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Les conséquences de la première INTRIGUE de WHYDA, c'est par ici ! :proud: :cat:
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Ce n'est pas parce que le forum a une annexe sur les troubles qu'il est obligatoire de jouer un personnage malade.
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Il est obligatoire de BIEN lire les annexes, auquel cas le staff vous mordra les fesses. :ivil:
Nous n'acceptons pas les pseudos à initiales - retournons aux origines simplistes les enfants. :aw:
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 my god is blue (vladislas).

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❝ on peut changer en bien ou en mal ❞

✢ DENTS PERDUES : 127
☩ CERVELLES GAGNÉES : 1449
✢ ARRIVÉ AU PAYS LE : 11/07/2014
✢ PSEUDO : clemisch
✢ AVATAR : suzanne clément
✢ CREDITS : manylittlethings ♥
✢ AGE DU PERSONNAGE : quarante-six
✢ JE SUIS : l'impérissable reine rouge
✢ DANS TES POCHES : un pochon de coke, une paille de papier usagée, mes éternelles chesterfield, un zippo, diverses cartes inutilisables, une photo de clarence et de moi même dans mon soutien gorge
✢ TA VIE : 100/100
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MessageSujet: my god is blue (vladislas).   Lun 25 Aoû - 22:46


my god is blue


   
L
e cinabre firmament grondait au-delà du pays des merveilles, laissant monter des exhalaisons  abjectement désolantes. Mes pieds endoloris m’avaient emmené ici, dans ce macabre lieu qu’était le paradis déchu des gentes jouvencelles éperdues. Visages de porcelaine et yeux de verre emplissaient l’endroit tel un cimetière, où restes d’ersatz de vie avaient été exhumés. J’errais, depuis des jours, sans but ni foi, à travers tout le pays. La cocaïne ne me faisait plus aucun effet et quand bien même je perdais espoir, la tentative vaine d’un rail percutant mes parois nasales n’y changeait rien. L’assurance avait disparu, tel un dernier souffle évaporé, comme un long et imperturbable râle venu du fin fond d’une âme putride. Pourtant, il m’arrivait encore de faire des crises. L’euphorie disparaissait, laissant le beau rôle au manque, déchirant mes entrailles, cramant mes quelques neurones facétieux. Etrangement, la vallée des larmes fut mon premier refuge, mais également mon purgatoire. Ce lieu renferme désormais les crises les plus désaxées, les plus délirantes que mon organisme n’ait jamais commises. C’est ainsi que mon corps amoindri se mit à la recherche d’un endroit on ne peut plus viable, mais autant chercher une aiguille dans une botte de foin. Où ferait-il bon vivre dans ce putain de pays ? J’ai beau avoir clamsé, mes crises sont gargantuesquement bien pires ici. L’inconscient d’un toxicomane ne lui arrive guère à la cheville. Une personne sous une puissante drogue psychotrope n’en verrait pas même le millième. Univers d’aliéné. Voilà pourquoi parfois, je pense de nouveau à crever.

La maison de poupée. Elle me rappelle ce souvenir impérissable du temps de ma tendre enfance. Nous nous étions rendu ma mère, ma sœur et moi-même, chez une famille modeste dans une charmante bourgade anglaise. Le lampadaire ancien irradiait au coin de la rue, aveuglant presque mes yeux fragiles de gamine. Je me trouvais alors dans une chambre, dont les murs paraissaient se rapprocher inexorablement. Une fillette régnait en maître dans son lit, dont les pieds en bois gravés offraient à voir une certaine majestuosité. Elle portait une chemise de nuit d’un bleu triste, celle ci rehaussée de dentelle au col ainsi qu’aux manches. La petite était assise dans son lit, calfeutrée dans sa couverture on ne peut plus morbide. Elle m’observait en train de jouer avec sa maison de bois, aux murs roses et au toit blanc. Elle comprenait divers étages, du crépi blanc aux murs ainsi qu’une tapisserie rouge dans certaines pièces. Une pluie battante officiait dehors, rendant l’atmosphère plus qu’étouffante. La lampe à huile éclairant faiblement nos deux visages me révéla alors cette figure maladive qui prônait au centre de la chambre. Chétive, elle souriait. Je ne sais de quelle émotion, et si cette maisonnette fut alors, un cadeau empoisonné ou une action charitable. Quoiqu’il en soit, quelques années plus tard, la chatte préférée de ma mère mit bas dans la maison de poupée. Elle trouva place entre les minuscules meubles de bois pour y accomplir l'acte de vie. Aucun de ses petits ne survécut. Alors, je repensais à la petite fille, et à son sourire et comprit pourquoi la pièce rétrécissait à vue d’œil. Cette enfant se coltinait la mort avec elle.

Les crânes de porcelaine jonchaient le sol, tels des morceaux éparses d’une tasse de thé brisée, que nulle personne ne pourra alors restaurer. Les relents de mort embaumaient la pièce où cubes à chiffres et à lettres bouchaient certaines sorties. Assise au sol en position de tailleur, ma vue se porta sur l’extérieur, où tout un pan de mur était définitivement absent, comme effacé par quelconque géant bambin au coup de crayon maladroit. L’horizon était toujours teinté de rouge, infiniment sanguin. Je ne pus résister, aux vues de cette vision décadente, à m’allumer une chesterfied. Le parfum de tabac parvint à mes narines, me faisant oublier la pestilence mortifère ainsi que la sensation d’isolement. L’air se réchauffa un tantinet autour de mon corps dénué de force. La solitude avait été un fort atout dans une existence antérieure, mais dans ce monde, il était bon de ne pas rester seule. Enfin, faut-il se munir de la meilleure compagnie qui soit. Ceci étant dit, hormis mes sempiternelles cigarettes, j’avais trouvé bon de fréquenter une certaine personne. Peu après mon arrivée, il m’est était donné de rencontrer la route de Vladislas. Sa chevelure blonde, que certes, je jalousais dans certaines occasions, m’était d’un réel réconfort. Dans une autre vie, mes instincts maternels n’étaient guère des plus judicieux, pour ne pas dire qu’ils étaient presque inexistants. Avec Vladislas, quelque chose s’était muée en moi. Au départ, j’ai bien cru à un coup de poignard dans le palpitant, une attaque surprise. Quel ne fut pas mon étonnement quand j’eus compris que cela n’était rien de grave, j’exprimais enfin de l’amour envers mon prochain. Affection que je n’avais guère pu exprimer auprès de mes anciens comparses. Même Clarence n’eut pas droit à ces intentions. Certes, le pays des merveilles punissait mon système mais il récompensa le trognon qui me sert encore de cœur. Et quand bien même, toutes mes pensées convergent vers cet être exceptionnel, j’en ressens toute la présence, avançant à pas feutrés tel un chat dans l’obscurité. « Je n’en reviens pas, comment donc as-tu fais pour me trouver ? » m’exclamais-je sans me retourner. La cendre, elle, ne fit qu’un pas. Atterrissant avec volupté sur mes tièdes pieds.
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❝ tu n'as toujours pas retrouvé le sens de la réalité ❞

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✢ AVATAR : Andrej Pejic
✢ CREDITS : Eylika
✢ AGE DU PERSONNAGE : 24 ans
✢ JE SUIS : Le chapelier fou.
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MessageSujet: Re: my god is blue (vladislas).   Mar 26 Aoû - 16:55

Sortir des écuries lunaires était toujours une épreuve pour Vladislas. La dernière fois qu'il avait quitté la douce odeur de paille, il s'était retrouvé embarqué dans une aventure, avait failli se faire manger cru par le bandersnatch – rien que ça – et sauver un enfant, sans vraiment le vouloir. Vladislas était un héros. Si, lors du discours de la reine, réapparue comme par magie, le blond bomba le torse comme un véritable héros l'aurait sans doute fait, l'engouement était vite retombé. Certes, grâce à l'influence de la reine blanche, peu de personnes osait ne serais-ce que croiser le regard du blond, mais l'environnement sauvage du pays des merveilles n'en était pas pour autant devenu moins hostile. Mais Vladislas étouffait dans les écuries lunaires, bien que le ciel pourpre ne lui paraissent pas plus accueillants. C'était toujours la même chose, toujours la même chose. Il avait encore l'impression d'être ce jeune garçon faible fuyant l'enclave Russe en quête de nouveaux horizons. Cependant, le pays des merveilles lui semblait moins bien accueillant que Londres. Un pied devant l'autre, faisant craquer la terre sèche sous ses pas, Vladislas sortit enfin du château de la reine, sentant dans son dos quelques regards ahuris, comme si les rares occupants du château n'avaient jamais rien vu d'aussi époustouflant que lui. Mais, au pays des merveilles, quelque chose d'aussi banal qu'un héros devait être une grande attraction.

Vladislas n'avait jamais remarqué la maison de poupées. Il n'avait pas la prétention de connaître le pays des merveilles au complet, mais se demanda tout de même comment, lors de ses anciennes escapades, il n'avait jamais pu remarquer un tel endroit. La grande maison, à moitié coupé, était agrémentée de plusieurs corps de poupées, tous plus désolés les uns que les autres. Vladislas n'avait  jamais eu de maisons de poupées, et cette vision d'horreur le rendit presque heureux quant à son passé loin d'un tel endroit. Il sortit son carnet, gribouillant grossièrement l'endroit, sans pour autant oser y entrer. Ce n'est qu'en s'attardant sur les détails qu'il l'a remarque, une silhouette distinguable entre mille, surtout ici. Helen. Helen, qu'il avait un peu rencontré au hasard, comme toutes les rencontres du pays des merveilles, elle l'intriguait. Il avait cette impression de l'aimer, sa silhouette imparfaite, ses traits usées, ses manières saccadées. Elle lui rappelait sa mère, sans pour autant qu'elle ne lui ressemble en aucun point. Helen l'attirait, comme une plaque de métal était attiré par un aimant. Il avait l'impression qu'il se devait d'être à la hauteur des espérances d'Helen, sans savoir pourquoi, et, chaque remarques négatives de la part de la femme le tuait, le faisait saigner de l’intérieur. Il pourrait mourir pour Helen, mais avant, il n'oublierait sans doute pas de la tuer. Comme un enfant apercevant sa mère à la sortie de l'école, il se précipita d'abord vers elle, s'engouffrant sous une poupée géante, montant des escaliers, puis son rythme ralentit. Et si Helen n'était pas d'humeur ? Il ne savait pas comment réagir face à la colère de cette femme. Sa mère n'avait jamais été en colère contre lui. Il ne gardait aucun souvenir d'elle en train de la gronder, de l'humilier. Il ne se souvenait que de l'odeur de lessive. Helen, elle, sentait bizarre. Une odeur de cigarette, une odeur de désespoir aussi, comme si elle était rongée par quelque chose. Réservé, Vladislas finit par avancer à petit pas, tapis dans l'ombre, l'observant sans oser l'aborder. « Je n’en reviens pas, comment donc as-tu fais pour me trouver ? » Il sursauta presque en entendant sa voix, se tenant le cœur.

« Je ne sais pas, j'ai été attiré par l'endroit, et tu y étais. » dit-il, d'une voix qu'il voulait assurer et grave. Elle était toujours là. Il s'avançant, finissant par venir s’asseoir en tailleurs, en face d'Helen. Il ne trouva pas tout de suite quelque chose à dire, les discussions au pays des merveilles n'étaient pas des plus innovatrices et tournait surtout autour de la survie, ou des souvenirs d'une ancienne vie. Mais Vladislas ne voulait pas parler de son ancienne vie avec Helen, il avait trop peur de la décevoir, de la mettre en colère. Ne lui restait qu'à parler du pays des merveilles. « Tu as vu, j'ai sauvé un enfant il y a quelques jours... Je suis un héros ! » dit-il, avec un léger rire, comme s'il était gêné. Il avait l'impression de revenir avec son carnet de notes et de le tendre à la figure parentale, attendant avec impatience des félicitations face à ses bonnes notes. Toujours timide, dans l'attente d'une réaction, Vladislas remit doucement une de ses mèches de cheveux derrière son oreille, pinçant ses lèvres. Il avait envie d'être le héros d'Helen.
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MessageSujet: Re: my god is blue (vladislas).   Jeu 28 Aoû - 23:56


Mon existence entière était un somptueux fatras. Ondoyant tissu de facéties et d'expériences toutes plus dépravantes les unes des autres. La débauche, l’excès, le vice. Tels étaient les mots usuellement utilisés pour décrire ma pitoyable vie, pourtant riche d'acquis. Le pays des merveilles était dès lors pour moi comme une seconde chance, une rédemption offerte par je ne sais quel connard. Enfin, en terme de rachat, il y a forcément mieux que ce bordel sans nom. La cigarette ne cessait de fuir le temps, allégeant sans cesse le poids de sa très courte vie, me délaissant encore et encore. Mon regard était fixe, et bien que Vladislas était dans les parages, mes pupilles circulaient sur l'horizon, observant le moindre détail nous entourant dans une fascination certes quasi morbide. Si seulement il m'était donné de retourner sur Terre, j'impressionnerais nombre de mes partisans, renouvelant mon oeuvre, offrant à voir une nouvelle dimension, un au-delà immuable que chacun s'arracherait. Mais il n'en était rien, il n'était plus. A nouveau le paquet de cendres, et dans un souffle, j'entendis le doucereux éclat de voix ayant bercé mon âme durant ces derniers jours. « Je ne sais pas, j'ai été attiré par l'endroit, et tu y étais. » Sa voix était d'une sereine fermeté. Vladislas, c'est le jour et la nuit. Il est ce fils que je n'ai guère connu. La chair de ma chair aurait eu vingt et un an cette année. Il m'arrivait parfois d'y repenser. Le bambin hantait souvent mes rêves, dévoilant sa frimousse haineuse. Je pouvais percevoir cette même haine dans les yeux du jeune blond. Au plus profond de moi même, je sais pertinemment que je ne serais jamais véritablement mère. Certaines femmes ont ce don en elles, c'est inscrit dans leurs gênes, leurs chairs sont désespérément marquées par la maternité. Les miennes, étaient vouées à tout autre chose, brûlées au fer rouge. La liberté. J'étais destinée à vivre seule, ainsi qu'à mourir seule. Vladislas ne le comprend peut être pas encore, mais je suis affreusement malade. La solitude est ma malédiction et l'amour est pour moi comme un poison. J'ai beau vouloir aimer, m'attacher, affectionner tendrement, mes vaines tentatives d'amour ne sont et n'étaient que pertes de temps. Et pourtant il m'arrive encore d'avoir l'envie. Le suave faciès de ce jeune homme me comblait de joie à sa simple vue, et quand bien même il me regardait avec cet air candide, je ne pouvais m'empêcher de bouillonner au fond de moi même. Il était ce délicieux enfant innocent, en vue de devenir cette créature somptueusement charnelle, cette femme que je n'avais pu être. Le temps, et bien que le temps ne faisait plus office dans ce bas monde, se joue de moi, accentuant mes rides, laissant la pourriture flétrir mes membres petit à petit. Je me sens comme le maudit du village, abandonné des siens, installé dans la chambre mortuaire, là bas, à des mètres et des mètres de l'humanité. Crève charogne. J'ignore tout du passé de Vladislas, j'ignore comment avait-pu être sa mère. Parfois, j'y songeais. Mais la culpabilité finissait par l'emporter. Son visage face au mien, je ne pus réprimer une vague d'affection, trop violente à mon goût, m'arrachant de ma stabilité émotionnelle. « Tu as vu, j'ai sauvé un enfant il y a quelques jours... Je suis un héros ! » Son expression venait de renaître dans ses traits, un sourire sincère apparut sur mes lèvres, quand dans une dernière exhalation, la cigarette vint s'écraser sur le plancher râpeux. Mon visage, embaumé d'un nuage cancérigène, vint à lui dire d'un ton que je voulus le plus doux. « La nouvelle a traversé tout le pays, je n'ai guère eu besoin de me déplacer jusqu'au château pour entendre parler de tes exploits. » La fierté prit place au sein de mon timbre, observant le moindre fait et geste de mon jeune héros. Tout comme cette mèche de cheveux replacée que j'avais tant envie de retoucher, mais il m'avait devancé. M'aurait-il laissé faire malgré tout ? L'envie de le serrer d'une étreinte maternelle me prit mais je ne sus point comment m'y prendre. « Je suis sincèrement ravie de cet acte. Tu mérites cette reconnaissance, elle t'es due. Après tout il s'agit tout de même de la vie d'un enfant. » Ma voix tressaillit légèrement à l'énonciation de ces derniers mots, manquant de s'étrangler. Mon visage fit volte face, simulant un toussotement fort prononcé. Un sourire, concis, revient empourprer mes pâles joues. « Je n'imagine pas toutes les horreurs qu'il a vécu. Et vous l'avez sorti de cet enfer, il vous en sera reconnaissant toute sa vie. » Dieu sait ô combien j'aurais désiré que quelqu'un puisse ressentir une telle gratitude envers moi, mais je sais qu'il n'en sera jamais rien. Et dans un geste, je sortis le paquet de chesterfield, glissant la placide toxine à mes lèvres. Mon regard sur Vladislas, mon sourire n'était plus.
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MessageSujet: Re: my god is blue (vladislas).   Dim 14 Sep - 13:41


Le visage d'Helen restait impassible, tendu sous des traits presque intemporels, comme si son expression figée avait traversé le temps, comme si, dès sa création, le visage d'Helen était apparu comme cela. Dur. Pourtant, de ses yeux, Vladislas y voyait le monde, la chaleur d'une âme emplie de sentiments divers. Il y voyait souvent la colère, une braise brillante mais pourtant malade, triste. Quelques fois, quand il apparaissait devant elle, il y voyait une étincelle qui l'emplissait d'une joie toujours plus forte, le gonflant d'une sensation étrangère qui pourrait le faire exploser d'un moment à l'autre. Des bouts de Vladislas, éparpillés sur les murs, dégoulinants jusqu'au sol, une vision d'horreur qui ne pouvait l'empêcher d'être heureux. J’aurais explosé d'amour, pensa-t-il, comme enjoué à l'idée de mourir pour les yeux expressifs d'Helen, coincés sur son visage de pierre. « La nouvelle a traversé tout le pays, je n'ai guère eu besoin de me déplacer jusqu'au château pour entendre parler de tes exploits. » La voix douce d'Helen le transperça en milles endroits alors qu'il avait l'impression de fondre sous ses vêtements. Ses exploits. Il avait envie de lui dire qu'il n'avait rien fait d'autre que fuir, se réfugier dans les doux bras de l'obscurité, loin du danger. Comme un enfant. Ce n'était peut-être pas la chance qui lui avait permit de retrouver le petit Polycarpe, mais bien la logique, bien trop rarement trouvée ici bas. Il n'avait fait que retrouver son semblable, dans les endroits où vont les petits enfants apeurés, comme lui. « Je suis sincèrement ravie de cet acte. Tu mérites cette reconnaissance, elle t'es due. Après tout il s'agit tout de même de la vie d'un enfant. » Le visage de Vladislas finit de s'illuminer quand son sourire ne put plus s'élargir. Il avait l'impression que la commissure de ses lèvres allaient céder sous le poids de son bonheur, se craqueler, se fendre, le laisser pleinement exprimer sa joie dans un flot de sang. Elle était fière de lui. Il le sentait dans sa voix, dans ce toussotement qui lui arrachait les poumons. Elle ne pouvait le voir en face, obligée de tourner son visage empourprée hors de la vue du blond. Il était en plein délire, s'imaginant toutes les émotions du monde dans cette quinte de toux Helennoise. « Je n'imagine pas toutes les horreurs qu'il a vécu. Et vous l'avez sorti de cet enfer, il vous en sera reconnaissant toute sa vie. » dit-elle, se retournant enfin vers lui. La remarque d'Helen ébranla le blond, atténuant le sourire qui habitait jusqu'alors son visage.

Il n'y avait jamais pensé. Il ne se souvenait que des yeux apeurés du petit Polycarpe, sa façon apeurée de s'accrocher aux jambes de Ginny, comme si elle était un rocher duquel s'accroche désespérément les marins perdus en mer. Il n'avait pas revue Polycarpe depuis que ses parents l'avait récupéré, en pleurs, prêt à ériger un temple aux trois vagabonds qui l'avaient sauvés. Cela le fit repenser à son père. S'il était revenu, est-ce qu'il l'aurait accueilli ainsi, oubliant les querelles passés pour renouer avec son fils ? Son père était un homme dur, droit, mais, Vladislas ne le connaissais pas vraiment. Il était cet étranger qu'il avait détester haïr, qu'il aurait voulu accueillir au sein même de son cœur sans que ce dernier n'ai jamais daigné y entrer. Alors, s'il était revenu, s'il pouvait revenir maintenant, avec son corps rachitique, ses cheveux secs et son visage creusé par le pays des merveilles, est-ce que l'ours russe serait ému, le prendrait dans ses bras, l'embrasserait, le pardonnerait ? Il pouvait pleurer. Il l'avait vu pleurer. Ils avaient pleurer ensemble, quand sa mère était morte. Ils pleuraient ensemble en se tapant dessus. Les Oridor ne savait comment exprimer le chagrin, si ce n'était qu'avec la violence, les poings, toute la haine qu'ils retenaient en eux depuis tellement longtemps. Il avait hérité cela de son père, et c'était comme cela qu'ils avaient enterré la mère, une bagarre comme funérailles. Que de poésie. Le sourire avait disparu du visage d'Helen alors qu'elle portait une autre cigarette à ses lèvres, comme une vieille actrice en noir et blanc. « Si ça aurait été toi, je serais venu te chercher Helen. » dit-il, comme une suite logique de sa pensée. « Mais je ne sais pas, si ça avait été moi, si quelqu'un serait venu. Je ne sais pas. Si quelqu'un que je connais, quelqu'un de là haut, qui aurait été ici, si tout les gens que je connais avait été ici, je ne pense pas qu'ils seraient venus pour moi. Cela aurait été comme Polycarpe, peut-être, des étrangers pour  venir me sauver. » Il se tût quelques instants, ses yeux humides comme ceux d'un enfant apeuré face  à une vérité trop grande pour lui. « Tu serais venu me chercher toi ? » dit-il, avec une voix timide. Au fond, il ne savait pas vraiment ce qu'Helen pensait de lui. Ils finissaient toujours par se retrouver ici, au pays des merveilles, comme s'ils avaient passé un contrat implicite les reliant à jamais. Un pacte inconnu de tous jusqu'à eux même. Mais peut-être étais-ce là un délire du russe, dont le pays des merveilles commençait à titiller l'esprit, le faisant jouer sur une balançoire dont les ficelles de la raison, de plus en plus fine, commençait à s’effiler.

p.s : excuse moi de mes temps de réponse, mais ne t'inquiète pas, je n'oublis pas notre petit rp :):
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MessageSujet: Re: my god is blue (vladislas).   Mer 17 Sep - 21:16

Les traits tirés, la moue songeuse profanée en un pitoyable rictus, je persistais à m'intoxiquer. Et putain ce que je rêvais de cocaïne, de valium, de ces foutues benzodiazépines qui avaient étés mes plus compréhensibles amies durant des années. Ici, dans ce merdier sans nom, elles n'avaient plus aucun effet. Le mal persistait à me ronger et Vladislas n'en était que le triste spectateur. Impuissant face à mes addictions, je l'étais tout autant vis à vis de son passé. On le sait, quelle âme perdue du pays des merveilles ne ressassait point sans cesse son existence antérieure ? Celui de mon jeune androgyne piquait ma curiosité. Milles et une question traversait mon encéphale en de brèves percées, toutes plus douloureuses et lancinantes étaient elles. Avait-il eu un père alcoolique, absent, dissimulant son amour aux trois femmes de sa vie comme avait pu l'être le mien ? Certes, il n'était guère violent. Il ne cognait pas, ne geignait pas, ne tentant point de nous emmener avec lui dans ses méandres. Bien évidemment il n'était pas forcément très responsable et notre mère portait la culotte. Si bien qu'elle ne put avoir le temps de nous aimer comme il le fallait. Serait-ce de cette éducation dure mais d'une certaine manière salvatrice que Vladislas serait sorti ? Elle a fait de moi cette personne indépendante, si esseulée soit elle que j'ai fini par crever seule. Je ne crois pas que ce soit son dessein. Il n'y a que mon âme damnée pour être aussi solitaire. Pourtant je me rappelle encore, que les quelques derniers coups de fils échangés avec mon paternel étaient ponctués de noms d'oiseaux. Ma puce qu'il m'appelait, et qu'il continuait à employer pour me nommer. Savait-il que j'étais décédée ?
Et ce fils, paumé au fin fond du globe, ignorait-il mon existence ? Me savait-il telle que j'étais avant, incontrôlable camée au grand cœur, malgré tout étriqué ne laissant de place qu'à peu de gens, l'élite comme dirait l'autre ? Ressemblait-il à cet enculé d'Aimé ou à sa junkie de mère dévorée par les regrets, broyant du noir dans un endroit dont elle ne connaissait que très peu de ses capacités ? Je n'en ai aucune idée et pour tout vous dire, j'aimerais qu'il ne se rappelle à aucun de nous deux. Je ne sais qu'une chose, c'est que le sourire dont me gratifie l'évangélique visage de mon tendre interlocuteur ne serait pas celui de ce bambin hurlant, s'il me voyait. Quelle serait sa réaction alors ? Peut être la peur, indicible émotion, que je perçois terrée dans les abysses du grand blond. Mais de quoi as donc tu peur Vladislas ?

« Si ça aurait été toi, je serais venu te chercher Helen. » Cette réponse ébranla toute pensée dans mon cerveau embué d'interrogations. Mon visage se figea en une expression solidement transie. Aurait-il réellement accompli cela pour moi ? Aurais-je pu réaliser tel exploit moi même pour ces quelques êtres aimés ? Aurais-je pu commettre pareille action pour mon fils ? Les larmes se bousculaient en grand nombre dans mon canal lacrymal, et j'eus dû faire preuve d'une incommensurable force mentale afin de les retenir. Allez ouste, filez, vous ne sortirez donc pas. Les mots me manquent, fort heureusement pour ma dialectique, Vladislas perpétue ses paroles, chargées d'une profonde affliction. Je me sens presque défaillir. « Mais je ne sais pas, si ça avait été moi, si quelqu'un serait venu. Je ne sais pas. Si quelqu'un que je connais, quelqu'un de là haut, qui aurait été ici, si tout les gens que je connais avait été ici, je ne pense pas qu'ils seraient venus pour moi. Cela aurait été comme Polycarpe, peut-être, des étrangers pour  venir me sauver. » Dis moi tout Vladislas, déleste toi de tout ce poids. Au fond, je le sens lui aussi, prêt à choir, tremblant d'une émotion sincère que j'ai si souvent connu par delà les décennies. J'aimerais pouvoir lui offrir mon empathie, partager mes yeux pour pleurer, afin que l'on puisse se purger. Pleurer est le plus pur des lavements, j'aimerais tant m'y abandonner. Mais y suis-je après tout encore capable ? « Tu serais venu me chercher toi ? » Son attente était insoutenable. Le silence était pesant, intangible, il fallait que l'un de nous le blasphème. La cendre continuait son trajet sans m'attendre, et dans un geste précis, la moitié de chesterfield alla rejoindre je ne sais quelle maudite parcelle de ce putain de monde. Quelles qu'en soient les conséquences, je n'en ai strictement rien à foutre. Me jeter dans les bras de personnes ne figuraient pas dans mes habitudes, mais après tout, c'était Vladislas. Au diable ma tenue de conduite de parfaite ermite et au diable cette foutue fierté. « Ne poses jamais plus une question pareille, bien sûr que j'le ferais ! » Un soupçon de honte vint alors s'emparer de moi. L'embarras de me voir autrement, d'une sensiblerie non calculée, pleurant à chaudes larmes sans retenir le moindre sanglot. Une gratitude sans parole vint enserrer le jeune homme. Un éclair déchirant d'amour dépeçant mon palpitant, le mettant à nu. Qu'est-ce qu'il m'arrivait donc ?


p.s ; aucun souci, prends ton temps, je comprends :love:
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