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Les conséquences de la première INTRIGUE de WHYDA, c'est par ici ! :proud: :cat:
N'hésitez pas à REMONTER WHYDA sur bazzart ou prd :hin: :fox:

Ce n'est pas parce que le forum a une annexe sur les troubles qu'il est obligatoire de jouer un personnage malade.
UN SAIN D'ESPRIT c'est tout aussi bien. :rabbit: What a Face
Il est obligatoire de BIEN lire les annexes, auquel cas le staff vous mordra les fesses. :ivil:
Nous n'acceptons pas les pseudos à initiales - retournons aux origines simplistes les enfants. :aw:
Entre autre, pour continuer sur les pseudos, les prénoms trop excentriques (drogue, alcool
:chaat: ou autre totalement improbable) sont INTERDITS, merci de rester réalistes. :chaat:
Les personnages du pays des merveilles ne sont pas acceptés, seuls les morts peuvent passer ! :maw:

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 (danny) we all are sending smoke signals, keep pretending we're one.

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❝ je suis en enfer ! ❞

✢ DENTS PERDUES : 26
☩ CERVELLES GAGNÉES : 1657
✢ ARRIVÉ AU PAYS LE : 21/07/2014
✢ PSEUDO : corbeau
✢ AVATAR : willadivineholland
✢ CREDITS : metaphor
✢ AGE DU PERSONNAGE : vingt-quatre ans
✢ DANS TES POCHES : des emballages de bonbons, un trousseau de clefs, un pendentif cassé.
✢ TA VIE : 100/100
✢ ANCIEN METIER : infirmière dans un hôpital de Londres.
✢ LOCALISATION : à la table du chapelier

✢ JE EST UN AUTRE : marley, lara croft de wonderland sisi rpz.
MessageSujet: (danny) we all are sending smoke signals, keep pretending we're one.   Mar 12 Aoû - 22:44


''Les siphonnés disposent du jour; mais quand les étoiles apparaissent, c'est notre tour. Nous avons été bannis dans le royaume de la nuit. Il y a trois jours encore, non seulement nous étions les maîtres du monde, mais nous éprouvions une culpabilité de survivants pour toutes les espèces que nous avions éliminées dans notre ascension.''
Quand on était petits, on nous a apprit quelques règles à respecter pour s'en sortir dans la vie. Comme : fais tes lacets sinon tu te casse la gueule, non mais vraiment, fais tes lacets ou encore Meredith j'te jure fais tes lacets et pas les deux en un comme la dernière fois sinon tu vas te casser la trogne encore plus vite et après tu pleures et c'est chiant.
Ou bien : t'approche pas du feu, sérieux, t'approche pas j'te dis ou encore putain mais qu'elle est con c'te gosse elle me fatigue moi j'te dis on aurait du faire un pain de un kilo on en aurait eu pour la semaine et aucun problème.
Ce qu'on a aussi apprit à Meredith, c'est qu'il y a deux genres d'endroit : les jolies maisons roses et bleues et vertes et jaunes et les grands manoirs noirs et poussiéreux qui font peur et où tu veux pas aller. Alors depuis qu'elle est petite, Meredith applique la règle : elle mange la pomme rouge, mais quand elle en voit une noire, elle se méfie un peu. Et son estomac la remercie. Ce qui était le plus déstabilisant avec le Pays des Merveilles, c'est qu'il bouleverse tout ce que l'on a apprit. Pour elle, ça n'est pas la mort, c'est encore moins une continuité de la vie ; c'est plutôt une nouvelle vie, la bêta un peu chiante qui merde partout et oh ! un paon plein de bonbons. Si la vie était une maison, on arrive au Pays des Merveilles et on donne un grand coup dans la façade – et au passage, on a enfin trouvé une utilité à Miley Cyrus. Et puis petit à petit, on ramasse des petites branches pour faire un semblant de façade qui se casse la gueule au moindre coup de vent. Malgré le désespoir qui l'étouffait à son arrivée, les mille et unes couleurs du Pays des Merveilles avaient de quoi rassurer un minimum Meredith. L'herbe verte, les arbres bleus et verts et rose et orange et violets, même les lapins et les paons et tout ce bordel, c'est une bombe de couleurs qui pète à la gueule. Quand elle a décidé de bouger après s'être apitoyé sur son sort et avoir vidé son corps de toutes les larmes, Meredith a admit quelque chose : c'est peut-être l'enfer, mais elle se l'était imaginé autrement. Plus sombre, avec des arbres morts, des zombies ou des vampires, je sais pas. Toujours des nuages et pas beaucoup de soleil. Le problème, c'est qu'elle est là depuis trop longtemps pour en rester à des oh, c'est beau !. Le Pays des Merveilles en lui-même – sans prendre en compte les monstres ni les habitants – est magnifique tant il est différent de tout ce qu'elle et les autres ont toujours connu. Mais plus elle avançait et plus les couleurs lui filaient la gerbe. Après avoir détruit la façade, Meredith s'attaque à tous les autres murs porteurs et en vient à penser qu'un manoir poussiéreux, c'était pas si mal. Plus elle s'enfonçait loin dans le Pays et plus il lui semblait que ça n'était qu'une blague, tout ça. Est-ce qu'on se fout de toi, Meredith ? Ouais, mais pour leur défense, ça doit être marrant à voir.
Les couleurs n'avaient plus rien d'enfantin, maintenant. Elle aimait imaginer que c'était la cas, mais quand ses yeux se posaient sur un de ces arbres vert criard, elle avait juste envie de rebrousser chemin – mais les orange et violets dans son dos étaient peut-être pires encore. C'est comme être dans un numéro de cirque permanent – le genre de cirque malsain, où tout le monde essaie de te cramer la gueule ou de t'envoyer voir les lions. Meredith n'avait pas plus confiance en l'endroit qu'en elle-même – il était effrayant autant qu'elle était un monstre d'être partie comme ça.

Les pieds de Meredith s'enfonçaient doucement dans l'herbe avant que les traces ne s'effacent. Elle n'était pas d'humeur combative, aujourd'hui. Elle n'avait pas non plus envie de se laisser abattre ; elle se contentait d'attendre. Que quelque chose se passe, une joie ou une peine immense, peut-être une douleur quelque part, n'importe quoi pour la faire réagir. Le soleil aveuglant et l'odeur putride n'avaient pour le moment eu aucun effet sur elle. Elle ne faisait plus attention à son manque de sommeil ni au fait qu'elle se mettait à boiter sans raison, parfois. Les autres jours, il lui arrivait de sortir son éventail, et de le passer du bout de son index jusqu'au creux de sa main. Juste assez pour une petite douleur, pour créer un petit sillon dans sa peau – même pas ou tout juste assez pour se faire saigner. Elle réservait plutôt ça pour les jours encore pire. Ceux où, si elle avait pu, elle se serait enfermée. Ceux où elle n'avait pas plus envie de parler qu'elle en avait la capacité. Ceux où si elle voyait son reflet, elle voulait s'arracher la peau comme des lais de papier peint. Parfois le mur brut est plus esthétique. Mais aujourd'hui, elle n'avait même pas l'envie de se faire réagir. Elle n'avait même pas envie d'essayer quoi que ce soit. Meredith, si elle en avait marre d'elle-même, en avait encore plus marre de la solitude. Elle la supportait bien mieux avant – mais à y réfléchir elle n'était jamais vraiment seule. Dans son dos ou dans ses bras ou de l'autre côté du couloir, la même paire d'yeux pétillants l'attendait toujours avec la même envie, la même joie. C'était toujours la même paire d'oreilles qui l'écoutait, qu'elle parle ou non – ça lui aurait bien été utile, depuis son arrivée. La même paire de grandes mains qui lui ébouriffait les cheveux ou essuyait ses larmes ou se posaient dans son dos, les bras tout autour d'elle, pour la consoler. C'était toujours la même main qui tirait sur la sienne pour qu'elle suive le mouvement, peu importe où – elle l'aurait suivi jusqu'au bout de l'univers s'il le lui avait proposé.
Meredith ravale son passé, cligne des yeux et le temps de les rouvrir elle a déjà les pieds dans la rivière. Elle y plonge doucement le bout de ses doigts, suit du regard les sillons qu'ils tracent dans l'eau sans reflets. C'est sûrement mieux, d'ailleurs – pour les reflets, je veux dire. Elle agite doucement ses pieds dans l'eau, laisse son regard vagabonder d'un endroit à l'autre, détaillant chaque parcelle de paysage. Son ventre gargouille, mais elle préfère l'oublier. Elle ferait mieux d'aller chasser mais elle n'a pas envie de ça non plus – et c'est toujours quand on doit faire quelque chose dont on a pas envie qu'on se trouve mille occupations. Alors Meredith prend le temps de nettoyer son éventail dans la rivière, en prenant toujours soin de ne pas toucher au second – non vraiment, l'idée de duo la ferait gerber depuis qu'elle n'a plus Camden. Elle passe dessus, y repasse, et une fois bien propre, elle l'écrase dans l'herbe, le salit et recommence. C'est pas comme si elle avait mieux à faire. Son cerveau s'impatiente – et son estomac aussi – mais Meredith ne bronche pas. Elle hésite un instant à se la jouer Mulan et couper ses cheveux avant de partir au combat contre je ne sais quelle horreur, mais un bâillement la retient. Elle se décidera peut-être demain, ou le jour d'après. Et, comme s'il avait anticipé ses mouvements et s'était placé là exprès, Meredith aperçoit un jeune homme. Grand, plutôt baraqué, mais définitivement pas doué de ses dix doigts.
Elle s'arrête un instant de jouer avec l'eau et essuie sa main sur sa robe – il faudra qu'elle songe à trouver des vêtements plus pratiques et une paire de chaussures. Son regard ne se détache pas de la silhouette à une vingtaine de mètres d'elle. C'est étrange qu'elle ne l'ait pas remarqué avant, surtout vu sa discrétion, mais cette pensée sort de sa tête aussi vite qu'elle y est entrée. Ce qui la préoccupe d'avantage, c'est le rouge qu'elle voit se répandre doucement autour de ses mains, pas rapidement ni en grande quantité, mais Meredith ne peut s'empêcher de se lever. Elle s'avance doucement, prend le temps de réfléchir à des choses comme est-ce qu'il va me bouffer ? avant d'arriver à lui. Elle s'accroupit doucement. Si elle avait pu parler, Meredith lui aurait demandé si elle peut l'aider, comment il s'est fait ça, où est-ce qu'il a mal – mais elle ne peut pas. Alors elle replonge ses pieds dans l'eau, doucement, et détaille le visage de l'homme. Après réflexion il ne la mangera probablement pas. Il a juste ce truc qui lui donne envie de pleurer. Comme une lueur de regret et de solitude dans les yeux, qui lui rappelle pour l'une elle-même et pour l'autre son frère. Il partageait avec son Camden ce petit quelque chose qui hurlait qu'il ne voulait pas rester seul, qu'il l'ait mérité ou non. Meredith avait toujours trouvé cruel qu'on laisse une personne seule, là-haut. Ici, ça s'apparentait à une condamnation à mort. Elle aurait voulu lui demander son nom et qu'est-ce qu'il fait là et comment il est arrivé ici et t'es tout seul ? mais en étant incapable, Meredith se contenta de sourire. Elle ne pouvait pas faire grand chose de plus, mais elle réagissait enfin à quelque chose et ça valait bien un sourire. L'ancienne infirmière prit la liberté de plonger la main rougie de l'homme dans l'eau, puis arracha le bas de sa robe sur quelques centimètres. Elle releva doucement sa main et la banda en s'appliquant autant qu'elle le pouvait. Puis elle reposa sa main là où elle était avant qu'elle ne la prenne. Si Meredith avait pu parler, elle en aurait dit des choses, mais elle ne pouvait pas. Alors elle ramena ses jambes contre elle, y posa ses bras puis sa tête, tournée vers lui, et attendit. Après tout, elle avait toute la mort pour écouter son histoire.
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(danny) we all are sending smoke signals, keep pretending we're one.

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