ! Il est certain que le premier qui s’en approchera se fera manger les jambes d’un coup d’un seul ! » expliqua le pion alors que notre bon Mr Grey était déjà bien loin.

Lorsque notre héros arriva sur le chemin menant à la Crypte de la Chenille le doute prit possession de lui : Est-ce-que la chenille laisserait son stock de Tabac favoris sans aucune protection ? Peu de chance que ce soit le cas. Mieux : Est ce qu’il allait faire le poids face à la protection de la Chenille ? Peu de chance que ce soit le cas également. Tout seul, cela pouvait s’avérer compliquer, complexe, voir très dangereux. Tout suicidaire qu’il était, notre bon Mr. Grey ne voulait pas spécialement mourir une deuxième fois. Une fois c’était déjà bien, il avait fait l’expérience, c’est cool, il pouvait mettre ça sur un CV mais sans plus ! D’autant plus que la pendaison avait pour lui un charme, se faire manger tout cru ou aspirer par un tuyau menant à une pièce sans air … moins.

C’était décidé, il lui fallait donc trouver un compagnon de fortune pour cette « périlleuse » mission !
Oh. Mais qu’il était chanceux. Il vit au loin une ombre, une silhouette. Un homme s’approchait dans la direction inverse de la sienne ! Géniale !

Le large sourire du bon Mr. Grey s’ouvrit encore plus grand. Il avait trouvé son compagnon de route !


Dernière édition par Timothy Grey le Mer 6 Aoû - 10:18, édité 1 fois
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❝ si ton cerveau déraille, c'est fini ❞

✢ DENTS PERDUES : 1262
☩ CERVELLES GAGNÉES : 2222
✢ ARRIVÉ AU PAYS LE : 30/07/2014
✢ PSEUDO : NyxBanana
✢ AVATAR : Michael Fassbender
✢ CREDITS : NyxBanana
✢ AGE DU PERSONNAGE : Trente-huit ans
✢ JE SUIS : " To begin with, a dog's not mad. You grant that? Well then, you see a dog growls when it's angry, and wags it's tail when it's pleased. Now I growl when I'm pleased, and wag my tail when I'm angry. Therefore I'm mad. " Cheshire Cat
✢ DANS TES POCHES : Trois paquets de cigarettes, un briquet, une vieille photo de ma sœur et l'horrible couvre-chef de Tweedle-Dum. A part être vraiment ridicule, je ne sais pas trop à quoi il sert d'ailleurs...
✢ TA VIE : 100/100
✢ ANCIEN METIER : Certains diraient clochard, clodo ou encore SDF ; je dirais plutôt voyageur.
✢ LOCALISATION : Un peu partout. Je voyage beaucoup à vrai dire.

he sees the sign and hollow sky, he sees the stars come out tonight, he sees the city's ripped backsides, he sees the winding ocean drive.
just a cigarette

THIMOTHY & NIALL

Toujours sur les routes. Voir, toucher, sentir, explorer. J’ai pris goût à ce genre d’aventure avant mon accident de voiture et bien qu’il soit sensiblement plus dangereux d’explorer Wonderland, ma curiosité me poussait toujours à explorer les endroits que je ne connais pas ou peu. Le tout en étant assez irritable compte tenu du rationnement dont je m’obligeais à faire part. Aujourd’hui j’étais dans les alentours de la Crypte de la Chenille. Ce qui m’avait amené là ? C’est une assez longue histoire…

J’ouvris un œil. J’étais allongé sur le sol dans une cachette improvisée pour la nuit. Normalement je me réveillais plus doucement mais là il semblait que ce soit l’un de ces matins où il y a un problème. Voir peut-être même plusieurs. Sous les branches que j’avais entassées pour me faire un abri, je vis un pied passer juste à côté de ma tête. Je m’astreignis au calme, me disant que j’allais attendre qu’il s’en aille. Restant immobile, j’ouvris mon second œil pour mieux observer ce qu’il se passait autour de moi. Très délicatement et avec lenteur, j’attrapai mon parapluie d’une main et mon jeu de cartes rasoirs de l’autre. Toujours contre le sol, j’attendais le bon moment pour lui sauter dessus. J’allais m’élancer lorsque j’entendis un nouveau bruit de pas, suivit d’au moins cinq autres. Je retins de justesse un juron alors que le groupe de fous de thé  grandissait juste à côté de moi. Ils ne semblaient pas m’avoir encore vu mais je doute pouvoir me débrouiller face à autant de fous alors que je n’ai que mon jeu de cartes pour me défendre. Je restai ainsi plusieurs dizaines de minutes avant qu’ils ne s’éloignent. J’aurais peut-être du attendre un peu plus longtemps avant de sortir de ma cachette car lorsque j’étais en train d’étirer mes muscles endoloris par la position maintenue si longtemps, je vis une fourchette passer juste devant moi. Je jurai et ramassai en vitesse mes affaires avant de m’enfuir dans un endroit où la végétation dense me protégerait des projectiles. J’ai du courir un moment avant de les distancer pour de bon.

Ma course m’avait amenée dans les alentours de la Crypte de la Chenille. J’aurai bien fumé une cigarette si seulement je ne redoutais pas le moment où je n’en aurais plus la moindre. Je mordis donc sur ma chique, cherchant une route à rejoindre. Lorsque je trouvai enfin un semblant de chemin, je le suivis, continuant de mettre de la distance entre moi et ce nid de fous de thé sur lesquels j’étais tombé ce matin. Pris d’une étrange sensation, je me retournai, cherchant Graeme des yeux. Il me fallut quelques secondes à observer les fourrés pour me rappeler que mon chien ne m’avait pas suivit ici. Cette fois ci j’étais bel et bien seul et je doute arriver à dresser un fou de thé pour qu’il me tienne compagnie… Les autres survivants sont trop bavards, ça me lasse assez vite. J’ai prit l’habitude du calme et du silence.  Je n’ai rencontré qu’une seule personne qui m’a relativement foutu la paix jusqu’à présent. Je poussai un long soupire et repris ma route. Encore et toujours marcher. C’est mon quotidien depuis un moment maintenant. Cela reste au moins un point fixe dans mon existence. Ca a quelque chose de rassurant de conserver au moins cela. Je sortis de ma poche cinq baies dodo et je les avalai. Ce n’est pas digne d’un vrai repas mais c’est tout ce qu’il me reste et l’expérience m’a apprit qu’il ne fallait pas trop manger de ces baies à la fois. Je chasserais peut-être un lapin édulcoré ou deux. Si je fais un feu, cela me fera de la nourriture pour deux ou trois jours si je me rationne.

J’étais en train de mâcher les baies lorsque plus loin sur la route je vis une silhouette sur la route. En m’approchant, je reconnu Tim. Silencieusement, alors que je m’approchai, j’observai son sourire. Je n’avais que peu eut l’occasion de le voir ce sourire mais néanmoins j’en savais assez pour savoir que ce n’est pas pour moi qu’il sourit comme ça. Je finis par m’arrêter pour le laisser arriver à ma hauteur. Lorsque ce fut le cas, je lui emboitai silencieusement le pas. On marcha un peu en silence avant que je n’entame la conversation. Je fouillai un peu dans ma poche et en retirai mes trois dernières baies dodo. Je les tendis à l’homme et prit enfin la parole. « Que me vaut l’honneur d’un tel sourire ? » Pas besoin de perdre un quart d’heure en salutation avec l’homme. C’est quelque chose que j’appréciai chez lui. Il est des personnes avec qui on n’a pas besoin de parler pour les comprendre et Tim était ce genre de personne pour moi. Plus mécaniquement qu’autre chose, j’extirpai une cigarette de ma poche et je jouai avec, la faisant passer entre mes doigts, l’amenant parfois à mes lèvres. Sans fumer, je pouvais profiter de la gestuelle. Il fallait juste que je face attention à ne pas perdre la cigarette avec laquelle je m’occupais.
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MessageSujet: Re: [PNJ/Niall Southway] Le vagabond, l'obsédé & le tabac d'Absolem.   Dim 3 Aoû - 17:43


Le vagabond, l'obsédé & le tabac d'Absolem.

N
otre bon Mr. Grey avait la chance derrière lui. Toujours. Pour une raison qui lui était d’ailleurs inconnu lorsqu’on pense à tous ce qu’il a put vivre avant de … décéder. Pourtant, depuis qu’il était entré dans ce monde, la chance lui souriait plutôt. Il rencontrait des gens sympathiques, il pouvait avoir accès une toute nouvelle masse de portrait, de dessin et d’oeuvre d’art qui pourrait lui permettre de retrouver ceux qu’il a perdu. Elle. Et lui.  Cette merveilleuse chance avait sonné une nouvelle fois à sa porte puisqu’alors qu’il cherchait un compagne de fortune, il rencontra l’homme qui lui fallait : Niall.

La relation que pouvait voir notre cher Mr. Grey avec ce mystérieux jeune homme n’était pas très compliqué. Ils ne se voyaient que très peu souvent. Lui étant toujours en vadrouille ici et là et notre bon Grey toujours virevoltant à travers les zones du pays des merveilles poursuivant une quête impossible. Ils ne parlaient pas beaucoup non plus, ils étaient de ceux qui n’ont pas besoin de beaucoup de mots pour exprimer les choses. Généralement, ils ne se saluaient même pas, laissant ainsi en l’air l’idée qu’ils ne s’étaient jamais vraiment quitté. L’un et l’autre ne connaissaient que très peu leurs passés. Ils n’avaient pas demandés. Pas besoin. Notre bon Mr. Grey prenait son compagnon comme il était là. Au moment où il l’a rencontré. Il n’avait pas spécialement besoin de savoir le comment du pourquoi.

Lorsque le jeune vagabond s’approcha de lui, Mr. Grey continua sa marche, comme si de rien n’était. Non pas qu’il faisait abstraction de la présence du jeune homme, loin de là, mais les salutations n’étaient pas de mise. Son large sourire figurait toujours en bonne place sur sa figure d’ange. Il glissait sur sol pour avancer, à la manière d’une danse, d’une façon si étrange dont on ne pouvait dire s’il dansait ou s’il marchait étrangement. C’était lui.

Le silence était maitre des deux hommes pendant un long moment. Etait-il si long ? Il n’en savait rien. Le temps passait si étrangement ici qu’il ne se rendait plus bien compte de tout ça. Les deux compères avaient bien avancés dans la Crypte de la Chenille, on pouvait déjà voir les symboles orientaux montés, ou descendre, dans le vide. C’était un endroit étrangement étrange. A la fois poétique et sombre. Mystérieux mais emplit d’une énergie bizarre. De la fumée sortait de ces arbres, où de certains des pots qui étaient disséminés dans toute la zone. Heureusement pour les deux jeunes hommes, notre bon Mr Grey, avec ces yeux d’aigle, ne voyait aucun ennemie, proche en tout cas. Loin, à l’opposé de la direction qu’ils devaient prendre, se trouvait un essaim de guêpes-samouraïs. De sales bestioles. Pas sale dans le sens pas propre … dans le sens … sale.

Niall brisa le silence d’or qui planait alors. Il venait de dire quelques choses. Regardant son compagnon de quête, notre bon Mr. Grey remarqua qu’il lui tendait la main. Dans sa main il y avait quelque chose. Un bidule-chouette rond et d’une belle couleur. Délicatement, le jeune homme en attrapa un. Tout en fixant la petite chose, il l’apporta devant ses yeux pour mieux la disséquer du regard. Une baie dodo. Il aimait bien ce genre de petite merveille de ce monde. Il en avait déjà gouté. C’était particulièrement bon et nourrissant mais avait un effet … désarmant. Lorsqu’on en mangeait trop, cela a le même effet qu’un somnifère. Un médicament naturel parfait pour les insomniaques du pays des merveilles. Doucement, le jeune Mr. Grey porta à sa bouche la baie et la mangea en souriant. Une douce vague nourrissante se fit ensuite sentir dans tous son corps. Heureusement, il lui en fallait peu pour être rassasié.

Gardant son large sourire au visage, il décida de répondre à la question posée. A quoi devait-on se large sourire ? Oh, il ne fallait pas grande chose à notre beau Mr. Grey pour sourire. Il avait choisi de sourire le plus souvent possible, pour une raison encore obscure. Mais là c’était différend. Il y avait une raison. Bien sur c’était l’information qu’il venait d’avoir. Les joies d’une aventure proche rendait notre obsédé de l’art heureux.

- « Le bonheur d’une simple information mon cher Niall » dit-il. On n’entendait que très peu la voix de Grey, il ne parlait pas beaucoup en générale. Peut être encore moins avec son compagnon du moment. Pourtant, il avait une belle voix, très attractive, très hypnotisante. Elle était douce, très douce. Etrangement, on pouvait avoir l’impression que sa voix avait également un large sourire. Ou peut être est-ce simplement le fait que lui même ait un large sourire constamment aux lèvres. Cette voix il ne semblait pas vouloir trop l’utiliser mais il fallait bien expliquer à Niall où il allait et pourquoi. Enfin. Pas tout non plus. Gardons quelques surprises . Sinon ça ne serait pas drôle.

Tout en marchant, dans la bonne direction, il regarda le jeune homme. Il venait de sortir une cigarette avec laquelle il mimait l’action de fumer. Contrairement à notre jeune Mr. Grey, Niall avait une vrai addiction à cette petite mais dangereuse chose. Il n’avait pas tord. Il était déjà mort. Donc le terme de « dangerosité » n’était que très relatif. Notre cher Mr. Grey s’amusa quelques secondes à regarder cet homme se ronger l’esprit pour ne pas l’allumer et la fumer alors qu’il l’amenait justement à un endroit où il pourrait en trouver plein plein plein.

- « Ca … » dit-il en désignant du doigt la cigarette « … J’ai appris où en trouver plus. Nous allons voler le tabac de la Chenille » poursuivit-il, son sourire s’ouvrant encore et encore.

Soudain, sans prévenir, il s’arrêta et leva les yeux. En face des deux hommes se trouvait à présent une falaise. D’un geste du doigt, le jeune Grey désigna une partie spécifique de cette dernière. C’était l’endroit exact où devait se trouver la cachette de la chenille. Reprenant la marche, notre bon Mr. Grey le haut de sa hache sur son épaule, fixant du regard la falaise. Sourire, toujours et encore aux lèvres.
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✢ TA VIE : 100/100
✢ ANCIEN METIER : Certains diraient clochard, clodo ou encore SDF ; je dirais plutôt voyageur.
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THIMOTHY & NIALL

J’observai le bâtonnet de nicotine entre mes doigts. Ma dernière cigarette ne remonte pas à si longtemps. Une semaine ? Quelques jours ? Je sais juste que cela remonte à moins longtemps que ce que je peux imaginer. Je glissais la cigarette à nouveau entre mes lèvres et mes doigts s’enfuirent dans ma poche, caressant mon briquet. Ce qui me manque le plus dans le coin ce sont les librairies. C’était tellement facile avant. Je volais un portefeuille, mendiait quelques heures et je passais dans la librairie du coin refaire mes stocks de cigarettes. Je poussai un long soupire tandis que mes doigts s’éloignèrent du briquet salvateur. Ce ne serait pas très économe de fumer maintenant. Je gardai cependant ma cigarette entre mes lèvres. Je me mis à détailler le décor plus attentivement, essayant de me sortir ce foutu bâton de nicotine de l’esprit.  J’observai le paysage qui n’était pas sans rappeler l’orient de chez nous. « Le bonheur d’une simple information mon cher Niall » La cigarette en bouche, je reportais mon attention sur Tim. J’apprécie la compagnie de l’homme car il n’est pas sans me rappeler mon chien. Ne voyez pas là un commentaire sarcastique ou dégradant. Graeme était dans la même merde que moi. Nous n’avions pas de foyer. Vous me direz que c’est le cas de beaucoup de monde dans le coin mais le silence général de l’homme était reposant. Avec le temps, je m’étais habitué à avoir une présence silencieuse à mes côtés. C’est sans doute pour cela que le courant est tout de suite bien passé avec l’homme. Alors que je rechigne en général à aider les autres, je partage sans la moindre hésitation ma nourriture avec lui lorsque j’en ai. On ne se croise pas si souvent que cela compte tenu du fait que nous soyons tous les deux toujours en mouvement mais je n’en apprécie que plus le calme de sa présence. De plus, voyager à deux à Wonderland est plus reposant. Seul, il faut constamment être sur le qui-vive. Dans le cas présent, je peux relâcher un tant soit peu ma vigilance. C’est un moment assez reposant. Je n’ai jamais vu Tim se battre mais j’ai cru comprendre qu’il était doué pour éviter le danger. Cela me suffit.

Cependant je n’en savais toujours pas plus quant à l’information dont disposait le voyageur. Je récupérai ma cigarette entre mes doigts et recommençai à jouer avec nerveusement. Le besoin de l’allumer se faisait de plus en plus ressentir. Parfois je regrette d’avoir commencé à fumer quand je vois dans quel état cela me met aujourd’hui. Bien que ce soit le serpent qui se mort la queue car c’est lorsque j’ai commencé à fumer que j’ai scellé mon destin, que je me suis destiné à échouer ici. J’allais remettre ma cigarette dans son paquet histoire d’arrêter cette torture que je m’infligeais –car cela me faisait souvent plus de bien que de mal que de jouer avec une cigarette sans la fumer-  lorsque la voix de mon compagnon de route s’éleva à nouveau. « Ca … » Il pointa du doigt ma cigarette. Dans un premier temps je ne compris pas que c’était de cela qu’il voulait parler. Cependant lorsqu’il poursuivit sa phrase, les choses devinrent plus claires. « … J’ai appris où en trouver plus. Nous allons voler le tabac de la Chenille » Il y eut un moment de flottement. Je m’arrêtai mais pas pour les même raison que Tim. Il se foutait de moi, ce n’était pas possible autrement. Il sait où trouver le tabac de la Chenille ? Un large sourire me monta le long des lèvres. Ce n’était pas le genre de Tim de me mentir sur ce genre de choses. Mon compagnon pointa une direction du doigt mais je n’en avais pas grand-chose à faire. Je me laissai aller à rire. La première fois depuis longtemps.  J’emboitai le pas de l’homme, lui donnant une tape amicale sur l’épaule. « Je suis vachement content de t’avoir croisé aujourd’hui Tim » Pour fêter la nouvelle, je décidai de ranger ma cigarette dans son paquet. J’aurais tout le temps de fumer lorsqu’on aura volé Absolem. Cependant comme rien n’est facile à Wonderland, je pris tout de même mon jeu de carte dans ma main. Les premiers jours j’avais eut du mal à apprendre à les manier et je m’étais beaucoup coupé avec. Les cicatrices dans la paume de mes mains en témoignent d’ailleurs. Mais avec un peu d’entrainement j’avais fini par les manier plus facilement. Je ne suis pas une machine à tuer mais je sais viser. Je m’étais d’ailleurs longuement entrainé face à un arbre dans la vallée des larmes.

En silence, j’observai la falaise. Un chemin se dessinait sur sa paroi. Il était mince et tortueux. Il allait falloir faire attention en se déplaçant sur la falaise. J’espère que Tim n’a pas le vertige. Une fois arrivé près de ce fameux chemin, je laissai l’homme passer devant moi, me retournant pour vérifier que nous n’avions aucune créature potentiellement dangereuse qui nous suivait. Je vis vaguement un lapin édulcoré passer son chemin avec la rapidité qui faisait d’eux des animaux assez difficile à chasser sans pièges. Ne voyant rien de potentiellement dangereux, je m’engageai à mon tour sur ce petit chemin, juste derrière mon acolyte. Ma main glissa dans l’une de mes poches, y déposant mon jeu de cartes. Je serais plus à mon aise si j’ai mes deux mains de libres pendant l’ascension.  Voler le tabac de la Chenille n’est pas une idée neuve pour moi. Seulement il fallait encore savoir où Absolem planquait ses réserves. Cependant j’ai comme un doute sur la facilité de notre mission. C’est peut-être un peu trop facile à mon goût… Et comme le tabac était quelque chose avec lequel on ne rigole pas, je me devais de poser la question à mon comparse. « Juste par curiosité, tu la tiens d’où ton information ? »
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MessageSujet: Re: [PNJ/Niall Southway] Le vagabond, l'obsédé & le tabac d'Absolem.   Lun 4 Aoû - 18:46


Le vagabond, l'obsédé & le tabac d'Absolem.

Q
uelle belle falaise. Cet amas de roche, de beau, d’eau et d’insectes bizarres était la seule chose qui séparait les deux compères de leur si bel objectif. Bel objectif surtout pour Niall, notre bon Mr. Grey n’était pas fumeur, du moins pas un régulier, pourtant il désirait tout autant ce tabac. Pas pour les mêmes raisons. Il était de notoriété publique que le tabac d’Absolem était beaucoup plus fort que le tabac régulier de notre bas monde. Oui. Il fallait une grosse puissance de frappe pour atteindre l’intellect de la chenille et la mettre dans une transe emplit de sagesse. C’est cette transe que recherchait notre bon Mr. Grey, cette transe qui le plongerait dans la sagesse infini. Une fois à ce stade, il trouverait certainement une solution à son problème le plus épineux, à ce problème qui l’obsède jour et nuit. Oh … qu’il allait aimé ce tabac.

Si l’on ne se fiait qu’à la réaction physique qu’avait eu Niall en entendant l’information, on pouvait déduire aisément que le jeune homme était plus qu’heureux de participait à cette petite aventure et que le hasard ait fait en sorte que les deux hommes se croisent. Il lui lança une phrase amicale à laquelle le jeune homme répondit par un beau sourire. Il appréciait sincèrement cet homme là. Il était un peu plus vieux que lui mais au Pays des Merveilles, cela n’avait que peu d’importance. Ils se ressemblaient en certain point. Ils avaient toutes les deux perdus quelque chose. La différence était que notre bon Mr. Grey voulait absolument récupérer cette chose alors que Niall était plus … Complexe à ce sujet.

Notre cher Mr. Grey admira encore une fois la falaise. Cet édifice de la nature (quoi que rien n’était fait au hasard dans ce monde) se dressait devant eux comme si il les défiait de le gravir. Le jeune homme avait l’impression que celui-ci l’appelait, lui ordonner de l’attaquer. Il n’en fallait pas vraiment plus au jeune obsédé qu’il était. Bien sur il ne voulait pas se mettre trop en danger mais, réalisant un simple calcul en tête, il se rendit compte que le résultat en valait la peine.

Alors que notre héros allait fait le premier pas de cette montée, Niall lui posa une question quant à l’origine de l’information qui avait eut pour conséquence leur petite aventure. Se retournant vers son compagnon, le jeune homme commença par un sourire, large et amicale. Ce sourire signifiait nombre de choses en même temps : « Fais moi confiance », « on s’en fiche on va s’amuser ! », « Ai-je vraiment besoin de te le dire ? ». Au départ, Grey souhaitait ne pas répondre à l’interrogation, pensant que sa détermination aurait pu faire preuve de foi. Mais, dans un second temps, le jeune homme pensa, à juste titre, qu’il avait besoin de Niall dans la plénitude de ses capacités, le doute sur l’information ne pouvait avoir lieu.

- « Le Fou. Le Fou de l’échiquier ensanglanté … » commença-t-il « … Il semble avoir la même addiction que la bonne vieil chenille ». Il était volontairement concis, il ne voulait pas raconter du début jusqu’à la fin tout ce qu’il l’avait mit sur la route du tabac d’Absolem. Non pas par ce qu’il ne voulait pas parler à Niall, c’était surtout qu’il voulait garder un brin de mystère. Oui. Il appréciait beaucoup les situations théâtrales. « Et puis … Tu connais les pions .. BlaBlaBla » ajouta-t-il mimant avec ces mains un bec, ou une bouche, s’ouvrant et se refermant à toute vitesse.

A présent que ce point était clarifié, l’ascension n’attendait plus qu’eux. Vissant sa hache sur son épaule (pas au sens propre - rassurez vous), le jeune homme essaya une nouvelle fois de la faire disparaitre. Assez logiquement, il s’était dit que si cet hache avait pour qualité d’être « à Cheshire », elle pourrait peut être disparaitre comme lui. Dès lors, notre jeune Mr. Grey tenta à plusieurs reprises de la faire disparaitre. Sans succès. Forcé de constater qu’en fait, la Hache de Cheshire n’avait de son maitre que le nom. Bref ! Grey avança donc sur le chemin sinueux qui allait mener les hommes devant la cachette de la grande et pas terrible chenille.

Le chemin était difficilement empruntable, il fallait faire attention où l’on marchait et surtout à ne pas glisser et tomber quelques mètres plus bas et éventuellement décédé dans d’horrible douleur. Une perspective tout à fait plaisante lorsqu’on pense à la manière dont est mort notre cher héros. Le grand saut, il connait.

Alors que la situation ne se prêtait pas spécialement à ça, notre jeune Mr Grey esquissa un grand sourire. L’odeur de l’aventure certainement. Rares étaient les moments où il ne pensait à elle, et à lui. Les moments de grands dangers étaient de ces moments là. Son sourire n’était plus dès lors un sourire forcé mais une grimace d’apaisement. Il savait que pendant quelques minutes ou quelques secondes, il aurait un petit répit jusqu’à ce qu’il croise quelque chose de jaune lui rappelant les cheveux de sa déesse, qu’il voit une pierre lui remémorant un des jouets de son beau garçon, … Trop tard. La pause fut courte. Il avait l’erreur de penser à ce qui pouvait lui rappeler ce qu’il avait perdu. Grosse erreur. Un flot de souvenirs et de malheurs sauta à l’esprit du jeune homme dont l’obsession réapparu soudainement.

Il était habitué à cette sensation, son sourire se changea en une grimace forcé, le changement devait être infime. Notre jeune Grey avait, en quelques secondes, traversé 3 phases. Il était habitué à ce genre de chose et savait dorénavant les gérer. Se concentrant de nouveau sur la montée, le jeune homme regarda son acolyte. Derrière lui, il donnait l’impression de faire autant attention que lui à ne pas tomber. Ce qui était plus où moins compréhensible.

Ni l’un, ni l’autre ne s’attendait à ce qu’il allait suivre. Encore une fois, le jeune Mr. Grey aurait dû être plus attentif aux paroles du pion car ce qui les attendaient en haut n’était pas une simple grotte cachant nombre de secrets mais une aventure plus exceptionnelle encore …
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MessageSujet: Re: [PNJ/Niall Southway] Le vagabond, l'obsédé & le tabac d'Absolem.   Lun 4 Aoû - 19:02



Le combattant combattu
ready ? fight !

E
lles devaient bien rire d'eux, les guêpes samouraïs volant dans les airs, de ces deux nouveaux habitants du pays des merveilles, s'essayant à l'aventure dans un monde qui leur était inconnu. Ils ne savaient rien de ce monde et pourtant, les voici en train de gravir la montagne pour rejoindre une grotte qui ne cache plus aucun trésor pour les humbles mortels qu'ils étaient. Mais les regarder d'en haut ne satisfaisait plus les guêpes samouraïs ; elles avaient soif de sang d'imprudents. Il était risqué d'avoir grimpé une côte rocheuse qui offrait peu de sécurité, cela l'était encore plus lorsqu'on ne sait jamais ce qui peut vous tomber sur la tête. Les quatre guêpes samouraïs vinrent attaquer les deux écervelés par les cieux, tandis que - comme un appel surnaturel inexplicable - deux ruines vinrent leur prêter main-forte en naissant d'un tas de pétrole aux pieds des deux casse-cous. Gravir cette montagne n'était définitivement pas la meilleure des idées, vu la situation précaire dans laquelle les deux énergumènes s'étaient mis.



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THIMOTHY & NIALL

Tim se tourna vers moi, son grand sourire collé aux lèvres. J’ai toujours vaguement eu l’impression que son sourire cachait quelque chose de plus sombre. Nous ne parlons pas beaucoup lorsque nous sommes ensemble et encore moins de nous. Je ne sais pas grand-chose de lui et la réciproque est tout aussi vraie. Nous ne connaissons que nos prénoms, échangés rapidement lors de notre première rencontre. Je ne sais pas ce qui a propulsé Timothy à Wonderland. J’ai cru comprendre que nous sommes tous ici suite à des accidents qui n’ont en commun qu’une seule chose ; leur violence. Je ne sais pas par quoi l’homme a pu passer mais le mystère fait partie de notre relation. Je ne pense pas que ce sera pareil une fois que nous aurons échangé plus d’informations sur nos anciennes vies respectives. Tout est très bien comme il l’est. Cependant, face à ce sourire, je cru un instant que je n’aurais pas de réponse quant à savoir où il avait obtenu une telle information. « Le Fou. Le Fou de l’échiquier ensanglanté. Il semble avoir la même addiction que la bonne vieille chenille. Et puis … Tu connais les pions ... BlaBlaBla » J’observai, un sourire en coin, mon comparse faire l’idiot, mimant les jacassements des pions. Je savais que je n’obtiendrais pas plus d’information. Ce que j’avais eux, c’était déjà beaucoup. J’avais posé cette question en l’air, m’attendant à n’avoir qu’un sourire en réponse. Je ne m’attendais pas à ce qu’il me donne autant d’information. On commença alors notre ascension dans le silence qui nous caractérisait si bien.  Voyager avec Tim avait quelque chose de reposant. Plus que par le relâchement léger d’attention que cela me permettait. Je me sentais plus en paix à ses côtés. C’est à croire que, comme la cigarette, je suis devenu accro à cette présence silencieuse à mes côtés. L’espace de quelques instants, je ne pense plus à ma petite sœur qui m’a vu me faire renverser par une voiture pour lui éviter ce sort. Je ne perds cependant pas espoir. Je suis persuadé que contrairement à ce que tout le monde pense, nous ne sommes pas morts. Nous sommes sans doute dans le coma. En tout cas, je ne me sens pas prêt à accepter une telle chose.  La mort a quelque chose de définitif. Pourquoi continuer à se battre si notre cœur ne bas plus ? Ma théorie est peut-être idyllique mais néanmoins elle me donne la force de me lever chaque jour.

Le sentier était étroit. Je n’étais pas bien sur que la roche supporte réellement notre poids. C’était peut-être l’une des raisons pour lesquelles j’avais laissé Tim passer devant. En plus d’être celui qui avait les informations, c’était plus sécurisant pour moi. Par pur instinct de survie, je me déplaçai une main sur la paroi, tandis que mes pieds se tenaient le plus loin possible du bord. Je n’ai pas le vertige mais je sais reconnaître une situation où je risque de perdre la vie. J’étais en train de regarder le sol avec application lorsque j’entendis un bourdonnement caractéristique. La crypte de la Chenille était connue pour être remplie de guêpes samourai. Déjà que ce sont des sales bêtes alors si en plus on leur donne un katana… Je relevai la tête, momentanément éblouis par le soleil. Je réussis à distinguer quatre silhouettes volantes. Je plaquai mon dos à la paroi tandis que d’un mouvement souple, je me saisi de mes cartes rasoirs. Ce n’est qu’à ce moment là que je me rendis compte de la présence des ruines. « Merde ! » Les ruines étant plus proches, elles représentaient un danger plus immédiat. Cependant tant que les guêpes n’approchent pas, je suis le seul de nous deux à pouvoir les blesser à distance. Je sifflai entre mes dents tandis que je commençai à lancer mes cartes sur la ruine la plus proche, celle qui me bloquait le chemin pour descendre. Nous n’étions pas vraiment dans la meilleure situation du monde pour nous battre. Les bourdonnements se rapprochèrent et je fus obligé de recentrer mon attention sur les guêpes. Mes cartes ne font pas assez mal que pour gérer autant d’ennemis en même temps. J’eux tout juste le temps d’éviter le katana qui tombait vers moi. D’un bond de côté, je me retrouvai tout près de Tim. La guêpe avait frappé avec un peu trop d’enthousiasme. Son arme était coincée dans la roche. Je n’ose même pas imaginé ce qui me serait arrivé si je ne l’avais pas vu venir. Plutôt que de m’extasier face à ma chance et mes réflexes, je commençai à la mitrailler de cartes, transformant petit à petit la guêpe en porc-et-pics.  Lorsqu’elle s’effondra, je du faire un pas en sa direction et celle de la ruine pour éviter un nouvel assaut et surtout pour donner plus d’espace à Tim qui devait quand même manier sa hache imposante dans cet espace on ne peut plus restreins.

Entre le tas de goudron et moi il n’y avait que le cadavre d’une guêpe. Tim, toi et tes excellentes idées, je te retiens ! Mes mains se mirent en mouvement. Dans la tension du moment, je me coupai. Je sentis le sang coulé de mes paumes tandis que je visais à répétition le masque de la ruine. Nouveau bourdonnement. Je levai les yeux et vis la pointe d’un sabre chuter en ma direction. Prit par l’adrénaline du moment, j’en oubliai le terrain sur lequel nous étions. Je fis un petit bond de côté, évitant la lame et la guêpe qui allait avec. Seulement je perdis l’équilibre, mes pieds étant justement sur le bord du sentier. Mes bras moulinèrent l’air tandis que j’essayais de récupérer mon équilibre et ainsi m’éviter une chute fatale. Il me fallut quelques secondes pour me rétablir. Suffisamment longtemps pour que la guêpe récupère son katana et n’attaque à nouveau. Je m’accroupis, passant en dessous d’elle. J’enfonçai la totalité de mon paquet de carte dans son abdomen. A deux mains, je tirai le paquet vers son dard, déversant les intestins sur moi. La bête maintenant agonisante se débattit comme elle pu dans un dernier sursaut de vie. Je vis le dard se planter dans le sol à quelques centimètres de ma tête. Mes cartes en main, je plongeai en avant pour me sortir de cette sale situation. Lorsque je rentrai en contact avec le sol, je me mis immédiatement sur le dos pour ne rien manquer de la scène qui se jouait devant moi. Couvert du contenu de ses intestins, j’observai la guêpe se tourner dans ma direction et avancer maladroitement. Une chance pour moi, elle glissa sur le bord du sentier et chuta. Je ne pense pas qu’avec les tripes à l’air elle arrive à s’envoler. Le souffle court, mon regard fit un tour rapide de la situation histoire de voir quel était encore le pourcentage de danger autour de nous tandis que je me relevais, conscient de ma position de faiblesse ainsi au sol.
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MessageSujet: Re: [PNJ/Niall Southway] Le vagabond, l'obsédé & le tabac d'Absolem.   Mar 5 Aoû - 19:11


Le vagabond, l'obsédé & le tabac d'Absolem.

S
ituation délicate. Les compétences de notre jeune Grey au combat n’étaient pas connues de tous. En effet, l’homme avait une propension plus grande à l’éviter qu’à le rechercher. Or, si on ne voit pas une personne combattre en situation réelle, alors on ne peut identifier son niveau de férocité au combat. Pour autant, en regardant l’homme, on pouvait se permettre de déduire certaines petites choses. Le jeune Mr. Grey avait des bras vigoureux, mais pas celle d’un athlète ou d’un épéiste professionnel. Il pouvait tenir sa hache sans problème mais les combats avait souvent pour conséquence de nombreuses courbatures. Le jeune Grey n’était pas un homme corpulent, bien au contraire, sa taille fine et des années de roublardise lui avait permit d’acquérir une bonne dextérité et une agilité sans pareil. Ainsi, il pouvait sauté, tourner et vriller assez facilement et sans grand soucis. C’était un avantage certain en combat.

Le point principal faisant de lui un bon combattant était pourtant tout autre : son intelligence. Il n’était peut être pas un combattant très valeureux en situation réelle mais son intellect lui permettait d’obtenir à coup sûr une assez bonne maitrise de l’environnement du combat. Il savait réaliser de savante tactique pour combattre son adversaire, à noter qu’elles échouaient assez souvent, et il tentait de capter les prochains mouvements de ses adversaires, avec parfois du succès. Le problème étant, au pays des merveilles, que le plus souvent les adversaires sont des monstres, souvent dénués de toute intelligence, attaquant à l’aveugle en mode berserk. Difficile ainsi d’établir quelques stratégies que ce soit.

Ajoutons à toutes les compétences et les carences de notre jeune Grey, la dureté du terrain. La falaise était assez raide, donc un saut de l’ange entraînerait plus que certainement une mort direct et violente. Le sentir qu’ils empruntaient était assez difficile à pratiquer, donc les possibilités de tactiques de combats semblaient très minces. Il fallait donc trouver un moyen de passer outre ces difficultés et de combattre de façon adéquate. Pourquoi cela ? Par ce que sinon c’était la mort. Encore. Et sans tabac. Nul donc.

Notre jeune Mr. Grey était bien loin de toutes ces considérations guerrières lorsqu’il entendit l’exclamation de Niall, annonçant un grand malheur. Oh il n’avait pas vu les guêpes samouraï et les ruines, il était trop concentré sur une pierre dont la courbe lui rappelait celle des seins de sa déesse. Il l’avait ramassé quelques secondes plutôt et elle exerçait sur lui un pouvoir hypnotisant, comme si la pierre était un miroir qui refléterait un autre monde, l’autre monde où elle vivait. Il n’entendit pas de suite le « Merde » de Niall. C’est en fait le bourdonnement des guêpes qui l’extirpa de son obsession. Dès lors il prit conscience de l’avertissement de son compagnon, un peu trop tard peur être.

Niall se jeta directement dans le combat. D’une façon assez surprenante mais très courageuse. Il sortit un paquet de carte visiblement très coupant qui décima quelques monstres les attaquants. Dans les airs les terribles guêpes samouraï leurs assénaient des coup de katana alors que sur terre les ruines semblaient avoir pour objectif de les submerger. Le vagabond était agile, efficace et bien plus mobile que le jeune Grey. En effet, sa hache le bloquait un peu, surtout dans ce genre de terrain. Pour le moment, il n’avait pas encore assez d’espace pour agir véritablement et fut pendant quelques secondes spectateurs de l’action plutôt qu’acteur.

Ceci n’était pas plus mal en définitif, il pouvait facilement analyser la situation pour tenter une manoeuvre un peu plus efficace. Il regarda rapidement autours de lui, pour les guêpes, il n’y avait pas grand chose à faire mise à part le combat direct. Niall pouvait les attaquer de loin alors que le jeune Grey pourrait s’occuper de celles qui s’aventureraient plus en avant. Le problème premier était celui des ruines. Elles n’étaient pas en trop gros nombres mais assez pour les submerger en cas de confusion. Il fallait être sur les deux tableaux en même temps.

Pendant son analyse, Niall fut pour le moins efficace. Estimant que les ruines étaient le danger le plus sérieux, il commença à s’attaquer à un masque de l’un d’eux. C’était leur point sensible, les masques. Briser un masque signait l’arrêt de mort des ces terribles monstres. Remarquant que les guêpes avançaient dangereusement, le vagabond se détourna des monstres noirs et s’attaqua à ces insectes si dangereux. Il eut beaucoup de cran et vainquit une d’entre elles avec une facilité déconcertante. Il manqua de tomber et alors que notre jeune Grey se jeta pour essayer de le rattraper, l’homme récupéra son équilibre seul. Notre jeune héros se sentait quelque peu inutiles ces quelques secondes. Mais il n’avait d’autres choix.

Niall était là, allongé sur le sol, la moitié de l’intestin d’une deuxième bête sur le corps. C’était pas très beau à voir et il était certain que ce dernier allait lui faire payer le blanchisseur. Même si il n’y en avait pas dans le pays des merveilles.

Mal gré la substance horrible qui couvrait maintenant sur les vêtements de Niall, celui-ci avait eut le bon reflex : sa position allongée offrait à notre cher Mr. Grey une opportunité sans pareil de passer au combat.

Attrapant plus fermement sa hache, il se préparait à passer vraiment au combat. Son arme sembla d’ailleurs esquisser une sourire, consciente du « bain de sang » qu’elle allait causé. Prenant un peu d’élan, le jeune Grey sauta en levant haut sa hache. Il passa par dessus Niall et asséna un coup puissant et dévastateur de hache en plein masque d’une des ruines qui éclata d’un coup d’un seul. Recevant quelques éclaboussures de pétrole sur le visage, le jeune homme - qui esquissait alors un sourire encore plus grand que d’habitude - reposa son attention sur la deuxième ruine. D’une geste rapide de la tête, il regarda où en était les deux guêpes restantes, avertis par la dextérité de Niall, elles semblaient vouloir rester - un temps - un peu en retrait du combat. Elles étaient donc inaccessible à notre cher Mr. Grey. Qu’à cela ne tienne, ce dernier s’avança vers la deuxième ruine. Il était calme, presque serein, toujours ce grand sourire affiché sur son visage.

Levant alors sa hache, il l’a laissa lourdement tomber sur le masque de la ruine. Celui-ci tint bon. Le jeune homme entreprit de réaliser une nouvelle fois le geste. Puis encore, puis encore. Le masque tenait bon. Le jeune homme devint vite frénétique. Tapant de plus en plus fort de plus en plus vite. Il donnait des coups encore et encore sur le masque. Celui-ci se fissura, puis craqua. La ruine allait explosé. Mais le jeune homme s’en fichait, il tapait encore et encore. Il tapait en fait dans le vide, dans la flaque de pétrole qui subissait, comme cadavre du monstre.

Doucement, sa frénésie se calma, puis disparut. Sa hache, enfoncée dans le sol, sembla sourire de plus belle, comme rassasié de la violence qui lui avait été offerte. Doucement, le jeune Grey tourna le visage vers son compagnon. On aurait pu s’attendre à un visage fermé, noir et violent. Rien de cela. Le visage du jeune homme était claire, toujours ouvert avec ce grand sourire. Il ne laissait rien paraitre de la violence dont il avait pu faire preuve quelques secondes plus tôt.

Mais, ils n’avaient pas le temps de se concentrer sur ça. Les guêpes semblaient entamer un mouvement de contre-attaque …
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THIMOTHY & NIALL

J’eux vaguement l’occasion de constater que Tim était passé au dessus de moi tandis que je faisais plus ample connaissance avec le sol. J’étais en train de passer ma manche sur mon visage pour retirer un peu de ce liquide visqueux et dégoutant dont j’avais été arrosé. Ca ne sentait pas la rose, loin de là. Si je n’avais pas vécu aussi longtemps dans la rue, j’aurais sans doute eut un haut-le-cœur face à une odeur aussi forte. Je vis mon comparse démolir avec un certain acharnement une ruine. La hargne dont il faisait preuve avait quelque chose de  fascinant et à la fois d’inquiétant. Je ne savais pas que l’homme gardait ce genre de choses au fond de lui. Mais bon, comme on dit, la survie en milieu hostile nous fait souvent montrer le pire de nous même. Je n’eux pas le temps de m’interroger plus longtemps que déjà les bourdonnements se rapprochaient. L’adrénaline, mes pirouettes et la surprise contribuait à me mettre dans tous mes états. J’haletai déjà légèrement. Je grimaçai en tirant une carte vers l’une des deux guêpes restantes. Lors de mon corps à corps avec ma dernière victime, j’y avais peut-être été un peu trop fort. Les paumes de mes mains étaient ouvertes et ce n’était pas très agréable. J’aurais tout le temps de m’occuper de cela si on survit à cette attaque. Me collant contre la paroi, je lançai mes cartes en leur direction. Indéniablement, elles approchaient et elles esquivaient plutôt bien. « Saloperie… » Plus un murmure personnel qu’autre chose. Un sifflement agacé alors que mes mains douloureuses effectuaient avec peine les mouvements qu’elles avaient l’habitude de faire. Alors que la première approchait, je m’acharnai sur elle. Son masque protégeant sa tête, je ne pouvais que viser son thorax pour espérer lui faire mal. Je la touchai à quelques reprises et cela la fit battre en retraite.

Je cherchai la seconde du regard sans la trouver. J’en profitai pour me déplacer un peu plus loin sur le sentier, là où il était un peu plus large. Je collai mon dos à la paroi pour deux raisons. Premièrement je ne serais pas attaqué dans le dos. Ensuite, là je suis le plus loin possible du bord. J’ai donc moins de risque de me faire pousser dans le vide. Ce qui mènerait sans doute à une mort violente et inévitable. Surtout que, compte tenu de ma théorie personnelle, il est hors de question de mourir ici. S’il y a encore une infime chance que je sois dans le coma et que je puisse revoir Londres et Olivia, je ne dois pas baisser les bras. Mon attention se reporta sur Tim qui était en prise de bec avec la deuxième guêpe. Le bourdonnement redevint alors plus fort. Je reportai mon attention devant moi pour voir l’insecte géant se poser, katana en main, près à frapper. Plus par instinct que part calcul, je me laissai tomber au sol. Le sabre brisa l’air à l’horizontale. Si j’avais eut les cheveux un peu long, je n’aurais pas été étonné de perdre quelques mèches. Essayant de profiter de la situation au maximum, je me mis en mouvement le plus vite possible, ne lui laissant pas le temps d’attaquer à nouveau. La carte rasoir à la main, j’allai la lui enfoncer dans ce qui devait être l’équivalent de sa gorge. Ma forte proximité avec le monstre l’empêchait de m’attaquer à coup de sabre. Cette fois ci, ce fut du sang et exclusivement du sang que je senti couler le long de mon épaule. Par pure folie, je la serrai entre mes bras, l’empêchant ainsi de s’éloigner. Je sentais le sang chaud me couler dessus. De la main qui tenait mon paquet de carte, je griffai le plus possible l’épiderme que je croisais. Les cartes mordirent à nouveau ma chair et je grimaçai tandis que l’animal se débattait de plus en plus. Je finis par lâcher prise, le laissant reculer. Il recula dans le vide. Je me penchai pour voir la guêpe chuter. Encore une de moins.

Lorsque je me retournai vers Tim, ce fut pour voir le cadavre de la dernière guêpe à ses pieds. L’homme m’observait. Je ne devais pas être bien beau à voir mais mieux valait cela et être en vie. Je le pointai du doigt, lui lançant un regard mi-sombre, mi-complice. « T’as intérêt à m’accompagner à une source d’eau et monter la garde pendant que je me lave une fois qu’on aura volé le tabac d’Absolem ! » Et j’étais on ne peut plus sérieux. Je pue la mort, je suis couvert de contenus d’intestins et de sang. Se laver sans personne pour monter la garde était dangereux dans le coin. En tout cas, si on doit le faire sans se séparer de ses armes ça prends un peu plus de temps… Je poussai un long soupire, m’adossant à la paroi de la falaise. L’une de mes mains plongea dans mes poches pour en ressortir deux petits bouts de tissus couverts de sang. J’avais arraché une petite partie de chaque manche de mon pull peu après mon arrivée. Je les utilisai comme pansement lorsque j’étais blessé. C’est pas ce qu’il y a de mieux ni de plus propre mais au moins la plaie est plus ou moins pansée. Je fis un signe de tête à Tim, l’invitant à s’approcher. « Viens m’aider à panser mes mains » C’est ce que voulait dire ce geste silencieux. Je lui avais tendu les chiffons couverts de sang séché –que je lave quand je le peux- tandis que mon autre main lui montrait sa paume ensanglanté. « Les cartes rasoirs c’est sympa mais c’est pas vraiment fait pour le combat rapproché… » Sur ces mots, je lui lançai un petit sourire. Rien avoir avec les sourires dignes d’un certain chat du coin dont l’homme avait le secret. Un léger sourire en coin. Un sourire légèrement moqueur, légèrement sarcastique. Je ne me moque pas de lui mais bel et bien de moi. Je sais pertinemment que cette arme que je manipule est faite pour la distance mais je ne suis pas encore assez bon viseur que pour éviter totalement les combats au corps-à-corps. Et surtout pas sur un terrain aussi accidenté que celui-ci.
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MessageSujet: Re: [PNJ/Niall Southway] Le vagabond, l'obsédé & le tabac d'Absolem.   Jeu 7 Aoû - 21:27


Le vagabond, l'obsédé & le tabac d'Absolem.

U
ne. Deux. Trois. Et la bataille continua. Je regardais autours de moi et je ne pouvais voir que des lueurs de noirs à travers mes yeux salies par le sombre pétrole émanant des restes de ruines explosés. Pendant quelques secondes, mon être, mon esprit se retrouva embrumé dans les ténèbres effrayantes d’une folie passagère. Cette folie qui vous prend lorsque, pendant quelques secondes, les pires angoisses de votre vie vous remonte au visage. Alors que je m’acharnais, coup après coup, sur la pauvre ruines, ces images vinrent me chatouiller l’esprit. Dès lors, je n’étais capable de voir que l’écarlate couleur de mon désespoir. Celle qui fit naitre mon obsession, ma volonté forte, profonde, réelle d’achever ma quête. Ce rouge, sombre et éclatant à la fois, je le voyais partout. J’entra en frénésie, je ne savais plus où je me trouvais et qu’est ce que je faisais. Tout ce dont je pouvais me souvenir c’était le mouvement de ma hache, puissant, lent, régulier. Comme une horloge marquant, seconde après seconde, l’évolution d’un temps constant. Oh que j’aimais cette constance dans le chaos qui m’entourait. Je ne pouvais plus me rappeler de mon prénom mais ce mouvement de balancier lui, je pouvais l’identifier, le nommer, en faire une source d’espoir. Ces quelques secondes d’absences marquèrent le début de la barbarie, de la sauvagerie. Sur qui, sur quoi étais-je en train d’enfoncer ma hache sur puissante ? Sur un homme ? Sur le vide ? Mon esprit ne semblait pas pouvoir faire la distinction. Alors je commença à défaillir, à me sentir perdu, je n’étais plus moi et moi n’était vraiment qu’une notion abstraite. Je plongeais petit à petit dans les méandres des limbes éternelles. Je me sentais tomber, sans pouvoir me rattraper à quelque chose. C’est comme ça que devait se terminer mon existence ? Dans une chute ? Plongeant dans un ravin sans fond ? Certainement. Faisant face à l’évidence, ma fin proche, je me rendis à l’existence et à la fatalité, me calmant en m’alignant sur les battements du balancier de cette merveilleuse hache. Non sans une certaine arrogance, j’ouvris un grand sourire sur mon visage, provoquant une dernière fois le destin pour m’avoir donner une si terrible fin.

Soudain, le chaos laissa passer un trait de lumière. Une lumière forte, envahissante, divine, céleste. L’halo, rapide comme l’éclair, m’éclaira le visage, m’éblouissant au passage. Un appel divin ? Maintenant ? Un coup du destin ? Le monde qui se riait de moi ? Rien de tel. Je tenta d’ouvrir les yeux. Au début c’était impossible, dès que je tentais d’ouvrir mes paupières la lumière me brulait instantanément la rétine. Puis, je m’habitua, lentement, dans ma chute, à cette lumière bénit et je réussis enfin, après moult efforts, à ouvrir les yeux et à admirer l’origine de la lumière. C’était un trou dans le chaos, pas plus gros qu’une pièce d’un livre. Je ne pouvais voir ce qui se cachait derrière mais je remarqua que le trou s’agrandissait, à une vitesse de 4 battements de hache pour 1 centimètre. C’était lent. Mais ma conscience, et avec elle mon corps, ne faisait que tomber et tomber encore. J’avais dès lors tout mon temps. J’attendis alors de voir ce qui allait se passer. Doucement, mais surement, le trou s’ouvra, passant ainsi d’une petite fente à un véritable gouffre mangeant sur son passage noirceur et ténèbres. Lorsque le trou fut assez grand, j’arriva enfin à distinguer quelques chose. Etait-ce un oeil ? Je n’en sais toujours rien. Très vite je remarqua que quelque chose tentait de passer par ce trou pour rejoindre mon monde, celui des limbes. Un énorme bras, plutôt féminin, s’extirpa du trou et engagea une folle course avec la vitesse. Je voyais le bras plonger vers moi, s’allongea de mètres en mètres, rattrapant ainsi ma rapide descente vers les enfers.

Doucement, j’ordonna à mes yeux de se fermer. Laissant le destin faire de moi son pantin, même si je n’ai jamais réussi une seule fois de ma vie à défaire les liens avec lesquels il me tient. J’étais résolu à attendre le choix de ce sombre marionnettiste. Est ce que j’allais continué à tomber et ainsi rejoindre les pires âmes dans les limbes ou ce bras divin allait-il me sauver et me ramener du côté des vivants ? Le combat faisait rage entre les deux parties et je n’avais, à ce moment là, vraiment aucune idée de qui pouvait gagner. Tout à coup, la main divine gagna en vitesse, et en longueur, si bien qu’elle n’était qu’à quelques centimètres de pouvoir m’attraper. Sentant peut être son échec, le chaos me fit tomber plus vite, en tout cas c’est ce que je ressentais. Mais, trop tard. La main lumineuse avait prit trop d’avance et m’attrapa au vol. Je sentis à ce moment là une douce allégresse. Comme si tous mes soucis avaient disparus de la surface de l’existence même. C’était assez plaisant en fait. je me laissa porter par ce bras si délicat, me permettant même de réouvrir les yeux. Je découvris alors un visage, un visage si particulièrement reconnaissable. Etrange. Je ne savais même pas qui j’étais à ce moment là mais j’étais certain de connaitre cette personne. Plus. De l’aimer, de l’adorer, de l’aduler, de l’idolâtrer, de la vénérer.

C’était elle, ma belle et jeune déesse. Mon amour de toujours, celle a qui je donnerais la vie, et plus encore, pour seulement la retrouver., Pour l’embrasser une nouvelle fois, pour caresser une nouvelle fois la courbe délicate de son corps. Pour sentir une dernier fois l’odeur de ses cheveux, l’odeur de son corps tout simplement. Sentir encore sa présence, cette présence qui me calmais si rapidement, qui me permettais de dormir calmement et sans cauchemars, sans peur et sans soucis. Oh, comme l’envie de la revoir était forte, obsédante, en moi.

Elle était là, me tenant ainsi dans sa main, cette main que j’avais embrassé tant de fois. Petit à petit, au fur et à mesure que la main me rapprochait de l’origine de la lumière, je me rappela qui j’étais et ce que je faisais ici. Je compris assez vite que les coups de hache que j’administrais à cette pauvre bête étaient inutiles depuis un petit moment. La ruine avait déjà explosé. Lorsque je fus à une toute petite distance de l’origine de la lumière, je repris un peu le contrôle des choses. Grâce à elle. Je sentis à nouveau mon corps, mon vrai corps. Je stoppa le mouvement de ma hache, la laissant lourdement s’écraser sur le sol, plantant ainsi un étrange décor. Une fois le halo de lumière traversait, je me retrouva dans la réalité. Mes deux mains fermement posés sur la hache, mon visage souillé par des éclaboussures provenant du défunt attaquant. Je l’avais revu. Elle était là. A portée de main. Et ce sentiment qui parcourait mon corps était si bon, si puissant, il me redonnait une petite lueur d’espoir. Un espoir de la revoir. De les revoir tous les deux.

Comprenant enfin toute la situation à nouveau, je leva la tête de ma terrible attaque et je remarqua que Niall me regardait. Cela n’avait pas du être un magnifique spectacle. Quelque peu gêné, alors que je n’étais pas homme à l’être habituellement, je tenta un grand sourire, feignant ainsi la plus parfaite normalité. Mais je n’avais pas vraiment le temps de m’excuser de mon attitude ou d’expliquer mes actions. Le combat n’était pas terminé.

Niall combattait ardemment une des deux guêpes qui avaient survécus à la première vague. Je devais m’occuper de la deuxième. Regardant autours de moi, je l’aperçus tournant autours de moi à une distance raisonnable. Tout d’un coup elle fonça sur moi, je ne pouvais que difficilement bouger, mon compagnon était trop proche. Heureusement pour moi, ce dernier s’avança sur une plateforme un peu plus large, me permettant ainsi de me déplacer et de combattre plus aisément. Une fois que la guêpe était à portée de hache, je récupéra cette dernière, non sans difficulté, et je la leva à quelques centimètres de ma tête. La guêpe, furieuse du décès de ses compagnons, avança tête baissé, elle n’avait aucune idée de ce qui pouvait l’attendre. Lorsqu’elle fut assez proche, j’esquiva son attaque, et laissa tomber ma lourde hache dans le sens de la gravité. Celle-ci s’enfonça lourdement dans le cou de la bête qui fut décapité brutalement, laissant jaillir une substance verte sur les roches aux alentours. Souriant de plus belle, je ne put m’empêcher de lâcher cette petite phrase « Qu’on lui coupe la tête … ».

Le combat était terminé, Niall avait vaincu son adversaire. Il n’avait pas eut trop de problème mais visiblement il était ardu d’utiliser ces cartes. Elles lui avaient causées quelques entailles dans le creux de ses mains. Le regardant avec un certain sourire amusée, le jeune homme me tendait des morceaux de tissus rouges, ils étaient couvert de sang. Regardant mon compagnon avec un air désolé, je m’avança près de lui. J’arracha au passage deux morceaux de ma chemise, propre eux, et je m’accroupis devant le jeune vagabond. Tranquillement j’entourais les plaies de morceaux de chemises afin de stopper une éventuelle hémorragie externe. Niall était sur ton de l’humour, mais je me sentais quelque peu gêné de l’avoir entrainé dans cette aventure.

Nous n’usions pas trop de la parole tous le deux mais je sentis à ce moment là que quelques mots pourraient être utiles :
- « Oui .. Je t’accompagnerais ne t’en fais pas ! Et tu seras le premier à pouvoir gouter au délicieux gouts du tabac de la chenille ! » dis-je en répondant à l’exclamation de mon compagnon.

D’un geste du doigt, , je désigna ma hache que j’avais posé juste à côté, le temps d’aider Niall, histoire de dire que niveau arme encombrante et dangereuse, j’avais également touché le gros lot.

Il était temps de continuer notre route, le tabac d’absolem n’allait pas se voler tous seul et il fallait impérativement arriver en haut avant le tomber de la nuit, qui, dans ce monde, pouvait intervenir à n’importe quel moment ! Je tendis alors ma main à Niall, une fois les bandages de fortunes en place, avec un grand sourire. Je voulais lui montrer que mal gré tout ça l’aventure s’annonçait palpitante. Elle était loin d’être terminée … !
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✢ DENTS PERDUES : 1262
☩ CERVELLES GAGNÉES : 2222
✢ ARRIVÉ AU PAYS LE : 30/07/2014
✢ PSEUDO : NyxBanana
✢ AVATAR : Michael Fassbender
✢ CREDITS : NyxBanana
✢ AGE DU PERSONNAGE : Trente-huit ans
✢ JE SUIS : " To begin with, a dog's not mad. You grant that? Well then, you see a dog growls when it's angry, and wags it's tail when it's pleased. Now I growl when I'm pleased, and wag my tail when I'm angry. Therefore I'm mad. " Cheshire Cat
✢ DANS TES POCHES : Trois paquets de cigarettes, un briquet, une vieille photo de ma sœur et l'horrible couvre-chef de Tweedle-Dum. A part être vraiment ridicule, je ne sais pas trop à quoi il sert d'ailleurs...
✢ TA VIE : 100/100
✢ ANCIEN METIER : Certains diraient clochard, clodo ou encore SDF ; je dirais plutôt voyageur.
✢ LOCALISATION : Un peu partout. Je voyage beaucoup à vrai dire.

he sees the sign and hollow sky, he sees the stars come out tonight, he sees the city's ripped backsides, he sees the winding ocean drive.
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THIMOTHY & NIALL

Si je n’étais pas habitué à inspirer de la pitié, le petit regard que m’avait lancé Tim avant de déchirer sa propre chemise m’aurait presque vexé. Je ne suis pas une chose fragile et si je veux panser mes blessures de manière économe, cela ne regarde que moi à ce que je sache. Mais bon, je n’allais pas non plus cracher sur un morceau de tissu propre pour panser mes plaies. Je rangeai donc mes bouts de tissus couverts de sang dans ma poche. On ne sait jamais ce qui peut vous servir. Dans le doute je gardais donc tout ce que je possédais. Déjà que je n’ai que rarement eut des choses en ma possession, je n’allais pas commencer à les jeter sous le prétexte idiot que je n’en ai pas besoin sur le moment même. L’homme s’accroupi et commença à me panser les mains. C’était l’un des gros inconvénients de ces cartes. Pour peu que ce soit un peu physique ou qu’on n’ait pas l’habitude de les manipuler, on se coupe. En temps normal j’aurais prit le temps de m’occuper de mes mains moi-même mais cela prenait du temps quand les deux étaient blessées. Tant que j’ai une présence amicale à mes côtés, je ne vois pas pourquoi je me priverais de prendre certains raccourcis. D’autant plus que j’étais à chaque fois positivement étonné par la manière dont nous nous comprenons l’un l’autre. Les messages sont souvent clairs mais jamais une demande muette n’était restée sans réponse entre nous. C’était reposant. Tim se releva et j’observai le tissus plus ou moins propre –Wonderland étant ce qu’il était il est difficile de rester propre- enroulé autour de ma main. Pas sûr que cette précaution soit utile au vu de ce dans quoi mes mains avaient pataugées. Et je n’ai rien pour nettoyer la plaie. Cette attention est touchante mais –je le crains- inutile. « Oui ... Je t’accompagnerais ne t’en fais pas ! Et tu seras le premier à pouvoir gouter au délicieux gout du tabac de la chenille ! » Je fus légèrement surpris par cette exclamation. Certes, c’est lui qui m’avait parlé de cette histoire de tabac à voler, c’est lui qui nous a fait monter le long de cette falaise et je suis le seul à avoir été blessé dans le combat mais soyons sérieux. Le monde dans lequel nous évoluons est ce qu’il est. J’avais autant de chance de me faire attaquer ici qu’ailleurs. Les guêpes samourai sont de belles saloperies car elles peuvent venir de n’importe où. Il en est de même pour les ruines. J’ai du mal à comprendre en quoi l’homme se sentait coupable. Je me laissai aller à un léger rire. « C’est aimable à toi mais je ne suis pas une petite chose fragile. J’ai l’habitude de me blesser les mains en combat et si je suis là, c’est parce que j’en ai envie. Tu ne m’as obligé à rien. Ne te sens pas coupable. » Ca, c’est ce que j’aurais dis si ce n’avait pas été Tim qui était en face de moi. A la place, je me contentai d’attraper la main qu’il me tendait. Je me redressai pour tapoter légèrement son épaule tandis que je le déplaçai, reprenant la marche en direction de la cache.

Avant de le dépasser, je jetai tout de même un coup d’œil rapide à la hache de l’homme. Entre deux guêpes, j’avais eut l’occasion d’observer sa fascinante frénésie. Autant vous le dire tout de suite, je n’aimerais pas me retrouver du mauvais côté de cette hache lorsqu’il est dans cet état. « Joli combat au fait. » Je pense bien que c’était la première fois que nous avions à nous battre lorsque nous voyagions ensemble. Généralement on prenait plutôt la tangente, se contentant de fuir voir parfois t’attirer nos poursuivants dans un piège. Je me souviens particulièrement de la fois où on a prit au piège trois fou de thé dans les marais. Généralement on n’en voit pas beaucoup dans le coin mais ils nous suivaient depuis un moment. C’était bel et bien la première fois que je voyais Tim dans le feu de l’action. L’inverse était vrai aussi. La marche reprit en silence. Je me déplaçai en restant le plus proche possible de la paroi, une main sur cette dernière. L’autre tenait mon jeu de carte. Je gardai une oreille attentive, essayant de prévenir une éventuelle seconde attaque de guêpe. De temps en temps, je relevai ma main armée pour faire un peu descendre la pression du sang dans les veines de cette dernière et ainsi la faire un peu moins saigner. Les blessures n’étaient pas profondes et ce n’était pas mes premières. Je savais donc plus ou moins les gérer. La paume de la main, c’était un peu handicapant mais tant que cela ne s’infectait pas, ça ne devrait pas poser de problèmes bien longtemps. Et si je suis le seul à être ressorti blessé de ce combat, au moins nous sommes tous les deux en vie et surtout en un seul morceau. Enfin… En vie… Beaucoup sont ceux qui ne seraient pas de cet avis. Je serais presque curieux de savoir ce que Tim en pense mais les longues discussions philosophiques, c’est pas vraiment notre truc à nous deux. Pourtant vu comment on s’entend bien dans le silence, je suppose qu’en parlant un peu plus, ce serait un peu pareil. Sauf que c’est le silence qui rends cette relation agréable et reposante. Rien à se dire et pas de malaise, si ça c’est pas confortable. Je ralenti un peu lorsque je constatai que le chemin commençai à s’élargir. Lorsque j’arrivai à un endroit où il était possible de se doubler sans risquer quoi que ce soit pour sa vie, je laissai Tim passer devant, lui offrant la tête de la marche d’un signe de main. « Honneur au guide » C’était tout simplement ce que cela signifiait. En me tournant pour faire face à l’homme, je pu profiter un bref instant de la vue. Les caractères asiatiques chutaient lentement dans le ciel et la vue était belle. Elle emmenait loin, cette vue. La sensation de hauteur était prenante. On était pas mal haut. Si on tombait maintenant, on aurait tout le temps de se préparer à une mort violente avant de toucher le sol et vraiment mourir pour de bon. Si je n’étais pas un tant soit peu occupé en ce moment, je me serais bien fumé une cigarette pour essayer de me sortir de la tête que nous sommes à une altitude purement et simplement mortelle pour les pauvres carcasses que nous sommes.
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MessageSujet: Re: [PNJ/Niall Southway] Le vagabond, l'obsédé & le tabac d'Absolem.   Ven 8 Aoû - 19:00


Le vagabond, l'obsédé & le tabac d'Absolem.

L
’aventure. Il fallait revenir à l’aventure quelques secondes après ces péripéties dantesque. Nous avions repris notre route, comme si de rien n’était. Il était d’ailleurs étrange comment la violence, le sang, et une possible mort nous rendaient totalement indifférent. Pour ma part, je ne savais pas vraiment à quel moment j’avais perdu ce petit quelque chose qui faisait de moi un humain. La peur, l’instinct de survie … La violence était commune dans ce coin, pour vivre ou survivre il fallait se battre et ne pas avoir peur d’utiliser de la force la plus brutale qui soit. Le sang, il était quotidien comme l’eau, voir plus quotidien encore. Lorsqu’on arrive dans ce pays si étrange, on voit plus de sang et de ruines que d’eau potable. La mort, comment pouvait-elle nous faire peur ? Nous en revenions tous ! Certains, comme moi, avaient choisi leur mort comme on choisit une marque de papier toilette dans un supermarché. J’avais opté, pour des raisons de confort et de préférences personnelles, la pendaison : c’était claire, rapide et efficace. Alors oui, une étape comme celle que nous venions de passer, Niall et moi, n’était qu’une épreuve de plus dans notre deuxième vie. Il ne fallait pas en faire toute une histoire. Pourtant je me sentais quelque peu coupable des blessures de mon compagnon, ce n’était guère pas de la pitié, seulement un sentiment de responsabilité, humain après tout, d’avoir entrainé cet homme que j’appréciais dans une aventure qui allait le blesser (car il était certain que les griffures de ses cartes n’allaient pas être les seules marques que Niall allait garder de sa journée en ma compagnie). Je sentais, par ses gestes, son regard, que mon noble compagnon avait mal compris mes actes, qui n’étaient rien d’autres que des signes d’affections. Peut-être ce dernier n’était pas habitué à avoir quelqu’un proche de lui. C’était plus que possible au vu du caractère du monsieur.

Alors qu’il se relevait, je tenta un brin d’humour, histoire de dèscrystaliser une situation qui pourrait être embarrassante pour nous deux, lui prenant mes marques d’affection en pitié, et moi n’ayant fait les bons gestes :
- « Allez debout … J’ai juste besoin de toi en vie pour la suite ! » tout en disant cela j’ouvris un nouveau grand sourire, ma marque de fabrique, montrant bien à mon ami, si il le fallait, que ce n’était qu’un brin d’humour.

Nous reprenions notre marche. Niall me fit remarquer la beauté du combat dont il portait sur lui les salissantes séquelles. J’avais déjà repris sur mon épaule cet hache qui fut la source d’une certaine folie pendant quelques secondes. Je me demandais d’ailleurs ce qui Niall en pensait, il est vrai que nous n’avions que peu combattu ensemble. Je suis homme a préféré la fuite que le combat frontal, pour des raisons évidentes : une once de lâcheté et un brin de pragmatisme me permettant de m’apercevoir que certaines situations ne sont clairement pas à mon avantage. Je ne me connais pas de grands dons pour la lutte, la bagarre, la baston, le FIGHT ! Mal gré tout je m’en sors plutôt pas mal depuis mon arrivée au pays des merveilles, j’ai déjà combattu des monstres affolant et des bestioles ridicules et pour l’instant, mise à part quelques égratignures, je n’ai pas encore eut à souffrir de grosses blessures. Je touche du bois.

La suite de nos péripéties nous amena à un niveaux tout autre de la falaise, Niall avait prit les devants jusque là, il me cédait dorénavant la pole position. Normal après tout, j’étais le seul à connaitre la position exacte de la cachette du dit Absolem. M’ouvrant le passage du bras, j’accepta le leadership provisoire de notre piètre compagnie. Avançant dans une révérence mesurée mais néanmoins comique, je remarqua que le sol sur lequel nous marchions s’agrandissait de plus en plus. Ce qui était à la fois un bon signe, nous approchions de la grotte, et un mauvais, des animaux de grandes tailles pouvait se trouver ici. D’après la description que le pion m’en a fait, la cachette de la chenille ne devait plus se trouver bien loin. Les deux hommes avaient déjà bien marché et la récompense de leur dur labeur n’était plus qu’à quelques foulées de leur position.

J’avais pas mal réfléchis sur cette cachette, je gardais toujours en mémoire que le tabac ne devait pas être à la portée de n’importe qui et que la chenille avait dû protéger l’endroit par quelques pièges. Je pensa dès lors que les ruines et les guêpes étaient les gardiens de la grotte, si bien que maintenant elle devait être sans protection aucune et que le tabac nous tendait la main. Naïf peut être mais néanmoins réaliste au vu de la situation dans laquelle nous nous trouvions.

D’un air enjoué, mais pas trop, je m’avança vers la dite cachette, marchant comme à mon habitude dans un mélange savant de marche et de danse. Je glissais ur le sol tel un serpent apercevant sa proie, proche. J’étais d’autant plus heureux que la vision qui m’avait été offerte m’ouvrait une toute nouvelle zone d’espoir. Ils étaient là, quelques part et je n’avais qu’à les trouver. Un tableau, il devait y avoir un tableau, où je retrouverais son tout petit nez, ses petites mains, son sourire des plus merveilleux et elle, sa beauté, sa noblesse de coeur, sa fraicheur … Que ne donnerais-je pas pour les retrouver, les serrer dans mes bras. Promesse était faite, je les aurais un jour à nouveau dans mes bras.

Ouvrant mon visage d’un grand sourire, à l’occasion de ces douces pensées, je continuais ma marche sans me poser de question sur l’avenir proche. Ni d’ailleurs sur comment nous allions faire pour transporter tous le tabac de la chenille, qui devait représenter une masse assez conséquente. J’aurais peut du y penser à l’avance. Mais tant pis ! Nous avons des poches, des chemises, des bras, et une bonne pair de cervelle pour trouver une solution.

Levant les yeux en face de moi, je remarqua, de profil, une légère ouverture ! Nous y étions ! Un large sourire se dessina sur mon visage ! Enfin ! A nous le tabac d’Absolem. J’ouvris la bouche pour en informer mon partenaire quand mes yeux tombèrent sur quelque chose d’autre. En face de la grotte, il y avait quelques choses, je n’arrivais pas à distinguer exactement ce que c’était au premier abord. Lorsque nous fumes plus proche, j’arrêta notre avancée d’un coup, levant mon bras à l’horizontale pour sommer Niall de s’arrêter.

Mon sourire n’en devint de plus grand, mal gré un danger qui allait être d’un tout autre niveau que de simples petites guêpes volantes. Devant nous, endormit devant la grotte s’étalait la bête la plus effroyable de tous le pays des merveilles. Je ne l’avais jamais rencontré personnellement mais les histoires que l’on m’avait compté sur elle me suffisait à la reconnaitre. Ce monstre, énorme, aux dents plus tranchantes qu’un milliard cartes rasoirs ronflait devant l’entrée de la grotte. Barrant la route au deux compères. C’était le terrible Bandersnatch …

« Tu m’en veux toujours pas de t’avoir embarqué la dedans ? »
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THIMOTHY & NIALL

Je ne suis pas particulièrement homme à avoir le vertige. Je sais cependant reconnaitre les situations périlleuses. Alors que l’altitude ne semblait pas déranger Tim qui avançait comme à son habitude, avec cet étrange mélange de danse et de marche, cela me forçait à faire beaucoup plus attention à l’endroit où je posais les pieds. La présence de l’homme me permettait d’oublier l’espace de quelques heures mes propres problèmes. Les personnes que j’ai laissé à Londres, le besoin de voir ma sœur, de lui dire que je vais bien et qu’elle n’a pas à s’inquiéter pour moi. J’y songe souvent, à cette théorie comme quoi nous sommes tous morts. Cela voudrait dire que je me suis tué pour sauver Olivia. Je ne suis pas sûr que ma sœur sortirait indemne de ce genre de situation. Et puis il y a Graeme, qui s’est occupé de lui maintenant que je ne suis plus là ? Quand bien même je serais dans le coma, la situation resterait tout aussi moisie. C’est idiot, mais voir Tim se tortiller ainsi devant moi éloigne mes pensées de toutes ces personnes. C’est reposant. D’ailleurs alors que beaucoup balancent leur histoire sans pudeur. Tim et moi n’avions jamais parlé de nos vies respectives. Je ne sais même pas ce qu’il faisait ou ce qui l’a amené ici. Il est indéniable que quelque chose l’obsède. De temps en temps je peux voir dans ses yeux qu’il n’est plus vraiment avec moi, qu’il pense à autre chose. Ses sourires sont des façades mais qui suis-je pour juger ce genre de choses ? Je ne connais pas son histoire et ce ne sera sans doute jamais le cas. Je ne pense pas avoir besoin de savoir où il vivait, ce qu’il faisait, les gens qu’il a côtoyé à Londres, ce que son corps a vécu pour qu’il soit envoyé ici. Je pris une grande inspiration. Si l’adrénaline du combat me l’avait un peu fait oublier, maintenant qu’elle était retombée, l’envie de fumée revenait, se faisant de plus en plus présente à chaque pas que je faisais. Même dans ce monde je finis par redevenir un voleur. Parfois je me demande si la survie n’est pas une excuse que je me donne pour voler les gens. Je n’ai jamais réussi à remonter la pente après mon départ d’Écosse. J’avais commencé à voler pour me nourrir, parfois pour m’habiller plus chaudement, certaines fois pour avoir l’espace d’une nuit droit au confort d’un petit hôtel minable. Et ici, je recommence. J’ai essayé de voler certaines personnes à mon arrivée ici et là je recommence. Sauf que je vais voler la chenille. D’un certain côté, j’ai bien conscience que les cigarettes et le tabac ne courent pas les rues ici.

Je manquai rentrer dans Tim quand il s’arrêta. Il leva un bras, signe que je ne devais pas chercher à le dépasser. Je fis un pas sur le côté pour voir ce qui nous poussait ainsi à s’arrêter. C’est là que je vis la bête. Mon sang se glaça quand je vis la cage thoracique se soulever lentement mais surement, les crocs dévoilé par une babine légèrement retroussée, les muscles rouler sous la fourrure alors que l’animal bougeait dans son sommeil. Il me fallut quelques secondes pour me remettre de la vision de la bête. Affronter l’animal serait du suicide. J’ai entendu parler de quelques supers prédateurs qui roderaient dans le coin. Généralement, on raconte que ceux qui croisent leur route ne sont plus là pour les décrire par la suite. Il existe de vieilles descriptions mais je ne m’y étais jamais intéressé, me disant que le jour où j’en croiserais un, ce sera sans doute la fin pour moi. Connaître le nom de l’animal qui vous étripe ne vous avance à rien. « Tu m’en veux toujours pas de t’avoir embarqué la dedans ? » Au ton de sa voix, je pouvais entendre le sourire que Tim avait sur son visage. Parfois je m’inquiétais un peu de certaines de ses réactions. Je le tapai néanmoins doucement sur l’épaule, l’intimant de parler moins fort. Je restai encore quelques secondes à observer la respiration lente et profonde de l’animal. Cette bête pourrait ne faire qu’une seule bouchée de nous deux. Je ne tiens pas à être à son menu. Si j’en veux à Tim ? S’il avait été au courant qu’un monstre pareil nous barrerait la route, j’ose espérer qu’il m’aurait averti. Je suppose donc que c’est une information qu’il n’avait pas réussi à obtenir. « Passe devant et on en reparle si on s’en sort en vie. » Dis-je en un murmure, ne voulant pas réveiller la bête. Suicidaire, je devais être devenu suicidaire. Cependant après autant de marche, le combat de tout à l’heure, j’estime qu’on a quand même le droit d’aller jeter un œil dans la cache d’Absolem. C’est un peu comme rentrer dans une maison de nuit alors que les propriétaires sont en vacances. C’est rentrer qui est le plus difficile. Il faut se transformer en petite souris. Sauf que dans ces cas-là, il faut trouver l’équilibre entre discrétion et comportement normal. Ici il va falloir se déplacer sans faire le moindre bruit si on ne veut pas servir de casse-croute.
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[PNJ/Niall Southway] Le vagabond, l'obsédé & le tabac d'Absolem.

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