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Les conséquences de la première INTRIGUE de WHYDA, c'est par ici ! :proud: :cat:
N'hésitez pas à REMONTER WHYDA sur bazzart ou prd :hin: :fox:

Ce n'est pas parce que le forum a une annexe sur les troubles qu'il est obligatoire de jouer un personnage malade.
UN SAIN D'ESPRIT c'est tout aussi bien. :rabbit: What a Face
Il est obligatoire de BIEN lire les annexes, auquel cas le staff vous mordra les fesses. :ivil:
Nous n'acceptons pas les pseudos à initiales - retournons aux origines simplistes les enfants. :aw:
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 The Half Killed doesn't need a kiss. [Edwige & Pnj]

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❝ on peut changer en bien ou en mal ❞

✢ DENTS PERDUES : 105
☩ CERVELLES GAGNÉES : 1677
✢ ARRIVÉ AU PAYS LE : 14/07/2014
✢ PSEUDO : Daidai.
✢ AVATAR : James McAvoy.
✢ CREDITS : Daidai & Tumblr.
✢ AGE DU PERSONNAGE : Trente et un ans.
✢ JE SUIS : La reine de coeur.
✢ DANS TES POCHES : Un mouchoir blanc taché de sang, et une montre qui ne sert désormais plus à rien.
✢ TA VIE : 100/100
✢ ANCIEN METIER : Pâtissier.
✢ LOCALISATION : Un peu ici, un peu là-bas, et partout à la fois.




✢ JE EST UN AUTRE : Aussi fou puis-je être je ne suis qu'un.
MessageSujet: The Half Killed doesn't need a kiss. [Edwige & Pnj]   Sam 6 Sep - 14:54


IT'S EASIER TO STEAL WHAT YOU WANT THAN IT IS TO ERN IT. IT'S EASIER TO BEAT A CHILD THAN IT IS TO RAIS IT. HELL, LOVE COSTS: IT TAKES EFFORT AND WORK.

Les yeux ouverts. Écarquillés. Explosés. Le souffle court. Haletant. Palpitant. Tu t'éveille sous les rayons orangés d'un soleil déclinant, et autour de toi résonnent déjà les cris des animaux nocturnes qui, comme toi, s'éveillent. Machinalement tu tire de la poche de ton pantalon cette montre qui ne t'aura pas quitté entre ta vie et ta mort, mais dont le tic-tac machinale n'a plus aucun sens. Les secondes, les minutes, les heures, les jours, plus rien ne semble être régit par un ordre logique, tout s'écoule anarchiquement, tout se déroule dans un parfait manque de réglementation. Jamais tu n'aurais cru dire ça, ni le penser, mais l'ordre naturel des choses, quelque part, te manque un peu. Ici-bas, tout semble être fait pour te perdre d'avantage, et tu t'enfonce un peu plus à chaque instant dans une folie qui n'est pas la tienne. Tu sais que tu n'es pas fou, tu le sais tout au fond de toi et tu te raccroche à cet esprit encoléré pour ne pas sombrer, mais chaque pas de funambule fait sur la brèche de ce monde insaisissable te rend un peu moins sûr de toi.

Fatigué par ce sommeil que tu n'arrives pas à étreindre, tu te redresse lourdement, étirant tes membres dans un grognement grinçant tout en faisant craquer la moindre de tes articulations. Tout ton corps n'est que douleur, ce rêve que tu ne cesse de faire ne fait que remonter en toi les crispations et les souffrances liées à ta mort. Pourtant tu le sais, ou tout du moins tu devrais le savoir, rien n'est vraiment réel, tout est dans ta tête, ce n'est rien qu'une question d'habitude. Un traumatisme certain qui s'est installé dans ta mémoire, dans les méandres de ton esprit, et dont tu ne peux te soustraire. La mémoire du corps diraient certains. La mémoire de la mort te dis-tu.

Alors lentement, prenant appuis sur ton parapluie, la démarche incertaine, tu reprends ta route puisque tu n'as rien d'autre à faire. Les yeux mi-clos, éblouis par un soleil déclinant, tu marche dans une direction qui te plaît plus qu'une autre sans savoir vraiment vers où tu te dirige. Bien sûr, tu as déjà eut bien des fois le loisir de te promener sur ces terres, et même si tu te doutes bien que tu as déjà eut autant de plaisirs que de déplaisirs à visiter ce petit pays, tu restes surpris de toutes choses qui semblaient t'avoir échappé. Ce ne sont jamais que des détails, mais les détails sont porteurs d'une grande importance, après tout, ta mère ne disait-elle pas avec un petit sourire mutin quelque chose comme « le diable est dans les détails », et des détails ces landes mortelles en étaient fourmillantes. Et tu te permettais de croire qu'en ces lieux il n'y a pas de place pour Dieu, qu'il ne s'agissait pas même d'un maudit purgatoire où il fallait se battre pour obtenir sa place au paradis. Tu osais même penser que tu te trouvais dans l'antichambre de l'enfer, perdu dans les affres des limbes tortueuses d'où s'échappait l'odeur entêtante du thé.

Tu t'éveillais alors, sortant de cette torpeur qui rendait tes jambes plus molles que jamais et l'appuie sur ton parapluie plus tremblant qu'auparavant. Une grande inspiration te fait goûter au plaisir de ces parfums qui ne te sont pas méconnus, et s'impose une évidence : cela fait bien des lustres que tu n'as pas trempé tes lèvres dans un bon thé.  Un temps infini que tu n'as pas senti l’âcreté du earl grey te couler le long de la gorge pour te brûler les entrailles, tu en aurais presque oublié le goût mais son parfum reste. Ce n'est pas tant que tu aimes le thé, tu rechignais même à te soumettre à cette ancestrale coutume de « l'heure du thé » quand ta mère te demandait de lui tenir compagnie, mais il semblerait qu'à cet instant tu en ais juste besoin. Le simple besoin de sentir que tu fais encore parti de quelque chose, l'envie de sentir que tout n'est pas encore mort en toi.

Tu passes alors sous les branchages et tu t'égratignes les joues entre les ronces à force de ton empressement. Peu t'importe ce mince filet de sang qui s'écoule le long de ta joue, tu as déjà connu pire, tu as déjà souffert mille mort alors que peut bien te faire une petite coupure ? Seul compte, à cet instant, le résultat et le résultat ne tarde pas à s'étendre sous tes pieds en prenant un air sinistre. Tout n'est que désolation. Rien ne tient plus et pourtant tu trouves dans ce décors de film d'horreur quelque chose d'étrangement attirant, même de réconfortant. Tu passes entre les chaises en morceaux, marchant sur les débris de tasses qui jonchent le sol, attrapant un fauteuil renversé que tu redresses puis époussette du bout des doigts détruisant ainsi une toile d’araignée qui s'y était accroché. Un instant, les yeux relevés tu observes cette table où partout semble régner le thé qui, encore, réchauffe une théière ébréchée. Pas à un seul instant tu te demandes qui a bien pu le préparer, tout ne tourne pas rond ici-bas, plus rien déjà ne te surprend.

Tu accroches ton parapluie à ta chaise, te délestes de ton long manteau sombre, et déjà prend place sur ce fauteuil défoncé que tu as ramassé. La sérénité te gagne, elle te serre dans ses grands bras maigres, et te berce de sa félicité. Doucement, apaisé, tu viens cueillir une tasse poussiéreuse sur la table, tu souffles dessus pour chasser les moutons de poussières qui l'habitent et viens trouver l’anse de la théière fumante. Délicat son du thé qui rempli une tasse, délicat parfum de jasmin dont tu inspires chaque flagrance. Délicat souvenir d'un temps révolu, tu reviens doucement à la réalité, te tournant vivement alors que des craquements ce font entendre juste derrière toi.
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The Half Killed doesn't need a kiss. [Edwige & Pnj]

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