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Les conséquences de la première INTRIGUE de WHYDA, c'est par ici ! :proud: :cat:
N'hésitez pas à REMONTER WHYDA sur bazzart ou prd :hin: :fox:

Ce n'est pas parce que le forum a une annexe sur les troubles qu'il est obligatoire de jouer un personnage malade.
UN SAIN D'ESPRIT c'est tout aussi bien. :rabbit: What a Face
Il est obligatoire de BIEN lire les annexes, auquel cas le staff vous mordra les fesses. :ivil:
Nous n'acceptons pas les pseudos à initiales - retournons aux origines simplistes les enfants. :aw:
Entre autre, pour continuer sur les pseudos, les prénoms trop excentriques (drogue, alcool
:chaat: ou autre totalement improbable) sont INTERDITS, merci de rester réalistes. :chaat:
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 I hope you didn’t bring flowers, hope you didn’t write a poem, hope you remember every fight - ft. Fawn [PNJ]

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❝ si ton cerveau déraille, c'est fini ❞

✢ DENTS PERDUES : 1262
☩ CERVELLES GAGNÉES : 2196
✢ ARRIVÉ AU PAYS LE : 30/07/2014
✢ PSEUDO : NyxBanana
✢ AVATAR : Michael Fassbender
✢ CREDITS : NyxBanana
✢ AGE DU PERSONNAGE : Trente-huit ans
✢ JE SUIS : " To begin with, a dog's not mad. You grant that? Well then, you see a dog growls when it's angry, and wags it's tail when it's pleased. Now I growl when I'm pleased, and wag my tail when I'm angry. Therefore I'm mad. " Cheshire Cat
✢ DANS TES POCHES : Trois paquets de cigarettes, un briquet, une vieille photo de ma sœur et l'horrible couvre-chef de Tweedle-Dum. A part être vraiment ridicule, je ne sais pas trop à quoi il sert d'ailleurs...
✢ TA VIE : 100/100
✢ ANCIEN METIER : Certains diraient clochard, clodo ou encore SDF ; je dirais plutôt voyageur.
✢ LOCALISATION : Un peu partout. Je voyage beaucoup à vrai dire.

he sees the sign and hollow sky, he sees the stars come out tonight, he sees the city's ripped backsides, he sees the winding ocean drive.
just a cigarette


✢ JE EST UN AUTRE : Nope
MessageSujet: I hope you didn’t bring flowers, hope you didn’t write a poem, hope you remember every fight - ft. Fawn [PNJ]   Dim 24 Aoû - 21:59

I hope you didn’t bring flowers, hope you didn’t write a poem, hope you remember every fight.
FAWN & NIALL

De tout les endroits les plus dingues que j’ai pu voir dans le coin jusqu’à présent, celui-ci détenait sans doute la palme du plus glauque, du plus malsain. Sur mes gardes, j’avais évolué dans ce décor étrange un petit moment avant de tomber face à cette immense poupée allongée sur le ventre. Je m’arrêtai devant le trou béant se situant entre les fesses de l’immense poupée. Je poussai un long soupire, prenant à nouveau le temps de détailler le décor. Les cubes de jeu s’empilaient par endroit, des forteresses de bois s’élançaient ça et là dans le ciel, ces vieilles poupées au regard vidé et dénué de la moindre source de vie semblaient suivre le moindre de mes mouvement de leurs yeux morts. Les peintures pastels avaient détint au fil du temps, rendant à la scène un aspect de jeux pour gamine du vingtième siècle. Enfin, je ne suis pas historien mais ça donne l’impression d’être vieux et désuet. Je me sens un peu comme le Ken d’une version morbide pour futur psychopathe de Barbie. Un long frisson couru le long de mon dos. Je ne devrais pas trop trainer dans le coin. Pourtant, ma curiosité était piquée au vif. Je voulais en savoir plus, prendre le temps de faire le tour, d’observer, de découvrir. Lorsque je découvre de nouveaux endroit de ce pays –disons pays parce que sinon on ne tombera jamais d’accords sur le nom exacte de cet endroit de barge où j’ai échoué- de fou, ça m’occupe l’esprit et j’en oublie l’espace de quelques heures mon envie et mon besoin de fumer une cigarette. Je portai la cuisse crue du lapin que j’avais chassé plus tôt à mes lèvres et mordit dedans. Le goût sucré se rependit sur ma langue. Je n’en peux plus du sucré. N’y a-t-il pas un aliment qui n’a pas le goût de bonbon ou de gâteau dans le coin ? J’avalai la viande crue à grand peine. On n’a pas toujours le temps ni l’occasion de se faire un feu. Ce qui est –on peut le dire- un luxe dans le coin d’ailleurs. Je ne voudrais surtout pas trop utiliser mon briquet. Je plongeai mes mains dans mes poches, jetant un dernier coup d’oeils aux alentours pour m’assuré que j’étais bel et bien seul et finalement, j’entrai dans le trou béant qui se tenait juste devant moi.

Je découvris assez vite une salle de théâtre. Elle aussi faisait vieille chose oubliée, mangée par le temps. La lumière grésillait, ne m’aidant pas à réellement discerner le décor. C’est sans doute idiot à dire mais ici, il y avait de vrais sièges. Ce qui était aussi une sorte de luxe. A fort de s’asseoir à terre, les genoux finissent par devenir douloureux et on n’apprécie alors que réellement de s’asseoir sur quelque chose qui ressemble de près ou de loin à une chaise. Je me laissai tomber dans l’un des fauteuils rouges, dégageant par la même un nuage de poussière. La lumière vacilla à nouveau. Cela me faisait un peu pensé à un squat. De la poussière, un lieu abandonné, le plaisir de trouver un vieux meuble poussiéreux. En plus ce fauteuil était loin d’être inconfortable. Je fermai un bref instant les yeux. Seul le grésillement de l’ampoule troublait le calme. Du moins, pendant les premières secondes. « C’est lui celui qui a abandonné sa sœur ? » Je me relevai d’un bon, scrutant les alentours. Il n’y avait personne. Par sécurité, je sortis mes cartes rasoirs de ma poche, près à m’en servir. « Oui oui, c’est lui. Il était trop lâche pour rester alors il s’est enfuis. Et il s’est tué le jour de leurs retrouvailles dix ans après, tu te rends compte ?! » Je pivotai vers l’origine de la voix, la carte partant toute seule. Elle alla se planter dans le bois sans doute humide du plancher de la scène. C’est là que je vis les deux marionnettes. Les fils sensés les actionner disparaissaient je ne sais trop où. « C’est ballot ça. Tu crois qu’il l’a fait exprès ? » Totalement déconcerté, j’observai les deux pantins parler de moi comme si je n’étais pas là. Comment peuvent-ils savoir tout ça ? « J’en suis même sûr ! Et le pire c’est qu’il n’accepte même pas sa mort ! » Leurs regards vides de pantins étaient tournés en ma direction, comme si je n’étais qu’un animal dans un zoo qu’on pouvait observer à sa guise. « C’est qu’il doit être plus fou que le lièvre alors. Et ce n’est pas une mince affaire. » La lumière grésilla à nouveau et en l’espace d’une seconde, ils furent juste en face de moi. Je voulu reculer, surpris par le mouvement brusque. Je réussis simplement à marcher sur le fauteuil pour ensuite m’étaler par terre, n’ayant pas le temps d’enjamber le dossier. Je me relevai rapidement et lançai une nouvelle carte là où ils étaient il n’y a pas deux secondes. Les deux marionnettes étaient de retour sur scène. Je devais sans doute devenir fou… « A qui ai-je l’honneur ? » Criai-je, sait-on jamais… Personne ne me répondit. Les pantins étaient là, silencieux, sur scène. Je poussai un long soupire nerveux. Je rangeai mon arme et me dirigeai à pas lent vers la scène. Pendant ce temps, je sortais cigarette et briquet. Si je commence à avoir des hallucinations, il est peut-être temps de m’en griller une. La cigarette entre les lèvres, je me penchai vers les marionnettes pour les observer de plus près tandis que j’allumai le bâtonnet de tabac.


Dernière édition par Niall Southway le Mar 26 Aoû - 17:17, édité 1 fois
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❝ la mort imprévue fait partie de la vie, il faut bien l'accepter ❞

✢ DENTS PERDUES : 522
☩ CERVELLES GAGNÉES : 2008
✢ ARRIVÉ AU PAYS LE : 19/07/2014
✢ PSEUDO : sola gratia.
✢ AVATAR : jessica chastain.
✢ CREDITS : heisenberg.
✢ AGE DU PERSONNAGE : trente-huit
✢ JE SUIS : sembable à un félin aux yeux perçants et aux pattes agiles.
✢ DANS TES POCHES : une feuille de carnet où sont griffonnés les ajustements devant être réalisés sur une édition de 'la divine comédie' de dante, un minuscule crayon et un élastique.
✢ TA VIE : 100/100
✢ ANCIEN METIER : restauratrice de livres et de documents anciens afin de préserver des époques qui lui semblent bien plus belles et poétiques que la sienne.
✢ LOCALISATION : où le vent la portera, peu lui importe.

I'm battling monsters, I'm pulling you out of the burning buildings and you say I'll give you anything but you never come through.

our hearts condemn us.
Spoiler:
 

✢ JE EST UN AUTRE : zozor.
MessageSujet: Re: I hope you didn’t bring flowers, hope you didn’t write a poem, hope you remember every fight - ft. Fawn [PNJ]   Lun 25 Aoû - 11:16

Spoiler:
 


L'
endroit avait surgi de nulle part un jour comme les autres, si l'on peut dire que les jours sont semblables dans ce pays atypique. Il était comme sorti du sol, à l'image des montagnes qui, au bout de milliers d'années, émergent entre deux plaques, à la seule différence que pour lui, ça n'avait pris qu'un instant. Un phoenix renaissant de ses cendres depuis longtemps refroidies. Ses couleurs - sûrement resplendissantes autrefois - étaient délavées tandis que tous ses jouets paraissaient éreintées, brisées. L'innocence de ce monde enfantin envolée, laissant derrière elle un spectre de jours plus heureux. Les poupées, certainement auparavant splendides malgré leur taille immense, étaient fissurées, la porcelaine sale et les cheveux ternes. Néanmoins, les ruines de l'enfance n'étaient pas le pire dans ce décor fantasque. Une maturité arrivée trop tôt émanait des poupées nues aux poses explicites, ouvertes à des endroits tout aussi évocateurs. Ces ouvertures semblaient même mener à des endroits sûrement encore plus lugubres que le reste de cette plaine où s'emmêlent cubes, crayons, meubles de maison de poupées acidulés et poussiéreux, tous avec des tailles dépassant celle d'un simple être humain. À moins qu'ils aient tous été rétrécis lors de leur arrivée brutale. Qui aurait pu dire ce qu'était la norme dans ce pays aux impressions psychédéliques ? Ce qui était certain, c'est qu'il paraissait nécessaire de violer l'intimité d'antan de ces pauvres poupées pour accéder à l'endroit clos se trouvant derrière le postérieur de cette poupée à plat ventre sur le sol. Il n'y avait pas d'autres entrées, et ce n'était pas faute d'avoir vérifié. Cela renforçait le malaise que l'on ressentait dans toute cette vaste plaine et personne - relativement - sain d'esprit ne pouvait se sentir à l'aise dans un tel univers dérangeant. Pourtant, après avoir décoché deux cartes sur une ruine rampante, Fawn s'avança dans l'intérieur obscur de la poupée en gardant ses cartes à la main, prise d'une curiosité malsaine.

Après avoir passé par ce qui devait être la bouche de la poupée, Fawn déboucha dans ce qui était sans nul doute un théâtre, avec ses murs et ses sièges rouges paraissant bien plus confortables que les autres meubles qu'elle avait jusqu'ici rencontrés dans ce pays. Les lumières sur le côté de la salle grésillaient légèrement mais illuminaient tout de même ce qui semblait être une scène où se trouvaient des marionnettes, leurs fils montant plus haut qu'il était donné à Fawn de voir. « C’est qu’il doit être plus fou que le lièvre alors. Et ce n’est pas une mince affaire. » Elle eut à peine le temps de jeter un bref coup d'oeil au théâtre qu'une voix humanoïde, pas totalement, brisa le silence. Interloquée, elle tenta de découvrir la source du bruit et c'est juste lorsqu'elle vit une silhouette masculine dans un fauteuil que les lumières cédèrent une infime seconde. Ses oreilles entendirent le boucan avant que ces yeux soient de nouveau habitué à la lumière, si vite perdue et aussi vite revenue. L'homme, de toute évidence tombé à terre, se releva avec hâte et le bruit distinctif d'une carte brassant l'air se joigna à l'image de celle-ci tombant sur le sol, où il n'y avait rien. Ses sourcils se froncèrent pour souligner son incompréhension face à cette scène qui n'avait rien de texte théâtral. Les marionnettes étaient toujours à la même place qu'auparavant, sur la scène, immobile. « A qui ai-je l’honneur ? » Le timbre était différent que la phrase précédente, et elle avait même cru entendre une pointe d'accent écossais. Il se faisait rare ces temps-ci par ici. Mais, même si les deux voix ne paraissaient pas identiques, il devait bien avoir prononcé les deux. Fawn resta dans un coin au fond de la salle tandis qu'elle l'observa s'avancer vers la scène, la cigarette aux doigts. Elle allait se rendre à sa rencontre et demander à l'homme s'il était un ventriloque, ce qui serait la seule explication plausible à ce qu'elle venait d'assister la schizophrénie mise à part, lorsqu'une autre voix se fit entendre. « Tiens, en parlant de problèmes fraternels, en voilà une autre bien gratinée sur le sujet ! » Ses cheveux roux virevoltèrent lorsqu'elle tourna la tête pour voir d'où venait la voix qui semblait venir d'un côté tout autre que celui où se trouvait l'inconnu, cependant les lampes sautèrent un millième de seconde. « Elle aurait même rêvé de le faire de ses propres mains, avant que la nature s'en occupe pour elle. » Fawn se retourna avec précipitation, lançant une carte là où elle avait entendu la voix. Elle crut apercevoir pendant un court instant un visage peint sur du bois, mais le noir s'abattit sur la pièce et lorsque la lumière refit surface la seconde suivante, il n'y avait plus rien. Elle s'avança alors vers l'homme sur la scène qui avait sans doute dû la remarquer maintenant. S'il était l'auteur de ces frasques, il avait un talent indéniable, c'est certain. Et un don de voyance sans doute, pour savoir de telles choses dont elle n'avait jamais parlé. « Charmant votre petit jeu. » Elle monta sur scène et se rapprocha de lui avec méfiance. Il ne devait pas être bien plus ou bien moins âgé qu'elle et il avait un air quelque peu familier ; une forme du visage, des yeux avec une lueur spéciale. Sans doute un ancien client, du temps où les bizarreries ne lui tombaient pas dessus à chaque coin de rue, ou fallait-il dire arbre maintenant ? « Bien exécuté, tout du moins. » Fawn s'approcha des marionnettes assises sur leurs chaises, l'une les bras tenus en l'air par ses fils tendus alors que l'autre était avachie sur elle-même. La première avait le même visage peint que celui qu'elle avait aperçu tantôt. « À moins que vous n'en soyez pas l'auteur. » Elle passa ses doigts fins sur le bois avec précaution, admirant le travail d'orfèvre réalisé sur les traits du pantin peint minutieusement. Les reflets, les contours et les ombres avaient été travaillés à la perfection, certainement plus que ce qu'elle pouvait voir à l'oeil nu avec la mauvaise lumière qu'offrait le théâtre. S'il était dans son atelier, chez elle, ce serait différent. « Faites attention, il ne faudrait pas que vous me mettiez un coup sur la tête, à moi aussi. » Ils furent à peine plongés dans l'obscurité, et lorsque la lumière revint, le pantin avait disparu. Sa mâchoire avait bougé d'elle-même, sans que personne n'ait actionné un quelconque mécanisme dans son dos. Et il avait disparu, plus vite que n'importe quel être doté de vie sur cette planète. Fawn se retourna vers l'homme, une expression de surprise sur le visage non dissimulée. Mais qu'était toute cette mascarade ?

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MessageSujet: Re: I hope you didn’t bring flowers, hope you didn’t write a poem, hope you remember every fight - ft. Fawn [PNJ]   Lun 25 Aoû - 16:14

I hope you didn’t bring flowers, hope you didn’t write a poem, hope you remember every fight.
FAWN & NIALL

Soufflant la fumée sur l’un des pantins, je le détaillai de près. C’était du beau travail, c’était peu de le dire. N’étant pas un grand fan de marionnettes, je ne m’y connais pas vraiment mais les détails étaient étonnants. Je doute qu’on trouve un travail de cette qualité à tous les coins de rue. Ça en était presque inquiétant. On doit sans doute me jouer une drôle de farce. Je levai les yeux, posant une main sur l’une des cordes tendues. Tandis que des yeux, je cherchais l’estrade sur laquelle le marionnettiste devait en toute logique se trouver, je tirai du bout du doigt sur le fil relié au pantin. Je ne vis personne. « Tiens, en parlant de problèmes fraternels, en voilà une autre bien gratinée sur le sujet ! » Je sursautai. Le temps que je tourne la tête, le second pantin s’était comme évaporer. Je dois devenir fou. Bouger aussi vite n’est pas possible. Je tournai la tête, cherchant des yeux la marionnette manquante. Les lampes vacillèrent à nouveau. « Elle aurait même rêvé de le faire de ses propres mains, avant que la nature s'en occupe pour elle. » La corde qui était jusqu’alors toujours contre mon doigt semblait avoir disparu, ou alors n’avait-elle jamais existé ?  Le son que je connaissais maintenant bien d’une carte fendant l’air parcourra le théâtre. Je m’apprêtai à ressentir une douleur vive quelque part mais rien ne vint. C’est là que je vis la rousse, au fond de la salle. Je ne la voyais pas bien. Ce serait elle qui s’amusait avec moi ? Si c’était le cas, pourquoi lancer attaquer dans le vide ? Il se pourrait très bien qu’elle soit autant une ‘victime’ que moi dans cette histoire. « Charmant votre petit jeu. » L’inconnue s’approcha de la scène. Je fronçai les sourcils. Moi ? Je ne sais pas trop depuis quand elle est dans le théâtre mais de là à penser que je joue avec les lumières en plus de faire apparaitre et disparaitre des pantins de bois… Je veux bien qu’il arrive qu’on croise des gens pas très net dans cet endroit mais soyons sérieux, si j’étais à l’origine de tout de délire, je serais vraiment un gars pas très net. Je notai néanmoins un léger accent écossais qui flottait dans la voix de la rousse.

Maintenant qu’elle s’était approchée, je pouvais mieux distinguer son visage. Ses traits me disaient vaguement quelque chose. Cependant comme ma rencontre avec… Je ne tombe déjà plus sur le nom de mon beau-frère tiens… Disons Machin, ça lui va très bien. Ca rencontre m’avait bel et bien prouvé que je n’avais pas la mémoire des visages même si j’admets ne pas vraiment y mettre du miens dans son cas. « Bien exécuté, tout du moins. » Elle ne me prêta plus attentions, je rejetai la fumée qui était dans mes poumons tandis que je la suivis, m’approchant à nouveau des pantins. « À moins que vous n'en soyez pas l'auteur. » Je me laissai aller à ricaner. Je sais que certains magiciens font des trucs totalement fou mais on est plus dans le domaine de la fiction ici. « Je n’ai rien à voir avec cette folie. Vous avez oublié l’endroit où on se trouve peut-être ? » Je l’observai faire ce que je n’avais pas osé faire jusqu’à présent. Toucher. Ma cigarette et moi observions en silence les doigts fins et agiles caressant le bois, découvrant le travail d’orfèvre avec le touché alors que je m’étais contenter de ‘toucher avec les yeux’ comme on dit. « Faites attention, il ne faudrait pas que vous me mettiez un coup sur la tête, à moi aussi. » Cette fois ci, je le vis bouger. Suite au clignotement de la lumière, il disparut à nouveau. Je dois bien l’admettre, cela me fit sursauter. La rousse se tourna vers moi, visiblement surprise. Je me contentai de hausser les épaules. La voici au même point que moi lors de son arrivée. Il ne m’avait pas fallu longtemps pour me rendre compte que dans ce pays il fallait parfois arrêter de raisonner par logique et prendre ce que l’on voit comme acquit. C’est une manière comme une autre d’éviter de céder à la folie. Un parapluie peut servir de bouclier ? Ok, c’est bizarre, c’est étrange et pas logique. Cependant si on perd trop de temps à réfléchir au pourquoi du comment, on finit par perdre la tête, perdre ses repères. Alors je me contente d’accepter ce que je vois sans plus essayer de comprendre que cela. Et ce que je vois, c’est que ces marionnettes en savent long sur moi et aussi sur elle si elles ne mentent pas. Elles ont l’air d’avoir leur volonté propre. Je suppose donc qu’il sera difficile d’avoir la paix ici. Dommage, les fauteuils étaient si confortables. « Il faut croire que ce n’est qu’une bizarrerie de plus à ajouter à la liste. Mais dites-moi, votre accent… Vous êtes écossaise non ? » J’aurais bien aimé avoir une discussion avec la rousse qui n’avait pas l’air si agressive que cela à mon égard. Elle n’avait pas l’air d’être un quelconque danger. Du moins, ça, c’était sans ces foutus pantins. « Eh ! Mais il vient de nous traiter de bizarreries non ? » Je poussai un long soupire, dites-moi qu’ils ne sont pas comme les lutins de la forêt luminescente. La cigarette entre les doigts, je me massai l’arrête du nez. « Comme s’il était pas plus bizarre que nous. Nous au moins on se voile pas la face. Tu crois qu’après un accident pareil il avait des chances de s’en sortir ? » Je pris une bouffée de tabac, scrutant le théâtre. Ils commençaient à m’énerver sérieusement les deux idiots là. « Si j’en chope un… » Murmurai-je entre mes dents. « Pas beaucoup. En tout cas c’était un beau vol plané. Je lui donnerais la note de huit sur dix » n’arrivant pas à les trouver du regard je reportai mon attention sur l’inconnue. Passablement énervé, j’avais surtout envie de quitter cet endroit… ou d’y foutre le feu… Ce serait bien ça aussi… Cependant il était rare de croiser des écossais dans le coin. Entendre l’accent de la rousse ma ramenait bien des années en arrière et je dois avouer que ce n’était pas si désagréable que cela. « Tu crois qu’ils vont s’en rendre compte quand ? » Faisant mine d’ignorer la remarque, je tendis la main à la rousse. « Se présenter semble la moindre des choses vu qu’apparemment on va pas tarder à en savoir plus que nécessaire l’un sur l’autre. Je m’appelle Niall et vous ? »


Dernière édition par Niall Southway le Mar 26 Aoû - 17:17, édité 1 fois
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✢ TA VIE : 100/100
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MessageSujet: Re: I hope you didn’t bring flowers, hope you didn’t write a poem, hope you remember every fight - ft. Fawn [PNJ]   Lun 25 Aoû - 19:42

F
awn choisit délibérément d'ignorer sa remarque, bien que la marionnette pratiquant des performances dignes d'Houdini avait de quoi la détourner de ces propos aisément. Un instant là, celui d'après plus aucune trace. Nul besoin de grandes pétarades, fumée aveuglante et trappe sous la scène pour celle-ci néanmoins - et c'était tout à son honneur, aussi farfelue soit la situation -, contrairement au fameux prestidigitateur. Bien sûr qu'elle n'avait pas oublié que ce pays grotesque ne suivait aucune norme ni règle du monde réel, si ce n'est celles de l'artiste jetant des jets de couleur sur sa toile ou l'écrivain griffonnant dans ses cahiers noircis par des taches d'encres malvenues. Le créateur de ce monde en était le roi et le marionnettiste - si l'on peut se permettre l'expression - qui laisse les fils de ses pantins lâches pour qu'ils s'emmêlent tous dans un chaos devenant chaque jour plus grand et mortel. Cependant, aussi loufoque ce pays soit-il, il ne faut pas exclure le comportement parfois totalement plausible et bienséant, aux règles pré-établies de l'univers et non pas forcément à celles érigées par les hommes, de ce qui fut, du moins de leur vivant, des gens parfaitement civilisés. Pour la plupart. Alors elle avait tout simplement effleuré la possibilité que, oui, ce soit une personne qui lui joue un tour, aussi simplement que cela aurait pu paraître avant qu'ils se cassent tous la pipe, certains plus dignement ou héroïquement que d'autres. Toutefois, le doute ne pouvait plus se poser dorénavant. Si un pantin peut effectuer un tour aussi mystique comparable à de la téléportation de lui-même, il peut sûrement s'exprimer seul par la même occasion. Diantre, pour rester sain dans ce coin, il faut véritablement oublier tout ce qu'on nous as appris dans notre vie d'antan et ne pas déduire que, si ceci s'est produit une fois ainsi, cela sera toujours le cas. Inutile de prévoir, ce qui compte ici, c'est la capacité d'adaptation. Le malheureux en étant incapable finira au fond d'un nouveau trou ; la fosse aux morts, pour de bon. « Il faut croire que ce n’est qu’une bizarrerie de plus à ajouter à la liste. Mais dites-moi, votre accent… Vous êtes écossaise non ? » Cette liste devait sans conteste s'étendre sur plusieurs kilomètres, si ce n'est des centaines. Peut-on encore qualifier quelque chose de bizarre si les bizarreries dépassent les choses normales ? Les mots s'inversent, les sens se perdent. Le farfelu devient habituel, le connu devient burlesque. « Eh ! Mais il vient de nous traiter de bizarreries non ? » Une nouvelle fois, on l'avait coupé dans son élan, sa bouche restant entre ouverte, ses mots se perdant au fond de sa gorge ayant été devancés par d'autres. Maintenant qu'elle en savait l'origine, bien saugrenue il faut l'avouer mais au moins  elle savait à quoi s'attendre, cela en devenait simplement agaçant alors elle fit fi de l'objection du pantin qui devait se trouver je-ne-sais-où. « Il faut croire que l'élégant accent londonien n'a pas voulu s'accrocher à ma langue. » Elle regarda l'homme en coin. Il lui disait véritablement quelque chose, mais elle n'aurait pu lui accoler une identité. « Écossais également, non ? » Elle continua de l'observer lorsqu'il finit de se masser l'arrête du nez et songea qu'elle connaissait véritablement quelqu'un qui avait cette habitude dès que quelque chose l'exaspérait. Mais en presque quarante ans d'existence, on en croise des visages et des gestes propres à chacun d'entre eux. « Comme s’il était pas plus bizarre que nous. Nous au moins on se voile pas la face. Tu crois qu’après un accident pareil il avait des chances de s’en sortir ? » Cette fois-ci se fut à Fawn de fermer ses yeux d'exaspération, soupirant entre ses dents. Ils étaient décidément bien casse-pieds ces deux-là. Le bras lui démangeait bien d'envoyer une carte se planter dans le visage en bois de l'un deux, mais elle savait pertinemment que la carte manquerait sa cible, déjà partie dans un autre coin de la pièce. La preuve en était que la seconde où elle vit une de ces marionnettes malicieuses à sa droite, elle avait disparu et se trouvait maintenant dans une rangée de fauteuils, ne cessant jamais de les fixer de ses yeux pourtant immobiles. De plus, si elles possédaient le pouvoir de se mouvoir aussi rapidement et de parler, ce ne sont certainement pas des cartes aiguisées qui les achèveront de sitôt. Surtout que l'on n'a jamais vu une chaise en bois se réduire en miettes après qu'on y ait planté un coup de couteau mais là encore, le « jamais vu » et son cousin ennemi le « déjà-vu » ne sont pas des valeurs sur lesquelles on peut se reposer au pays des prétendues merveilles. Là encore, il ne faut pas se fier aux mots. Qui sait, leur sens du merveilleux n'est peut-être plus le même ici.

« Si j’en chope un… » murmura-t-il. Oh oui, il serait jouissif de faire ravaler leurs paroles à ces pantins désarticulés qui donnaient l'impression bien plus qu'il en était possible. Elle ne comprenait pas tout ce qu'ils racontaient, du moins où ils voulaient en venir par là, mais elle avait parfaitement compris leur allusion à la mort de son frère et son... rêve qui l'avait prédit, si l'on veut. Un cauchemar qu'elle s'avouait à moitié et qu'elle n'aurait donc aucunement avoué à qui que ce soit d'autre, hormis son complice rembourré et recouvert de tissu jeté à l'autre bout de sa chambre. « Pas beaucoup. En tout cas c’était un beau vol plané. Je lui donnerais la note de huit sur dix » En plus de leurs talents télépathiques, il semblerait que les deux énergumènes en bois aient un don pour le sarcasme mesquin. Fawn n'avait aucune de quel accident ils parlaient, mais la note élevée attribuée par l'un des deux pantins apportait un arrière-goût quelque peu... funeste à la chose. Fawn posa ses yeux sur le grand inconnu à ses côtés, tout aussi agacé par ces marionnettes mouvantes et extrêmement bavardes. Si certaines de leurs remarques traitaient de sa vie à elle, celle enfouie loin du regard des autres, peut-être que certaines traitaient de la sienne. C'était lui l'accidenté ? Cette réflexion lui donna l'impression de marcher sur les plates-bandes de son intimité, ce qu'elle n'appréciait guère, surtout lorsqu'elle se mit à penser que cela voulait dire qu'il pourrait tout autant empiéter sur les siennes, volontairement ou non. Déjà qu'elle appréciait guère s'ouvrir à ce que l'on pourrait le plus qualifier de proches dans son cas spécial, elle n'en avait aucune envie auprès d'inconnus, aussi familiers semblaient-ils. « Tu crois qu’ils vont s’en rendre compte quand ? » Cette remarque l'interpella plus que les autres, peu dignes d'intérêt. Alors comme ça, ils devaient se rendre compte de quelque chose ? Un piège peut-être, les deux guignols faisant office de distraction fort réussie et agaçante. Instinctivement, elle apposa sa main sur son jeu de cartes, prête à faire lancer celle du dessus sur la première chose dangereuse pointant son nez. Cependant, tout paraissait dangereux dans ce pays, alors la marge d'erreur pouvait s'avérer importante. « Va savoir, elle ne s'est pas même rendu compte de ce qu'elle faisait sur le moment chez son docteur, tu sais ceux pour les fous. » Les yeux de Fawn roulèrent d'exaspération tandis que son estomac se nouait, priant pour qu'ils ne divulguent pas plus d'informations à propos de ce qu'elle appelait un accident, de la légitime défense, bien qu'elle sût pertinemment que le terme ne correspondait pas. « Se présenter semble la moindre des choses vu qu’apparemment on va pas tarder à en savoir plus que nécessaire l’un sur l’autre. Je m’appelle Niall et vous ? » Le prénommé Niall n'avait pas tort. Si leur linge sale devait être dévoilé à l'un et à l'autre, mettre un nom sur le visage de chacun semblait le minimum. Bien sûr, ils auraient pu quitter ce théâtre pour éviter tout autre révélation indésirable, mais le prénom de son interlocuteur résonna dans la tête de Fawn. Niall, Niall, Niall... Elles avaient dû en connaître deux au cours de sa vie, trois à la rigueur mais celui-là importait peu. Le premier remontait à des années en arrière lorsque tout n'était pas aussi laid, mais elle en gardait de très bons souvenirs bien que flous. L'autre était un abruti présomptueux rencontré au cours d'un stage de formation, prétendant que rénover des oeuvres d'art était bien plus distingué que de vieux ouvrages poussiéreux perdant toute utilité face au numérique révolutionnaire. Il avait été décontenancé le petit lorsqu'elle lui avait répondu qu'on pouvait tout autant admirer les peintures de grands artistes pixellisées sur son écran au lieu de se déplacer pour les voir en personne derrière une quinzaine de têtes de touristes de tous horizons. Mais il y avait une aura bien plus agréable au toucher d'un vieux livre ou à la vue d'une peinture craquelée dans son cadre doré ; une authenticité de plus en plus rare. Non, il ne lui rappelait décidément pas ce Niall ci, qui était plus trapu que celui devant elle. Et l'autre, eh bien, cela faisait trop longtemps et ses souvenirs s'étaient quelque peu fanées. « Enchanté. Je m'appelle Fawn. » Sa main blanche alla à la rencontre de la main tendue de Niall et la serra avec force mais aucune brutalité. « J'ai connu deux Niall auparavant. J'espère que vous avez plus trait au premier qu'au deuxième qui était un arrogant sans nom. » Elle sourit légèrement, à moitié de par son souvenir du vaniteux et de l'autre car ce Niall semblait plus appréciable. Du moins, il avait l'air plutôt sain d'esprit, contrairement à un ou deux qu'elle avait pu croiser au détour d'un village. Il y avait également ces soi-disant meurtriers, ayant tué des enfants sans pitié, mais Fawn trouvait cette accusation un peu grosse pour être plausible. « Eh ben, ils sont pas très futés ces deux-là. » Fawn tourna la tête vers la source du bruit, mais le pantin avait profité du court moment d'obscurité pour à nouveau changer de position. Elle commençait vraiment à se demander s'ils devaient se méfier d'une quelconque menace ou si ses paroles avaient un sens tout autre. « Insupportables... » soupira-t-elle, décidément bien exaspérée de ce petit numéro qui a trop duré.  « C'est pas gentil de dire ça ! »

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MessageSujet: Re: I hope you didn’t bring flowers, hope you didn’t write a poem, hope you remember every fight - ft. Fawn [PNJ]   Mar 26 Aoû - 11:44

I hope you didn’t bring flowers, hope you didn’t write a poem, hope you remember every fight.
FAWN & NIALL

Ils étaient juste… Je ne sais pas ce que je fais encore ici… Mais bon, je suppose que si j’ai pu supporter les grossièretés des lutins de la forêt, je devrais pouvoir oublier les deux pantins le temps d’avoir une discussion descente avec la rousse. Enfin, du moins je pourrais essayer. Si il n’est pas difficile d’ignorer des insultes lancées à tout va sans la moindre raison ou explication, les pantins semblaient plus subtils et par je ne sais quel don de voyance sordide, ils frappaient là où ça faisait mal. Je regrette beaucoup de choses dans ma vie. Dire que la drogue en fait partie serait un euphémisme. Si je n’avais pas déconné à l’époque, j’aurais éventuellement pu faire quelque chose de ma vie. Je serais sans doute resté en Écosse et je n’aurais sans doute pas du épargner à Olivia une collision avec cette voiture. Par conclusion, quand j’avais commencé à me droguer comme un idiot fini, j’avais acheté mon ticket pour ce lieu étrange où les notions de normalité et de folie semblent se mélanger l’unes à l’autre pour ne faire plus qu’unes. Ils en auraient des points d’attaques ces idiots de pantins si ils voulaient me mettre en rogne. Et rien que de savoir cela, j’avais envie de tourner les talons et de quitter cet endroit sordide. C’est sans doute ce que j’aurais fait si je n’étais pas en présence d’une charmante écossaise. Il est déjà rare de croiser des gens qui viennent de là-haut, alors des écossais… Ça ne me couterait rien si ce n’est quelques railleries de prendre le temps de faire plus ample connaissance. « Il faut croire que l'élégant accent londonien n'a pas voulu s'accrocher à ma langue. » Les pantins semblaient plus calmes, espaçant un peu plus leurs réponses. Ce n’était peut-être qu’une illusion de ma part mais peut-être arriverions-nous à tenir une vraie conversation. « Écossais également, non ? » J’allais réponde quand le pantin repris la parole, me coupant après la première syllabe prononcée. Au vu de la réaction de la rousse, il était difficile de savoir s’ils parlaient de moi où d’elle. L’exaspération semblait la gagner tandis que je lançai un regard meurtrier vers la salle. La lumière vacilla et nos deux emmerdeurs se trouvaient là, dans les fauteuils, leur sourire de bois tourné en notre direction. Les marionnettes dans le public, les visiteurs sur scène. La scène avait quelque chose de cocasse, quelque chose d’ironique. Et quelque part, je me demande dans quelle mesure on ne leur donne pas un magnifique spectacle dont ils connaissent déjà la script, nous conduisant habilement là où ils voulaient qu’on arrive, comme le ferait un metteur en scène. Sans les lâcher des yeux, je répondis à l’inconnue. « Cela fait longtemps maintenant que j’ai quitté le pays mais oui. Il faut croire que mon accent semble aussi avoir la vie dure » Je détaillai les pantins. Je n’ai jamais eux le besoin de foutre le feu à tout ce que je croise mais face à ces deux bouts de bois agaçants, je me sentais pousser des ailes de pyromane. Je me voyais bien les jeter au feu en place publique, les regarder bruler lentement.

Puis, vint le commentaire sur le vol plané. C’était donc bel et bien de moi qu’ils parlaient. Je détournai le regard, reportant mon attention vers mon interlocutrice, un sifflement agacé s’échappant de mes dents serrées. En l’espace de quelques secondes je revis l’accident. L’angoisse, la peur, le sol qui se rapproche indéniablement. La douleur, l’impact. Je sentis un très désagréable frisson me courir le long de la colonne vertébrale, mes muscles se rappelant mon ‘beau vol plané’ comme l’avait dit la marionnette. Au regard que me lança la rousse, il semblait évident que si la dernière révélation lui avait parlé, celle-ci ne lui disait rien. C’était donc bel et bien de mon accident dont les pantins parlaient. Nouvelle remarque, on change la donne. L’inconnue réagit assez rapidement. Elle aussi possédait un jeu de carte. Je crois bien qu’elle est la première personne que je croise à posséder la même arme que moi. Cependant, elle avait raison. Se rendre compte de quoi ? Et s’il y avait vraiment un prestidigitateur aux goûts douteux en ce qui concerne les blagues qui était à l’œuvre ? Et si nous étions la cible d’une farce quelconque ? Non, je ne pense pas. Bien que le terme ‘folie’ n’ai plus aucun sens ici les habitants du coin semblent plus propice à vous planter une paille dans le crâne avant d’aspirer votre cerveau par cette dernière plutôt que du genre à faire ce genre de farces. « Va savoir, elle ne s'est pas même rendu compte de ce qu'elle faisait sur le moment chez son docteur, tu sais ceux pour les fous. » Une information pour le moins intéressante. Cette pique n’était clairement pas pour moi et au vue de sa réaction, c’était bien elle qui avait dû consulter. Sans doute un psychiatre. Rien de bien étrange à Londres, il y a beaucoup de gens qui se retrouvent à consulter chez ce genre de médecins. Cependant à première vue elle ne m’avait pas l’air particulièrement dérangée. Les pantins devaient sans doute exagérer pour énerver la rousse. « Enchanté. Je m'appelle Fawn. » Sa main alla à la rencontre de la mienne et force était de constaté que la demoiselle avait de la poigne. Fawn, un beau prénom que je n’avais pas beaucoup entendu jusqu’à présent. A vrai dire je n’en avais connue qu’une seule. Cette période de ma vie était un peu floue étant donné que j’étais défoncé la moitié du temps. Pourtant déjà, j’associais ce prénom à une tignasse rousse. Mon pire échec amoureux de mon adolescence mais aussi une amitié solide. L’amitié de deux ados qui ont décidé de faire les pires idioties possibles. « J'ai connu deux Niall auparavant. J'espère que vous avez plus trait au premier qu'au deuxième qui était un arrogant sans nom. » Ce prénom me projetais étrangement bien des années en arrières. Lorsque je vis un demi-sourire étirer les lèvres de Fawn, cela me rappela aussi quelque chose, comme si ces deux Fawn n’en étaient en fait qu’une seule.

Cependant j’avais du mal à y croire. La coïncidence serait grosse et pour le moins surprenante. Certes il y a ce prénom étrange, son accent écossais mais tout de même… D’Edimbourg à Londres, il y a une trotte. Cela paraitrait totalement dingue que je retrouve une vieille amie perdue de vue depuis si longtemps, ici, dans ce théâtre. « Eh ben, ils sont pas très futés ces deux-là. » A l’image de Fawn, je tournai mon attention vers les spectateurs bruyants de notre échange. Ils s’étaient encore déplacés. Quelque part je me demande si ce n’est pas ce qu’ils essayent de nous dire depuis tout à l’heure. Que malgré la folie apparente de telles retrouvailles, on s’était retrouvé ici, dans ce théâtre miteux. Surtout que le terme folie ne veut plus dire grand-chose par ici. « Insupportables... » J’hochai brièvement la tête, appuyant la réflexion de la rousse tout en reportant mon attention sur elle. « Ce n’est pas fréquent comme prénom. J’en ai connu une plus jeune dont j’étais am… »   « C'est pas gentil de dire ça ! » Et voilà, encore coupé en pleine phrase. Je ne suis pas sûr que les insulter soit la meilleure des solutions étant donné qu’ils pourraient sans doute nous sortir les pires moments de nos vies pour nous replonger dedans tout en en faisant profiter notre interlocuteur. Cependant, cela pouvait être amusant. Portant ma cigarette aux lèvres, je me demandais ce qu’il se passerait si j’arrivais à en choper un pour écraser ma clope dessus. En effet, j’arrivais doucement au bout de la dite cigarette. Tandis que j’expulsais la fumée, je réfléchissais. Quel était le nom de famille de la Fawn de mon adolescence ? Celle avait qui j’avais fait les quatre-cent coups, celle dont il arrivait à Olivia d’être jalouse parce que je ne m’occupais plus d’elle pour aller voler dans la pharmacie maternelle. On est paumé dans un pays dont on ne supposait même pas l’existence. Ici, l’impensable se passait tous les jours sous nos yeux. Je commençais donc à sérieusement penser au fait que la Fawn de mon passé et celle devant moi pourraient être la même personne. Mais c’était quoi encore son nom de famille ? Huy… Hug… Huxley ! Je pense que c’était ça. Je fronçai légèrement les sourcils. En un coup, je me disais que le pantin avait bien fait de m’interrompre un peu plus tôt. Il est des choses qui ne se disent pas, même après tant d’années. « Attends… Tu ne serais pas Fawn Huxley ? Originaire d’Edimbourg ? » Une question jetée en l’air, un moment de silence où j’attends une réponse. Je pourrais très bien être traité de fou ou il se pourrait que ce soit la bonne Fawn. Un brusque retour au tutoiement mais s’il s’agit bien de cette Fawn là, le tutoiement n’est pas de rigueur.   « Ooooh… » Il ne fallait pas être idiot pour remarquer l’intérêt qui pointait dans la voix des marionnettes. On aurait dit deux personnes regardant un feuilleton de mauvaise qualité, donnant du commentaire et réagissant de manière exagérée. Ce regard qu’ils ont sur nos vies privées est plus que gênant, il est malsain. Malsain et désagréable.
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✢ AGE DU PERSONNAGE : trente-huit
✢ JE SUIS : sembable à un félin aux yeux perçants et aux pattes agiles.
✢ DANS TES POCHES : une feuille de carnet où sont griffonnés les ajustements devant être réalisés sur une édition de 'la divine comédie' de dante, un minuscule crayon et un élastique.
✢ TA VIE : 100/100
✢ ANCIEN METIER : restauratrice de livres et de documents anciens afin de préserver des époques qui lui semblent bien plus belles et poétiques que la sienne.
✢ LOCALISATION : où le vent la portera, peu lui importe.

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MessageSujet: Re: I hope you didn’t bring flowers, hope you didn’t write a poem, hope you remember every fight - ft. Fawn [PNJ]   Jeu 28 Aoû - 21:07

L'
expert invisible maîtrisant avec dextérité de ses mains les croix d'attelle agitant les fantoches au sol devait se complaire dans la scène de théâtre de rue qu'il offrait à un public néanmoins absent. En effet, il était incontestable que le grand maître de cet univers ne jugeait pas les deux écossais comme des spectateurs mais comme pantins d'un nouveau genre, sans fils et dotés d'une propre volonté mais pourtant acteurs dans un jeu qui les échappe. On leur impose un décor sordide, on les fait se rencontrer ce qui n'est pas tout à fait anodin et on les chamboule en fouillant dans les moments les plus sombres de leurs vies, en attendant de voir comment ils réagiront, aussi simple que cela. Un spectacle intuitif, où l'impulsion est reine mais contrôlée par des agents extérieurs ; de véritables pantins ils étaient. Encore fallait-il espérer qu'ils n'avaient rien d'aussi excédants que leurs compères de bois leur jouant des tours à l'excès, bougeant d'un point à un autre du théâtre en une vitesse-record dès lors que les deux paires de yeux ne pouvaient plus les voir. Tu me vois, tu me vois plus. Un jeu finalement drôle que pour ceux ayant le loisir et les capacités d'être vu à un point a puis à un point b une seconde plus tard, mais qui perdait vite tout son intérêt ludique - si jamais il y en eut un - pour ceux forcé de voir les pantins apparaître puis disparaître à leur guise. Non, ça ne tenait plus du jeu mais de la moquerie, en toute honnêteté. Et cela, sans même prendre en compte leurs remarques fort intrusives sur une vie réellement privée, qu'ils s'amusaient à dévoiler à la première paire d'oreilles traînant dans les parages. Fawn n'avait pas la moindre envie que ses secrets les plus honteux, par la même occasion les plus graves d'une âme majoritairement secrète, soient révélés à n'importe qui, pas même à son interlocuteur qui paraissait toutefois sympathique. Son attitude changerait certainement si les deux pantins ne gardaient pas leurs maudites bouches closes. En réalité, Fawn aurait apprécié que ces secrets ne soient jamais révélés à qui que ce soit, qu'ils soient enfouis sous les mensonges même à ses yeux, pour qu'elle n'est pas cette impression collante d'être pourrie de l'intérieur et d'avoir les mains sales à tout jamais. Cette volonté constituait également, en soi, un de ces secrets précieux. Elle aurait dû partir de cette pièce qui pouvait tout détruire et qui était ô combien dangereuse lorsque l'on avait des choses à cacher. Le candide se mordant les doigts pour avoir secrètement souhaité que sa mère se fasse larguer par l'affreux beau-père pouvait rester ici à tout jamais et à ses aises, même les marionnettes auraient été las de remords et de regrets si banals qu'ils en étaient vulgaires. Fawn ne pouvait pas rester ici. Dans son cas, les pantins deviendraient las de faire durer trop longtemps le suspens d'un final saisissant. Lorsque l'on a du sang sur les mains, il n'est jamais bon d'être en présence de personnes ayant, selon toute apparence, la faculté de fouiller votre esprit. Cependant, elle dédaignait laisser sa nouvelle rencontre, Niall, derrière elle pour une étrange raison. Premièrement, il était rare de croiser des gens qui furent vivants dans un autre monde, tout comme elle, qui n'étaient pas agressifs ou ayant déjà perdu les pédales. Deuxièment, son air familier l'intriguait incontestablement, au point qu'elle ne voulait pas quitter la pièce sans avoir mis le doigt sur ce qui l'interpellait chez lui. Pour l'instant, les pièces refusaient de s'assembler, alors elle se contentait de supporter les jacasseries des deux êtres articulés de bois, en attendant que l'image se forme dans son esprit. « Ce n’est pas fréquent comme prénom. J’en ai connu une plus jeune dont j’étais am… » « C'est pas gentil de dire ça ! » Étrange coïncidence. Une bien étrange coïncidence que les deux ont connus plus jeunes quelqu'un au nom identique à l'autre. Un des deux idiots avait noyé la suite de sa phrase, mais ces quelques mots semblaient avoir assemblé deux pièces du puzzle ensemble chez Fawn. Cela ne suffisait pas pour avoir l'image entière, mais cela n'empêchait pas la réflexion. Serait-il possible ? Non, cela serait bien trop hasardeux dans un monde bien trop grand pour de telles coïncidences. Elle tenta de calquer les mimiques et expressions d'un visage d'adolescent flouté sur celui de l'homme mûr devant elle. Pendant d'infimes secondes, elle réfléchit également à ce que ces mots oubliés par le pantin auraient pu être, mais cette tache fut vite abandonnée quand ses souvenirs brumeux se massèrent l'arête du nez. Niall. « Attends… Tu ne serais pas Fawn Huxley ? Originaire d’Edimbourg ? » « Ooooh… » Oh. C'était le cas de le dire.

L'interrogation se muait dorénavant en une évidence incontestable. La nébuleuse se leva pour offrir une image plus distincte d'un adolescent, encore dans la fleur de l'âge, jeune, insouciant et téméraire comme l'on peut encore se permettre à cet âge où la vit ne vous as pas encore véritablement frappé de ses poings en métal. Une main de fer dans un gant de velours. Une promesse à la jeunesse qui se transforme en une malédiction dont le poids devient de plus en plus lourd à porter chaque année s'ajoutant au compteur. Jeune, insouciante et téméraire, elle l'était également à l'époque. Ils l'étaient ensemble lorsqu'ils transgressaient les règles, lorsqu'ils ingéraient ces choses sans question ou lorsqu'ils riaient des réprimandes leur étant adressées. Ils se fichaient de tout, ils pensaient n'avoir rien à perdre. C'était faux. Mais ont-ils quelque chose à perdre dorénavant ou n'ont-ils plus rien pour avoir peur ? « Si... Si, c'est moi. » Un sourire fantôme apparut sur ses lèvres comme si ces dernières elles-mêmes n'en revenaient pas. Pourtant, c'étaient bien les mêmes traits sur ce visage, les mêmes qu'il y a vingt ans, seulement un peu plus durs et un peu plus marqués. Plus vivants, ou plus marqués par la vie, si les deux choses ne sont pas la même et unique chose. « C'est pas trop tôt ! » Elle l'entend mais ne l'écoute plus. Leurs commentaires insipides ont perdu de leur importance, du moins pour une courte période qu'est ce moment présent. « La barbe de quelques jours te sied mieux qu'avant. » Son rire léger et cristallin fusa dans l'air pendant quelques courtes secondes. Que peut-on dire d'autre à quelqu'un lorsque la vie vous a séparé pour que la mort vous réunisse deux décennies plus tard ? Il est triste de savoir que la Fortune peut avoir le malin plaisir de séparer vos chemins pour établir le prochain croisement dans l'au-delà mystique. Fawn repensa au bout de papier plié qu'elle avait toujours sur elle, celui sur les ajustements d'une veille édition de 'La Divine Comédie' qu'elle avait griffonné à la va-vite comme un simple mémo pour lui faciliter son travail plus tard, qu'elle avait compté réaliser à son retour de l'hôpital. Elle aurait pu le jeter, à près tout, elle n'en aurait plus jamais besoin et le vieux livre détérioré restant posé sur son établi devant prendre la poussière. Mais elle n'avait pas voulu, ou peut-être n'avait-elle pas pu, car il lui rappelait ces jours où l'on avait des taches à réaliser qui rythmaient notre vie, des taches autres qu'une survie primaire et glaciale. Maintenant qu'elle repensait à ce fichu bout de papier froissé et à Niall, juste devant elle, Fawn se demandait si ce dit pays des merveilles n'étaient pas une version réappropriée du huitième cercle de l'Enfer, celui dédié aux fraudeurs, où les deux avaient été jetés pour leurs péchés d'antan dans la septième bolge, celle des voleurs, entourés de serpents dissimulés sous d'autres enveloppes. Néanmoins, si cette théorie avait un fond de vérité, alors il est certain que Fawn aurait dû se trouver plus vraisemblablement dans le septième cercle, qui semblait lui avoir été dédié. S'y trouvaient les violents contre leur prochain, ce que son rêve malheureux et ces derniers actes funestes avaient su prouver avec une aisance écoeurante mais également les violents contre eux-mêmes, ce qui avait été le travail de toute sa misérable vie. Oui, Fawn devait certainement se trouver dans une interprétation particulière de l'ouvrage de Dante, dans le septième cercle de l'Enfer qui devait sans aucun doute lui avoir réservé une place d'honneur. Niall se trouvant là ne devait être qu'un triste hasard. Ce dernier avait prouvé son expertise dans la réunion de ces deux amis, qui se sont connus à l'aube de la vie. « Ils doivent avoir mal vieilli pour avoir pris tout ce temps à se reconnaître. » « Sûrement ! Nous au moins, on ne prend pas une ride. » Ils rirent et apparurent juste à côté des deux écossais, ce qui décontenança légèrement Fawn le court instant avant que la lumière grésille à nouveau et que les deux pantins se retrouvent dans un autre coin de la salle. « J'aurais tout de même préféré te revoir en d'autres circonstances. » Après tout, s'il était ici, c'est qu'il était mort lui aussi.

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❝ si ton cerveau déraille, c'est fini ❞

✢ DENTS PERDUES : 1262
☩ CERVELLES GAGNÉES : 2196
✢ ARRIVÉ AU PAYS LE : 30/07/2014
✢ PSEUDO : NyxBanana
✢ AVATAR : Michael Fassbender
✢ CREDITS : NyxBanana
✢ AGE DU PERSONNAGE : Trente-huit ans
✢ JE SUIS : " To begin with, a dog's not mad. You grant that? Well then, you see a dog growls when it's angry, and wags it's tail when it's pleased. Now I growl when I'm pleased, and wag my tail when I'm angry. Therefore I'm mad. " Cheshire Cat
✢ DANS TES POCHES : Trois paquets de cigarettes, un briquet, une vieille photo de ma sœur et l'horrible couvre-chef de Tweedle-Dum. A part être vraiment ridicule, je ne sais pas trop à quoi il sert d'ailleurs...
✢ TA VIE : 100/100
✢ ANCIEN METIER : Certains diraient clochard, clodo ou encore SDF ; je dirais plutôt voyageur.
✢ LOCALISATION : Un peu partout. Je voyage beaucoup à vrai dire.

he sees the sign and hollow sky, he sees the stars come out tonight, he sees the city's ripped backsides, he sees the winding ocean drive.
just a cigarette


✢ JE EST UN AUTRE : Nope
MessageSujet: Re: I hope you didn’t bring flowers, hope you didn’t write a poem, hope you remember every fight - ft. Fawn [PNJ]   Sam 30 Aoû - 23:16

I hope you didn’t bring flowers, hope you didn’t write a poem, hope you remember every fight.
FAWN & NIALL

Il ne fallut pas longtemps avant  que les souvenirs d’un passé révolu depuis longtemps maintenant me reviennent en mémoire. Cela faisait maintenant si longtemps qu’ils étaient globalement plutôt flous mais certains moments, certains détails semblaient avoir perduré au-delà du temps. Je me souvenais encore de ces soirées et de ces nuits où j’utilisais les clés de ma mère pour que nous puissions nous glisser dans la pharmacie. Je me souviens de l’adrénaline qui montait tandis que l’on se cachait derrière le comptoir quand une silhouette s’approchait d’un peu trop prêt de la porte du magasin. A l’époque j’avais l’impression d’être au-dessus des lois, des règles voir même des autres. Tout était bon tant que je pouvais m’amuser pour pas grand choses. Qu’est ce qu’on en avait fait des mauvais coups… Aujourd’hui, je m’étonne que nous n’ayons pas eut plus de soucis que cela. Je ne me souviens plus bien de la raison qui nous a poussées à de ne plus nous voir. J’imagine que la vie a suivis son court et que nos routes ont étés différentes. « Si... Si, c'est moi. » Un sourire en coin me monta aux lèvres. Ca alors… Si je m’attendais à la recroiser ici… La vie – ou la mort – peut être une drôle de farceuse parfois. J’observai plus en détail son visage, toujours pas bien sûr de croire que c’était bel et bien elle. Je finis par reconnaître les traits de l’adolescente que j’avais connue. Elle avait vieilli, c’était indéniable. Cependant elle gardait une sorte de jeunesse sur ses traits. Je sais qu’on a le même âge mais aujourd’hui, je lui en donnerais moins. Cependant il est indéniable qu’elle a été marquée par l’expérience de la vie. Qui ne l’est pas en même temps ? La vie n’était pas connue pour sa douceur et nos deux amis ici présents ne s’étaient pas privés pour révéler certains pans de nos passés. « C'est pas trop tôt ! » Je n’y prêtais pas attention. Ce serait leur donner ce qu’ils veulent. Surtout tant qu’ils ne sont pas trop gênant. Pour l’heure, j’en étais plus aux retrouvailles. Que de chemins détournés, que d’étranges détours et que de temps écoulé. Tout cela pour en arriver là. Cela avait le goût de mauvaise farce. Même sur ces terres, on aurait pu faire mieux comme lieu de retrouvaille. J’aurais nettement préféré recroiser la rousse dans Londres plutôt qu’ici. Quoi que je n’aurais sans doute pas été très fier de lui avouer qu’après avoir été de boulot minable en boulot minable, j’ai paniqué pour une connerie pour finir à dormir dans les rues, à voler pour avoir de quoi manger. En un coup, je n’avais pas envie de parler de tout ce temps où nous ne nous étions pas vus. En général quand on retrouve quelqu’un après si longtemps, on se pose mutuellement des questions. ‘Qu’est ce que tu deviens ?’, ‘Tu as de la famille ?’, ‘Comment vont tes parents ?’, ‘Finalement, tu fais quoi comme job ?’. Ces questions, je n’avais aucune envie de les poser. Peut-être était-ce à cause de l’endroit où nous étions ou peut-être était-ce que je regrettais le moment où ces questions se retourneraient contre moi. « La barbe de quelques jours te sied mieux qu'avant. » Et son rire s’éleva dans la pièce. Je ne pus m’empêcher de la suivre. Elle n’avait pas tout à fait tords. Mon rire s’essouffla bien vite, comme de lui-même. Maintenant, Fawn était la deuxième personne de ma vie passée que je croisais ici.

Quelles sont les probabilités que cela se produisent réellement ? Qu’est ce qui décidait de qui était amené ici et qui ne l’était pas ? Est-ce que c’était décidé à l’avance ? Est-ce en lien avec nos… accidents ? Est-ce simplement du hasard ? J’ai du mal à saisir ce qu’on fait exactement ici. Ces lieux n’ont pas la tête d’une seconde chance. On s’approcherait plus d’une sorte d’enfer où nous sommes destinés à errer sans le moindre indice, sans la moindre possibilité de comprendre ce qu’il nous arrive. Parfois je me demande si je ne vais pas me laisser glisser dans la folie. Ne pas se poser de questions est plus facile, plus sécurisant. Je chassai mes interrogations de ma tête. Pense au présent Niall. Le passé, tu l’oublies, tu peux plus le changer. Survivre. C’est là-dessus qu’il fallait se concentrer. « Ils doivent avoir mal vieilli pour avoir pris tout ce temps à se reconnaître. » « Sûrement ! Nous au moins, on ne prend pas une ride. » Les rires tout aussi malsains que leur propriétaire raisonnèrent dans  le théâtre. Je manquai sursauter lorsque les marionnettes firent une apparition éclaire à nos côtés, comme si elles souhaitaient nous rappeler qu’elles étaient bien là, qu’elles nous observaient. Je lançais un regard vers la salle, les cherchant du regard. Je n’aime pas savoir qu’ils se déplacent aussi vite. Cependant, contrairement à tous les ennemis qui m’avaient fait face dans ce pays de fou, ils semblaient faire partie de la catégorie de ceux qui vous attaquent avec les mots et non avec leur crocs. Cela ne suffisait cependant pas à me rassurer. Ils sont beaucoup trop de choses à mon goût. Rapide, à première vue extralucide et surtout excessivement énervants. Je ne les voyais pas dans la salle. Le mauvais éclairage n’aidait pas beaucoup. « J'aurais tout de même préféré te revoir en d'autres circonstances. » Je reportai mon attention sur Fawn, jetant tout de même du coin de l’œil un regard vers la salle de temps à autre. En dehors du côté funeste de la chose, je ne suis pas sûr de partager le regret de la rousse. Je ne connais rien de sa vie et quelque part je ne veux pas le savoir. Fawn, c’est un peu comme une adolescence retrouvée. Comme un moment volé qui a été rendu. C’était le moment où on était jeune et qu’on était con parce qu’on pouvait encore se le permettre. La vie, les responsabilités et tout le reste avait détruit petit à petit mes illusions naïves, cette sensation que le monde se plierait à ma volonté, que ce ne serait pas bien difficile d’y faire sa route, même en étant défoncé. On m’avait brisé mes ailes et je m’étais planté en beauté. Ici où à Londres, les circonstances n’auraient pas été au beau fixe. Un peu plus ou un peu moins, on en n’était plus à ça prêt de toute manière. « Ces circonstances ci ou des autres, il y aurait sans doute toujours eut quelque chose à redire. » Je lui lançai un sourire que je n’estimais pas très convaincant dans une tentative de ne pas faire totalement passer cette phrase pour une vue totalement pessimiste de la vie. J’allais porter ma cigarette à mes lèvres lorsque je constatai qu’il n’en restait pratiquement plus que le mégot. L’espace d’un instant, je m’imaginais avec délectation l’écraser sur la tête de l’un des deux pantins mais plusieurs obstacles étaient sur la route. Premièrement, ils bougeaient beaucoup trop vite. Ensuite, je ne voulais vraiment pas écouter leur retour de bâton. Je laissai finalement le mégot tomber au sol, cédant face aux étapes à franchir. Je l’écrasai, le plancher craqua sous ce geste. Alors que j’observais le mégot éteint, je regrettais déjà de ne pas avoir tenté de coup sur les deux pantins. « J’aurais peut-être dû l’écraser sur leur tête… Juste par pur plaisir… » Lâchai-je d’un air presque boudeur. Un risque que je n’aurais pas pris seul mais déjà, j’envie de jouer avec mon briquet un peu trop prêt des pantins faisait son apparition. « Non mais ça va pas ? Pyromane ! Sadique ! Psychopathe ! » J’hésitais entre sourire ou soupirer. Il était intéressant de voir qu’il était possible d’avoir ne serait-ce qu’un peu de contrôle sur les marionnettes. Cependant il criait fort et sa voix était pour le moins énervante. Je me pinçai l’arête du nez, priant pour que ça s’arrête… Vite.  « Sinon, tu es… là… enfin, ici depuis longtemps ? »
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❝ la mort imprévue fait partie de la vie, il faut bien l'accepter ❞

✢ DENTS PERDUES : 522
☩ CERVELLES GAGNÉES : 2008
✢ ARRIVÉ AU PAYS LE : 19/07/2014
✢ PSEUDO : sola gratia.
✢ AVATAR : jessica chastain.
✢ CREDITS : heisenberg.
✢ AGE DU PERSONNAGE : trente-huit
✢ JE SUIS : sembable à un félin aux yeux perçants et aux pattes agiles.
✢ DANS TES POCHES : une feuille de carnet où sont griffonnés les ajustements devant être réalisés sur une édition de 'la divine comédie' de dante, un minuscule crayon et un élastique.
✢ TA VIE : 100/100
✢ ANCIEN METIER : restauratrice de livres et de documents anciens afin de préserver des époques qui lui semblent bien plus belles et poétiques que la sienne.
✢ LOCALISATION : où le vent la portera, peu lui importe.

I'm battling monsters, I'm pulling you out of the burning buildings and you say I'll give you anything but you never come through.

our hearts condemn us.
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MessageSujet: Re: I hope you didn’t bring flowers, hope you didn’t write a poem, hope you remember every fight - ft. Fawn [PNJ]   Mar 2 Sep - 13:32



L
es visages et les souvenirs s'entrelacent dans une étreinte affectueuse pleine d'amertume qui lentement les figent dans une chrysalide gagnant en épaisseur avec le temps qui passe, rendant ces mémoires d'auparavant plus dur à atteindre. Parfois, un nom et quelques anecdotes parviennent à passer entre les mailles du cocon avant qu'elles ne soient trop resserrées et flottent à la surface de l'esprit, comme des grains de poussières d'une autre vie. D'autres fois, rien ne s'échappe et cet instant de notre vie, que l'on a vécu si intensément, finit dans les méandres de notre passé, l'abysse de ce qu'on était mais que l'on n'est plus. Fawn n'était plus cette adolescente insouciante riant lorsque la porte de la pharmacie était récalcitrante à s'ouvrir et que Niall s'agaçait sur la serrure. Pourtant, les grains de poussière avaient su faire leur place et était parvenu maintenant à faire éclater la crhysalide, ou bien Niall y était parvenu en se tenant devant elle, identique et différent de ses souvenirs à la fois. Il était fort ironique de savoir qu'ils furent tous deux il y a encore peu dans la ville de Londres, mais que l'on ait décidé des les réunir dans un lieu aussi vaste, si ce n'est plus, mais bien plus méconnu. Il doit être bien difficile de faire connaître ce lieu aux vivants si il n'y a en aucune issue et, visiblement, mourir une seconde fois n'annule pas le sort qui vous est jeté dessus au premier décès. Là où on atterissait après celle-ci, Fawn ne préférait pas le savoir. Si on peut leur réserver la désagréable surprise du pays des merveilles, qui sait ce qu'on peut leur préparer la seconde fois. « Ces circonstances ci ou des autres, il y aurait sans doute toujours eut quelque chose à redire. » En effet. La vie, ou la mort dans leurs cas, n'est jamais parfaite ou alors seul un fou pourrait la juger ainsi. Il y a des accrocs dans toute chose et dans tout être. La perfection n'existe pas, mais son contraire, si. L'imperfection de l'être, la difformité de l'âme et l'aberration de l'esprit ne sont pas des mythes eux, ils sont présents mais préfèrent simplement la compagnie de la nuit et des ténèbres à celles du jour. Qui pourraient les blâmer lorsqu'on leur crache en pleine figure dès qu'ils apparaissent ? On s'enferme alors dans la légende du réussi et du beau, du parfait, en imposant à tous cet idéal utopique auquel il faut se rapproche plus que possible. Si vous ne le faites pas, on vous crachera dessus, sur vous aussi, même si vous n'êtes pas ratés que ça. Cela n'importe peu, il faut suivre les règles. Les règles du parfait, du bon et du socialement acceptable. Personne ne saurait dire qui a vraiment mis en place ces normes, mais il est certain qu'ils possédaient de noirs secrets eux-aussi, qu'ils cachaient dans les ténèbres pour éviter les crachats. Pour éviter que l'on se rende compte de leurs imperfections. Mais si le parfait n'existe pas, y'a-t-il vraiment des défectuosités ? Un paradoxe complexe à saisir, baigné dans l'ironie du monde et fortement risible. « Certes, mais il y a tout de même plus de choses à redire à la mort qu'à la vie. Surtout dans celle-ci. » Néanmoins, sourire et rire, quelque chose qu'elle n'avait pas fait depuis fort longtemps, apportait un certain réconfort à l'arnaque des grandes paroles d'hommes de foi. Ce pays ne correspondait pas aux descriptions de l'Enfer où l'on croûle sous les travaux sous une chaleur extrême émanant des feus du centre de la terre. Inutile de l'assimiler avec le Paradis qui devait certainement être un lieu tout autre, bien plus paisible. On pourrait peut-être le qualifier de Purgatoire, et encore, les descriptions ne tiennent pas. Ce monde ne tient pas, pourtant il se tient à l'envers comme à l'endroit.

Le geste de Niall ramenant la cigarette à ses lèvres fut interrompu et il baissa sa main, sa cigarette achevée entre les doigts. L'odeur de la cigarette n'avait jamais perturbé Fawn, au contraire, elle l'appréciait assez pour rester à côté d'un fumeur pendant qu'il effectuait son rituel bien plus que quotidien. L'odeur lui rappelait sa grand-mère, lui apportant une certaine chaleur depuis longtemps perdue. Finalement, après un court instant de réfléxion, il entrouvrit ses doigts et le mégot tomba lentement au sol, pour finir écrasé sous sa chaussure. « J’aurais peut-être dû l’écraser sur leur tête… Juste par pur plaisir… » Le coin des lèvres de Fawn s'éleva, amusé par la remarque de son vieil ami. Il aurait plaisait, il est vrai, de voir une marque de brûlure sur le bois lisse de ces pantins exaspérants et bien trop bavards. Il était difficile d'occulter leur remue-ménage autour d'eux, bougeant sans cesse de place au grès de la lumière grésillante, mais toujours avec leurs satanés yeux peints sur leur face rondement taillé dans la direction des deux cadavres ambulants. C'était ce qu'ils étaient dorénavant. Deux cadavres ambulants et deux pantins vivants dans une même pièce ; deux choses sensées être inanimés pourtant mouvantes et parlantes. « Non mais ça va pas ? Pyromane ! Sadique ! Psychopathe ! » Bien que dans l'instant présent, Fawn avait une forte préférence pour ceux s'étant cassés la pipe mais toujours debout, que ces êtres de bois trop curieux et selon toute apparence, aisément offensé. « J'aurais aimé voir ça. » murmura-t-elle. L'expression interloquée de la marionnette et l'air satisfait de Niall en aurait vraiment valu la peine, mais peut-être moins que les représailles sous la forme de mots blessants des deux abrutis. Ils auraient révélés toutes leurs imperfections, et même dans un monde aussi difforme que celui-ci, certaines choses ne sont toujours pas acceptés à la lumière. Surtout pas ses imperfections à elle. « Sinon, tu es… là… enfin, ici depuis longtemps ? » Fawn cessa de regarder d'un air suspicieux les deux marionnettes dans les fauteuils, qui de toute manière se trouvaient maintenant au fond de la salle pour se concentrer sur Niall. Bientôt, si ce n'était déjà pas le cas, ces pantins allaient lui sortir par les yeux.  « Pas vraiment. Quelques nuits, tout au plus. Si ça a même un sens lorsque certaines journées passent en un éclair. » Elle n'aurait vraiment pas su dire depuis combien de temps elle se trouvait ici-bas, le temps est une denrée dont on se rend compte de la rareté que lorsqu'on ne peut plus le mesurer. Il serait vain d'estimer l'heure avec le placement du soleil devant le soleil et la lune qui s'amuse parfois à faire un concours de qui fera son tour le plus vite. Plus rien n'a de sens ici, pas même le temps.« Et toi ? » « On peut vous le dire l'heure nous ! » « Il est très exactement, 26 heures et 73 minutes. » Les sourcils de Fawn vinrent presque se toucher en son centre, l'emplacement de la ride du lion fortement marqué tandis qu'elle fermait ses paupières dans un geste un peu inutile pour maîtriser son agacement. « Si seulement j'avais mon cutter avec moi. » Les mots s'échappèrent d'entre ses dents un peu malgré elle, mais elle regretta tout de suite d'avoir prononcé ces misérables mots. « Avec les mains, c'est pourtant tellement mieux ! » Oh oui, cet endroit en savait beaucoup trop sur elle.

c'est pas corrigé, sorry, je le ferais dès que j'aurais la foi :honte:

_________________

We used to look up in the sky and wonder at our place in the stars. Now we just look down and worry about our place in the dirt.

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I hope you didn’t bring flowers, hope you didn’t write a poem, hope you remember every fight - ft. Fawn [PNJ]

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