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Les conséquences de la première INTRIGUE de WHYDA, c'est par ici ! :proud: :cat:
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 (Ezeckiel&Faith) Il y a là les murmures. Un soupir, l'aventure. Comme emmêlés les cerfs-volants. ( PNJ autorisé )

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Faith Becker
Faith Becker

❝ le pays des merveilles reste amoché dans ton coeur ❞

✢ DENTS PERDUES : 931
☩ CERVELLES GAGNÉES : 2493
✢ ARRIVÉ AU PAYS LE : 23/07/2014
✢ PSEUDO : Little Wolf
✢ AVATAR : Dasha Sidorchuk
✢ CREDITS : Dreamy et Tumblr.
✢ AGE DU PERSONNAGE : 24 ans
✢ JE SUIS : le lapin blanc aux grandes oreilles.
✢ DANS TES POCHES : Elle n'en a pas. C'est pas très malin de mourir en robe !
✢ TA VIE : 100/100
✢ ANCIEN METIER : Etudiante en droit. Elle souhaitait faire justice et défendre les causes perdues.
✢ LOCALISATION : Au fond d'un trou, au bord du gouffre. Seule dans tout les cas.
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Elle te tendrait la main en te faisant de douces promesses. Petite idiote au regard félin, elle ne cesserait de chercher le bonheur. En se mordant la lèvre, elle te raconterait que sa nouvelle vie l’attend. Douce fleur naïve qui pense que la mort la rend libre. Elle voyait son reflet dans leurs yeux, sentait encore le contact physique dans ses rêves. Elle ne pense qu'à eux, ses hommes qui ont bousculés ses croyances. Un père, un ami. La colombe devrait pourtant se méfier de l'inconnu.

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Faizeckiel and Fainiall. What else ?

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✢ JE EST UN AUTRE : SexyNono !
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MessageSujet: (Ezeckiel&Faith) Il y a là les murmures. Un soupir, l'aventure. Comme emmêlés les cerfs-volants. ( PNJ autorisé )   (Ezeckiel&Faith) Il y a là les murmures. Un soupir, l'aventure. Comme emmêlés les cerfs-volants. ( PNJ autorisé ) EmptyMer 30 Juil - 15:56



Ezeckiel ∞ Faith
Il y a là les murmures. Un soupir, l'aventure. Comme emmêlés les cerfs-volants.


Visage innocent, cheveux flamboyants. Elle errait dans cet univers où le temps ne rimait à rien, où la vie restait un doux euphémisme. Cette dernière se jouait de tous, vicieuse devant les épreuves de ses esclaves. La mort ne serait que plus douce. Une délivrance que personne n'osait provoquer. La peur de l'inconnu, la souffrance laissait ses idées s'évaporer dans les esprits instables qui peuplaient l'imagination d'Alice. Toutes ses âmes égarées qui s'attendaient au paradis, se retrouvant à la merci de créatures complètement farfelues. Cela ne devait pas se passer comme ceci. Du moins, pas dans les idéaux de Faith Becker. Douce colombe qui se retrouvait avec du plomb dans l'aile. Fleur bénie torturée par sa mort. Elle avançait prudemment dans cet univers, affamée et souillée. Mais à quoi servaient donc les prières ? Pourquoi continuait-elle à communiquer avec un dieu qui l'abandonnait dans ce calvaire ? Elle voulait y croire. Il était son espoir, sa force. La seule chose dont elle portait encore de l'importance. Depuis sa naissance, la religion berçait ses rêves. La gamine ne pouvait s'en délivrer avant d'avoir connu l'enfer. Mais peut-être qu'elle s'y trouvait, que ses jambes céderaient avant qu'un vilain lui tranche la gorge. Le feu brûlerait son corps pur. Faith se laissait divaguer, marchant vers le château de la Reine Blanche pour découvrir ce lieu qu'on disait merveilleux malgré le contexte actuel.

Mains hésitantes, humeurs changeantes. Le chemin ressemblait à un pèlerinage truffé d'obstacles. Sa robe blanche se transformait peu à peu en chiffon. Ouvert sur l'avant, un décolleté improvisé montrait les galères de cette jeune femme. Exhiber son torse ne faisait pas partie des habitudes pieuses de cette dernière. Au contraire, elle s'en trouvait gênée. Faith poussait la porte du château à bout de forces alors que son ventre criait famine. L'air absente, elle évoluait dans cette demeure avec prudence. Après tout, plus aucun endroit ne se trouvait sûr dans l'imagination d'Alice. Tout pouvait devenir une mort certaine. Chaque parcelle, chaque objet. Personne ne s'y trouvait à l'abri. Il fallait faire abstraction de cela pour profiter. Voir la beauté des battisses, y trouver un certain plaisir. Sourire devenait un but, pleurer se résumait à ressentir. Plus rien ne tournait rond. Même la foi pouvait se heurter à des ennemis. Parcourant les couloirs, la jeune femme appréciait le spectacle qui se dévoilait sous ses yeux. Elle se devait de regarder chaque recoin pour ne pas être surprise par une attaque. Pourtant, son visage respirait la peur. Tous ses traits se durcissaient au fil des pas. Ses jambes venaient parfois à s'entrechoquer, laissant la belle rousse muette. Ses émotions la rattrapaient à nouveau. Cette fragilité. L'agneau devenait tellement plus appétissant quand la terreur se lisait dans son regard fuyant. Elle serait une proie idéale, un jeu d'enfant à vrai dire.

Chaste pensée, brebis égarée. Faith explorait l'endroit sans fin. Chaque pièce provoquait des palpitations dans le torse de la jeune femme. Elle s'habituait à cette solitude qui la rongeait. Un compagnon de route ne serait pas de refus mais les habitants de ce monde semblaient tous bien trop névrosés pour faire office de guide et accorder sa confiance. La belle rousse devait donc se débrouillait seule. Il ne se passait pas un instant sans qu'elle ait une pensée pour ses géniteurs. De la haine mêlée à de l'amour, du dégoût dansant avec une certaine fierté. Elle restait mitigeait à leur sujet, ceci semblait bien trop lointain. Se concentrer sur cet univers, sur sa propre survie. Devenir égoïste. Il le fallait. Faith semblait perdue dans ce château maculé de blanc. Elle restait plantée devant une porte en chêne blanc, admirant l’œuvre comme un trésor. Après quelques minutes d'hésitation, elle se décidait enfin à la pousser.

Rencontre haletante, paroles indécentes. Une tête d'ours aux dents marquaient par ses crimes effrayait la jeune chaste dans un premier temps. La peau se tendait sur plusieurs mètres. Les murs semblaient sans fin, le plafond pouvait faire office de ciel. Penchant sa tête pour en admirer les secrets, la hauteur lui donnait des nausées. Faith évoluait dans la pièce sans vraiment faire attention à ce qui l'entourait. Ses ballerines sales contre les dalles de pierres blanches qui ornaient le sol, elle regardait le trône avec émerveillement. Les vitraux qui s'y trouvaient derrière rendaient ce lieu plus harmonieux. Un escalier permettait d’accéder à cette œuvre qui s'élevait aussi dans les airs. Des têtes de poupées en porcelaine ainsi que des fleurs fanées en guise de décoration. La belle rousse faisait un tour sur elle-même en riant tandis qu'une silhouette venait à se faire voir. Fascinée par le lieu, elle en oubliait les politesses. Alors que l’intrus venait à refermer la porte, Faith ne pouvait voir qu'un corps flou. Il se trouvait bien trop loin pour en décortiquer les traits. Elle se mordait la lèvre avant de lui adresser un sourire qu'il ne pourrait voir. Haussant le ton de sa voix pour se faire entendre, la gamine se raclait discrètement la gorge. « Personne ne vous a appris à frapper avant d'entrer ? » Elle gloussait avant d'user de savoir-vivre. « Bonjour, je m'appelle Faith Becker. » La jeune femme attendait que l'intrus se présente pour relâcher sa garde. Après tout, il fallait se méfier de tout dans ce monde, même de quelqu'un aux airs fragiles.
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Dernière édition par Faith Becker le Jeu 31 Juil - 12:55, édité 2 fois
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Ezeckiel Matthews
Ezeckiel Matthews

❝ tu viens pour ton châtiment alors ? ❞

✢ DENTS PERDUES : 667
☩ CERVELLES GAGNÉES : 2171
✢ ARRIVÉ AU PAYS LE : 27/07/2014
✢ PSEUDO : Jiji l'amoroso
✢ AVATAR : Dylan O'brien
✢ CREDITS : Wasteland et tumblr
✢ AGE DU PERSONNAGE : Vingt-deux ans
✢ JE SUIS : Tu donnes ta langue au chat ?
✢ DANS TES POCHES : Un sac à dos; un gilet; son arme.; la tasse ébréchée du chapelier.
✢ TA VIE : 100/100
✢ ANCIEN METIER : Ancien étudiant en psychologie
✢ LOCALISATION : Partout et nulle part à la fois, le chemin vers ces deux endroits sont divers et variés.
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«  Introduire une goutte d’anarchie, déranger l’ordre établi et tout devient brutalement... chaotique... »

✢ JE EST UN AUTRE : Jiji l'amoroso
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MessageSujet: Re: (Ezeckiel&Faith) Il y a là les murmures. Un soupir, l'aventure. Comme emmêlés les cerfs-volants. ( PNJ autorisé )   (Ezeckiel&Faith) Il y a là les murmures. Un soupir, l'aventure. Comme emmêlés les cerfs-volants. ( PNJ autorisé ) EmptyMer 30 Juil - 22:15


 Il y a là les murmures. Un soupir, l'aventure. Comme emmêlés les cerfs-volants.  
Faith & Ezeckiel


Le blanc, symbole de pureté, d'innocence, de chasteté, de richesse, du silence, de l'au-delà, de la vertu de la bonté et de la fidélité. Tous ces mots étaient associés au blanc, ils avaient tous une connotation positive, parfois légèrement ambigu, mais c'était toujours dans le bon sens et cela n'était jamais dans le but de déranger ou même de choquer la population lambda. Tout le monde trouvait cette couleur belle et éblouissante, les femmes mariées adoraient s'en vêtir pour éblouir et surpasser toutes les demoiselles présentes dans l'église et les scientifiques associaient cette couleur à un ensemble de couleurs symboles de l'harmonie et d'autres conneries dont je me fichais royalement. Une chose était sûre : le blanc était une couleur positive. Alors, pourquoi, je trouvais ce château d'un blanc enivrant, morbide et lugubre ? Je ne pouvais pas le regarder sans avoir des images terribles en mémoire, c'était stupide. Je ne supportais pas mon reflet dans une glace, depuis mes délires dans mon ancienne vie, mon propre reflet était devenu insupportable et j'évitais de croiser mon image, chose plutôt aisée dans un monde aussi merdique. Je ne pouvais pas le nier, cet endroit était attirant, inexplicablement il attirait les regards, sous ses airs d'endroit purs, il semblait dissimuler les pires secrets du pays des merveilles. Mon regard était celui d'un enfant perdu dans un parc d'attractions, je regardais toujours un court instant pour ne pas croiser ma propre image, de peur d'y voir plus qu'un reflet. C'était stupide, je ne pouvais pas le nier, mais c'était plus fort que moi.

Je suis arrivé en courant, le cœur haletant et le corps en sueur. Je crevais de chaud, je n'avais rien contre la course, mais ce n'était pas non plus mon truc favorisé dans ma vie. Puis il y a une différence entre courir le matin pour se détendre le dimanche et fuir des petits gnomes qui semblaient êtres shootés avec du thé ! Je ne comprenais pas cet endroit et c'était sympa de se promener avec un cheval bâton, mais ce n'était clairement pas l'arme du siècle pour se défendre contre des petites bêtes. Des égratignures sur les bras, rien de bien dramatique, ces saloperies trouvaient toujours un moyen pour me chopper dans le dos. Je n'aimais pas les surprises et la fuite s'imposa une fois de plus comme la seule et unique solution intelligente... Le château de la reine s'imposa alors de lui-même pour se cacher, tout simplement parce que ces petites enflures n'oseraient pas entrer dans un endroit comme celui-ci et que de toute manière, j'en avais marre de courir. Le jeune pénétra alors le majestueux château qui semblait, abandonner depuis des années. Ce n'était pas l'état qui était à relever, mais ce silence pesant qui régnait comme si le bruit était son ennemi du jour, et l'ennui, son meilleur-ami de toujours. Cet endroit était blanc, peut-être transparent. C'était difficile de se repérer, cette couleur était aveuglante et de surplus, extrêmement énervante. Je n'irais pas jusqu'à dire que je préférais le labyrinthe rouge, mais au moins au labyrinthe, tout sonnait comme naturel. Ici, cela sonnait faux. Comme une symphonie inachevée, cet endroit n'avait pas sa place ici.

J'ai avancé, sans réellement réaliser que j'étais en train de m'engouffrer dans cet endroit que je trouvais glauque et morbide, ce n'était tellement pas logique. J'ai entendu des bruits de pas raisonnés, et bien évidemment, plutôt que de partir, j'ai été attiré et je n'ai pas voulu rebrousser chemin. Je crois que mettre ma vie en danger m'éclatait, j'en étais tout simplement pas conscient. Suivant alors ce tintement semblable à des bruits de pas sur du verre brisé, je crois que j'aimais les choses anormales. Poussant une porte déjà entrouverte, mon entrée fut discrète. Une demoiselle tournoyait au centre d'une pièce à la décoration particulière, un mélange subtil de mort et de vie semblait émaner des murs de ce château qui avait pourtant, pas l'air d'être hanté. La demoiselle semblait bien s'amuser, à tournoyer comme une gamine hors du temps et de l'espace. J'ai refermé la porte derrière moi, de peur de voir des créatures débarquées, je n'avais pas honte de le dire, j'étais du genre hyper protecteur, avec les autres, même ceux que je ne connaissais pas. Elle cessa de tournoyer comme une toupie, elle avait des cheveux jolis à regarder, c'était difficile de discerner le reste, il faudrait donc se contenter de cette première approche. Puis ce n'était qu'une remarque, elle avait des cheveux qui se repéraient de loin. Elle ne se montra pas hostile, elle essayait peut-être de faire preuve d'humour, c'était perturbant, elle me ferait presque penser à moi avant. Elle annonça par la suite son nom, elle était vive la gamine.  « Je ne pensais pas trouver quelqu'un. Encore moins un humain et encore moins quelqu'un en train de danser. » Elle était clairement en train de danser après tout, enfin c'était une vision de la danse parmi de nombreuse autres. J'avançais d'un pas, je n'étais pas forcément le mec le plus délicat de la terre, pas plus dans ma vie que dans ma mort... « Je savais pas qu'il était encore nécessaire d’énoncer son nom et son prénom, ou bien de s'annoncer en règle générale. » Je n'allais pas lui balancer mon prénom et mon nom ? Pourquoi pas ? Après tout, ça ne valait plus rien dans ce pays de merde. « Enchanté Faith. Moi bah, c'est Ezeckiel Matthews, aux dernières nouvelles. » Je ne savais pas trop quoi lui demander, lui dire, les longues discussions n'étaient pas mon fort. « Original comme endroit pour danser. » Un rictus au coin de mes lèvres, j'avais raison dans le fond.. Qui viendrait danser dans cet endroit que je ne pourrais même pas qualifier par un adjectif.





electric bird.
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Faith Becker
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✢ DANS TES POCHES : Elle n'en a pas. C'est pas très malin de mourir en robe !
✢ TA VIE : 100/100
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Elle te tendrait la main en te faisant de douces promesses. Petite idiote au regard félin, elle ne cesserait de chercher le bonheur. En se mordant la lèvre, elle te raconterait que sa nouvelle vie l’attend. Douce fleur naïve qui pense que la mort la rend libre. Elle voyait son reflet dans leurs yeux, sentait encore le contact physique dans ses rêves. Elle ne pense qu'à eux, ses hommes qui ont bousculés ses croyances. Un père, un ami. La colombe devrait pourtant se méfier de l'inconnu.

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Ezeckiel ∞ Faith
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Il fallait se réjouir d'infimes choses dans ce monde. Prendre chaque occasion. Ne pas louper le bonheur quand il se présentait enfin à vous. Ce château ressemblait à ce que Faith dessinait de son vivant. Un bout d'innocence gribouillé sur du papier ancien. Sa vision de la joie, de la cohérence parfaite. Elle ne cessait de balader ses yeux dans ce bâtiment, inlassablement. Depuis son arrivée, peu d'endroits gagnaient son admiration. Tout se fanait, perdant sa magie au fil du temps qui s'écoulait. Ce château restait un lieu de paix. De son blanc, il rappelait cette pureté que la gamine abordait depuis longtemps. Elle ne connaissait que cela. Se préserver pour le mariage, être honnête, faire preuve de courage. Des valeurs qu'enseignait la Bible. Dans cet univers, tout ceci ne valait rien. Les promesses et les bons actes ne faisaient pas un bon guerrier. Le savoir et la chasteté ne rendaient pas honneur à une personne. Seuls les actes possédaient de l'importance. Faith en prenait conscience sans vraiment en tenir compte. La foi représentait son seul espoir de survie. Prier pour des jours meilleurs restait la seule occupation saine qu'elle exerçait. Après tout, la belle rousse perdait la vie pour connaître un monde meilleur. Peut-être que Dieu avait le sens de l'humour. Faith ne voulait pas y penser. Elle ne devait pas se détourner même si la raison venait hanter ses nuits. Il l'abandonnait pendant que les fidèles touchaient cette lumière tant promise. Une raison de plus de se battre. La victoire se savourait quand la bataille se voulait impossible.

Elle entrait dans la salle du trône, émerveillée par les vitraux ainsi que les colonnes. L'architecture de cette pièce pouvait rendre muet ceux qui lâchaient prise pour un instant de bonheur. Faith voulait vivre bien plus que mourir. Elle voulait apprendre. Elle voulait aimer. La belle rousse ne demandait qu'à devenir comme les autres en respectant ses interdits. Dans le passé, elle se montrait déjà peu sociable avec les enfants de la paroisse. Son intelligence effrayait. À l'adolescence, la jeune femme préférait de longues balades au bord d'un lac plutôt que de présences. Elle aimait le silence que lui procurait ce château mais la solitude commençait à lui peser. Le manque de sa famille, de ses repères. Marcher seule pendant deux jours d'affilés ne rendait pas ce poids plus léger, au contraire. Parler à soi-même devait être un symptôme connu dans ce monde. Faith n'y manquait pas mais cette idée lui déplaisait. Cela était un des premiers signes de la démence. Un état qu'elle ne souhaitait pas connaître. Il fallait tenir bon, s'accrocher à n'importe quelle chance de s'en sortir quitte à faire du mal autour de soi. Chacun pour sa peau. Une idée qui donnait des frissons à la religieuse. La douce colombe ne pouvait faire souffrir mais son père en avait eu l'audace. Le résultat se trouvait sous ses yeux. Elle se trouvait morte, sans famille. Il la trahissait. Faith espérait qu'il regrette. Qu'il la pleure de là où il était. Que justice demeure dans son cœur.

Alors qu'elle brouillonnait au milieu de cette magnifique salle, une personne faisait son entrée avec peu de politesse. Faith ne tardait pas à l'interpeller. Il se présentait enfin à elle, continuant par une phrase sans intérêt. La belle rousse s'arrêtait à son nom de famille. Elle en entendait parler peu avant sa mort. Pour en être sûre, la religieuse ne tardait pas à avancer vers Ezeckiel pour découvrir les traits fins de son visage. Le doute ne trouvait plus sa place tandis qu'elle se trouvait à quelques centimètres de lui. « Enchanté monsieur Matthews. Voulez-vous vous joindre à cette danse où resterez-vous simplement là, bouche ouverte. » Elle ne voulait pas l’offenser. Après tout, l'homme ne décidait pas de perdre la tête. Faith Croyait en dieu mais pas en la possession de corps. Des histoires qu'on lui racontait au coin du feu, des mensonges qui rendaient les prêtres plus riches. Elle savait faire la part des choses. La gamine se remettait à tourner sur elle-même en laissant ses bras caresser l'atmosphère. Elle s'arrêtait une seconde fois devant le jeune homme pour lui adresser un sourire. « Nous passons notre mort à fuir où à se battre. Profitez des moments calmes pour redécouvrir le bonheur monsieur Matthews. C'est sûr qu'à me voir comme ceci, vous pourriez penser que je suis qu'une allumée de plus. Pourtant, vous devriez essayer pour sentir votre cœur s'accélérer pour autre chose que la peur. Quelque chose de plus pure, de plus beau. » Faith tournait lentement, attendant qu'Ezeckiel s’exécute. Elle aimait sentir ses cheveux se mouvoir, ses bras lâcher prises et ses jambes se laissaient aller à des jeux enfantins. La jeune femme paraissait heureuse, joyeuse dans la mort.


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Ezeckiel Matthews
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✢ DANS TES POCHES : Un sac à dos; un gilet; son arme.; la tasse ébréchée du chapelier.
✢ TA VIE : 100/100
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 Il y a là les murmures. Un soupir, l'aventure. Comme emmêlés les cerfs-volants.  
Faith & Ezeckiel


La vie était faite de petits plaisirs. C'était ce que tout le monde disait, que soi-disant un petit moment de bonheur valait de nombreux malheurs. Je n'étais pas d'accord avec cette idée qu'il fallait se contenter d'un bref instant de bonheur, pour il fallait oublier ses malheurs et vivre heureux en règle générale. Je ne comprenais pas ses gens qui s'enfermait de leur malheur et qui souriaient une fois  par mois tout simplement pour se donner bonne conscience. De mon point de vue, la vie n'était pas faite de petits plaisirs dont il fallait se contenter, il fallait dévorer la vie, la croquer à pleine dent et ne jamais se demander si un problème allait débarquer pour détruire cette utopie. Je trouvais les gens déprimés et ennuyants dans la vie, moi je n'étais pas du genre à me laisser abattre, je souriais et respirais sans jamais me demander si le lendemain serait tragique... Enfin j'étais comme ça, il y a quelque temps déjà. Je crois que je regrettais ces moments ou je me fichais de tous ceux qui me regardaient, j'étais heureux à cette époque et je ne pourrais plus jamais retourner en arrière, je ne pourrais plus jamais retrouver cette joie de vivre perdue. C'était triste, j'avais une seconde chance de nouveau vivre et j'étais tellement obnubilé par ma survie que j'en oubliai tous le reste, j'oubliais que cette vie, aussi lugubre soit-elle était une vie. Probablement que mourir fut ma seconde chance et qu'il était temps pour moi de réagir et bouger mon cul pour ne pas rester éternellement ce gamin torturé, malheureux qui avait fini attaché pour crever sans dignité. J'avais une bonne image de moi, mais quand j'osais repenser à mes erreurs, j'étais assez intelligent pour réaliser que j'avais merdé et que mon comportement fut pathétique aux yeux de tous.

La demoiselle s'amuser d'un rien, elle semblait se taper un délire simplement en tournant. C'était beau de voir des gens qui étaient encore capables de respirer, de vivre et de s'amuser sans constamment être sur leurs gardes. Elle avait du répondant en tout cas, elle était taquine et probablement un peu moqueuse. Pour le moment, je l'aimais bien. Elle me demanda si j'allais rester là, à la regarder comme le dernier crétin de ce monde où régnait le chaos, enfin elle ne présenta pas réellement les choses de cette manière, mais elle ne devait pas en penser moins, c'était évident qu'elle devait penser à ça, de toute manière je m'en foutais un peu de ce qu'elle pensait. Je n'étais pas un taré qui poursuivait les rousses dans les palais aux couleurs décrites comme pures et délicates. Je trouvais cet endroit glacial et morbide et cette pièce ne faisait clairement pas exception à la règle, elle venait plutôt confirmer mes doutes et mes impressions : la pureté n'était qu'une façade et cet endroit respirait bel et bien la mort. Ce n'était certes pas des cadavres, mais les fleurs fanées n'étaient pas là pour faire joli. La demoiselle trouvait peut-être cela pittoresque ou kitsch, moi ce n'était clairement pas mon délire et encore moins ma tasse de thé. Certes, je n'étais pas un exemple de bon goût, mais je préférais largement le style de vie dans l'autre monde. « Je trouve ça plus agréable de danser sur de la musique, mais je ne vais pas vous arrêtez. » Vouvoyer une inconnue . C'était probablement mieux, même si vouvoyer n'était pas mon fort, j'étais quelqu'un d'assez franc et lorsque je plaisantais, je ne tenais pas spécialement à faire attention à mon langage, qu'il soit châtié ou non... Je crois que c'était un des problèmes que j'avais, un véritable problème avec l'autorité qui pouvait s'expliquer par l'absence de mon père ou l'incapacité de ma mère à gérer une famille en dehors de l'église.

Elle se lança dans une tirade poétique, c'était tout à son honneur de vouloir tourner la tragédie qu'était la mort de manière délicate. Elle semblait parler de cet endroit en parlant de pureté ou alors faisait-elle des sous-entendus plus profond que je ne voulais bien l'envisager ? La demoiselle se disait saine d'esprit, mais un fou ne dirait-il pas la même chose ? C'était difficile de discerner les gens ayant perdus la tête et les autres, tout le monde était paumé, mais ce n'était pas nécessairement de la même manière et encore moins, pour les mêmes raisons. C'était drôle de voir quelqu'un qui croyait encore en autre chose que la mort et la survie, cela semblait presque faux, tellement c'était beau. « Cela voudrait donc que la vie après la mort est ici mademoiselle Becker ? Mais après cette vie, la mort s'offrira-t-elle à nous ?  » Je ne voyais pas pourquoi je ne pourrais pas rentrer dans son jeu, après tout, c'était innocent et enfantin et elle avait raison : pas besoin de courir aujourd'hui, il suffisait de profiter de ce moment particulier et totalement inédit. « Une personne à l'esprit endommagé ne dirait-elle pas qu'au contraire, elle est saine d'esprit ? » Je ne disais que la vérité. « Vous croyez donc encore en la pureté de ce monde ? Vous êtes probablement l'une des dernières à croire que cela est possible. » Je la voyais, elle semblait heureuse et joyeuse. Une enfant avec un visage et un corps de femme. « La peur fait partie intégrante de notre vie désormais, il faut l'accepter et ceux qui sont incapables de supporter le poids de cette dernière, ne pourront pas continuer. »




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✢ DANS TES POCHES : Elle n'en a pas. C'est pas très malin de mourir en robe !
✢ TA VIE : 100/100
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Elle te tendrait la main en te faisant de douces promesses. Petite idiote au regard félin, elle ne cesserait de chercher le bonheur. En se mordant la lèvre, elle te raconterait que sa nouvelle vie l’attend. Douce fleur naïve qui pense que la mort la rend libre. Elle voyait son reflet dans leurs yeux, sentait encore le contact physique dans ses rêves. Elle ne pense qu'à eux, ses hommes qui ont bousculés ses croyances. Un père, un ami. La colombe devrait pourtant se méfier de l'inconnu.

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Ezeckiel ∞ Faith
Il y a là les murmures. Un soupir, l'aventure. Comme emmêlés les cerfs-volants.


Elle tournait, s'accordant avec l’atmosphère comme un papillon. Fait voulait rire, rire à s'en étouffer. Sentir le bonheur parcourir chaque organe jusqu'à en devenir agacent. Elle souhaitait abréger les souffrances de l'humanité en offrant une autre vision de la vie. De la mort. De tout ce qui ne tournait pas rond. La belle fleur pensait que chacun possédait un rôle dans cet échiquier géant. De différentes façons. Avec différents dons. Nous étions les maîtres du destin. La religieuse voulait rester objective, ne pas punir les mauvais pour ne voir que les fidèles croyants. Tous trouvait leurs places. Le bien n’existerait pas si le contraste avec le mal ne marquait pas cette différence. Un criminel qui décidait de revenir dans le droit chemin s'en trouvait bien plus honorable que Faith et sa virginité forcée. Les personnes se complétaient, créant des situations diverses et souvent cocasses. Après tout, les plus belles alliances se formaient dans la différence. Combien de pays précédemment en guerre s'alliaient pour développer le commerce international. Ses idées que ses parents préféraient ignorer. La seule intimité de ses pensées, des choses que personne ne lui dictait. Son opinion, son pouvoir. Elle devait penser par elle-même dorénavant. La Bible ne parlait pas de ce monde, de cette vulnérabilité. Seule, la rousse pourchassait son identité alors que sa mort l'emportait déjà une première fois quand que la trahison coulait dans ses veines.

S'approchant de cet homme au visage enfantin qu'elle connaissait sur un bout de papier, elle retenait ses questions. En effet, il serait trop simple d'entamer une conversation sur sa réputation. Sur ce qu'il était avant sa mort. Une chose que Faith renier de tout son être. Elle en éprouvait de la peine. La folie ne venait pas de démons mais simplement d'un manque ou d'une blessure. La paroisse ne prenait pas en compte le malheur mental, le déséquilibre provoqué par une plaie béante qui ne se voyait qu'à travers l'âme. Alors qu'elle l'invitait à danser avec maladresse, il soulignait le manque de musique avant de décliner l'invitation. Faith continuait de tourner lentement alors que ses sourcils se fronçaient. Ezeckiel semblait un homme fermé, un être sans folie. Elle s'arrêtait un instant tout en gardant les bras perpendiculairement à son corps. « La musique ? Ne connaissez-vous pas la qualité du silence ? Inventer sa propre musique jusqu'à ce qu'elle raisonne dans nos têtes. Jusqu'à ce que votre corps ne fasse plus qu'un avec votre esprit. » Faith reprenait ses tours tout en souriant. Elle semblait officiellement folle. Une brebis qui cédait lentement aux délices d'abandons de soi. La rousse ne cesserait de danser si elle le pouvait mais le fait de tenir une conversation la forçait à s'arrêter. La religieuse s'amusait encore un peu, libérant ses idées noires à travers cette façon plutôt tordue de danser en tournant simplement. La simplicité de cette femme en devenait décadente, agaçante.

Après avoir fait part de son point de vue, la jeune femme tournaillait une dernière fois pour le plaisir avant de faire un pas en avant pour tenir une conversation plutôt banale. Un sujet qui effleurait chaque nuit son esprit torturé alors que son corps reposait sur le sol. La première phrase d'Ezeckiel raisonnait encore dans les oreilles de la belle rousse. Bien sûr que non, ils ne se trouvaient pas à leur place dans cet univers. Elle replaçait ses cheveux avant de répondre avec beaucoup de neutralité. « Tout ce que je sais, monsieur Matthews, c'est que nous ne sommes pas les bienvenus dans ce monde. Je ne sais pas pourquoi nous sommes là. Peut-être que nous avons encore des choses à accomplir ou simplement que c'est un passage obligatoire. J'espère juste pour nous que la mort qui suivra mènera à un monde meilleur. Je le souhaite de tout mon cœur. » Elle croisait les bras. Cette joute verbale lui donnait des frissons. L'homme ne continuait en mettant sa stabilité mentale en doute avant de débiter qu'elle serait une des dernières à penser ainsi. Faith gloussait avant de sourire à son interlocuteur. Il semblait aussi perdu qu'elle finalement. « Si je suis folle, je préfère ne pas m'en apercevoir et divaguer avec des créatures sympas. » Elle gloussait à nouveau avant de reprendre directement la parole. « Je crois en la pureté de ce monde car il faut bien des imbéciles pour redonner espoir aux âmes en peine. Si je vous assurais que tout ce qui nous entoure n'était qu'un gouffre de malheur, je ne ferais qu’évoquer un fait que tout le monde peut constater. La survie est assez pénible comme cela, pourquoi ne pas voir ce qu'il y a de bon ? » L'homme finissait son dialogue en parlant de la peur qui dévorait chacun de nous. Son dialogue arrachait un sourire à la religieuse, elle ne connaissait que trop bien ses mots. « Monsieur Ezeckiel. Si nous ne ressentions pas la peur, nous serions seulement des imbéciles heureux. Celui qui ne tremble pas avant la bataille est un insouciant. La peur ne s'accepte pas, elle se vit. Elle s'utilise pour arriver à se surpasser. Après tout, on peut très bien la décliner en qualité. » Faith se mordait la lèvre. C'était ses idées, ses opinions. Personne ne contrôlait ses pensées et ses discours. Elle était simplement libre. La mort y regorgeait davantage.

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Ezeckiel Matthews
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✢ AGE DU PERSONNAGE : Vingt-deux ans
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«  Introduire une goutte d’anarchie, déranger l’ordre établi et tout devient brutalement... chaotique... »

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 Il y a là les murmures. Un soupir, l'aventure. Comme emmêlés les cerfs-volants.  
Faith & Ezeckiel



Le silence ? Ce dernier m'avait abandonné il y a de cela des mois, plus d'une année. Le silence se définissait par l'absence de bruit, mais même si ces bruits n'étaient que rêvés ou imaginés par mon esprit torturé, j'étais constamment hanté par des sons qui au fil du temps, me devenaient peu à peu familiers. Durant des mois, j'avais perdu la notion du temps, du silence et de la réalité. Pendant de nombreux mois, j'ai cru que ma tête tombait dans les ténèbres et que mon esprit était enfumé par ma sœur décédée. Je ne trouvais toujours pas d'explications et je n'aurais cette explication tant désirée. J'étais peut-être tellement malheureux, que j'avais préféré me renfermer dans un délire, un dédoublement de la personnalité pour soulager mes maux et le poids de ma culpabilité grandissante. Peut-être qu'elle manquait, tout simplement, et qu’égoïstement je voulais la garder avec moi, je n'en savais rien et je n'aurais jamais les réponses à ces questions qui appartenaient à mon passé. L'avenir était devant moi, ma mère sœur était derrière et je refusais de recommencer d'y penser, j'avais enfin redécouvert les joies de quelques heures de sommeil, je ne voulais plus renoncer à ma santé pour des délires injustifiés. Faith semblait croire que l'esprit et le corps étaient deux êtres distincts, cela voulait donc dire que nous pouvions nous passer de l'un et de l'autre . Non, les deux ne pouvaient pas être séparés, mais au fond de mon être, j’espérais qu'elle avait raison.« On m'a retiré cette qualité mademoiselle Becker. Croyez-le ou non, le silence est un luxe qui me fut arraché. Je tente de le regagner, mais ce n'est pas chose si aisée. » Le silence, quand ce dernier résonnait, je repensais à elle, à son odeur et à sa paume sur ma joue. C'était une torture, mais cette torture était douce, car peu à peu, je regagnais ma sérénité lourdement méritée. Cette discussion était étrange, mais elle était belle et elle donnait le sourire, car parler n'était plus à la portée du premier toqué. Je ne croyais pas au destin, au karma et j'emmerdais Dieu, mais peut-être, que cette journée était tout simplement placée sous le signe de la chance.

Elle tournoyait encore, encore et encore. Comme si elle vivait pour cette unique sensation, je me sens stérile à côté, mon cœur et mon corps étaient fragilisés et je crois que j'avais peur de me voir me briser, je n'avais pas enlacé quelqu'un depuis des mois, je n'avais pas tenu une conversation intelligente depuis une durée indéterminée. La demoiselle répondit avec ardeur, elle était sûre d'elle et c'était agréable de voir quelqu'un lutter pour ses idées et s'acharner même lorsque l'espoir semblait oublié par l'être humain, qui lui, se disait déjà condamné. Faith croyait en un monde meilleur, c'était les mots d'une enfant qui espérait trouver des cadeaux sous le sapin un matin de Noël enneigé. J'avais envie d'espérer que cette vie, allait s'améliorer et que nous ne serions pas éternellement malheureux et que la survie serait bientôt derrière nous. « Où est notre place si ce n'est ici ? En tout cas, j'espère que votre cœur à raison. » Le cœur était-il seulement un muscle ou avait-il, lui aussi, une pensée propre ? Le cœur a ses raisons que la raison ignore. Cette phrase est peut-être ridicule, clichée et infiniment dépassée, mais elle est plutôt intelligente dans le contexte approprié et elle semblait plutôt bien se présenter à ce contexte-ci. Je n'avais pas la réponse à cette question et encore une fois, cette question tomberait dans les limbes de mon esprit, là où mes démons s'étaient tous réfugiés depuis mon retour à cette pseudo-réalité.

La demoiselle était plutôt réaliste sur sa position qui fut les miennes jadis : elle était une imbécile qui croyait à la pureté, mais elle n'était pas folle pour autant. C'était drôle, je ne pouvais pas m'empêcher de laisser échapper un rire, à la base, je n'étais pas du genre à contenir mes émotions, cela s'était fait par la force des choses plus que de mon propre gré. Elle croyait que ce monde avait un soupçon de bon, peut-être une vulgaire étincelle, comme un simple battement de cœur impossible à percevoir, elle croyait que tout n'était pas perdu pour ce pays qui était loin d'être merveilleux. « Et si ce n'était pas ce monde, mais l'homme qui habite dans ce dernier dont la bonté était à démontré ? L'homme ne serait-il pas à l'origine de sa propre perte ? J'aimerais positiver et ne voir que le bon, mais je crois que cela serait fermer les yeux face à l'horreur de ce monde. » Je ne parlais pas de mes erreurs ou de mes conneries, je parlais de l'homme en général. Tout le monde finissait par recevoir son revers de médaille et l'homme cru pendant des années pouvoir échapper à sa destinée qu'il croyait toute tracée. Cette fille me faisait penser à moi, avant, quand j'étais bien et tout souriant, c'était peut-être un signe que dans cette vie, je n'étais pas condamné à sombrer parmi les tarés et les enculés.

J'étais plutôt d'accord sur sa vision de la peur, même si je ne voyais pas comment c'était encore possible d'avoir des batailles dans ce monde. Peut-être qu'elle évoquait les batailles de l'esprit et non physiques, je ne voulais pas lui demander de peur de pousser ma curiosité plus loin qu'elle ne le devrait. Je trouvais cela idéaliste et j'aimais bien cette idée que la peur apportait des qualités ou était une qualité à part entière. «La peur est une force, puisque seul le faible est incapable de reconnaître que la peur fait partie entière de l'être humain et que sans elle, nous serions démunis et non pas plus fort comme nombreux semblent le penser. Je suis d'accord à vous. » Je tendis ma main aimablement en sa direction avec un sourire en coin, j'étais pas du tout sûr de moi, mais j'étais quelqu'un de tactile, le sexe de la personne m'importait peu, j'étais naturellement affectueux et ce côté de ma personnalité commençait à me manquer, grandement. « La peur d'accepter de danser est-elle plus forte que de parler à un étranger ? » Ce n'était qu'une invitation, au mieux, j'allais m'amuser à la faire tournoyer, je n'allais pas l'emmener danser sur un slow, le romantisme à deux balles ce n'était pas mon genre, j'étais tout simplement gentil et puis sentir une main contre la mienne était le début d'un regard à ma réalité, celle que j'avais aimée et qui commençait à me faire éprouver un manque profond et sans fond.




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Elle te tendrait la main en te faisant de douces promesses. Petite idiote au regard félin, elle ne cesserait de chercher le bonheur. En se mordant la lèvre, elle te raconterait que sa nouvelle vie l’attend. Douce fleur naïve qui pense que la mort la rend libre. Elle voyait son reflet dans leurs yeux, sentait encore le contact physique dans ses rêves. Elle ne pense qu'à eux, ses hommes qui ont bousculés ses croyances. Un père, un ami. La colombe devrait pourtant se méfier de l'inconnu.

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Ezeckiel ∞ Faith
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Le silence est d'or. Un trésor bien gardé par les sages. Dans toutes les religions existantes, les prières suivent souvent de longs silences pour entendre la parole sacrée. Dans certaines cultures, ce moment de flottement apaisait les âmes. Pour beaucoup, la paix intérieure venait avec l'argent. Avec l'amour. Avec l'alcool ou la drogue. Le silence soignait les blessures, il fluidifiait la réflexion. Il était la clef à beaucoup de maux. Un fou devenait commun sans la parole. Un agneau sous le charme du vent. Faith se recueillait dans ce flux d'apaisement. Les plus grandes idées naissaient dans la pénombre, la nuit glaciales qui dévoilait les bruits inquiétants d'un parquet bien trop âgé. Alors que la religieuse stoppait sa danse pour exprimer son interprétation du silence avant qu'Ezeckiel affirme qu'on lui arrachait dans le passé. Elle fronçait les sourcils. La folie provoquait des mots de têtes, des voix que seuls les malades pouvaient entendre. Il s'en trouvait torturé, incapable de profiter de ses moments de calme. Doucement, elle abordait une moue compatissante. Après tout, ils devaient se soutenir dans ce monde. Se faire des ennemis signaient une mort rapide. « J'en suis désolée. Sachez que la vie vous réserve bien des surprises. Je vous souhaite de retrouver cette paix. Je donnerai tout ce que j'ai pour vous délivrer de ses maux. Il faut bien l'avouer, je ne supporte pas de voir des personnes souffrir. Surtout quand l'injustice les a frappé. Je connais votre histoire, monsieur Matthews et je suis contre ses pratiques. » Elle faisait un pas en avant. « Si je vous avais connu de mon vivant, je ne me serais pas gardé de dire à la population que vous aviez simplement besoin d'aide. Malheureusement, j'avais les mains liées. Il aurait suffi d'amour, d'attention. Pas d'un prêtre qui désirait se payer une nouvelle maison. » Elle ne pouvait s’empêcher d'être haineuse. Beaucoup profitaient de la religion pour soutirer de l'argent aux dépits des croyants. Cet homme n'était qu'une des nombreuses victimes de ses arnaques. Bien sûr, l'exorcisme ne causait peut-être pas l’arrêt cardiaque de ce dernier mais la vérité se trouvait ailleurs. La souffrance mentale de cet acte. L'abandon de ses proches ainsi que de nombreuses personnes qui écoulaient la rumeur dans la ville. Tout ceci répugnait la jeune femme.

La question sur notre place s'échappait des lèvres finement dessinées de l'homme alors que Faith venait de souhaiter un monde meilleur. Il soulevait un point important. Personne ne possédait la réponse. Le souffle lent, elle croisait les bras. Faith se voulait être une bonne croyante. Quelques écarts vite avoués et pardonnés par son prêtre. Se retrouver là ne devait donc pas être une punition. Elle méritait le paradis, le repos. Une erreur du monde, un déséquilibre de la nature ? La religieuse n'en savait rien. Tout semblait flou dans son esprit. Pourquoi Dieu lui infligeait-il une telle torture ? De plus, sa famille ne se trouvait pas dans le même cas. Pourtant, son père restait un assassin. Tous les enfants du suicide collectif devraient arpenter ce monde. Ceci ne trouvait pas de sens dans l'esprit pur de la rousse. « Je ne sais pas où nous devions nous trouver mais le fait est que ce monde n'est pas fait pour nous. Ici, chaque être bon peut tuer. Chaque âme devient vicieuse si elle ne s'attache pas à un espoir. Ce n'est pas le paradis, ce n'est pas l'enfer. C'est une prison qui échappe à tout ce qu'on peut lire dans les livres. » Elle semblait inquiète. Ses mots enterraient un peu plus sa foi en Dieu. Chacune de ses pensées l'éloignait un peu plus. Cet univers renversait même le plus fervent défenseur du bien. Il pouvait transformer la Bible en livre humoristique qu'on balance dans le bois pour faire du feu. Faith en restait de marbre, terrifier par l'idée que la foi la quitte.

Faith abordée de la question de la foi avec douceur. Déceler une once de bonheur pour se nourrir de cette dernière. Ezeckiel relevait la plus grande qualité de l'Homme, détruire tout ce qu'il touchait. L'humain se voulait égoïste par nature, personne n'y faisait exception. La nature, le monde et finalement, l'Homme lui-même se détruisait au fil des siècles mais se discourt provoquaient des nausées à la jeune femme. Ses mots qui se trouvaient être à l'origine de sa mort. La promesse d'un monde meilleur où l'humain ne laissait pas de déchets. Elle grimaçait avant de détourner le regard. « Nous sommes la cause de notre échec. Le résultat de nos ancêtres. Le respect n'est plus. L'Humanité ne sera que poussière quand l'Homme finira son œuvre. À moins que la nature décide de mettre fin au carnage avant cela. L'Homme a causé ma mort. J'en suis la première victime, la preuve vivante que nos âmes sont à jamais perdues. » Les sourires disparaissaient du visage de Faith pour afficher une neutralité pesante. Elle se sentait blessée. Tout son corps respirait la vengeance. La jeune femme pure en oubliait ses idéaux, elle mourrait pour des promesses erronées. Des mensonges divulgués du bout des lèvres dans une église remplie de fous.

Après un petit discourt sur la peur, Ezeckiel enchérissait en exposant la même vision. Cela arrachait un nouveau sourire à la jeune femme. Elle trouvait du bon en cet homme qui semblait écorché par la vie. Faith se sentait en sécurité dans cette pièce, en cette compagnie. Voilà le premier instant dans ce monde où elle abandonnait sa garde. Il lui tendait la main avant de l'inviter à danser avec lui à l'aide de questions plutôt bien placées. La religieuse lui adressait un sourire. Elle hésitait. Le contact d'un homme semblait une montagne pour cette femme pieuse mais rien ne l'interdisait. Seul le péché suprême de la chair se voyait être banni mais dans ce monde, plus rien ne semblait être mauvais. On pouvait divaguer à se noyer dans les péchés sans en trembler. Faith emboîtait sa main dans celle d'Ezeckiel avec un large sourire. « Je ne me suis donc pas trompée à votre sujet. Vous êtes courageux. Je pense que le vouvoiement commence à me taper sur le système alors, Ezeckiel, je serais ravie de partager cette danse en ta compagnie. » Elle souriait avant de tourner lentement sur elle-même. Ses cheveux dégageait un parfum de vanille malgré le manque de parfum dans son monde. Une odeur qui restait en elle. Faith profitait de ce moment en silence. Après quelques minutes, elle se mettait face à son interlocuteur en ramenant leur main face à eux. « Tu sens tout cela . C'est ce qui me tient en vie ici. C'est la réalité. Le seul sentiment qui t'empêche de devenir fou. » Elle plongeait ses yeux dans les siens, le regard plein d'espoir. Faith croyait en la bonté. Elle dépassait ses limites, brisait les barrières que ses parents imposaient. Si son père la voyait danser avec l'homme possédait, il en ferait un arrêt cardiaque. Elle s'en fichait royalement. Ezeckiel était quelqu'un de tout à fait respectable. Il semblait simplement perdu, effrayait. L'homme paraissait sage et respectueux.

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Ezeckiel Matthews
Ezeckiel Matthews

❝ tu viens pour ton châtiment alors ? ❞

✢ DENTS PERDUES : 667
☩ CERVELLES GAGNÉES : 2171
✢ ARRIVÉ AU PAYS LE : 27/07/2014
✢ PSEUDO : Jiji l'amoroso
✢ AVATAR : Dylan O'brien
✢ CREDITS : Wasteland et tumblr
✢ AGE DU PERSONNAGE : Vingt-deux ans
✢ JE SUIS : Tu donnes ta langue au chat ?
✢ DANS TES POCHES : Un sac à dos; un gilet; son arme.; la tasse ébréchée du chapelier.
✢ TA VIE : 100/100
✢ ANCIEN METIER : Ancien étudiant en psychologie
✢ LOCALISATION : Partout et nulle part à la fois, le chemin vers ces deux endroits sont divers et variés.
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«  Introduire une goutte d’anarchie, déranger l’ordre établi et tout devient brutalement... chaotique... »

✢ JE EST UN AUTRE : Jiji l'amoroso
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MessageSujet: Re: (Ezeckiel&Faith) Il y a là les murmures. Un soupir, l'aventure. Comme emmêlés les cerfs-volants. ( PNJ autorisé )   (Ezeckiel&Faith) Il y a là les murmures. Un soupir, l'aventure. Comme emmêlés les cerfs-volants. ( PNJ autorisé ) EmptyJeu 31 Juil - 23:10


 Il y a là les murmures. Un soupir, l'aventure. Comme emmêlés les cerfs-volants.  
Faith & Ezeckiel


Injustice. Le mot me fit tiqué. Elle pensait être dans la capacité de juger mon passé simplement en plongeant son regard dans le mien . Ce n'était pas un film romantique diffusé sur une chaîne câblée un dimanche pluvieux. Ma vie n'avait rien d'un film, d'une série ou même l'allure d'un prologue d'un roman. Sur le coup, je suis resté perplexe et je pensais lui dire qu'elle se trompait sur mon compte, qu'elle ne pouvait pas savoir, elle ne pouvait pas s'en douter, supposer ou même imaginer mes maux... Je n’eus pas le temps de lui dire qu'elle faisait erreur, malgré son grand cœur, il n'existait pas de solution pour mes peurs, mon cœur lui, fut crevé sans rancœur. Mon visage se décomposa comme un vulgaire éclat de verre dans les mains d'un maladroit, se briserait sur le sol où la mort était ancrée depuis des années. Elle ne s'arrêta pas là, elle disait être contre les pratiques que mon corps, que mon cœur et mon esprit avaient subi. Elle était contre ces pratiques, mais comment pouvait-elle savoir qui j'étais ? L’Église chrétienne extrémiste était discrète et savait parfaitement enterrer un secret comme un chasseur irait empailler un ours ardemment chassé. Elle avança d'un pas, j'étais incapable de reculer, d'agir et de comprendre comment c'était possible. Mon esprit s'embrouillait à mesure qu'elle s'expliquait et qu'elle avançait. Elle parlait de la population, elle était donc une habituée de ces endroits que j'avais voulu voir brûler, bien malgré moi. La demoiselle semblait vouloir m'aider, mais elle ne faisait que m'embrouiller au point de faire remonter des souvenirs que j'avais tenté de désespérément enfouir au plus profond de mon être. Il était trop tard, le sujet était évoqué et je ne pouvais plus le chasser de mon esprit, il était là. J'ai fermé les yeux, un instant, un bref instant qui me sembla durer une éternité, serrant les poings et respirant, comme n'importe quel être humain.


Cet instant fut bref, mais suffisant pour me remémorer mes erreurs passées et mon comportement qui avait dépassé les limites du raisonnable et pire encore, du pardonnable. Elle voulait m'aider, mais elle s'avançait dans un sujet qui allait me faire détester, un sujet qui était capable de me torturer et de m'éloigner de ce chemin de normalité que je tentais désespérément d'emprunter depuis ma mort. J'étais consumé par les remords et mes torts semblaient sans fins, je revoyais ces images, je revoyais cette souffrance, l'alcool dans le sang, ce sang qui n'arrêtait pas de couler sur mes mains abîmées, ces mains abîmées que j'avais empruntées pour enlacer ma sœur, fraîchement suicidée.« Mon histoire se chuchotait donc au sein de l'Église ? Comment ? » Je ne pouvais pas m'empêcher de m'interroger et personne n'était en droit de venir me reprocher de vouloir comprendre sans me méprendre. J'avais des théories, ma mère était probablement la cause de ces rumeurs sur mon sujet ou tout simplement le prêtre que j'avais violemment agressé et failli brûler suite à une nuit trop arrosée à discuter avec ma sœur, qui était mort, qui n'était pas là, ce n'était qu'un délire que désormais je voulais fuir. « J'ai souffert, mais vous êtes vous déjà demandé pourquoi j'ai connu un destin si grotesque et funeste ? Qui suis-je à vos yeux ? Un vulgaire gamin victime d'un exorcisme raté ? » Je n'étais pas violent, mes mots l'étaient, j'étais sincère et ils reflétaient ma vision des choses puisqu'à l'époque, je n'étais qu'un gamin violent qui refusais d'accepter la mort de sa jumelle qui avait protégé durant des années et qu'il avait finalement abandonné pour étudier, c'était pathétique, mais certainement pas tragique. Les tragédies connaissaient des héros, mon histoire n'en connaîtrait pas.



La terre, n'était pas faite pour accueillir toutes ces technologies que j'adorais manipuler dans le passé. Le feu sembla révolutionner la modernité, mais depuis des années, ce concept était archaïque et entraînait les moqueries de bas étages. Elle s'exprima sur son idée que n'importe quel être bon pouvait tuer, je ne voyais pas en quoi cet endroit influençait cela, la noirceur de l'être existé en chacun de nous, elle était tout simplement plus prononcée sur certains d'entre nous et rien de plus. Elle évoqua cette idée que je trouvais lassante, que ce n'était pas un paradis et encore moins l'enfer. En effet, puisque ces deux idées sont fausses et infondées, basées sur un livre qui ne faisait que vanter la vertu d'hommes dont la cupidité était avérée. La nature retrouvait ses droits, elle était la seule à pouvoir se vanter de détruire l'espèce humaine sans y perdre la vie, parce que mère nature était éternelle. Je ne croyais pas en Dieu, mais j'étais assez intelligent pour croire que la nature avait sa propre volonté et que même si toutes les catastrophes naturelles avaient une raison scientifique, la terre finirait tôt ou tard par se soulever et par engloutir tous ces faux martyrs. « Le paradis et l'enfer sont deux visions des choses bien trop abstraite, l'enfer des uns est le paradis des autres. Il est impossible de juger ce qui est bon ou mauvais en dehors de nos propres actes. » Par la suite elle expliqua que les hommes étaient les seuls coupables et qu'elle argumenta par son vécu, son histoire et peut-être ses déboires. Je ne connaissais que son nom et son nom, mais j'avais de la compassion, peut-être parce qu'elle avait un visage doux, ou peut-être parce qu'elle en avait pour moi. J'étais incapable de m'expliquer ou de me justifier, mais j'avais une compassion sans nom pour la demoiselle. L'homme était un enfoiré, j'en étais la preuve vivante. Elle était une victime, je ne savais pas en quoi, pourquoi ou comment, mais elle n'avait pas mérité son funeste destin, le mien était probablement différent du sien, mais je crois que les innocents sont les seuls à pouvoirs se comprendre. « Tout peut-être sauvé, il faut simplement savoir où regarder et surtout ne pas fermer les yeux de peur de s'égarer sur le chemin de la liberté. Une âme, n'est jamais perdue lorsqu'elle est attachée à des gens aimés. » Je serais incapable de me souvenir du nom de mes amies, mais je savais que fut un temps, où j'étais apprécié et aimé. Personne n'est jamais seul, jamais.




Elle me tendit sa main, elle sembla hésiter, mais cette sensation ne perdurera pas et je n'allais pas l'obliger à accepter ma proposition. C'était simplement une demande, ce n'était pas une obligation, j'étais tenace, mais certainement pas une menace. Elle pouvait se contenter de refuser ou d'accepter simplement par politesse, mais cela serait également une démonstration de sa faiblesse, mais je m'en fichais de la faiblesse, ce n'était rien, rien de malsain et je n'étais pas un vaurien. Sa main effleura la mienne, puis la serra. En effet, c'était agréable de sentir une peau douce frôler la mienne, elle avait la main abîmée, mais cela ne semblait pas me perturber tellement les miennes devaient être écorchées. Elle me fit sourire à mon tour et même rire de bon cœur et avec bonheur, elle fut franche et mettait un terme au vouvoiement que je trouvais grotesque de toute manière, je préférais tutoyer, et cela depuis ma plus tendre enfance. « Je crois qu'il faut plus de courage pour accepter que pour demander. J'approuve, je n'aime pas vouvoyer et visiblement toi et moi, avons le même âge, ça serait se donner des rides en avance. » C'était probablement ironique de dire cela, puisque la conversation était philosophique depuis le début et qu'elle abordait des sujets comme la vie, et ce n'était qu'un exemple parmi de nombreux autres. Elle sentait bon, elle avait un joli sourire et une joie de vivre que je ne pouvais qu'envier et admirer. Le courage se définissait dans les moments de peur, elle était probablement la seule à connaître le sens du courage dans ce monde de fous. Plusieurs minutes passèrent, des secondes et des microsecondes. Je n'ai pas compté, pour une fois depuis des mois, j'ai apprécié l'instant présent sans me soucier de mes erreurs et de mon passé. Elle relança la conversation la première, elle ancra son regard dans le mien, elle avait des yeux brillants même si c'était probablement le reflet de la blancheur de cette pièce. « Je crois que ta, que notre, réalité est altéré et que discerner la folie est voué à l'échec. J'aime beaucoup ta vision de la réalité, c'est plutôt agréable comme endroit, je trouve toujours ça morbide et lugubre, mais il faut bien avouer qu'il y a un charme bien caché. » Il fallait oser le chercher, et j'ai osé.




electric bird.
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Faith Becker
Faith Becker

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✢ PSEUDO : Little Wolf
✢ AVATAR : Dasha Sidorchuk
✢ CREDITS : Dreamy et Tumblr.
✢ AGE DU PERSONNAGE : 24 ans
✢ JE SUIS : le lapin blanc aux grandes oreilles.
✢ DANS TES POCHES : Elle n'en a pas. C'est pas très malin de mourir en robe !
✢ TA VIE : 100/100
✢ ANCIEN METIER : Etudiante en droit. Elle souhaitait faire justice et défendre les causes perdues.
✢ LOCALISATION : Au fond d'un trou, au bord du gouffre. Seule dans tout les cas.
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Elle te tendrait la main en te faisant de douces promesses. Petite idiote au regard félin, elle ne cesserait de chercher le bonheur. En se mordant la lèvre, elle te raconterait que sa nouvelle vie l’attend. Douce fleur naïve qui pense que la mort la rend libre. Elle voyait son reflet dans leurs yeux, sentait encore le contact physique dans ses rêves. Elle ne pense qu'à eux, ses hommes qui ont bousculés ses croyances. Un père, un ami. La colombe devrait pourtant se méfier de l'inconnu.

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Faizeckiel and Fainiall. What else ?

Spoiler:
 

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Ezeckiel ∞ Faith
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Elle se lançait dans l'inconnu. Dans les douleurs d'une personne qu'elle ne connaissait pas. Faith faisait sûrement fausse route mais il était déjà trop tard, les mots dépassaient sa pensée. Réveiller ses souvenirs, ses douleurs. La rousse ne remarquait pas le piège. Elle tombait dedans la tête la première. Après son effusion de pitié, Ezeckiel semblait se refermer sur lui-même. La religieuse ne voulait pas le blesser, simplement dire qu'elle pouvait avoir la foi et ne pas approuver ces absurdités. Elle se faisait toute petite, gênée d'avoir lancé cette bombe. Son interlocuteur la questionnait d'abord sur les paroles de la paroisse. Elle se pinçait les lèvres avant de répondre en toute franchise. « Votre photo passait de mains en mains. Ils disaient que le diable parcourait vos entrailles. Ils faisaient des prières pour que la mort vous emporte. L'euphorie d'avoir un cas unique je suppose. Je ne comprenais pas, nous qui défendons les causes perdues. Mais ils sont tous des assassins. Chacun d'entre eux. » Elle fronçait les sourcils en faisant le rapprochement. Au final, ils tuaient leurs enfants le soir de la mort de Faith. La rousse se sentait en colère. Tout ceci ne rimait à rien. Elle ne voulait pas défendre des hypocrites, même si cela voulait dire qu'elle crachait sur sa propre famille. Ezeckiel continuait avec des mots qui devenaient assassins. La conversation devenait bien trop personnelle. Les yeux de la religieuse s’humidifiaient. Elle se contenait pour ne pas s'écrouler. Faire du mal à cet homme devenait un crève cœur. Il pensait que Faith agissait par pitié, une chose complètement fausse. Elle fronçait à nouveau les sourcils, regardant l'homme avec beaucoup de douceur. Faisant un pas en arrière, Faith s'exprimait avec sincérité. Sa voix se haussait pour se faire comprendre. « Bien sûr, je me suis demandée ce qui était l'objet de vos tourments monsieur Matthews. J'ai prié pour vous quand mon père me disait que le démon ne pouvait pas vous quitter. Je ne prie pas pour ce grotesque mensonge mais pour que votre peine s'évapore. » Elle s’agaçait, blessée qu'il puisse penser de telles choses. « Si vous étiez un vulgaire gamin exorcisé, je ne prendrais pas la peine de me dévoiler à vous. J'aurais pu me taire et faire comme si vous étiez un inconnu. Je ne veux pas ! Vous êtes une âme en peine. Fascinante personne qui se trompe à mon sujet. » Elle lui tournait le dos quelques secondes pour reprendre son calme avant de lui faire à nouveau face en prenant une grande inspiration. « Je ne voulais pas vous blesser. Si c'est le cas, veuillez accepter mes sincères excuses. Je n'en parlerai plus. » Faith semblait vidée. La joie disparaissait dans son regard désabusé. Elle s'en voulait. Ezeckiel ne méritait pas de revivre sa mort à travers les mots de la jeune femme. Silencieuse, elle quittait son regard. La honte, voilà ce qu'elle ressentait.

Les murs blancs se fondaient sous les yeux de la jeune femme qui continuait son discours sur ce monde grotesque. Elle partageait cette vision personnelle, un bout d'intimité que personne ne lui connaissait. Ezeckiel répliquait négativement, ce qui faisait sourire la gamine. Ils ne pouvaient pas avoir les mêmes visions sans avoir le même vécu. L'homme connaissait la souffrance, la folie. La belle colombe ne parcourait que le bonheur dans sa vie. Elle ne pouvait pas être objective. « Ce n'est pas faux. Néanmoins, si on voulait chercher la petite bête, les limbes de l'enfer sont faites de lave. Enfin, un truc du genre. » Elle gloussait. Faith le taquinait. Après tout, la religieuse ne se trouvait pas fermée au dialogue et à de nouvelles idées. Elle enchaînait sur le sujet de l'humanité en relatant sa mort dans son esprit tourmenté. Son visage se voulait plus sombre et le point de vue du beau brin venait à faire soupirer la rousse. L'amour n'empêchait pas la destruction. Bien au contraire. Avec une voix douce, Faith haussait les sourcils avant de prendre la parole. « L'amour et les sentiments n'ont rien à faire le dedans. Au contraire, c'est un poison. Les meurtres sont souvent commis par amour ou haine. Par vengeance. Les attentats pour l'amour de Dieu. Si les sentiments sauvaient le monde, mon père ne serait qu'un idiot sans cœur. » Elle soupirait à nouveau avant de parcourir la salle du regard. La beauté du lieu la relaxait. Après tout, ce lieu restait son sanctuaire à partir d'Aujourd'hui. Repenser à son père, invoquer les puissances de l'amour. Tout ceci devenait bien trop gros pour elle. Son affection ne la sauvait pas de la mort. Au contraire, il l'enfonçait tandis que le poison coulait dans ses veines. Le père Becker voulait simplement un monde meilleur pour elle car il l'aimait.

Ses rires résonnaient dans la pièce. Ezeckiel baissait à son tour la garde tandis que la religieuse acceptait sa demande. Mains dans la main, il répondait avec humour à la fin de ce vouvoiement. Elle lui adressait un sourire avant de glousser timidement. « C'est sûr mais j'ai du mal à me détacher des vieilles habitudes. Surtout avec les hommes. Je sais, c'est complètement stupide et démodé. » Elle rougissait. Faith savait que ce monde ne faisait pas dans la politesse et n'attendait pas qu'on explore nos valeurs. Elle devait grandir, prendre de l'assurance et s'adapter à ce monde. Pour survivre. Pour trouver une certaine stabilité. La belle rousse stoppait la danse sans lâcher les mains de l'homme. Elle lui adressait des mots, des perches pour trouver le bonheur. Ezeckiel ne tardait pas à répondre en concluant finalement que le moment semblait agréable même si leur vision s'en trouvait altérée. Elle ne quittait pas ses yeux, nageant dans son regard comme un poison dans l'eau. Leurs mains liées et les coudes collés, elle tournait lentement face à lui avec un sourire taquin. « On s'en contre fiche d'être fou finalement. Si c'est le cas, j'aime la folie de ce moment. La nuit peut tomber à tout moment. À ce moment-là, nous retournerons à notre survie et nous serons seuls. Ce moment hantera nos pensées. Il sera présent. C'est ça qui est important, de se rappeler qu'on peut trouver de la joie dans ce monde. » Ils ne cessaient de tourner alors que le ventre de la jeune femme se serrait à l'idée de se retrouver seule dehors. Elle détestait ça. Cette sensation constante d'abandon. Elle profitait de cet instant même si le corps d’Ezeckiel se trouvait bien trop près du sien. C'était son choix, personne ne la forçait. Elle appréciait cette présence. Faith se demandait si c'était simplement lui ou si ce monde effaçait sa crainte des hommes mais elle ne souhaitait pas connaître la réponse. « Tout ceci est si... vrai. Si cela se trouve, le temps se joue de nous. Tu n'es peut-être pas réel. Pourtant je sens tes mains et ton souffle. » Elle doutait de tout cela. Ce monde ne laissait pas autant de temps au bonheur. La jeune femme continuait à tourner, examinant le visage d'Ezeckiel avec minutie. Après tout, tout ceci pouvait être une hallucination bien rodée pour la torturer un peu plus.

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 Il y a là les murmures. Un soupir, l'aventure. Comme emmêlés les cerfs-volants.  
Faith & Ezeckiel


Une vulgaire photo de moi, pendant mon être et mon âme se résumèrent à une photo qui passait dans la main de religieux et autres fils de Dieu. Je n'étais rien de plus pour ces gens, j'étais l'enfant possédé qui ne pouvait plus être sauvé et qui devrait être achevé pour connaître le salut éternel. Je détestais la religion, j'avais voulu voir ces gens morts, j'avais failli brûler une église et ma colère s'exprima sur un curé. Je pensais que ces gens ne me rendraient pas cette haine, finalement l'église était dans l'incapacité de suivre ses propres principes, ils prétendaient vouloir aider les malheureux, mais ils ne faisaient que se vanter d'une charité consumée par le vice qu'était la cupidité. Ils rêvaient de me voir mort et finalement c'était arrivé, comme quoi je ne pouvais pas gagner, même avec de la bonne volonté et un esprit dépravé – et pas possédé, - j'étais condamné à perdre contre eux. J'ai perdu, je suis mort aujourd'hui et eux ils doivent jouir d'avoir tué un cas « unique ». J'étais une lubie d'une journée, un plaisir d'un soir qui était bon à jeter comme un vulgaire mouchoir en tissu. Faith semblait prendre mon parti et me soutenait, elle ne m'avait pas caché qu'elle fut à leurs côtés, je préférais ignorer le contexte, la raison de son approbation à l'Église catholique, mais elle devait croire en eux, je ne pouvais pas la blâmer de croire en quelque chose. Nous avons tous besoin de croire pour résister et ne pas sombrer dans le chaos, j'ai arrêté de croire, puis j'ai sombré. « J'espère que les paroissiens se sont bien délecté de mon malheur, ces révélations ne font que prouver que même malheureux, je vaux mieux qu'eux. » Je détestais l'église et je ne voulais pas m'en cacher, je refusais d'assister à une messe ou même de pénétrer dans une église si ce n'est pour la voir s’effondrer sous le poids de ses mensonges.


Je ne pouvais pas en parler sans être offensant ou blessant, ma haine était toujours là, bien enfoui, mais la haine était toujours là en train d'attendre de pouvoir une nouvelle fois me posséder et me dévorer, mais cette fois, elle comptait bien y parvenir. Je ne voulais pas la blesser et encore moins lui dire de s'en aller de par mes mots, mais c'était plus fort que moi et je ne pouvais pas rester calme sur ce sujet, j'étais devenu un spectacle pour ces gens, et personne ne daigna se révolter pour venir m'aider. Je n'étais pas surpris, mais cela ne faisait que prouver mes dires et me pousser à détester ces derniers, encore plus que cela n'était imaginable. Probablement que le son de voix ne faisait que pousser la demoiselle à ravaler ses paroles, pourtant sa voix était toujours que douceur dans cette apesanteur. J'en savais un peu plus sur elle, elle avait un père, un luxe dont je ne pouvais pas me vanter et que je n'allais néanmoins pas envier puisque pour moi, c'était comme chercher quelqu'un qui n'existait plus. Elle avait du caractère et elle semblait plutôt résigné à me rembarrer. La demoiselle me tourna le dos un instant, ma bouche s'entrouvrit, ma main se leva légèrement en avant pour lui dire de ne pas s'en aller, mais ce bref instant s'envola en voyant que, de nouveau, elle se détournait pour me regarder et continuer à me parler. Elle était blessée, ce n'était pas mon but, je ne supportais pas de blesser ceux qui ne voulaient que m'aider. Elle s'excusait, probablement que je devrais en faire de même, peut-être que je devrais m'expliquer ou tout simplement : je devrais m'en aller. Je ne savais pas si je devais parler ou me taire, je n'étais pas d'un naturel renfermer, parler semblait donc s'imposer. « Ne vous excusez pas, vous n'êtes en aucun cas responsable des actes de l'église et encore moins de mes erreurs ou de mes malheurs. Je ne voulais pas vous blessez, pas plus que j'étais possédé. La peine fait partie de la vie mademoiselle Becker, elle s'est évaporée, mais cela n'est qu'une question de temps avant de la voir de nouveau émerger. J'ai avancé depuis ce tragique accident, toutes ces histoires sont derrières moi, j'espère oublier. » L'oublie était un cadeau dont je ne pouvais pas profiter, donc je ne pouvais plus profiter. Oublier était impossible, ces souvenirs étaient ancrés en moi, ils revenaient à la surface sans me demander mon avis. Des moments de ma vie me furent retirés, il était trop tard pour les récupérer, mais j'étais condamner à me rappeler de ces moments, où je n'étais que spectateur et non plus acteur de cette vie qui avait des doux air de mélancolie.

L'enfer était la vie, et le paradis était la mort . Je ne savais plus, j'ai longtemps cru que la vie était faite pour être vécue, désormais j'étais mort et je n'y arrivais plus. Mon bonheur était mort en même temps que ma joie de vivre, ma sœur avait tout emporté en se suicidant, en me laissant, en me condamnant à un destin plus funeste encore. Je ne croyais plus en cette simplicité, durant des années je n'avais vu que le bonheur du monde des vivants, désormais je voyais ses malheurs et sa noirceur. Je souriais et acquiesçais d'un simple geste de la tête. Elle avait raison, l'enfer avait bien des noms et de nombreuses descriptions qui variaient en fonction des croyances et des individus. Je n'avais rien de plus à rajouter, elle avait tout à fait raison et je n'avais pas envie de contredire ses dires, tellement j'approuvais ses derniers. Néanmoins, je n'étais pas d'accord avec elle, enfin pas totalement pour ce qui était des sentiments. Les sentiments étaient un crève cœur qui ferait mal sans jamais se demander où se trouvaient les limites d'un cœur fragile, mais sans ces émotions, nous ne serions que des vauriens et je n'étais pas cela, j'avais des émotions, ces dernières étaient souvent en ébullition, mais jamais je ne renoncerais à ces émotions. Elle semblait évoquer son passé, son père et je ne comprenais pas où elle venait en venir. Cela était probablement lié à sa mort et à destin qui peut-être, n'était pas plus rose que fut le mien. Elle semblait éprouver de la rage, de hargne à l'égard de son père, j'ignorais pourquoi, mais cela se dégageait de ses mots. « Votre cœur semble amoché. Il fut brisé par ces sentiments et cet amour que vous semblez ne pas apprécier ? » Je n'attendais pas une réponse précise, ni même une explication, mais elle connaissait mon histoire, j'étais curieux de savoir qui était Faith Becker avant toute cette folie.

Le vouvoiement fut abandonné, j'en étais plutôt heureux, je trouvais que la discussion sonnait fausse de par ce choix, je n'aimais pas vouvoyer, cela ne me ressemblait pas et ça donnait une image fausse de moi. Elle, en tout cas, semblait avoir l'habitude de vouvoyer, elle le laissait sous-entendre en tout cas. Sa vertu semblait être extrêmement, me décrire comme un homme alors que j'avais un visage de gamin et l'esprit d'un homme, cela me fit doucement rire. Je penchais légèrement la tête en haussant les épaules, elle avait raison, c'était démodé et clairement digne des temps moyenâgeux, mais c'était en elle, elle ne semblait pas jouer un rôle et elle croyait sincèrement en ce qu'elle faisait.« Je n'ai jamais été à la mode, et je crois que de toute manière, ici, c'est difficile de savoir ce qui est démodé ou non. Mieux vaux agir pour soi que pour les regards des autres. » Elle pouvait me vouvoyer si elle le souhaitait vraiment, je respecterais ses principes et je n'allais pas aller à l'encontre de ce qu'elle pensait être la politesse. J'étais d'un naturel ouvert, bavard et tactile, clairement pas prude et coincé, mais c'était dans ma nature et j'acceptais celle des autres.

Le contact se prolongeait, les yeux continuaient de s'épier comme s'ils ne savaient plus où regarder. C'était agréable de sentir quelqu'un contre soi, je ne me rappelais plus la dernière fois que j'avais touché un être humain sans avoir de l'alcool dans les veines. Cela remontait peut-être à la mort de ma sœur, mon dernier véritable contact humain désiré fut celui avec le macchabée de ma sœur, c'était triste. Faith parlait déjà de partir, je ne voulais pas partir, mais cela ne tarderait pas à arriver, tôt ou tard ce pays allait nous rattraper et allait tenter de nous purifier à coup de tasse et de thé. « Tu penses déjà à t'en aller ? Je préfère ne pas y penser. Avant aujourd'hui, je pensais que la joie était morte et que nous étions condamnés à nous battre sans jamais profiter d'un instant de répit. Je suis heureux d'avoir eu tort et de m'apercevoir que tout n'est pas que mort ici, des gens comme toi ont encore la force de vivre, j'admire ta force. » J'allais retrouver la mienne, peu à peu. Elle me fit rire en déclarant que tout cela n'était peut-être qu'une illusion et que le temps se jouait de nous. Elle émit l'hypothèse que je n'étais peut-être pas réel, c'était drôle de me dire ça alors que j'étais clairement en train de danser avec elle et de lui parler... Je repensais à quand je revoyais ma sœur et que je croyais pouvoir l'écouter, pas une seule fois je n'avais essayé de la toucher de peur de la voir s'en aller, ou alors mon esprit avait refoulé ces moments de désespoir. « Le temps a déjà trop joué, pour une fois il pourrait nous laisser gagner et se la fermer. Tu peux choisir ce qui est réel pour toi, il est tout simplement difficile après d'abandonner ses fantasmes pour retourner à la réalité. » Je parlais par expérience, mon retour à la réalité fut synonyme de mort et d'exorcisme, je n'étais pas le meilleur exemple possible. « Si je suis une illusion, ce monde et lui aussi une contrefaçon, mais si vraiment j'en suis une, alors tu pourras oublier cet instant. Je ne suis pas ici pour te torturer, j'ai tout simplement poussé une porte sans frapper. » Finalement, l'humour revenait, lentement, mais sûrement, il se pointait.





electric bird.
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Faith Becker
Faith Becker

❝ le pays des merveilles reste amoché dans ton coeur ❞

✢ DENTS PERDUES : 931
☩ CERVELLES GAGNÉES : 2493
✢ ARRIVÉ AU PAYS LE : 23/07/2014
✢ PSEUDO : Little Wolf
✢ AVATAR : Dasha Sidorchuk
✢ CREDITS : Dreamy et Tumblr.
✢ AGE DU PERSONNAGE : 24 ans
✢ JE SUIS : le lapin blanc aux grandes oreilles.
✢ DANS TES POCHES : Elle n'en a pas. C'est pas très malin de mourir en robe !
✢ TA VIE : 100/100
✢ ANCIEN METIER : Etudiante en droit. Elle souhaitait faire justice et défendre les causes perdues.
✢ LOCALISATION : Au fond d'un trou, au bord du gouffre. Seule dans tout les cas.
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Elle te tendrait la main en te faisant de douces promesses. Petite idiote au regard félin, elle ne cesserait de chercher le bonheur. En se mordant la lèvre, elle te raconterait que sa nouvelle vie l’attend. Douce fleur naïve qui pense que la mort la rend libre. Elle voyait son reflet dans leurs yeux, sentait encore le contact physique dans ses rêves. Elle ne pense qu'à eux, ses hommes qui ont bousculés ses croyances. Un père, un ami. La colombe devrait pourtant se méfier de l'inconnu.

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Faizeckiel and Fainiall. What else ?

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✢ JE EST UN AUTRE : SexyNono !
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Ezeckiel ∞ Faith
Il y a là les murmures. Un soupir, l'aventure. Comme emmêlés les cerfs-volants.


Rester muette face à ce spectacle, ne pas prendre parti. Cela devenait impossible pour la gamine aux cheveux de feu. Elle ne pouvait pas rester insensible à cette punition, à cette erreur de jugement. Faith Croyait en dieu mais cela dépassait toutes les fidélités. Un berceau de mensonge qui empoisonnait les idées des fidèles. Aucun démon ne s'emprisonnait dans un corps, nous n'étions pas dans des mauvais films d'horreur. Dans les anciens temps, soit, mais la fiction ne trouvait plus sa place dans un monde où la pomme dominait le monde du mobile. Ezeckiel répondait en maudissant la paroisse qui se trouvait être la famille de la religieuse. Elle ne bronchait pas. Comment pardonner ses comportements, ce manque de discernement. Faith lui adressait un simple sourire. Naturel et tellement sincère. Réconfortant. Enivrant. Une mimique qui s'accrochait à vos souvenirs. « Vous savez, ses gens pensent encore que le feu se fait avec deux pierres. Je pense qu'ils sont malheureux tout autant que vous le soyez. Je l'ai été. Prisonnière de ses règles qu'on me dictait. Incapable de penser par moi-même. Alors finalement, je ne sais pas qui est le plus à plaindre. » Elle voulait le prendre dans ses bras pour lui dire que tout était fini mais cette proximité lui semblait trop intime. Son sourire accroché à son doux minois, elle ne pouvait que compatir. Elle sentait cette douleur, cette souffrance qu'Ezeckiel transportait dans ses mots. Il détestait ces personnes qui éduquaient la jeune rousse. C'était tout à son honneur. Elle ne pouvait se défaire de son passé, abandonner ses convictions mais à présent, Faith possédait le droit à la parole. Le droit de s'exprimer sans craindre les regards noirs de ses congénères. Elle pouvait apprécier l'homme habitait par le diable. D'ailleurs, la religieuse ne s'en privait pas. Le brun devançait sa réputation. Un être charmant qui se montrait tellement attachant. Si elle le pouvait, Faith le protégerait de tous ses malheurs. Elle voulait extraire cette douleur qui rongeait son âme. L'apaiser. Lui donner une nouvelle chance d'aimer la vie.

Alors qu'elle se décomposait sous ses yeux après des plates excuses, Faith voulait s'accrochait à l'espoir qu'il n'allait pas fuir. Ezeckiel se trouvait en droit de l'abandonner. Après tout, elle faisait partie de ces personnes qu'il haïssait. Elle ne possédait aucun droit sur lui, l'homme ne lui devait rien. Au contraire, la religieuse se taisait quand la rumeur se propageait. Dans un sens, elle faisait partie des coupables de sa mort. Cette pensée l'horrifiait. Elle voulait revenir en arrière et sauver l'homme. Lui apporter le réconfort. Tout ceci semblait bien trop pesant pour la belle rousse. Son interlocuteur calmait le jeu avant d'entamer un sujet complexe. L'oubli. Tout le monde pensait que l'amnésie semblait une solution enviable. Au contraire. Faith fronçait légèrement les sourcils avant de prendre la parole avec toute la douceur qui la caractérisait. « Oublier voudrait dire que cela n'a servi à rien. Que vous êtes mort sans aucune leçon à retenir. Il faut tirer des conclusions de ses erreurs comme de celles des autres. Il faut grandir avec ses boulets. Ses bagages. Monsieur Matthews, vous ne seriez pas le même homme si votre esprit n'aurait pas fait une rupture avec la réalité. Peut-être que le malheur vous semble insurmontable mais quand le bonheur se présentera à vous, il n'en sera que plus beau. Plus enrichissant. Il vous aspirera dans une soif de vivre que vous semblait avoir perdu. Quand ce sera le cas, n'hésitez pas à me retrouver. J'aimerais partager cette renaissance pour découvrir votre beau sourire. » Elle adoucissait son regard. La jeune femme semblait sincère, complètement inspirée par la situation. Comment ne pas se sentir concernée par le sort d'une âme égarée. Lui souhaiter le bonheur se trouvait être la meilleure chose à faire.

Les sentiments. Une chose fictive que la belle rousse reniait depuis sa mort. Elle lui en voulait. Cet homme qu'elle admirait depuis ses premiers pas. Ce doux père qui ne cessait de se consacrer à sa fille. Il possédait l'amour, elle n'en doutait pas mais peut-être que celui-ci perdait de la pureté au fil des années. Comment pouvait-il écoutait un inconnu qui dictait la mort et sacrifiait la chair de sa chair. Ezeckiel semblait perplexe face aux mots de la religieuse. Elle se pinçait les lèvres, incapable de contenir ses émotions. Serrant les poings, Faith détournait le regard pour que son interlocuteur ne puisse pas admirer la noirceur dans son regard. « Mon cœur a toujours été un organe prisonnier de cette paroisse. Les effusions d'amours ne se trouvaient jamais au programme. Pourtant, je pensais qu'il m'aimait. Peut-être que comme les fleurs, l'amour se fane au fil du temps. » Elle n'en dévoilait pas trop. Cette sensation de mal être la rongeait. Faith semblait reprendre le dessus sur ses émotions. Il fallait qu'elle avance, qu'elle oublie cette ancienne vie qui se noyait dans le mensonge. La jeune femme ne voulait pas se lamenter, après tout, sa mort semblait tellement ridicule.

Le vouvoiement abandonnait la conversation. Ce dernier faussait souvent les jugements. La deuxième personne du pluriel rendait un être plus noble, plus honorable. Elle s'utilisait pour les rois, les grands seigneurs de l'ancien monde. Un rang de la haute société, une sensation de domination. Faith vouvoyait ses parents depuis l'enfance. Elle leur devait la soumission, l’obéissance. La reconnaissance. Une admiration sans limite. Ils représentaient la supériorité, l'accomplissement d'une vie pieuse. Le fait d’utiliser le vouvoiement ne renforçait que ses convictions auxquelles les Becker semblaient attachés. Faith devait accorder ce style de vie pour son futur mari, utilisé la deuxième personne du pluriel pour montrer sa domination. Du moins, elle y comptait de son vivant. La mort changeait son point de vue. Ezeckiel commentait les paroles de la religieuse avec convictions. Elle gloussait avant d'arquer un sourcil. « Je me fiche du regard des autres mais te forcer à me vouvoyer semble assez déplacé. Après tout, nous sommes égaux. A moins que tu ne sois le fils caché d'un roi . » Elle continuait de glousser. La belle rousse se découvrait à travers leurs conversations. Ce regard taquin, ses paroles pleines de jeux. Faith grandissait à vue d’œil. Elle s'en trouvait déstabilisée mais ne laissait rien paraître.

Ils dansaient. Yeux dans les yeux. Mains dans la main. Au rythme de leurs battements de cœur incessant. Cela prouvait qu'ils étaient en vie. Elle se sentait bien, légère comme une feuille. La religieuse parlait de partir, de retourner dans ce monde hostile. Ezeckiel ne tardait pas à appuyer le fait qu'il découvrait enfin de la réalité dans tout ce malheur. Elle ne pouvait s’empêcher de sourire. La religieuse pouvait lui administrer des moments de bonheur, de flottement. Elle pouvait décrocher ce sourire enfantin qui lui allait si bien. La belle rousse se sentait chanceuse de procurer cette sensation. Elle ne quittait pas ses yeux, elle n'en voyait pas l’intérêt. Après tout, ils profitaient de l'instant. « Je suis contente que tu y trouves ton plaisir. Je suis contente de participer à cela mais je ne suis pas forte. J'essaie simplement de rendre ton monde plus beau comme j'essaie de m'en convaincre. Ainsi, quand je dormirai à même le sol dans des feuillages, je ne pourrais m'empêcher de sourire en repensant à ton visage. Tu sembles tellement serein, le contraire de ton état quand tu es rentré dans cette pièce. » Elle lui adressait un sourire en penchant la tête. La gentillesse incarnée. L'innocence de belles paroles. Faith savait manier la langue, jouant avec poésie pour tirer son épingle du jeu. Ezeckiel répondait à la peur de Faith, l'angoisse qu'il ne soit pas réel. Ses paroles semblaient conforter la belle rousse. Elle se laissait rire à ses derniers mots. Passant son index le long du nez de son interlocuteur comme pour découvrir une nouvelle sensation, elle fronçait les sourcils en rigolant. « L'homme qui poussait la porte sans frapper à faire un bon choix. J'ai décidé que cette danse serait réelle. Je sens la chaleur de ta peau, je vois les émotions se nicher dans tes yeux. » Elle caressait sa joue avant de lui donner une légère tape qui possédait la douceur d'une caresse assénée de ses mains écorchées par la survie. « Tu es là. En chair et en os. C'est bizarre. Tu es la première personne de ce monde qui semble si différente de moi mais pourtant si proche. Tu vaux la peine de se battre. Monsieur qui poussait la porte sans frapper, vous êtes une agréable rencontre. » Elle dégageait sa main par respect. Si Faith le pouvait, elle toucherait chaque parcelle de son corps pour garantir l’authenticité du moment. Elle voulait garder ce souvenir en mémoire comme un calmant à ses démons. Un rappelle que tout n'était pas si moche.


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Ezeckiel Matthews
Ezeckiel Matthews

❝ tu viens pour ton châtiment alors ? ❞

✢ DENTS PERDUES : 667
☩ CERVELLES GAGNÉES : 2171
✢ ARRIVÉ AU PAYS LE : 27/07/2014
✢ PSEUDO : Jiji l'amoroso
✢ AVATAR : Dylan O'brien
✢ CREDITS : Wasteland et tumblr
✢ AGE DU PERSONNAGE : Vingt-deux ans
✢ JE SUIS : Tu donnes ta langue au chat ?
✢ DANS TES POCHES : Un sac à dos; un gilet; son arme.; la tasse ébréchée du chapelier.
✢ TA VIE : 100/100
✢ ANCIEN METIER : Ancien étudiant en psychologie
✢ LOCALISATION : Partout et nulle part à la fois, le chemin vers ces deux endroits sont divers et variés.
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«  Introduire une goutte d’anarchie, déranger l’ordre établi et tout devient brutalement... chaotique... »

✢ JE EST UN AUTRE : Jiji l'amoroso
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 Il y a là les murmures. Un soupir, l'aventure. Comme emmêlés les cerfs-volants.  
Faith & Ezeckiel



Je n'avais jamais douté de mes émotions et de mes passions et ma haine de l'église était une passion, cette passion dévorante qui m'avait consumé et qui ne fut que la victime de mes obsessions et de mon malheur. Ces révélations n'étaient qu'une raison de plus pour détester ces derniers, la cerise sur le gâteau comme diraient les gens normaux. Faith s'exprima, elle ne semblait pas s'opposer à mes idées et mes pensées, elle m'approuvait, sans pour autant dire que j'avais totalement raison. Elle se demandait qui était le plus à plaindre... Je n'avais pas la réponse, mais sa question était justifiée. Qui était les malheurs ? Les ignorants ou les ignorés ? J'étais incapable d'en juger, puisque j'ai fait partie des ignorés, des parias et des judas. Je voyais où la rousse voulait en venir, mais pour moi, nous étions les victimes de ce jeu endiablé qu'était celui des messes, des prières et autres conneries dont l'église aimait se délecter et encore plus, dont elle aimait se vanter pour se désigner comme étant noble et digne d'être approuvé. Depuis des siècles, l'église possédait un contrôle sur la population, sur le quotidien et même si cela ne semblait pas possible c'était le cas. Le calendrier, cette connerie était conditionné pour les petits chrétiens et autres gamins de la chasteté. L'église était ignorante alors qu'elle se disait clairvoyante, mais je réfutais l'idée de plaindre ces derniers, ils ne méritaient pas ma pitié ou ma compassion, et ils méritaient encore moins celle de la jeune demoiselle qui se tenait à mes côtés. Elle était peut-être trop attachée à ces gens, qu'elle était toujours prisonnière, je l'étais encore, plus jamais je ne serais libre, ces gens avaient contrôlé ma vie et ils contrôleraient ma mort, j'en avais la certitude, les doutes s'étaient évaporés, évadés. «Vous avez été prisonnière de gens à l'esprit fermé et aux règles qui ne cessent de me dépiter. Je pense que ces gens sont fermés et qu'ils ne pourront jamais aider les âmes innocentes, puisqu'ils sont persuadés, lorsqu'ils se regardent dans la glace, qu'ils sont innocents eux-mêmes. Mais vous vous êtes libérés ? » Ma question revenait à mon idée de savoir si nous étions libres même dans notre mort, ou bien condamné à supporter le poids des religieux jusqu'à la fin des temps. C'était peut-être ça, la désolation éternelle qu'ils promettaient aux damnés et autres vicieux qui avaient osé briser les chaînes de cette hiérarchie brisée.

Oublier, c'était la seule solution que je trouvais judicieuse et même si elle était loin d'être audacieuse, je préférais essayer plutôt que de ruminer, encore et encore sans jamais oublier et finir par me suicider dans ma propre mort. C'était déprimant d'envisager de se tuer une seconde fois, c'était sans doute réservé à ceux qui n'avaient plus la foi, une chance pour moi, puisque cette dernière était face à moi. Faith pensait qu'oublier ne permettait pas de tirer des leçons de ses actes... J'ai retenu des leçons, mais pour pouvoir de nouveau changer, je voulais oublier. Si je laissais mes souvenirs reprennent le dessus, si je cherchais à expliquer mes actes, je laisserais ces derniers me brûler et me détruire et je risquerai probablement de redevenir ce monstre, sans âme ni passion, que j'avais été durant un temps limité, mais que j'ai été et cela était déjà trop. La rousse espérait me voir de nouveau sourire, probablement rire et ne plus avoir ce sourire brisé qui semblait m'accompagner depuis un temps indéterminé. L'innocente ne devait pas imaginer des bagages que je traînais comme des boulets, je voulais les renier, les voir s'envoler et ne plus jamais devoir supporter le poids de ma culpabilité. Je voulais oublier, cela n'avait rien de majestueux ni de glorieux, mais c'était la seule manière de voir mes démons se noyer, je voulais avancer, oublier était chose peu aisée, mais je n'avais plus la force d'affronter. Faith et moi n'étions pas d'accord, nos deux esprits étaient opposés, mais pourtant nous n'étions pas si différents que cela dans le fond, c'était simple nos idées qui semblaient s'entrechoquer. « L'erreur n'est pas toujours vaine, puisqu'elle est humaine, mais nos erreurs sont parfois des poids trop lourds à porter. Je peux vous assurer que je crois que mon bonheur n'est pas perdu, mais pour le récupérer, je dois oublier toutes les raisons qui m'ont amené ici. Mes erreurs sont toutes mortes mademoiselle Becker, je ne peux plus rien en tirer. » Farfouiller mon esprit une fois de plus ? Chercher une explication pour ce qui avait causé mon malheur ? Ce n'était pas utile. Je connais exactement les raisons de ma décadence, ces raisons furent plus fortes que moi et ma volonté fut dépassée par quelque chose d'encore plus grand que le bonheur : la mort. Les liens du sang furent brisés, j'y ai perdu mon âme et mon bonheur s'envola comme une colombe à un mariage. Pour le retrouver, je devais oublier, abandonner ces bagages et ne plus les laisser traîner.

Je trouvais cela malheureux, de ne pas être aimé et pire encore : de ne pas pouvoir aimer en retour. Cette sensation me glaçait le sang, les entrailles et le cœur. J'avais toujours suivi mes sentiments, mes intuitions et mes passions. Elles me furent retirées, j'en fus condamné et finalement, mon corps fut assassiné et mon cœur fut libéré. Elle comparait l'amour à une fleur qui était destinée à faner. C'était une simple réalité, le cycle de la nature était continu et tôt ou tard, l'être humain – végétal ou animal – devait mourir pour laisser la place à autrui. Je trouvais le cycle de la vie simpliste, mais i était réaliste et loin d'idéalité la réalité des choses. « Les fleurs fanées par le froid de l'hiver ne sont-elles pas faites pour fleurir les jardins l'été venue ? » Je jouais sur les saisons, je trouvais cette image poétique, elle était clairement facile, mais elle était également réaliste. Une fleur mourrait, mais contrairement à l'homme, elle renaissait et respirait de nouveau, elle devait une graine qui s'éloignait et grandissait de nouveau et ce cycle ne connaissait pas de fin et il n'en connaîtrait que lorsque la terre ne tournerait plus et que l'apocalypse serait venue. Ensuite vint le temps de la fin des premiers pas pour laisser place à une intimité. Vouvoyer m'énervait, je voulais tutoyer tout le monde et l'image que cela me donnait m'importait peu. L'idée de me comparer à un fils de roi me fit rire, un sourire gêné néanmoins naquit sur mon visage. Mon père s'était barré et ne s'était jamais fait pardonné, il ne méritait pas ma haine, personne ne méritait ma haine, personne ne méritait d'être détesté, cela serait comme lui donné, une importance démesurée. « Je ne crois pas, j'espère que j'en serais informé ! » C'était tout, je n'irais pas plus loin sur ce sujet.


Elle se souviendrait de moi disait-elle, elle disait qu'elle repenserait à mon visage. Je ne savais pas si cela était une bonne chose, je n'étais pas du genre à marquer d'ordinaire, ou alors, pas de cette manière. J'avais rarement dansé avec quelqu'un dans le blanc des yeux, surtout quelqu'un que je venais de rencontrer et qui était potentiellement timbré. Comme nous tous, nous sommes tous fous ici, mais la folie possède bien des degrés.  Elle me trouvait serein, non pas au bout du rouleau  ou encore au bord de la crise de nerf, j'étais quelqu'un de normal, j'avais mes moments de doutes et mes instants de force inexpliquée, j'étais un être humain parmi de nombreux autres. « Je suis heureux si mon visage te fais sourire. Je tiens à préciser que lorsque je suis entré, je suis tombé nez à nez avec une demoiselle en train de danser dans cet endroit que je trouvais déprimant. Ma sérénité pouvait difficilement s'exprimer, je ne suis pas doué avec l'inconnu, je l'étais, je ne le suis plus. Il me suffit de parler pour retrouver cet état d'apaisement, et c'est mieux d'avoir une réponse, parler tout seul ne risque pas de m'aider à passer pour quelqu'un de sensé.  » La demoiselle trouva drôle de jouer avec mon nez, celui-ci n'avait rien de particulier, c'était un nez plutôt courant qui n'était pas spécialement intéressant à toucher ou même à regarder. Elle déplaça sa main sur ma joue, je pensais en frissonner et cela arriva comme je l'avais imaginé, je savais que si je fermais les yeux, j'imaginerais Kendra en train de déposer sa main sur la joue. Je n'allais donc pas laisser ma sœur venir me gâcher ce bref instant de plaisance. Elle me donna une légère tape sur la joue, finalement, elle pourrait vraiment passer pour ma sœur. Elle s'exprima sur nos différences et nos ressembles.

Je trouvais son idée étrange, mais je partageais cette dernière. Elle retira sa main, j'avais l'impression d'y perdre un bout de moi, j'étais vraiment trop tactile comme mec.« Ce monde est bizarre, la normalité est prohibé, inutile de la chercher. » C'était simplement une explication comme une autre. Elle n'avait pas hésité à me toucher, je n'étais pas un pervers, mais j'allais en faire de même, tout en respectant cette distance qui semblait à la fois nous réunir et nous séparer. Ma main passa le long de ses cheveux d'un roux cramoisi. « Ne sommes-nous composés que de chair et d'os ? Notre corps est-il plus que cela ? J'ai peur que la réponse appartienne à chacune et qu'il serait impossible de généraliser. Tu es là, je suis là, nous sommes là. » Ma main se retira de nouveau. « Tu sembles bien sûre de toi, se battre pour quelqu'un est parfois dangereux. Nous sommes différents, très probablement, mais les contraires s'attirent . Ou penses-tu que qui se ressembles s'assemble ? Tu peux choisir ce que tu crois. Je crois que le hasard a un droit de regard et que je ne vais pas lui demander, si cette rencontre était écrite ou encore, si nous nous ressemblons. Je préfère le découvrir. » Je n'avais rien à dire, je ne savais plus penser, je pouvais tout simplement respirer.




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Faith Becker
Faith Becker

❝ le pays des merveilles reste amoché dans ton coeur ❞

✢ DENTS PERDUES : 931
☩ CERVELLES GAGNÉES : 2493
✢ ARRIVÉ AU PAYS LE : 23/07/2014
✢ PSEUDO : Little Wolf
✢ AVATAR : Dasha Sidorchuk
✢ CREDITS : Dreamy et Tumblr.
✢ AGE DU PERSONNAGE : 24 ans
✢ JE SUIS : le lapin blanc aux grandes oreilles.
✢ DANS TES POCHES : Elle n'en a pas. C'est pas très malin de mourir en robe !
✢ TA VIE : 100/100
✢ ANCIEN METIER : Etudiante en droit. Elle souhaitait faire justice et défendre les causes perdues.
✢ LOCALISATION : Au fond d'un trou, au bord du gouffre. Seule dans tout les cas.
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Elle te tendrait la main en te faisant de douces promesses. Petite idiote au regard félin, elle ne cesserait de chercher le bonheur. En se mordant la lèvre, elle te raconterait que sa nouvelle vie l’attend. Douce fleur naïve qui pense que la mort la rend libre. Elle voyait son reflet dans leurs yeux, sentait encore le contact physique dans ses rêves. Elle ne pense qu'à eux, ses hommes qui ont bousculés ses croyances. Un père, un ami. La colombe devrait pourtant se méfier de l'inconnu.

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Ezeckiel ∞ Faith
Il y a là les murmures. Un soupir, l'aventure. Comme emmêlés les cerfs-volants.


L'atmosphère s'apaisait petit à petit. Faith ne savait qui plaignait, qui blâmaient pour ses fautes. Elle ne connaissait que très bien les méfaits de la croyance détournée. La belle rousse croyait en la pureté de l'âme, la charité, le pardon. Les personnes qui se faisaient de l'argent sur le dos des pauvres faisaient partie des abominations de ce monde. Elle racontait le fond de son pensé, son point de vue sur sa propre communauté. La jeune femme les dénigrait. Elle n'acceptait pas tous les côtés de cette vie chaste. De cette prison psychologique dans laquelle la liberté d'expression se voulait bannie. Les croyants restaient bornés sur leurs acquis. Ils ne faisaient que se renfermaient pendant que l'Homme évoluait avec son temps. Tout n'était pas bon à prendre, dans un peuple comme dans l'autre. La religion apportait quelque chose de saint, un nouveau souffle mais elle s’avérait nocive quand on ne connaissait pas la beauté de l'extérieur. Les meilleures âmes pieuses se voulaient être celles qui avaient vécu avant de s'engager. Comment reconnaître son propre bonheur quand nous ne connaissons qu'un mode de vie bien restreint. Faith se serait émerveillée des bars regorgeant d'artistes qui ne cherchaient pas la gloire. Elle gardait cette envie depuis l'adolescente mais son père se montrait réticent. La belle rousse voulait faire la part des choses pour être objective, pour pouvoir répondre en toute franchise à Ezeckiel. Il semblait blessé par cette communauté, par les personnes qui montraient leur foi. Il faisait fausse route, les croyants ne partageaient pas les mêmes idées extrémistes. Faith en était la preuve vivante. Elle en venait à les plaindre. Ces personnes qui s’empêchaient de vivre pour ne pas décevoir leur seigneur. Après tout, flâner dans les rues de Londres ne présentait pas une infraction à la pureté. Faire des rencontres hors de la paroisse non plus. Le gourou tirait les fils derrière le dos du prêtre, maniant les imbéciles comme il l'entendait. L'homme prenait la parole en clôturant son discours par une question que Faith n'osait pas se poser. Était-elle vraiment libre ? La réponse se voulait hésitante, pleine de doute. « Libre ? En quelque sorte. Ce monde me permet de penser par moi-même, exprimer des choses vraies qui me tiennent à cœur mais j'ai toujours ce devoir de servir mon Dieu. C'est en moi monsieur Matthews. Ma vie repose sur cette vocation que je n'ai pas choisie. Sans cette foi, je ne suis plus qu'une fille naïve qui n'a pas vécu sa courte vie. Car oui, je suis sûre d'avoir loupé beaucoup de choses. L'amour, la chance de laisser une trace sur cette terre, le pouvoir de quitter mes parents pour connaître l'indépendance. Je suis remplie de regrets que Dieu ne doit pas entendre. » Elle se pinçait les lèvres. Dire ses paroles à voix hautes semblait bien audacieux pour la petite religieuse. Admettre que sa foi empoisonnait ses expériences revenaient à un blasphème. Sa franchise lui causerait des ennuis tôt ou tard. Elle se livrait à cet homme les yeux fermés. Peut-être un peu trop vite. S'ouvrir à l'inconnu sans connaître ses intentions, un pari osé mais Faith en ressentait le besoin. Toute cette remise en question s'en trouvait bénéfique. Le fait d'exprimer ses doutes face à quelqu'un qui haïssait ce qu'elle était ne pouvait que lui ouvrir les yeux.

Un débat se lançait, visant les blessures de cet homme qui fascinait la jeune femme. Elle buvait ses paroles avec beaucoup de précaution mais n'en restait pas de marbre. Il semblait tellement tourmenté, un état que Faith ne pouvait connaître dans sa prison dorée. Elle voulait guérir ses maux, faire s'évaporer cette peur de souffrir. Lui souhaitait oublier, son discours restait clair. Ezeckiel avouait ne pas pouvoir avancer avec ses démons du passé. Il ne s'en sentait pas capable. La religieuse semblait compatir à cette idée. C'était son choix, ses convictions. Elle ne pouvait pas se battre contre cela. Fait se contentait de replacer une mèche de ses cheveux roux derrière son oreille en scrutant le visage de son interlocuteur. « Que s'est-il passé monsieur Matthews ? Quel poids assez lourd pour souhaiter l'amnésie plane sur vos épaules ? Ne vous sentez pas obligé de répondre, j'imagine que poser des mots sur ses souffrances ne doit pas être de tout repos mais si vous en ressentez le besoin, sachez que je suis une oreille attentive. Je ne juge pas, je cherche le rationnel de la chose. » Elle se doutait qu'il ne déballerait pas ses blessures de guerre à une inconnue trop curieuse mais Faith voulait lui prouver qu'elle serait là dans les bons comme les mauvais moments. Elle ne l'abandonnerait pas comme l'avaient fait ses proches ainsi que la paroisse. La belle rousse sécherait ses larmes, abreuverait son esprit de douces pensées. Elle ne voulait que son bien. La gentillesse incarnée, la naïveté d'une enfant qui refusait de grandir.

Faith comparait l'amour à une vulgaire fleur pour ne pas dévoiler ses faiblesses. Ses blessures que le temps ne dissipait pas. Elle cachait cette souffrance enfuit en elle. Le goût du poison revenait à sa bouche. Le cyanure coulait inlassablement dans ses veines. Les dernières paroles de son père se retrouvaient vie dans ses cauchemars. La vue de son visage alors qu'elle agonisait sur le tapis du salon meublait ses battements de cils. Comment accorder la confiance à quelqu'un après une telle épreuve ? Croire en l'amour relevait de l’exploit. Faith ne pouvait pas s’empêcher d'associer son assassin à ce sentiment. Il représentait l'affection, quoiqu'il soit fait. Il était le seul et unique homme de sa vie, celui qui pouvait bouffer la lune en un coup de dents. Ezeckiel invoquait la renaissance des fleurs au fil des saisons alors qu'un soupiré s'échappaient des lèvres fines de la religieuse. Elle ne pouvait pas croire que son père retrouverait l'amour après un tel acte. Faith semblait bornée, renfermée sur cette simple question mais le débat semblait plus profond. Qu'avait-elle fait pour mériter la mort ? On ne pouvait pas tuer son enfant, même sur la demande de Dieu. Alors pourquoi ? Elle se renfermait petit à petit, sa voix baissait d'un ton. À la limite de l'audible. « Certaines fleurs ne font que moisir. D'autres sont attaquées par des nuisibles et ne survivent pas. Regardez autour de vos messieurs Matthews, nous sommes entourés de fleurs fanées. » La gamine tournait sur elle même les bras écartés pour montrer ce spectacle. Cet endroit perdait sa magie l'espace d'un instant, tout semblait morbide, contre nature. La belle rousse ne voulait plus croire en l'amour et cette pièce ne reflétait que son état d'esprit. Par la suite, Ezeckiel répondait à l'humour tordu de la jeune femme sur les fils des rois mais ce dernier se contentait de répliquait sans fantaisie. Elle lui adressait un hochement de tête. Ils se tutoieraient.

Le tournoiement de son corps se fondait dans l'air. Elle ne se lassait pas de danser à ses côtés. Une bouffée d'air dans ce monde qui aimait la mort et le danger. Se mouvoir avec un inconnu, une chose qu'elle s'interdisait de son vivant. Ezeckiel la forçait à abattre ses barrières inconsciemment. Elle voulait le rendre heureux. Il avait besoin de cette présence physique. De plus, cette proximité ne la dérangeait plus vraiment. La danse rendait ce moment pure, unique et rassasiant de bonheur. Si le temps pouvait s'arrêtait à ce moment précis, elle serait sûrement la dernière à se plaindre. Faith ne l’avouerait sûrement jamais mais tout ceci la confortait dans l'idée que la foi faussait bien des plaisirs comme celui de se sentir existé dans le regard d'un homme. Ses paroles la faisaient rire, il usait d'humour pour dédramatiser la chose. Après quelques rires étouffés, la belle rousse se pinçait les lèvres avant d'user de repartie. « Parler libère bien des tourments mais je t'assure que je suis la meilleure de ce monde pour écouter et répondre. Demande à l'arbuste en sortant, j'ai essayé de lui confier que je rêvais d'un plat de spaghettis et il me répondait d'un simple mouvement de feuilles que le vent provoquait. » Elle haussait les épaules avant de faire un sourire taquin. Les discussions avec ce dernier enrichissaient ses pensées et Faith ne semblait pas vouloir s'en priver. Après tout, cet univers ne fournissait pas de nombreux philosophes. Beaucoup semblaient névrosés. La moitié se trouvait être des anciens drogués, mort d'overdose. D'autres voulaient simplement mourir une seconde fois sans savoir ce qu'était leur devoir dans ce monde.

Le toucher devenait une sensation primordiale ici. Elle parcourait le visage de cet homme en s’arrêtant tout d'abord sur son nez puis sur sa joue avant de s'avancer dans un énième discourt sur le fait qu'elle prenait plaisir en la présence de son compagnon de danse. Il ne se faisait pas attendre pour répliquer et poser sa main sur les cheveux soyeux de la jeune chaste entre deux phrases. Cette sensation d'attachement lui plaisait. Elle n'était plus la seule à chercher un contact. Il en voulait tout autant. « Tant de questions sans réponses mon cher. J'aime croire au destin mais même ce dernier à ses failles. Notre corps abrite nos âmes, il est bien plus qu'un bout de chair. » Faith répondait dans le désordre, tout ceci ne trouvait même plus de sens à ses yeux. Elle voulait simplement finir cette danse. « Les opposés sont complémentaires. La ressemblance amène à une relation fade qui ne connaît pas de compromis. On grandit dans les yeux de l'autre en imposant ses idées. » Faith lui souriait avant s’asseoir parterre tout en gardant la main du jeune homme entre la sienne. Elle ne voulait pas rompre ce contact. Ce délicieux lien qui rendait l'instant magique. « Mes jambes vont finir par trembler si je continue à tourner. Je parie que je peux encore te montrer une facette du bonheur si tu daignes me rejoindre. Je crois qu'être couché sur le sol donne une vision moins névrosé que de danser dans le vide. » Elle l'admirait, assise en tailleur sur les pierres glacées. Elle finirait sûrement par grelottait mais le plafond offrait une nouvelle vision des choses. À plus de dix mètres de haut, il offrait le plaisir de se sentir petit. Le loisir de croire que nos blessures ne nous rendaient pas plus vulnérable.


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✢ PSEUDO : Jiji l'amoroso
✢ AVATAR : Dylan O'brien
✢ CREDITS : Wasteland et tumblr
✢ AGE DU PERSONNAGE : Vingt-deux ans
✢ JE SUIS : Tu donnes ta langue au chat ?
✢ DANS TES POCHES : Un sac à dos; un gilet; son arme.; la tasse ébréchée du chapelier.
✢ TA VIE : 100/100
✢ ANCIEN METIER : Ancien étudiant en psychologie
✢ LOCALISATION : Partout et nulle part à la fois, le chemin vers ces deux endroits sont divers et variés.
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«  Introduire une goutte d’anarchie, déranger l’ordre établi et tout devient brutalement... chaotique... »

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 Il y a là les murmures. Un soupir, l'aventure. Comme emmêlés les cerfs-volants.  
Faith & Ezeckiel



La liberté était un des nombreux droits fondamentaux que l'homme s'était approprié au fil des années. Je ne pouvais pas jouer les hypocrites et dire que je n'en avais pas profité, j'avais dévoré ce droit sans concessions durant des années. D'une certaine manière, personne n'était réellement libre, puisque l'être humain était attaché à d'autres êtres humains, à des valeurs ou à des biens matériels et physiques. La liberté n'était jamais totale, les gens étaient tout simplement libre de grappiller un peu de cette liberté sans jamais se retourner, sans jamais se demander si c'était bien ou mal d'en profiter. J'avais fait des choix, celui de prendre ma liberté face à ma mère, de ne pas m'enfermer dans un monde religieux que je trouvais chiant et bien de trop puissant. Ceci fut ma première prise de liberté, elle se fit quand j'étais enfin en âge de me révolter, durant cet âge énervant qu'était l’adolescence. Ma deuxième prise de liberté fut quand j'ai quitté mon foyer pour aller étudier à Londres. Ceci fut une prise de liberté, j'allais enfin pouvoir me détacher de ma sœur, même si à l'époque cette dernière était tout pour moi, désormais je savais que cela fut nécessaire, je ne pouvais pas éternellement être le jumeau de Kendra, non, c'était trop lourd à porter à ne jamais dépasser ce statut tellement précaire. Ma liberté me fut enlevée lorsque ma sœur est morte. Cette liberté dont je pensais pouvoir éternellement pouvoir jouir ne ferait désormais plus jamais partie de mes plaisirs. Notre liberté se définissait par de nombreux critères que l'homme n'était pas capable de contrôler ce qui faisait de notre vie une absence de liberté. Je trouvais cela trop philosophique, il y a quelques années j'aurais tout simplement hurlé que j'étais libre et que j'emmerdais l'Angleterre pour sa vie si monotone et morose, désormais, je me rendais compte, que je n'étais plus rien, mais peut-être, que cette journée allait changer la donne. Faith, elle, semblait persuadée que ce monde lui permettait – enfin – de s'exprimer et de ne plus être prisonnière. Elle était attachée à Dieu et j'étais incapable de comprendre un attachement à quelqu'un qui n'existait pas, Dieu n'était qu'une idée trouvée pour éviter d'effrayer les hommes, rien de plus. Ce n'était qu'une image pour avoir le pouvoir et la force de contrôler une population entière, j'étais persuadé que j'avais raison. La Bible était semblable à une mauvaise œuvre de science-fiction et il en était de même pour les autres religions qui ne valaient pas mieux les unes que les autres. J'avais presque plus de respect pour les anarchistes que pour la religion, c'était terrible à dire, mais c'était ma liberté de croire que ces étaient des enfoirés de manipulateurs qui ne pensaient qu'à baiser la population. « Ce monde révèle ce que nous sommes, il fait ressortir nos pires et nos bons côtés. Peut-être que vous n'avez pas vécu votre courte vie, mais comme vous pouvez le constater, la mort vous offre la possibilité de tout recommencer et de ne plus subir les pressions du monde. Et si je puis me permettre, je doute que Dieu puisse vous entendre, ici. » J'avais hésité, mais je ne voulais pas l'éloigner, je me contentais donc d'affirmer que Dieu ne pouvait pas l'entendre dans un endroit ou la folie semblait régner, cela n'était pas une attaque contre la religion, simplement une contestation que tout le monde serait capable d’émettre s'il avait de la jugeote.


Elle voulait m'aider, m'écouter et peut-être me faire avancer. Je ne voulais pas en parler, je ne voulais pas dire à haute voix mes faiblesses, ce n'était pas de l'orgueil mal placé, simplement un désir d'avancée et pour cela je ne devais plus y penser. Espérer tout oublier n'était pas ce dont j'étais le plus fier, mais je n'allais pas me voiler la face, j'étais rationnel sur ce que je voulais et je savais aussi que cela n'était pas saint pour mon esprit. La demoiselle se montrait curieuse sur mon passé que je n'allais pas lui révéler. Je pourrais le faire, il était clair pour que nous n'étions pas destinés à nous recroiser dans ce monde fou, que nous allions avancer sans plus jamais penser à cet instant présent. Je savais aussi, que c'était mieux pour elle comme pour moi, que de toute manière cela n'allait rien changer si nous étions attachés à d'autres êtres vivants dans ce bas monde. Je ne voulais pas d'une oreille attentive, cela me donnait l'impression d'être chez un psy et je trouvais l'ironie de la chose par franchement plaisante... Bah oui, j'étais un ancien étudiant en psychologie et je peux vous assurer que cela ne me donnait pas envie de devoir consulter. Les psys avaient le don de retourner l'esprit, je désapprouvais cette profession, mais j'aimais les autres facettes de la psychologie comme les véritables troubles et non pas les profiteurs qui écoutaient des gens dans un sofa en train de pleurer pour des petits malheurs. J'étais contre de nombreuses choses, même contre la profession phare de mes études... Ma vie était tellement ironique, je voulais faire de la psychologie pour comprendre les tarés, j'en étais devenu un au bout du compte et au final une demoiselle dont je ne connaissais que le nom se proposait pour jouer les psys... Vraiment, ma vie était ironique même dans la mort.  « Il n'y a plus rien à raconter mademoiselle Becker, mon passé est chaotique et le raconter ne m'aiderait pas à l'affronter, croyez moi, mieux vaut laisser maux où ils sont. » J'étais très sérieux, mes malheurs étaient très bien où ils étaient, je ne voulais plus de cette rage, de cette colère et de cette haine. Je voulais vivre ne serait-ce que quelques instants comme ce fut le cas dans mon enfance.


Mon image sur le printemps et les saisons n'avait rien grandiose, je passais probablement pour un mauvais jardinier qui croyait que ses fleurs parlaient et chantaient. La demoiselle parlait de moins en moins fort, je supposais que ce sujet devait la toucher plus que je n'osais l'imaginer, je n'allais pas pousser le vice encore plus loin et lui demander... Je n'avais pas à le faire et je ne voyais pas en quoi cela allait m'aider, même si les méfaits du passé étaient la base de notre présent, je ne voulais pas l'ennuyer et trop lui en demander, j'étais le genre de garçon à dire le fond de sa pensée, mais à ne jamais s'éterniser sur les sujets sensibles qui semblaient étouffer des rires et des sourires, je préférais m'amuser plutôt que de continuer à radoter sur un sujet qui semblait condamné à s'enfoncer dans un mur. Néanmoins j'étais d'accord avec elle par la suite, parler était le début de la liberté, c'était le début de la reconquête de ma liberté. La demoiselle usa elle aussi d'humour et c'était fou comme rire faisait du bien, mais entendre le rire d'autrui était un soulagement inconscient, nous n'étions pas totalement dénués de notre humanité. C'était une bonne chose et je ne voulais surtout pas reculer. J'avais envie de manger, elle me donnait envie de bouffer autre chose que la merde qu'offrait ce pays, c'était certes mieux que rien, mais rien ne valait la nourriture du monde réel, c'était tellement plus agréable que ce que cet endroit offrait, même si, une fois encore, c'était toujours mieux que rien. « J'irais demander confirmation à l'arbuste alors ! » Je ne savais pas quoi dire de plus.

Ma curiosité n'était pas prononcée, mais des interrogations vinrent à naître tout naturellement, cela ne pouvait pas s'expliquer, je ne voulais pas expliquer ces dernières... C'était instinctif et naturel pour moi d'oser demander. Elle semblait de plus en plus perturber, était-ce le fait de rajouter le sens du toucher qui venait entraver notre amitié ? Était-elle réellement mon amie ? Je n'en savais rien, elle était cette inconnue aux cheveux de feu, je ne savais pas comment caractériser la demoiselle d'une autre manière, elle me distrayait et c'était presque un exploit que personne n'avait réalisé depuis quelque temps... Merveilleux ! Cette demoiselle était d'accord avec moi sur le corps et l'esprit, c'était déjà une bonne nouvelle. La demoiselle continua son discours en s'installant par terre, j'étais surpris et je ne comprenais pas trop en quoi le fait de s'asseoir allait changer quelque chose, mais elle semblait décider à s'asseoir sans lâcher ma main. Je crois que je ne comprenais pas réellement pourquoi. Je suis resté un instant sans comprendre, je n'avais pas envie de m'asseoir, ce n'était pas elle le problème, je ne savais pas comment m'expliquer. J'ai simplement plié les jambes, je n'étais pas assis, mais mes jambes étaient pliés sur elle-même ce qui me permettait de garder le contact avec elle sans pour autant m'installer à ses côtés. « Je crois que nous grandissons quand nous le voulons réellement, nous avons le choix de grandir ou pas, même si tu as raison et c'est beaucoup plus poétique.  » Je souriais. Je ne m'installerais pas par terre, c'était mon instinct de survie, c'était comme cela, je n'y pouvais rien. « Je n'ai pas besoin de découvrir toutes les facettes du bonheur en une seule et même journée, j'espère que ces dernières vont se dévoiler sans jamais s'annoncer. Le bonheur est éphémère, trop en profiter signifierait que l'abandonner serait encore plus douloureux.  » J'étais sérieux, je ne voulais pas m'en aller en ayant la sensation de tout perdre, c'était peut-être se limiter, mais c'était mieux que se retrouver sans rien. « Pourquoi être venu dans ce château ?  »




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Ezeckiel ∞ Faith
Il y a là les murmures. Un soupir, l'aventure. Comme emmêlés les cerfs-volants.


Courir après la liberté. N'est-ce pas un signe de faiblesse ? Cette idée de pouvoir faire ce qu'a souhaité sans se soucier du mal provoqué. Notre cœur nous guidait toujours, il était la clef de notre liberté. Sans sentiment, tout ceci pouvait trouver un sens mais chaque être humain s'attachait sans s'en rendre compte. A lui-même dans un premier temps. Lancer notre corps dans le vide. Impossible pour un homme sain d'esprit. La liberté semblait donc un Graal impossible à conquérir. Faith se perdait dans ses réflexions. Se libérer de Dieu, passer dans un état d'esprit qu'imposait la société. Le sexe, l'argent et le pouvoir quitte à en oublier son honneur. Abandonnée ses idées de vie accomplie pour courir après des buts superficiels. Se plier devant un homme, pas par respect mais par simple devoir de s'accomplir. Passer son temps à travailler pour se payer une voiture plus grosse que celle du voisin. Ne pas hésiter à écraser ses amis pour obtenir un rang important dans la société. Des actes devenus communs dans le monde des vivants, répugnant les pieuses âmes qui hantaient les églises. Le système possédait les citoyens, ils suivaient comme des moutons en se sentant libre de chaque mouvement. Qui interdisait de garder sa pureté jusqu'au mariage sans croire en un dieu ? Qui s'opposait à être riche pour s'occuper de sa famille ? Ils ne voyaient rien, bien trop aveuglé par la dictature de la télévision et des grands hommes. Les âmes représentaient de simples pantins dans les yeux avertis de la jeune religieuse. Elle regagnait simplement le groupe de croyance qui lui convenait. Son identité semblait dicter comme celui de tout homme à la nuance qu'elle en avait conscience. Faith en faisait le choix même si les inconvénients en montraient les plus mauvaises facettes. Elle regrettait beaucoup de choses mais finalement, la gamine semblait connaître l'honneur et la fidélité. Chose qui s'oubliait quand le sexe et le pouvoir venaient frapper à votre porte pour vous faire céder. Elle ne pouvait en être que plus fière. Ezeckiel répondait en soulignant le fait que la belle rousse pouvait retrouver une nouvelle vie en concluant que Dieu ne l'entendait pas d'ici. Elle fronçait les sourcils, personne ne pouvait en être certain. La jeune femme ne voulait pas partir dans un débat sur les prières qu'elle voyait d'un œil bien plus saint que ses congénères. Pour elle, ses conversations avec son Dieu ne devaient pas forcément être entendues. Elles donnaient simplement de l'espoir. Du répit. « Je crois que la plus sage des choses à faire dans la mort est de rester égale à nous-mêmes monsieur Matthews. Certes, j'ai des regrets mais je ne me vois pas changer du tout au tout dans ce monde où les péchés sont partout. Croyez-vous que je me sentirais mieux en tuant mon prochain. Dans le cas présent, vous. Si je donnais ma virginité, serais-je une meilleure survivante ? Je ne pense pas. Par contre, me faire honneur et aider ceux qui sont dans le besoin m'apportera des alliés. J'ai beaucoup plus de chances. » Elle voulait se battre pour vivre et ne pas sombrer dans les méandres de la mort. Donner son âme au diable alors qu'elle ne se trouvait pas en enfer serait un affront à ses croyances. Faith ne voulait plus penser à tout cela.

La religieuse se sentait concernée par le sort de cet homme. De près ou de loin, elle se sentait responsable de sa mort. Faith ne pouvait le nier, elle avait gardé le silence pendant que le sort d'Ezeckiel se scellait. La belle rousse pouvait sentir son sang coulait sur ses mains, une impression désagréable qui lui laissait un énorme poids sur l'estomac. Avec douceur, elle lui demandait de se confier mais il mettait fin au dialogue en évoquant une tragédie. La jeune femme se contentait d'un mouvement de tête positif pour montrer son contentement. Elle ne pouvait pas le forcer. Faith ne voulait pas le voir sombrer à nouveau. Après tout, elle aussi ne se voyait pas raconter sa mort en détail à un inconnu. […] Elle usait d'humour en faisant une blague avec les arbustes et son interlocuteur lui rendait bien. La jeune femme se contentait de rire avant d'adresser un sourire complice à l'homme. Cela faisait un bien fou de partager un rire. Juste un instant où ils sentaient leurs deux âmes en phase. Les éclats de voix pouvaient couvrir bien des malheurs. Ils oubliaient peu à peu mais le temps ne se générait pas pour se rappeler à eux. Faith le savait et profitait de chaque instant jusqu'à ce que l'heure des au revoir sonne. Peut-être des adieux, qui sait.

Comme l'être humain se trouvait fort pour gâcher un moment rare. Il le faisait souvent sans y faire attention, juste par crainte. Juste par peur de l'inconnu. Faith se posait à terre sans rompre le contact mais Ezeckiel ne faisait que s'abaisser à son niveau sans prendre place. La belle rousse fronçait les sourcils en l'écoutant, incapable de suivre la conversation avec attention devant ce refus. Elle haussait les épaules. La tentation de retirer sa main pour retrouver sa liberté se faisait sentir mais la jeune femme en était incapable. Psychologiquement du moins. Elle savait qu'à la minute même où ce contact se romprait, l'homme quitterait le château sans demander son reste. Hésitante, la religieuse plongeait ses yeux dans ceux de son interlocuteur. On pouvait y voir les désarrois. L'incompréhension. « Mais si cela était ta dernière journée. Ou bien la mienne. Tu refuserais de partager tes dernières heures avec le bonheur . Qui te dit qu'en sortant de cette pièce, une flèche ne traversera pas ton cœur. Une seconde mort ne serait-elle pas plus agréable dans de plus belles circonstances ? » Elle semblait vraiment perdue. Il se refusait, la laissant humiliée sur le sol. Faith détournait le regard et lâchait finalement la main. Elle voulait voir si elle n'était qu'un contact de chair. Ce monde pervertissait déjà bien trop son esprit. Refusait de se séparer pour garder une présence. Se plier face à un homme par devoir. Faith semblait reprendre ses esprits.

Elle se relevait pour faire quelques pas. S'éloigner semblait nécessaire pour que cet homme fasse son choix. Il était à présent libre de partir. La jeune femme semblait blessée. « Tu es libre de partir si ce bonheur t'étouffe. » Elle montrait la porte de son bras même si ses jambes en tremblaient. Il ne fallait pas sous-estimer cette femme. Son caractère de feu. Ezeckiel pouvait détester, partir et la laisser seule face à ses démons. On pouvait prendre cela pour un saut d'humeur mais en connaissant ce genre de femme, on y voyait que des blessures. La belle rousse répondait néanmoins à la dernière question en essayant de ne pas faiblir. « Je suis venue pour y trouver la paix. La joie. » Et elle n'en garderait que ses souvenirs à jamais. Faith attendait qu'il fasse un pas, qu'il prenne la direction qu'il souhaitait. Elle ne voulait pas le retenir et encore moins lui faire subir un bonheur qu'il ne pouvait supporter de perdre. Avant qu'Ezeckiel ne bouge, elle prenait une dernière fois la parole. « Saches qu'on peut transporter le bonheur dans des souvenirs et le vivre sans souffrir du temps si on est courageux. Avant, tu me disais que la peur faisait partie de ce monde et maintenant, tu te défiles. Ne serais-tu qu'un beau parleur ? » La jeune femme se mettait dos à lui, admirant les vitraux en attendant qu'il ne fasse un choix. Elle n'avait plus rien à perdre.



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Ezeckiel Matthews
Ezeckiel Matthews

❝ tu viens pour ton châtiment alors ? ❞

✢ DENTS PERDUES : 667
☩ CERVELLES GAGNÉES : 2171
✢ ARRIVÉ AU PAYS LE : 27/07/2014
✢ PSEUDO : Jiji l'amoroso
✢ AVATAR : Dylan O'brien
✢ CREDITS : Wasteland et tumblr
✢ AGE DU PERSONNAGE : Vingt-deux ans
✢ JE SUIS : Tu donnes ta langue au chat ?
✢ DANS TES POCHES : Un sac à dos; un gilet; son arme.; la tasse ébréchée du chapelier.
✢ TA VIE : 100/100
✢ ANCIEN METIER : Ancien étudiant en psychologie
✢ LOCALISATION : Partout et nulle part à la fois, le chemin vers ces deux endroits sont divers et variés.
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«  Introduire une goutte d’anarchie, déranger l’ordre établi et tout devient brutalement... chaotique... »

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Faith & Ezeckiel



Qui sommes-nous ? Qui suis-je ? Peut-être que Faith faisait partie de ces gens qui furent heureux avant l'arrivée tragique de l'étreinte de la mort ? La demoiselle était peut-être fière de son passé, de ses racines ou même de sa vie d'avant, mais moi je n'étais pas fier de ce que j'avais fait et je refusais de lui expliquer le pourquoi du comment. Je comprenais son envie de ne pas changer, son désir de vouloir rester la même jeune femme frêle et délicate qu'elle était avant, mais moi, je n'étais pas comme cela. Je ne voulais pas redevenir celui que j'étais avant ma mort et cet endroit était la seule opportunité que j'avais de changer. Je voulais redevenir celui que j'étais avant, mais je devais changer, évoluer et avancer pour cela, je ne voulais pas m'enfermer dans un passé que j'avais bafoué et que je trouvais dépassé. Je ne pouvais plus être le frère jumeau de Kendra, elle était morte, mais je ne pouvais pas non plus redevenir le monstre que j'étais après sa mort, puisque je refusais de devenir une fois de plus un monstre qui n'avait pas d'âme et pas de cœur. Je trouvais que l'avenir ne devait pas se bâtir sur notre passé, mais sur les erreurs de ce dernier. Je désirais redevenir quelqu'un de bien, mais cela ne pourrait plus jamais arriver, je ne pourrais plus jamais me laisser aller sans avoir peur de dérailler. Faith fut peut-être prisonnière à l'inverse de moi, mais durant toute sa vie elle sembla persuadée de suivre le droit chemin, celui qui était et qui resterait le sien jusqu'à ce que la mort l'emporte, désormais, même morte, elle choisissait de suivre ce dernier sans oser détourner le regard. Je ne comprenais pas cette fixette sur le changement, je n'aimais pas le changer, j'étais mort à cause du changement. Je trouvais cela tristement ironique étant donné que durant toute mon enfance, j'étais prêt à changer pour ceux que j'aimais. La demoiselle semblait persuadée d'avoir raison, elle cita l'exemple à me tuer. Elle n'avait donc jamais tué personne, pas même une de ces monstrueuses créatures qui traînait dans l'ombre ? Je n'en revenais pas, elle avait réellement fait le choix de ne pas avoir du sang sur les mains, qu'importe que cela soit le sang d'un être humain ou d'une de ces créatures... Je pouvais comprendre, la sensation d'avoir du sang sur les mains ne part jamais, elle est comme du poison qui s'écoule le long d'un corps en peine et d'une âme à la dérive. J'avais cette sensation tous les jours, chaque fois que j'osais regarder mon image dans l'eau d'une rivière ou dans un de ces murs de glace. Pour sa virginité, je m'en doutais, elle semblait avoir tellement de foi en Dieu qu'il était difficile de l'imaginer baiser avec le premier mec venu, elle se réservait pour le mariage, mais jamais ce mariage ne viendra jamais et elle était condamnée à attendre. Moi, je n'avais rien à regretter, j'avais délaissé mes principes de nombreuses fois les mois avant ma mort, j'avais tout perdu, cet endroit ne pouvait pas me faire tomber plus bas que sous la terre, j'étais condamné à continuer ce que j'avais commencé : mon auto-destruction, j'avais simplement gagné du temps.  « Nous sommes tous des survivants, mais tout le monde à ses valeurs et ses principes. Certains, par un instinct de survie démesuré, sont prêts à tuer le premier venu. Certains survivent mieux seuls et d'autres préfèrent se soutenir mutuellement plutôt que de sombrer dans une solitude dévastatrice. J'ai décidé de changer, pour éviter de recommencer mes erreurs, mais je suis condamné à en commettre d'autres. L'être humain est bourré de défauts, il ne sera jamais parfait. »


Je ne voulais pas souffrir et je considérais que c'était mon droit, que j'étais libre de choisir jusqu'où je pouvais pousser mon bonheur et si je refusais ce dernier, cela me regardait. Je ne comprenais pas où elle venait en venir, son discours sonnait étrange, elle me présageait la mort avant même que cette conversation ne s'achève, je trouvais cela drôlement osait. Elle abordait la mort, je trouvais cela terrible la manière dont elle poussait son vice. Elle croyait donc que mourir heureux était une bonne chose . C'était mourir en sachant pertinemment que derrière moi, j'allais délaisser des gens qui allaient pleurer ma mort et mon cadavre. Je ne trouvais pas cela important de mourir heureux, au moins, quand je suis mort, personne n'a pleuré sur mon corps. Tout le monde s'est contenté de m'enterrer et encore je serais incapable de dire ce que mon corps est devenu, il fut peut-être brûlé voire pire, je n'osais pas imaginer... La demoiselle détourna son regard et lâcha sa main comme une enfant qui serait en train de faire un caprice de la pire sorte, j'étais incapable de la comprendre. M'asseoir par terre n'était pas dans mes projets, je n'étais pas resté debout à la regarder de haut pour la rabaisser, je n'étais pas comme un enfoiré, sa réaction ne s'expliquait pas, elle semblait désemparée, mais elle me désemparait davantage. « La mort n'est jamais belle, que nous soyons heureux ou malheureux, je ne souhaite la mort de personne et je crois qu'il serait mal venu d'oser prétendre qu'une mort était plus judicieuse qu'une autre. Je ne veux pas mourir une deuxième fois et si cette idée me hantait, autant me suicider.  » La mort était une saloperie qui dévorait le cœur et les tripes, je ne voyais pas en quoi l'imaginer était une belle chose et j'étais extrêmement sérieux, si je pensais constamment à ma mort, autant l'avancer.

Où voulait en venir Faith ? Je n'avais jamais prétendu que ce bonheur m'étouffait, elle divaguait et extrapolait mes propos. Elle fut celle qui brisa notre lien physique, je n'étais pas à l'origine de cette rupture, elle en était la seule responsable si elle n'était pas capable de se contenter de ce que j'avais entrepris. Je me suis alors relevé, j'étais confus, elle le semblait également et je ne voulais pas m'expliquer. Elle utilisait des mots blessant et elle le savait, je ne comprenais pas comment elle pouvait penser ce qu'elle disait, cela me tuait. « Je n'ai jamais dit ça. » Je ne pouvais rien répondre que ce cri de douleur masqué, elle voulait divaguer, mais moi je n'allais pas m'excuser pour une chose que je n'avais pas dite. Je tenais à elle et je voulais la protéger, mais je n'aimais pas être manipulé. Elle répondit de nouveau. Je ne savais plus quoi dire et ses derniers mots furent comme un couteau dans mon cœur, finalement, tout ce que je croyais nous lier n'était qu'un fossé qui séparait nos deux âmes égarées. « Ce que je suis n'a plus d'importance, plus maintenant. Au-revoir Faith, fait attention à toi. » Je me suis retourné, je ne voulais pas la retrouver abîmé dans quelques journées... Je suis retourné sur mes pas, bien qu'ayant hésité un bref instant et laissant ma main s'envoler pour la rattraper, mais je suis parti et j'ai fermé la porte derrière moi.




electric bird.


TOPIC CLOS !
(Merci ma belle pour ce topic tout simplement génial)
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