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Les conséquences de la première INTRIGUE de WHYDA, c'est par ici ! :proud: :cat:
N'hésitez pas à REMONTER WHYDA sur bazzart ou prd :hin: :fox:

Ce n'est pas parce que le forum a une annexe sur les troubles qu'il est obligatoire de jouer un personnage malade.
UN SAIN D'ESPRIT c'est tout aussi bien. :rabbit: What a Face
Il est obligatoire de BIEN lire les annexes, auquel cas le staff vous mordra les fesses. :ivil:
Nous n'acceptons pas les pseudos à initiales - retournons aux origines simplistes les enfants. :aw:
Entre autre, pour continuer sur les pseudos, les prénoms trop excentriques (drogue, alcool
:chaat: ou autre totalement improbable) sont INTERDITS, merci de rester réalistes. :chaat:
Les personnages du pays des merveilles ne sont pas acceptés, seuls les morts peuvent passer ! :maw:

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 Johann + Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé.

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❝ je suis en enfer ! ❞

✢ DENTS PERDUES : 40
☩ CERVELLES GAGNÉES : 1194
✢ ARRIVÉ AU PAYS LE : 17/07/2014
✢ PSEUDO : radioactive fish
✢ AVATAR : mads mikkelsen
✢ CREDITS : chameleon circuit
✢ AGE DU PERSONNAGE : quarante sept
✢ JE SUIS : mort, la loose
✢ DANS TES POCHES : un calepin, deux stylos, un mouchoir en tissu, une paire de lunettes et des pastilles pour la gorge
✢ TA VIE : 100/100
✢ ANCIEN METIER : conservateur au british museum et conférencier
✢ LOCALISATION : château de la reine blanche, dans la serre, à essayer d'étudier un peu les espèces pour passer le temps


FEELS:
 

✢ JE EST UN AUTRE : weaver premier du nom
MessageSujet: Johann + Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé.   Jeu 17 Juil - 17:16



Johann Friedrich
Toute l'intelligence du monde est impuissante contre une idiotie à la mode.


nom ☩ Friedrich. prénom ☩ Johann. A prononcer à l'allemande, donc "Yoan". Hélas, il s'est fait à l'idée qu'en Angleterre, personne ne serait à même de l'appeler correctement. âge ☩ Quarante-sept ans. Oh, il ne s'estimait pas encore trop vieux, il tenait bien la forme et n'avait pas le dos trop cassé, à la limite y'avait que la vue qui avait pas mal morflé. Et puis, bon, quarante-sept ans, c'est pas rien non plus, il avait déjà pas mal vécu, Johann, c'est pas comme s'il n'avait rien connu de la vraie vie non plus, y'a peu de choses à regretter. date de naissance ☩ 18 septembre 1967. lieu de naissance ☩ Munich, Allemagne. Enfin, "Allemagne", en RFA, sous l'occupation américaine. statut social ☩ Célibataire, seul, et bien content qu'il en soit ainsi. De toute façon, il n'a jamais eu aucun attrait pour la gent féminine -ni pour la gent masculine-, ni véritablement pour personne. Le mariage par intérêt, il s'en foutait un peu, puisque techniquement, le mariage est un contrat à perte aussi bien économiquement qu'humainement parlant. ce qu'il faisait avant ☩ Conservateur au British Museum dans la galerie de l'Egypte Ancienne et conférencier assez réputé au même endroit. Menait pas mal de recherches en parallèle et avait fait quelques mois d'archéologie. Fut professeur en fac il fut un temps -mais autant dire que le contact avec les étudiants l'a vite fait renoncer-. arme ☩ Un Glaive Vorpalin qu'il évite au possible d'utiliser et un parapluie qui sert véritablement plus de parapluie que de bouclier. Après tout, la meilleure attaque, c'est la fuite. traits de caractère ☩ Méfiant, paranoïaque, anxieux, couard, phobique d'un peu tout, fuyard, malhonnête, égoïste, parcimonieux, égocentrique, fier, hautain, arrogant, suffisant, rancunier, opportuniste, infidèle, lâche, déloyal, sournois, calculateur, stratège, silencieux, taciturne, calme, froid, distant, relativement inaccessible, franc, droit, juste, direct dans ses propos, cultivé, méticuleux, adroit, délicat, perfectionniste, psychorigide, organisé, maniaque, astucieux, discipliné, méthodique, passionné, curieux des choses mais pas des autres, peu sensible, rationnel, cartésien, intellectuel, patient, discret, impassible, appliqué, assidu, logique, observateur, pragmatique, obstiné, prévoyant, réfléchi, soigneux, soigné, poli, introverti, intransigeant, strict, complètement dénué d'humour, perspicace, solitaire, flegmatique. crédits ☩ holyghost.






Les questions du chat


conte-nous ta mort ☩ La mort de Johann, on peut dire ce qu'on veut, mais elle est loin d'être véritablement bien glorieuse. Comme tous les matins, il s'était pointé de bonne heure au British Museum, un peu moins enthousiaste que d'habitude depuis quelques semaines à cause d'un petit con qui n'aurait jamais dû rentrer dans sa vie. Toujours était-il qu'il avait poliment salué le veilleur de nuit, bien avant que le musée ne soit ouvert aux visites, s'était délesté de quelques affaires dans le vestiaire et avait pénétré dans sa salle préférée, la fameuse et gigantesque salle où trônait en maîtresse des lieux la grandiose Pierre de Rosette. Sauf que, cette fois-ci, elle n'y était plus, alors que pourtant, elle faisait partie de la collection permanente du musée et que, de toute façon, si jamais elle partait en déplacement, Johann aurait dû en être prévenu. Son cœur loupa un battement, ou deux, ou plus, et son stress du moment lui causa même des douleurs au niveau de la cage thoracique. Après avoir questionné le veilleur, dans un état véritablement anxieux, la réponse fût sans appel ; elle avait disparu pendant la nuit, dieu seul savait comment. Alors, Johann s'était effondré, c'en était trop, déjà Ivan, et maintenant la Pierre de Rosette ; le pauvre mourut sur le coup, arrêt net du cœur. La morgue avait soupçonné un infarctus du myocarde, une crise cardiaque, ou même un accident vasculaire cérébral, mais bon, inutile d'autopsier un homme de presque cinquante ans sans famille ni amis ni personne pour réclamer son cadavre.

que penses-tu du pays des merveilles actuel ? ☩ La vision de Johann sur ce monde tient en un mot : détestable. Non, franchement. L'endroit est insalubre, pullule de bestioles que Johann n'aurait même pas pu imaginer dans ses pires cauchemars, et que dire des conditions de "vie" ? Y'en a-t-il qui peuvent appeler ça une "vie" ? Aimer cet endroit est tout simplement inconcevable. Oh, d'accord, il est bien conscient que certains paysages relèvent d'une certaine beauté, mais voilà ; il est loin d'avoir tout vu du pays des merveilles. Pour ainsi dire, il a cessé tout net son périple arrivé au château de la Reine Blanche, ne connaît même pas la moitié des lieux -et n'y tient même pas. Tout semble dangereux, malsain, et les rares survivants n'ont même pas la bonne idée de s'entraider ou de monter une petite communauté, c'est dire le ridicule de leur situation. Qui plus est, l'absence totale de logique apparente terrifie au plus haut point Johann, de quoi accroître grandement son côté paranoïaque. A tout instant, il lui semble que les jours peuvent devenir nuits, que les lois pourtant basiques de la physique peuvent voler en éclat en un rien de temps, et que dire du temps qui passe ? C'est à n'y rien comprendre, Johann s'est plus d'une fois arraché les cheveux pour tenter de donner un sens à tout cela -sans succès. Une vie après la mort, il a toujours refusé d'y croire. Oui, bien sûr, il est au fait des diverses croyances relatives à la mort qui ont parcouru l'histoire de l'humanité, mais pour lui, il en aurait mis sa main à couper, toute vie s'arrêtait après la mort, inutile de creuser plus loin, ces fables inventées d'un au-delà post mortem ne servaient qu'à rassurer ceux que la mort angoissait, et Johann n'avait jamais vraiment craint la mort. En plus, il ne semble même pas s'agir d'un monde où tous les morts accèdent, puisque, à en juger par la dégaine d'autrui, il n'y a que les gens trépassés récemment qui peuvent y accéder, dans la mesure où il n'a encore jamais croisé un seul Pharaon ni un seul chevalier.
Alors voilà, Johann a tendance à détester tout ce qu'il ne comprend pas, comme ce monde, entre autres.

et sinon, tu dois bien avoir un endroit préféré en ce lieu, non ? ☩ La serre dans le château de la Reine Blanche, sans hésiter une seule seconde. Même si la bâtisse imposante n'est pas exempte de bestioles en tous genres, au moins, elle ne semble pas décidée à faire un doigt d'honneur à la physique de sitôt, et puis, Johann doit bien avouer que les épais murs ont un côté presque protecteur. Au moins, si un jour le pays des merveilles venait à subir des pluies acides, un tsunami, une invasion de sauterelles, une tempête de sable ou n'importe quoi, Johann ne serait pas aussi démuni que ces pauvres gens sans cervelle qui estiment judicieux de crécher dehors. Et puis, la serre, elle lui permet de retrouver un peu de sa vie d'antan, de faire comme s'il était toujours chez lui à Londres à s'occuper de ses plantes, donc en somme, d'avoir quelque chose à quoi s'accrocher. Au moins, il passe intelligemment son temps à tenter d'étudier les diverses espèces, leur trouver des propriétés et leur découvrir des particularités encore inconnues, qu'il consigne en écrivant très petit dans son calepin -car c'est le seul papier qu'il lui reste, inutile de gaspiller le moindre centimètre. Johann vagabonde aussi régulièrement dans la salle des potions, puisqu'une fois passé le cap de la peur de cet endroit franchement malsain, elle peut se révéler être d'une aide assez précieuse, pour peu que l'on s'intéresse un peu à la science -enfin, à l'alchimie, dans la mesure où Johann a presque l'impression de s'exercer à la sorcellerie.



Les détails du lièvre


Johann adore les plantes, tout simplement. Chez lui, il avait pour habitude de s'en occuper tous les jours avec le plus grand soin et la plus extrême attention. Bon, Johann n'aurait quand même pas passé ses journées à genoux dans un potager à ratisser la terre parce que le travail physique était très peu pour lui. Mais rempoter certaines variétés extrêmement rares, calculer l'exacte dose d'eau nécessaire à leur bon développement, tout ça, ça le passionnait. Toujours était-il qu'il faisait même pousser quelques herbes aromatiques qui ne lui servaient jamais vraiment car il détestait faire la cuisine, mais se révélait être véritablement incollable sur la végétation qu'il possédait chez lui. De tête, il peut encore citer toutes les variétés qui se trouvaient chez lui, ainsi que leur nom scientifique. Johann avait quand même un gros penchant pour les plantes carnivores -les plus intéressantes de loin. A partir de ses trente ans environ, sa vue a lentement commencé à baisser, et Johann s'est vu dans l'obligation de porter des lunettes pour la lecture, le travail, et pour tout ce qui lui demandait un minimum de minutie. Seulement, si porter des lunettes ne lui a jamais posé le moindre problème, elles en deviennent un aujourd'hui, au pays des merveilles. Par chance, il avait ses lunettes sur lui au moment de sa mort, mais le choc de l'atterrissage a salement fendu un carreau en deux. Depuis, il considère qu'elles sont l'objet le plus précieux qu'il possède, et les manipule avec un soin particulier, de peur de les briser. Il cherche même désespérément un moyen de réparer cette fissure, sans grand espoir toutefois. Johann entretient des relations distantes avec autrui, pour ne pas dire qu'en fait, il n'en entretient aucune. Il trouve les gens particulièrement inintéressants, avec leurs problèmes qui ne valent bien souvent rien, et leurs discussions qui ne traitent que de banalités, le genre de discussions que peuvent avoir même les plus imbéciles de la société. En réalité, Johann ne parvient pas à interagir avec les gens. Il ne comprend pas le second degré ni l'humour, et peut se montrer cassant même sans le vouloir -parce qu'il le veut bien, de temps en temps, il faut avouer. La notion de politiquement correct lui échappe totalement, il se contente de dire ce qu'il pense, un point c'est tout. De toute sa vie, il n'a eu que deux véritables amis, les seuls qu'il n'ait jamais connus. Le terme "d'amis" ne lui a jamais parcouru l'esprit, trouvant cette notion bien trop abstraite tout comme les sentiments, néanmoins, il est le terme qui convient. Deux amitiés, avec une bibliothécaire bien plus âgée que lui et un pyromane bien plus jeune que lui. Si, vraiment, on devait mettre un mot sur son sens du contact quasi absent, on pourrait presque parler du syndrome d'Asperger, mais bon, personne ne l'a jamais qualifié ainsi, même s'il s'en rapproche. Johann ne se considère pas comme étant un auteur, et pourtant, il a envoyé pas moins de trois livres à la publication. Seulement, il s'agissait de documentaires traitant d'histoire principalement, rien qui sorte véritablement de son crâne de A à Z. Il a déjà tenté plusieurs fois d'écrire un roman de fiction. Tenté, c'est le mot, car l'inspiration n'a jamais véritablement été au rendez-vous, Johann n'étant pas spécialement créatif. De plus, son style d'écriture est assez lourd pour quiconque n'est pas trop habitué à la lecture, et son côté perfectionniste et obsessionnel lui a toujours empêché d'atteindre le cap des dix pages, pouvant recommencer pendant trois jours la réécriture d'une seule phrase. Et puis, de toute façon, la fiction, ça n'est pas trop son truc ; preuve en est, il est totalement inculte en matière de cinéma, profondément insensible au septième art. Petit, il a appris le violoncelle. Certes, il n'est pas un joueur virtuose, mais il se débrouille relativement bien. Ses parents, ayant connu les répercussions de la guerre, ont difficilement pu refuser quoi que ce soit à leur fils unique, et les cadeaux passaient par les cours de violoncelles, plutôt rares pour le gosse allemand moyen et pas forcément abordables pour tout le monde. Alors, le soir, il avait pour habitude d'en jouer toujours une heure ni plus ni moins. Il aimait tout particulièrement Schubert, et puis Mstislav Rostropovitch depuis qu'il l'avait vu en 1989. Il est admis par tous ceux qui l'ont connu que Johann est très loin d'être stupide. Mais ce que la plupart des gens ignorent, c'est qu'il dispose d'une mémoire prodigieuse. Sans tomber dans l'extrême non plus, il jouit tout de même d'une mémoire photographique assez fabuleuse, ce qui aurait pu faire de lui quelqu'un de très doué en dessin, s'il s'était un jour décidé à s'y mettre. Enfin, de ce fait, il connait par cœur bon nombre d’œuvres exposées au musée, et a en tête des milliers et des milliers d'images emmagasinées. Par la même occasion, d'ailleurs, il se souvient étonnamment bien de ses rêves. Personne n'a besoin de connaître Johann véritablement bien pour comprendre qu'il est réellement coincé. Rien qu'à voir la dégaine, on sent le balais dans le cul à trois kilomètres à la ronde ; il a en permanence une posture droite, et est aussi rigide qu'un piquet. Même quand il s'installe dans un canapé, rien n'y fait, il n'est jamais, au grand jamais affalé comme un adolescent. Ainsi, il accorde également beaucoup d'importance aux manières, qu'elles soient à table ou non. Jamais personne n'a vu Johann boire une tasse de café sans la soucoupe, et ainsi de suite. Il accorde une réelle importance à sa tenue, donc, et n'hésite pas à pousser à l'extrême si bien qu'il peut sembler presque ridicule. Johann fait partie de ceux que l'on appelle les perfectionnistes névrosés ; en gros, son obsession de perfection est constante et ne sort jamais de sa tête. Tout doit être parfait. Cela tend à faire du lui quelqu'un d'extrêmement sévère avec autrui, auquel il reproche toujours quelque chose, trop ceci, pas assez cela, quand bien même il sait que les défauts sont inhérents à l'être humain. A l'inverse, il est particulièrement sensible à la critique et ne l'accepte que peu. Ainsi, son perfectionnisme l'empêche quasiment d'éprouver la moindre satisfaction, dans la mesure où atteindre un tel idéal relève du rêve. Pour se faire, il compense avec un rangement excessif de son appartement, prête une attention particulière aux moindres détails et planifie sa vie du mieux qu'il peut. On peut en quelque sorte comparer l'esprit de Johann a un ordinateur. En effet, il est régi par la logique pure et dure. Il fonctionne comme ça, Johann, à la démonstration. Tout ce qui n'est pas mathématisable, il ne comprend pas -et ne veux pas comprendre. De ce fait, tout ce qui relève des sentiments, ça bloque avec lui. L'amour, la haine, la jalousie, l'envie, ça ne passe pas, parce qu'on ne peut pas l'expliquer. Il est également incapable de croire en dieu, ce n'est pas qu'il renie son existence, mais tant que personne n'aura réussi à prouver qu'il existe, il n'y croira pas. De toute façon, le pays des merveilles tend à le conforter dans la logique qu'effectivement, il a bien fait de ne pas perdre son temps avec ces foutaises.





Dernière édition par Johann Friedrich le Jeu 21 Aoû - 20:09, édité 12 fois
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❝ je suis en enfer ! ❞

✢ DENTS PERDUES : 40
☩ CERVELLES GAGNÉES : 1194
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✢ PSEUDO : radioactive fish
✢ AVATAR : mads mikkelsen
✢ CREDITS : chameleon circuit
✢ AGE DU PERSONNAGE : quarante sept
✢ JE SUIS : mort, la loose
✢ DANS TES POCHES : un calepin, deux stylos, un mouchoir en tissu, une paire de lunettes et des pastilles pour la gorge
✢ TA VIE : 100/100
✢ ANCIEN METIER : conservateur au british museum et conférencier
✢ LOCALISATION : château de la reine blanche, dans la serre, à essayer d'étudier un peu les espèces pour passer le temps


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✢ JE EST UN AUTRE : weaver premier du nom
MessageSujet: Re: Johann + Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé.   Jeu 17 Juil - 17:16



Prélude
La vie n’imite pas l’art, elle imite la mauvaise télévision.





01/09/1976
J
ohann avait toujours rêvé de s'appeler Van-quelque-chose. Van, ça sonnait grandiose, ça donnait une classe monstrueuse, c'était Ludwig van Beethoven et Vincent van Gogh et Jan van Eyck et Friedrich, ça n'avait rien à voir. Friedrich, c'était banal et affreux comme tout, ça ne faisait pas distingué comme Van. Dans la consonance de Friedrich, on ne percevait aucun signe d'une noblesse actuelle ou même révolue, ça n'était qu'un nom allemand comme des centaines d'autres personnes dont il ne connaissait même pas l'existence le portaient, alors Johann avait cessé de rêver bien jeune et avait couru après la réalité ; il n'était pas fortuné et se faisait doucement à l'idée de ne pas s'appeler Van, à son grand désarroi. Adieu la noblesse imaginaire et le nom splendide, adieu les châteaux et les vastes contrées verdoyantes, il n'était qu'un Friedrich après tout, et un Friedrich, c'est la personne moyenne qui habite dans les petits quartiers modestes de Munich ou d'ailleurs. Quand on lui demandait son nom, à l'école, Johann ne pouvait s'empêcher de le grommeler entre ses dents, avec une moue dédaigneuse sur le visage, insatisfait de son sort comme s'il avait fauté et qu'il en était réduit à se trimbaler un tel nom en guise de punition, alors que son prénom, lui, il en était fier ; il ne portait pas moins le prénom d'un grand inventeur -Johann Gutenberg-, de deux compositeurs -Johann Sebastian Bach et Johann Strauss- et de l'écrivain le plus fabuleux qu'ait connu l'Allemagne -Johann Goethe-. Ainsi donc, si Johann tirait une grande fierté de son prénom, il n'en allait pas de même pour son nom, jusqu'à ce jour, ce jour bien particulier qui changea la vie du garçon à jamais.

Alors qu'il avait peut-être huit ou neuf ans, à la rentrée des classes, Madame Van Albrecht, institutrice aussi âgée qui bienveillante et cultivée, passionnée par son travail à la Grundschule de Munich, s'exerçait à l'appel de ses élèves. Arrivée au nom de Johann, elle décrocha les yeux de la liste, et par dessus ses lunettes aux fines montures, elle adressa simplement quelques mots à l'enfant d'une voix sèche. « Friedrich, comme Caspar David ? » Mais voilà, Caspar David était un nom absolument inconnu du pauvre Johann. Néanmoins, sa place de premier de la classe était à tenir, et il était tout bonnement hors de question de passer pour un abruti et pour un cuistre dès le premier jour. « Oui Madame. » Fort heureusement pour lui, Madame Van Albrecht poursuivit son appel comme si de rien n'était, et ne remit jamais le peintre sur le tapis, car à cette heure-là, le nom de Friedrich causait la plus grande peur à l'enfant. Si jamais, si jamais elle lui demandait d'en dire plus ce sur fameux Caspar, aucun doute que Johann allait mourir de honte face à tant d'ignorance émanant de sa part.
Alors, à peine la sonnerie avait-elle annoncé la fin de ce premier jour que Johann fila à la bibliothèque. Foutre de diantre, le nom du peintre cognait dans sa tête, il tapait aux parois de son crâne et ne voulait pas en sortir, il résonnait et intérieurement, il hurlait à l'ignorance et à l'âge sombre. « Bonjour Mademoiselle, je... Je cherche un livre sur Caspar David Friedrich. » Mademoiselle Färber, la bibliothécaire du quartier eut un sourire amusé. Toutes les semaines, elle voyait débouler Johann et ses joues rosées, Johann et ses cheveux toujours coiffés sur le côté, Johann et ses tenues impeccables, aussi peu dissipé que pouvait l'être un enfant. Pourtant, jamais il ne s'était intéressé à la peinture. En général, lui, il empruntait du Dickens, du Twain, du Hemingway, mais des ouvrages sur la peinture ? Jamais. Aujourd'hui devait être différent, parce que le garçon était essoufflé, lui qui pourtant était bien incapable de courir comme ceux de son âge, et puis, en règle générale, à chaque fois qu'il s'adressait à elle, c'était pour emprunter un livre, pas pour demander des renseignements. « Tu ne sais pas où est la section peinture ? » Avait-elle répondu dans un rire. Mais Johann, faisant complètement fi du rire, fronça les sourcils. « La peinture ? » Premier indice. Alors comme ça, Friedrich était un peintre. « Merci Mademoiselle. » Sans perdre une seule seconde, Johann tourna les talons et se dirigea vers la section appropriée. L'espace de quelques instants, il parcourut les rayons jusqu'aux F. Friedrich, Friedrich, mince, le nom de Johann était en train de prendre une toute autre dimension. Lui qui portait déjà avec fierté le nom de Goethe, il devenait également fier de son patronyme. Et puis, il tomba sur un ouvrage, un livre relié de cuir contenant les plus grands tableaux du maître en couleurs sur des pages brillantes, un livre magnifique que le garçon ouvrit avec toutes les précautions du monde. Pendant une dizaine de minutes, peut-être, il détailla les premiers chefs d'oeuvre avec une attention particulière, subjugué par les huiles et la splendeur des paysages. Et puis, il en trouva un deuxième, bien moins joli s'il s'en fût, mais probablement plus riche en contenu textuel. Johann était bien décidé à apprendre tout Friedrich par cœur. « Je voudrais emprunter les deux-là s'il vous plait. » La charmante Mademoiselle Färber sourit. Pour sûr, si un jour Johann devait épouser quelqu'un, il aurait épousé Mademoiselle Färber et ses yeux pétillants d'intelligence. « Tu as trouvé finalement ? Tu te débrouilles super bien tu sais. » Johann esquissa un sourire en coin et se redressa. Les compliments qui venaient de Mademoiselle Färber, il les adorait, et ils étaient bien les seuls. Alors, la ravissante Mademoiselle Färber avait ouvert son registre et d'une écriture allongée et féminine, inscrivit le nom de Johann, la date de ce beau jour de septembre ainsi que les références des deux ouvrages. « Johann Friedrich et un intérêt soudain pour Friedrich... Un rapport, peut-être ? » Levant un sourcil vers l'interpellé, elle eut une moue amusée. « Oh, peut-être bien. Au revoir Mademoiselle Färber. » Sans prendre plus de temps, Johann fonça chez lui, les deux livres sous le bras.
Ainsi, c'est de la sorte que Johann prit goût à la peinture romantique. Puis, vient le tour de la peinture en général, et puis, de l'art, et puis, de l'histoire de l'art, aussi, et de l'histoire des Hommes, et également des sciences, aussi, parce que, résolument, les Hommes étaient de très intéressants animaux.






09/11/1989
B
erlin, Berlin, Johann avait toujours aimé Berlin bien plus qu'il n'aimait la Bavière. Il avait donc semblé naturel à tout le monde que le jeune homme quitte sa Munich natale pour aller étudier à Berlin, ville historique et culturellement riche, ville qui allait bientôt devenir selon lui la capitale européenne. Johann était bien résigné à s'offrir la meilleure éducation possible et pour se faire, il fallait nécessairement aller à Berlin, même si cela impliquait de devoir vivre à trois kilomètres d'un mur et de faire avec la RDA accolée. Enfin bon, après tout, lui, il était toujours en RFA, alors le problème n'en était pas un. Pire, même, Johann se plaisait bien à Berlin, et suivait un double cursus ; histoire antique et archéologie en plus d'une licence de physique. Quitte à s'instruire, autant le faire jusqu'au bout. Faire les choses à moitié, ça n'avait jamais été son truc, alors Johann aimait Berlin.
Et pourtant, en ce jour de novembre, Johann sentait presque dans l'air une tension évidente, comme si tout allait exploser d'une seconde à l'autre. Partout, en Allemagne, partout, c'était le bordel depuis quelques semaines, il y avait des manifestations un peu aux quatre coins de la RDA principalement, et la dernière en date, la plus grosse à Leipzig avait bien fait jaser les médias et avait déclenché des vagues de discussions politiques même chez ceux qui n'y connaissaient strictement rien. Johann avait tout suivi avec attention, lisait tous les matins le journal et écoutait la radio ; les événements qui se profilaient s'annonçaient franchement intéressants. Tout devenait assez impressionnant, même, il était évident que tout aller péter d'un jour à l'autre, les politiciens compris commençant probablement à être un peu agacés par la présente situation de l'Allemagne. C'était tout simple, en fait. On n'apprend pas l'histoire, on la vit.

Et puis, Johann était bien conscient qu'il était au cœur d'un tournant historique, die Wende, qu'on commençait à l'appeler. Tous les jours, du nouveau en matière de manifestations autour du Mur arrivait, et la presse s'énervait, dans le monde entier on parlait du Mur -ou était-ce l'impression que Johann en avait ? L'effervescence était omniprésente, et l'air avait de douces odeurs de révolution. Pour une fois dans sa vie, même, Johann sentait monter en lui une sorte de tension mêlée à de l'excitation, quelque chose arrivait, il le sentait, il se profilait une énormité historique dans laquelle il était au centre, l'explosion était imminente et tout le monde, Johann compris, ne l'attendait plus qu'avec impatience. Pire, même, Johann avait collecté toutes les coupures de journaux qui parlaient des manifestations diverses en RDA et en RFA, il commençait à construire ce qui serait nécessairement des archives de grande valeur dans l'histoire du pays pour plus tard. Restait plus qu'à attendre la chute des événements, qui se faisait attendre un peu comme la fin d'un bon film.

18h57
Johann habitait à deux pas du Mur, et il avait de la chance ; ainsi, il pouvait capter sans trop de soucis les ondes télévisuelles de la RDA, auxquelles il n'était pas forcément censé avoir droit, mais avec des études en physique, il avait ceci qu'il connaissait deux ou trois choses sur les ondes. Il suffisait de bidouiller un peu l'antenne, la mettre sur le rebord de la fenêtre du petit appartement, toucher aux boutons et les malmener, taper un bon coup sur le côté de la vieille télé cathodique un peu récalcitrante, et hop, il pouvait capter sans trop de problèmes les chaînes de la RDA -mais il ne fallait pas compter sur les couleurs ou sur une image nette, celle-ci grésillait sans cesse. En fait, Johann ne regardait jamais la télévision, elle était un cadeau qu'il s'était payé par le plus grand des hasards juste histoire de dire, mais ce soir, elle lui était son bien le plus indispensable ; discours de Günter Schabowski, conférence de presse, alors que partout, ça s'agitait. Quatre jours auparavant, il avait même pu entendre les manifestants à Berlin de l'autre côté du mur ; c'était dire à quel point tout le monde attendait le discours avec la plus grande impatience, Johann compris. Alors, à défaut de pouvoir passer le mur pour y assister en direct, Johann comptait sur la mauvaise retransmission -mieux que rien. « Les voyages y compris à durée permanente peuvent se faire à tout poste frontière avec la RFA. » « Quand ceci entre-t-il en vigueur ? » « Autant que je sache — immédiatement. »

19H05
Le mur est ouvert ! Partout, on criait que le mur était ouvert, et Johann n'avait même pas eu besoin d'écouter la radio outre mesure ou encore de regarder plus longtemps la télé ; tout se déroulait à deux pas de chez lui, hors de question de perdre son temps posté devant une image qui grésillait. Nom de dieu, une révolution telle que celle-ci, ça n'arrivait pas tous les jours, dans quelques semaines le neuf novembre serait dans tous les manuels d'histoire, les photographes et journalistes étaient postés partout, alors rater cette événement, ça aurait été équivalent à manger une choucroute avec les doigts -inconcevable, en somme. Et puis, mince, Johann avait à peine atteint ses vingt-deux ans ; peu nombreux étaient les gens à pouvoir se targuer d'avoir vécu un tel événement à vingt-deux ans. Et dans le pire des cas, s'il ne pouvait rien faire et rien voir, ça ferait toujours un plus sur un curriculum vitae.
Au loin, du côté Est, Johann entendait les grondements de la foule qui exigeait de passer. Tout le monde semblait débordé, l'atmosphère suintait le chaos, d'un chaos comme il en aurait fallu plus pour secouer les peuples. Alors, dehors, emmitouflé dans une bonne écharpe et grelottant dans sa veste, Johann attendait, attendait le moment où tout allait exploser en un feu d'artifice, son appareil photo argentique sur lui -quand bien même il prenait rarement des photos-, posté à quelques pas d'un pan de mur, au point de passage de la Bornholmer Straße, le plus important. Oui, les berlinois de l'Est commençaient à affluer à l'Ouest, ça devenait n'importe quoi, l'air se réchauffait des cris et de la tension, et doucement, Johann commençait à prendre bon nombre de clichés.

23H47
Cohue dans les rues. Partout, Johann voyait des gens crier, hurler, rire jusqu'à en pleurer, trop heureux pour réaliser véritablement ce qui leur arrivait. Mieux, même ; quelques minutes auparavant, Johann avait assisté en direct à des brèches pratiquées dans le Mur par des gardes-frontières, et serrait son appareil photo tout contre lui, de peur de perdre la moindre image. A chaque souffle, de la fumée s'expirait de sa bouche, et Johann commençait à avoir froid. De plus, les rues devenaient véritablement encombrées ; très peu pour le jeune homme en perspective. Alors, Johann était rentré chez lui, préférant la douce chaleur de son appartement à la cohue de la foule. Il avait donc assisté à la scène depuis sa fenêtre. Après tout, le plus important était passé, il avait assisté en direct à la chute à proprement parler et en gardait des souvenirs à faire développer sur sa pellicule.

10/11/1989

Klaxons. Klaxons partout. Dans les rues, le lendemain, tout était encore pire que la veille. Johann n'avait pas pu fermer l’œil de la nuit, et jusqu'à cinq heures, peut-être, avait gardé les yeux rivés sur sa fenêtre, jusqu'à ce que le sommeil l'engourdisse totalement, pour à peine quelques heures. Car le concert qui s'opérait était digne des plus grands scénarios hollywoodiens -de ce qu'il en savait. En descendant dans la rue, même, un inconnu avait eu le culot de se jeter dans ses bras, inconnu que Johann avait promptement repoussé, essuyant par la même la face dépitée de la personne, qui resta immobile quelques secondes à dévisager Johann avant de se réfugier dans les bras d'un autre. Tout de même, la chute de Mur ne devait pas exempter les gens d'un minimum de politesse -ce qui commençait par ne pas enlacer un inconnu. N'importe qui pouvait comprendre ça.
Et puis, avec de grandes difficultés, Johann avait même dû escalader le Mur -à entendre par là qu'il avait trouvé un tas de gravats qui allait lui permettre de ne pas faire trop fonctionner ses muscles- ; tout le monde semblait se masser près de la porte de Brandebourg, monument symbolique. S'en suivit une série de cliché, et s'en suivit même une bonne semaine d'effervescence. Les premiers jours, surtout, étaient les meilleurs pour le commun des berlinois. Les retrouvailles, tout ça, ça batifolait dans tous les coins et ça chantait des chansons, chose qui avait le don d'exaspérer Johann, parce que le pire, dans l'histoire, c'était que sa fac était quasiment désertée par tous et les cours annulés. Les premiers jours, c'était sympa ; passé ceux-ci, ça devenait gonflant pour Johann. Même Mademoiselle Färber n'avait pas pu s'empêcher de lui parler du Mur dans son dernier courrier.
Alors, une fois n'était pas coutume, Johann passait toute la quasi-totalité de son temps dehors. Après tout, on ne vit pas une révolution tous les jours.






04/07/1991
C
hère Madame Färber,

J'espère sincèrement que vous vous sentez mieux. J'imagine assez aisément les incidences que peuvent avoir un tel traitement et je vous souhaite un bon rétablissement. Vous me l'avez dit vous même, la souffrance n'est qu'éphémère et elle se trouve être une réelle bénédiction. Vous serez rapidement d'aplomb à n'en pas douter avec tout le courage que j'ai pu vous connaître. Votre famille et vos amis doivent certainement vous soutenir, sachez profiter de leur présence, le moral est important dans une convalescence, comme bon nombre de médecins ont pu vous le dire avant moi.

Quant à moi, je vous annonce mon départ. Par là, comprenez que je quitte l'Allemagne. Nous avons vécu une grande époque, pour sûr, et je n'oublierai pas ces dernières années. J'ai beaucoup apprécié ma vie estudiantine, et soyez certaine que ce pays va me manquer. La vérité est que j'ai eu beaucoup de chance ; une place en archéologie a été proposée par le British Museum, et j'ai été choisi. J'ai toujours un peu de mal à y croire compte tenu que je viens à peine de finir mon cursus, mais je ne vais pas manquer cette occasion. Je vais donc m'installer à Londres dans un mois à peine. Vous pourrez toujours me joindre, j'imagine, et je vous communiquerai mon adresse ultérieurement, quand je l'aurai définitivement.
Le départ ne m'effraie pas plus que raison, mon anglais est correct et je suis persuadé pouvoir mener à bien mon travail. Pour être tout à fait franc avec vous, je ne sais pas encore à quoi m'attendre exactement, dans les moindres détails ; je me plais à penser que le musée me contactera rapidement pour me donner toutes les modalités, auquel cas je le ferai. Pour l'instant, je préfère me concentrer sur mon déménagement. Vous n'avez pas la moindre idée à quel point les formalités administratives peuvent être longues, qui plus est pour la banque et la conversion nécessaire du mark vers la livre. Il me semble parfois que je perds beaucoup plus de temps qu'il n'en faut avec tous ces formulaires, mais je ne peux pas y couper, malheureusement.

En espérant avoir de vos nouvelles bientôt, Madame Färber, je vous souhaite un très bon rétablissement.
Johann Friedrich.


12/07/1991

M
onsieur Friedrich,

J'ai lu attentivement le courrier que vous avez envoyé à ma sœur, et je sais qu'elle et vous étiez bon amis. Je suis sincèrement navrée d'avoir à vous l'annoncer, mais Hannah nous a quitté il y a de cela un mois déjà des suites de son cancer. Elle nous manque énormément, et pas un jour ne passe sans que nous ayons une pensée pour elle.
Toutefois, elle a laissé un mot à votre attention que je vous ai joint à la lettre, ne sachant pas comment vous contacter auparavant, dans la mesure où je me suis refusée à éplucher son courrier, en dehors de votre lettre qui venait d'arriver.
Souhaitez-vous récupérer votre ancienne correspondance, ou n'importe quoi qui aurait pu vous appartenir ?

Cordialement,
Juliane Färber.



C
her Johann,

J'espère que tu te portes bien, comme tu as toujours su le faire. La santé est ton bien le plus précieux, alors ce soir, je prierai pour toi aussi.
Cependant, je suis bien consciente que je ne passerai pas la nuit, ou tout du moins, d'ici un jour ou deux, je ne serai plus de ce monde. Ne t'en fais pas pour moi, Johann, j'ai eu une vie heureuse, si heureuse que je suis contente de m'en aller ce soir ; je n'ai rien à regretter. Ne sois pas triste non plus, je peux t'assurer que je ne souffre pas, et que ces derniers instants que je vis sont les plus savoureux de mon existence. Jamais je n'ai su apprécier la vie comme je le fais à présent.
Alors, ceci, Johann, c'est un dernier mot pour toi. Je ne compte pas partir d'ici tant que je ne t'aurais pas dit au revoir ! Tu me manqueras, là-haut, tes courriers vont me manquer, mais je garderai toujours de toi le souvenir du petit garçon de la bibliothèque, et puis du jeune homme plein d'ambition qui est parti à Berlin, un jeune homme tout à fait admirable. Quant à toi, j'espère que tu garderas également un bon souvenir de ma personne, c'est un de mes plus grands souhaits du moment.

Au revoir, Johann, ou à bientôt, peut-être.
Amicalement,
Hannah Färber.




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Dernière édition par Johann Friedrich le Lun 28 Juil - 21:58, édité 14 fois
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❝ je suis en enfer ! ❞

✢ DENTS PERDUES : 40
☩ CERVELLES GAGNÉES : 1194
✢ ARRIVÉ AU PAYS LE : 17/07/2014
✢ PSEUDO : radioactive fish
✢ AVATAR : mads mikkelsen
✢ CREDITS : chameleon circuit
✢ AGE DU PERSONNAGE : quarante sept
✢ JE SUIS : mort, la loose
✢ DANS TES POCHES : un calepin, deux stylos, un mouchoir en tissu, une paire de lunettes et des pastilles pour la gorge
✢ TA VIE : 100/100
✢ ANCIEN METIER : conservateur au british museum et conférencier
✢ LOCALISATION : château de la reine blanche, dans la serre, à essayer d'étudier un peu les espèces pour passer le temps


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✢ JE EST UN AUTRE : weaver premier du nom
MessageSujet: Re: Johann + Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé.   Jeu 17 Juil - 17:16



Ritournelle
Un problème sans solution est un problème mal posé.




23/08/1978

P
artout, où que Johann pose le regard, il lui semblait que des vapeurs s'échappaient du sol à cause de la chaleur, qui troublait les paysages et les rendait flous. Lui-même ne se sentait pas au mieux de sa forme ; de grosses gouttes de sueur perlaient à son front, il avait déjà eu quelques bons coups de soleil, la température était insupportable et Johann s'enchaînait bouteille d'eau sur bouteille d'eau, ce qui avait pour seul effet de l'expédier plus que régulièrement dans les toilettes sèches du coin qu'il avait en horreur.
Pourtant, Johann adorait l'archéologie. Oui, il aimait ça, mais pas la partie des fouilles. Les analyses en hiver étaient passionnantes, toutefois, passer sa journée à quatre pattes dans la terre, c'était très peu pour le jeune homme. Ça, c'était bon pour les archéologues de bas-étage bons qu'à creuser la terre, ça n'était en rien pour les grands esprits et les scientifiques de renom dont il faisait partie. Et on lui avait dit, à Johann : t'as l'occasion d'aller en Egypte, vas-y !, sauf que personne ne lui avait précisé qu'il n'aurait pas même une journée à lui pour visiter ce qui valait vraiment le coup en Egypte, parce que les fouilles devaient être achevées au plus vite -tempête de sable en approche. Alors déjà, non seulement le travail était pénible au possible, mais en plus, on l'avait affublé d'une sotte pour partenaire, qui adorait parler plus que creuser, pour causer de son chien, et de ses enfants qui lui manquaient horriblement, et de tout un tas de choses que Johann n'écoutait même plus vraiment, se contentant de subir en espérant qu'elle s'arrête. Mais quand elle avait commencé à parler de la rougeole de son gamin, c'en avait été trop. « J'apprécierais beaucoup que tu passes plus de temps à travailler qu'à m'adresser la parole quand ce n'est pas nécessaire. Tu n'es pas très intéressante, pour tout dire. La chaleur est déjà difficile à supporter, n'en rajoute pas une couche s'il te plaît. Merci. » Sans qu'il comprenne vraiment pourquoi, sa coéquipière l'avait dévisagé, et lui avait collé une gifle digne de ce nom. A chaque fois, c'était la même chose ; Johann se permettait une petite remarque tout juste semblable à un constat, et il s'en prenait une. Ce n'était pas la première fois, à vrai dire, et au moins un quart du British Museum détestait Johann pour ces-mêmes raisons. Quant à lui, il ne comprenait résolument pas comment quelques mots suffisaient pour se mettre quelqu'un à dos -quoiqu'il s'en moquait, à vrai dire, si les gens étaient simples d'esprit, ce n'était pas son problème. Au moins, sa remarque avait suffi à faire taire pour de bon l'andouille qu'il se trimbalait, si bien qu'elle n'avait cessé d'ignorer complètement son existence, et quand elle se décidait à stopper ce petit jeu, c'était pour mieux l'incendier du regard et lui parler de manière encore plus sèche que ce désert pourtant déjà très sec. Pire, elle avait même semblé énervée, et Johann l'avait entendue de loin se plaindre au responsable des fouilles.

Alors, il fallait profiter du fait qu'elle soit aveuglée par sa colère. Johann en était persuadé, les hommes les plus faciles à atteindre étaient les hommes aveugles -au sens littéral comme figuré. Et, aveuglée dans sa colère, elle faisait une proie facile, tellement aveugle qu'elle n'avait même pas remarqué qu'elle avait mis le doigt sur un début de quelque chose, une poterie, peut-être. Oh, bien sûr, les grands trésors de l'Egype Ancienne avaient déjà été découverts depuis belle lurette, mais une poterie n'était jamais seule. On retrouvait toujours au moins quelques objets à côté, quand il ne s'agissait pas d'un squelette entier.
Alors, à un moment, on avait demandé des bras pour dégager un tas de terre, et on avait crié quelque chose à Johann, pour qu'il prête main forte aux autres gaillards. Hors de question. Saisissant l'opportunité, il s'était adressé à sa coéquipière. « Monsieur Stevenson t'appelle, tu ferais bien d'aller voir, je crois qu'ils ont besoin d'aide. » Et, alors qu'elle se dirigeait en soupirant vers le groupe, Johann avait sauté sur la place. A lui, l'attribution de la découverte que sa collègue avait été assez stupide pour manquer -elle regardait du mauvais côté, et seul un tout petit morceau à peine visible dépassait du sol, à sa décharge. Alors, si elle était assez stupide pour passer à côté d'éléments de découverte, c'était bien simple ; Johann sautait dessus et s'en attribuait tous les mérites. Le prestige, ça n'était jamais gratuit. « C'est toi qu'ils appelaient, Johann. Magne. » Johann s'était éclairci la gorge, harassé. « Eh bien tu peux aller le chercher. J'ai découvert une poterie, il doit probablement y avoir d'autres choses pas loin. »
Et, pendant toute la durée des fouilles, on n'avait eu de cesse de féliciter Johann -de manière assez moqueuse en ce qui concernait certains. En effet, de tout le groupe, il était le seul à avoir "découvert" quelques trésors. Alors, même s'il n'en montrait rien, il adressait toujours un sourire narquois mental à sa coéquipière. Vraiment, il lui était bon de jouir d'un cerveau fonctionnel, et d'un peu de mauvaise foi.




08/09/2005

R
ésolument, Johann avait beau se creuser la tête et réfléchir à tout, il ne comprenait pas ce qu'il avait bien pu faire pour en arriver là. Tous les jours, depuis la rentrée, il était impeccable. Sa présentation était tout à fait soignée, et ses cours étaient riches, ô combien riches. Seulement, faire intégrer tout ça dans la tête de ses étudiants, c'était d'ores et déjà mission impossible. Parlez-leur de l'époque victorienne, et ils vous parlent des dernières sorties au cinéma. Parlez-leur de l'apogée romaine, et ils vous parlent de leurs amours. Parlez-leur des conquêtes napoléoniennes, et ils vous parlent de télé-réalité. Pour peu, Johann aurait désespéré. Le premier jour, tout s'était encore relativement bien déroulé la première heure. Passé ce cap, ça avait commencé à papoter dans tous les coins, puis à brailler. Et comment se comporter devant une horde d'étudiants furibonds ? Johann n'avait jamais été confronté à un tel cas de figure. Entre adultes, entre gens civilisés, il avait toujours réussi à instaurer un certain calme et un certain respect. Mais face à de tels dévergondés, Johann devait bien l'avouer, il se trouvait complètement pris au dépourvu. En effet, difficile de faire cours dans des conditions si lamentables. Alors, n'élevant jamais la voix, il débitait ses leçons, faisant abstraction des stylos qui volaient et des étudiants qui jasaient, même lorsque des projectiles menaçaient de l'atteindre. Johann prenait sa vengeance en collant des mauvaises notes à tord et à travers, n'hésitant pas une seule seconde à pourrir des semestres par la seule force d'un 20% bien senti. Et encore, il s'estimait être indulgent ; ses exigences étaient simplement un peu plus hautes que la norme. Pire, même ; quelques insultes volaient parfois jusqu'à ses oreilles, proférées à son encontre. Mais cela lui passait bien au dessus de la tête. Il se contentait d'attendre avec impatience la remise du prochain devoir.

Et puis, quand les cours étaient terminés, il s'agissait d'une véritable délivrance. L'histoire, oui, la faculté, non. Les livres, oui, les amphithéâtres, non. Et ce soir, comme tous les soirs, Johann avait rangé ses affaires, seul, lessivé, alors que les quelques étudiants qui venaient encore -pour se marrer plus que pour écouter- se précipitaient vers les portes de sortie. Un étudiant, plus lent que les autres, peut-être, avait semblé s'approcher de Johann, mais celui-ci n'y prêtait pas attention, plus concentré sur ses livres que sur la personne en question ; la probabilité qu'elle s'adresse à lui était inférieure à la probabilité qu'il vienne simplement récupérer un stylo échoué près de son bureau. « Vous êtes un bon prof, vraiment, aprèèèèès... Vous devriez peut-être l'ouvrir pour qu'ils se taisent, mais moi j'dis ça, en tout bien tout honneur. » Brusquement tiré de ses pensées, Johann jaugea l'étudiant de haut en bas. Pas très grand, quelques poils sur la face, d'une lenteur déconcertante, et... Un bon prof. Johann n'en doutait pas une seule seconde, mais venant de la bouche d'un gamin de vingt piges, le constat était simple et rapide : démagogie. Encore un qui venait se moquer de lui, avec son sourire sur le visage et ses airs trop gentillets. Pas de chance pour lui, Johann était particulièrement insensible aux flatteries. Alors, il avait continué de ranger ses affaires, sans même le regarder. « Merci, je ne pense pas avoir besoin des conseils d'un étudiant. » Débat clos. « Voilàà, comme ça, exactement ! Et BAM, plus rien, silence complet, ils comprennent qu'ils ne sont que des gosses dans le monde magnifique des adultes et enfin, vous pourrez parler en toute sérénité. » Johann se stoppa net dans son geste, pour regarder à nouveau l'étudiant. Une telle impertinence, il n'avait jamais vu ça nulle part. Il écarquilla les yeux, légèrement, très légèrement, choqué par ses propos, et par cet air sur son visage, ce sourire qui s'était nettement élargi. Pour qui se prenait-il, à la fin ? Pour un psychologue ? Johann n'avait pas besoin de psychologue. « Votre nom ? » Que dire d'autre ? S'il lui disait de décamper, peut-être allait-il se prendre un coup de couteau comme ça arrivait à certains enseignants. Et ce mec, ce mec, fort à parier qu'il n'était pas très net. Johann avait la pire réputation de toute l'université, et lui, il venait lui taper la tchatche ? Pas crédible. C'était un fait ; on ne parlait pas à l'affreux Monsieur Friedrich sinon pour l'injurier. Mais prendre son nom, c'était un bon plan ; s'il continuait, une sale note apparaîtrait sur son relevé, et elle serait bien méritée. « J'suis pas sûr que ça va être bon pour mon année ça... » Fine déduction, très fine déduction. Et il avait haussé les épaules. « Ivan, Ivan Moore. » « Votre année, Ivan Moore, elle m'indiffère parfaitement. Tâchez de me rendre des copies impeccables, et par là, j'entends historiquement intéressantes comme j'en vois à peine trois sur cent-cinquante, et dans ce cas là, Ivan Moore, vous serez tranquille pour votre année. » Une fois encore, Johann le dévisagea de haut en bas. Il s'agissait de bien mémoriser son visage, pour, si besoin, porter plainte. On ne savait jamais, après tout. « En attendant, Ivan Moore, je pense pouvoir m'en sortir sans vos conseils. Si vous voulez ma place, prenez-la, je vous l'offre volontiers. » Et de bon cœur. Etre professeur ici, avec de tels étudiants, ça n'était pas un cadeau, oh non ça n'était pas un cadeau. Pour tout dire, Johann n'était même pas sûr de pouvoir finir l'année. Enseigner une passion s'était subitement transformé en véritable calvaire. Alors, Ivan Moore avait froncé les sourcils, enfoncé ses mains dans ses poches, et avait souri, encore. « C'pour vous que je dis ça, la dépression ça arrive bien assez vite. MAIS, vu que c'est pas mon problème j'vous souhaite une bonne fin d'journée ? » Et il s'était reculé, pour mieux s'en aller. Enfin. Il avait au moins le mérite d'être poli... Un peu. « Bonne fin de journée à vous aussi. » Et Johann avait replongé dans son rangement, imperturbable.

29/09/2005

Un paquet de copies à corriger, travail long et ennuyeux s'il s'en fut. Les bêtises des étudiants ne l'amusaient même pas, et Johann se contentait de soupirer, avant de coller des notes implacablement, d'une écriture soignée qui contrastait un peu avec le résultat, des notes qui auraient fait frémir d'effroi Johann s'il avait été à leur place. Et puis, il arriva à cette copie, cette copie bien précise. Ivan Moore. Oh, ce nom, il aurait presque pu dire qu'il l'avait attendu avec impatience. Oui, il fallait voir de quoi Ivan Moore, le donneur de leçons, était capable. Rapidement, il parcourut les premières lignes de la copie. Et... Merde. Ce con, ce petit con égocentrique, il avait fait un bon travail. Un très bon travail, même, ce qui eut le rare don d'irriter Johann au plus haut point. Et, merci pour Ivan Moore, Johann possédait encore un tant soit peu de conscience professionnelle, auquel cas, sans l'ombre d'un doute, il aurait pris un plaisir sadique à lui pourrir son semestre.
Mais surtout, même si Johann était passablement énervé à cause de la qualité du devoir, une chose en particulière l'agaça au plus haut point. Un petit post-scriptum, à la fin du devoir. PS : UN PEU D'SILENCE S'IL VOUS PLAIT. C'est pas si compliqué, non ?
Enfoiré.

03/02/2006

Fini. Délivrance. Les cours, ça n'était plus pour lui. Le matin même, quelques heures auparavant, il avait déposé sa lettre de démission. Non, vraiment, Johann se demandait sincèrement ce qui avait bien pu le pousser à accepter un tel travail. Autant l'histoire était toute sa vie, autant l'enseignement ne l'avait pour ainsi dire jamais véritablement intéressé. Alors, d'un pas raide et rapide, Johann avait traversé la cour de l'université, ses affaires empaquetées dans un carton sous son bras. Échec ou soulagement ? Johann ne savait pas vraiment comment se sentir vis-à-vis de l'abandon de ses fonctions. Certes, certes, il avait renoncé, il essuyait donc un échec. Mais un échec tellement agréable que la journée n'était pas si mauvaise. Enfin, ça, c'était avant d'entendre un bruit de pas lui courir derrière.
Encore lui. Encore Ivan Moore.
Emmitouflé dans son écharpe pour palier au froid de l'hiver, le gamin ne semblait pas décidé à lui lâcher les baskets. Johann avait eu droit plusieurs autres fois à quelques mots adressés à son attention dans les copies de l'étudiant, et à quelques bribes de dialogues de temps à autres, mais à présent, Ivan Moore pouvait être tranquille ; inutile de lui cirer les pompes, il s'en allait. Johann avait donc accéléré l'allure, ignorant la présence de l'autre énergumène, comme si le fait de faire semblant de ne pas le voir allait lui éviter la corvée de devoir lui parler. Inutile, cependant ; Moore le rattrapait. « Vous partez ? Sérieux ? » Johann avait continué à marcher sans même daigner lui offrir un regard. Pourtant, s'il avait fait attention, il aurait presque pu entendre une pointe de tristesse dans la voix du jeune homme. « Je crois que vous aviez raison, je ne suis peut-être pas fait pour être prof. » Content ? Assurément, Moore devait être content. Comme tous les élèves de l'université. Et comme tous les professeurs de l’université. Comme tout le monde. La seule chose pour laquelle on regrettait Johann, c'était pour se voir privé du spectacle qu'il pouvait constituer, éliminant par la même quelques croustillantes anecdotes sur sa personne. « ...Haha ben heu... Ouais mais bon, c'est heu, dommage quoi, vous êtes... Bénéfique je pense pour... Ce serait du gâchis. » Du gâchis. Tiens donc. Ivan Moore perdait ses qualités d'orateur, ça en devenait absolument appréciable. Johann avait toujours aimé voir les gens détestables se couvrir de ridicule. Comme si le départ de l'homme était dommageable pour qui que ce soit. Atteignant sa voiture, Johann posa le carton sur le siège passager. Foutue circulation, Johann avait gardé sa voiture allemande, et le volant à gauche, ça ne collait pas des masses au système britannique. Mais il n'eut même pas le temps de pester qu'Ivan Moore ne le lâchait pas et embrayait sur autre chose. « OKAY OKAY J’ARRÊTE DE TOURNER AUTOUR DU POT. Sincèrement j'adore c'que vous faites, et vu que j'aimerais m'diriger moi aussi dans le superbe monde de l'histoire, du coup... Possible de garder contact ou alors j'fais vraiment trop petit étudiant pseudo-studieux qui veut juste emmerder son monde ? Si c'est ça, j'me laisse pousser la barbe à la Robinson Crusoë pour être crédible. » Johann referma la portière de sa voiture, et pour la première fois pour aujourd'hui, adressa un regard à l'étudiant, sourcils froncés. Résolument, le pauvre n'avait pas toute sa tête. Pourquoi diable invoquer Crusoë ? Et surtout... Quelle idée saugrenue. « Garder contact...? »




14/04/2009

I
l n'était pas trop tard, mais pas trop tôt, c'était un jour comme les autres, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Si Johann aimait bien une chose, c'était ce genre de moments, où il se perdait pendant des heures dans les livres avec pour seule compagnie une tasse de thé bien chaud, au jasmin de préférence. L'Angleterre avait eu ceci sur lui qu'elle l'avait converti à cette boisson chaude, amie de ses lettres du soir. Et on avait frappé à sa porte. Bon sang. Alors comme ça, le couple Hastings avait encore laissé la porte d'entrée ouverte, et n'importe qui pouvait entrer dans l'immeuble. Demain, pour sûr, Johann allait leur écrire une note incendiaire, et poster une lettre enflammée au syndicat en dénonçant les mécréants. De surcroît, Johann aurait aimé ne pas ouvrir ; il était coupé à quelques pages de la fin d'un chapitre. Alors, il referma délicatement Le Rouge et le Noir, l'aligna parfaitement avec les bords de la table, s'épousseta quelque peu et regarda dans le judas ; Ivan. Mais pas un Ivan de tous les jours, un Ivan triste, étouffant quelques vulgarités avant que le battant ne s'ouvre. Bordel. Bordel. Et rebordel.

Derrière sa porte, Johann s'écarta du judas, et sentit son cœur se resserrer. Que faire, que faire, que faire ? Il pouvait toujours prétexter être absent, ou être malade, ou encore dire qu'il n'avait pas entendu frapper. Il aurait pu faire tout ça, Johann, et il en mourait d'envie ; les démonstrations sentimentales le rendaient foncièrement mal-à-l'aise. Mais, rehaussant ses lunettes sur son nez et inspirant un grand coup, il saisit ce qui lui restait de courage à deux mains, et tourna les trois verrous de sa porte pour la faire glisser sur ses gonds. « Prends un fauteuil Ivan. J'ai un très bon thé si tu veux. » Pour n'importe qui, cette remarque aurait pu paraître déplacée face à un type qui avait les yeux rougis et l'air dévasté. Mais dans l'esprit de Johann, il s'agissait avant tout de lui faire oublier ses soucis, pas de les lui faire remémorer en l'assaillant d'emblée de questions. Parce que le spectacle qui s'offrait à lui était effroyable ; jamais il n'avait vu son... Son ami ? dans un tel état. Ivan avait passé l'embrasure de la porte, et Johann avait refermé les verrous directement après son entrée -on n'était jamais trop prudent. Les mains dans les poches, un sourire triste s'afficha sur le visage de l'étudiant. « Merci, je... » Il inspira, face à Johann qui l'écoutait attentivement. « Désolé de débarquer comme ça, vraiment, j'espère que j'te dérange pas hein ? Si c'est le cas, je... J'repars faire un tour, y'a pas, y'a pas... » Ivan ne le dérangeait jamais vraiment. Bien sûr, il soupirait toujours de le voir devant sa porte, mais il faisait avec. Pire, même, il en venait à apprécier ses visites. Et aujourd'hui, manifestement, Ivan avait besoin de lui, d'un besoin que Johann n'expliquait pas. « J'aurais préféré que tu arrives dans sept minutes pour que j'aie le temps de finir mon chapitre, mais ce n'est pas grave, tu peux rester. » Dans sept minutes, le chapitre aurait été fini et celui d'Ivan aurait pu commencer. Enfin bon, ce n'était qu'un détail. Lentement, Johann retourna s'asseoir à son fauteuil, faisant signe à Ivan de faire de même. Puis, il tendit un mouchoir à Ivan ; sa lèvre saignait. Tic nerveux, probablement. « Tu ne devrais pas te mordre la lèvre à ce point. » Au moins, éponger le sang lui donnerait un air moins... Cadavérique, oui, moins cadavérique. Ivan se passa une main dans les cheveux. « Je sais même plus ce que je voulais dire. » Posant ses lunettes sur la table basse, Johann détourna le regard. La situation devenait réellement inconfortable. Pourtant, si Ivan voulait du réconfort, il savait qu'il ne trouverait pas grand chose chez Johann. Il ne devait pas s'attendre à la moindre étreinte ou à la moindre larme, mais à un discours lent et placide qui insupporterait n'importe qui. « Prends ton temps. Commence par le début. » Ivan finit par s'asseoir, la tête dans les mains et les coudes sur les genoux. Une posture bien désolante pour Johann, dépassé par la tristesse d'Ivan. « Je... Je sais que ça va te paraître ridicule pour un commencement mais, est-ce que j'suis un monstre ? » Johann leva les sourcils, interpellé. Ridicule, oui, c'était le mot. Soit Ivan n'avait aucune idée de ce qu'était un monstre, soit il se moquait de lui. Ivan, lui, le regarda droit dans les yeux, d'un regard prenant comme Johann n'en avait jamais vu. Comme s'il... Le sondait, ou Johann n'en savait rien. « Est-ce que... J'ai tout faux sur la ligne ? J'suis définitivement pourri de l'intérieur ou quelque chose du genre ? Selon toi ? » Ces propos donnèrent comme un coup à Johann. Ivan, pourri ? C'était à n'y rien comprendre. Il devait véritablement se passer quelque chose de grave pour qu'il en vienne à proférer de telles paroles. Johann sentit son cœur se serrer, chose qui ne lui arrivait que rarement. Voire jamais. « Selon moi, non. » Les mots planèrent dans l'air, tandis que Johann cherchait quoi lui dire de plus. Non, définitivement non, Ivan n'était pas ce qu'il décrivait. Tout en parlant, il garda les yeux rivés sur son pantalon. Soutenir le regard d'Ivan lui était difficile, et mauvais pour sa concentration. « Le monstre est un sujet très intéressant, Ivan. Tout le monde s'accorde à dire qu'au delà des fables, les monstres sont humains. Le simple fait que tu me poses cette question prouve que tu n'en es pas un. Manifestement, tu éprouves des regrets, ce qu'un monstre n'aurait pas. » Inutile de lui prouver exactement pourquoi, ce raisonnement logique en disait déjà long. Monstres et regrets étaient inconciliables. Ce pourquoi Ivan n'en était pas un. Fin de la démonstration. Johann redressa la tête, fronçant les sourcils et plongeant ses yeux dans ceux d'Ivan. « Qui t'as dit ça, Ivan ? » Qui pouvait bien lui mettre de telles idées en tête ? Pourtant, de ce qu'il en savait, Ivan n'était pas particulièrement influençable. La situation devait être grave, probablement. L'interpellé déglutit, croisa les bras et se laissa aller quelque peu dans le canapé, la tête en arrière. « C'est, hm. Compliqué, je crois t'avoir déjà dit que j'avais une sœur ? Jumelle, enfin fausse, cadette de quelques secondes, rien de dingue là-dedans. » Un problème avec elle ? Andrea, de ce que Johann se souvenait, ou quelque chose qui y ressemblait. Rire nerveux d'Ivan. « J'ai rien vu. J'ai rien vu Johann, c'est arrivé, comme ça y'a pas mal d'années comme une claque dans la gueule tu vois ? Les trucs que tu prévois pas malgré ta vie pseudo parfaite qui correspond aux clichés. Rien l'était. J'étais pas là pour elle. Putain. J'étais pas là, j'ai rien vu. Elle se... Se f'sait dégueuler, subissait un harcèlement pas croyable dans son pensionnat, insultes en tout genre, t'es grosse, t'es moche, t'es stupide. T'es inutile. » Pendant sa tirade, Johann avait perçu des larmes perler aux coins des yeux d'Ivan. Ses yeux s'embuaient, et lui, il le regardait, impuissant et triste pour lui, incapable de se défaire du spectacle désolant que lui offrait Ivan. Donc, c'était du sérieux, à priori. Si Johann avait eu un frère ou une sœur, peut-être aurait-il pu comprendre la douleur et la ressentir aussi. Mais là, la douleur était exclusive à Ivan, et Johann le voyait, abattu sur son canapé, sans pouvoir rien faire d'autre que l'écouter, et le regarder fermer les yeux et s'agiter. « Boulimique. On a tout fait, j'te jure, j'y ai cru moi à cette putain de guérison. Elle a été en centre, y'a eu quelques rechutes mais ça allait, j'suis rentré aujourd'hui, elle est r'tombée dedans. J'ai pas été là. J'ai pas été là. Moi, son frère, j'ai été qu'un spectateur de sa descente et merde, merde. MERDE. » Ivan avait replongé sa tête dans ses mains. Et Johann, lui, il esquissa l'ombre d'un mouvement de recul. Depuis qu'Ivan était là, il n'était pas à son aise, et le voir hausser la voix, pour tout dire, ça l'impressionnait un peu. Lui, il ne levait jamais la voix, et voir Ivan le faire, ça faisait monter en lui une pointe de stress. Déglutissant avec difficulté, il commençait à se sentir lourd, et attristé. Résolument, Ivan dans cet état, ça n'était pas bon pour sa personne. « Tu sais, Ivan, il y a des choses que l’œil humain ne peut pas percevoir. Souvent, ceux qui souffrent de ce genre de problèmes ne disent rien, et sont même plutôt habiles à cacher leur mal-être. » Puis, il secoua légèrement la tête de gauche à droite. « Même avec la meilleure volonté du monde, Ivan, j'ai du mal à croire que tu n'as pas été présent. Tu lui as forcément apporté quelque chose, rien qu'une présence, bien que tu n'aies probablement pas été là de la façon dont tu voulais l'être. » Il s'arrêta un instant, choisissant ses mots avec soin. « C'est ce qu'on t'enseigne en physique, tu sais. A trop avoir le nez sur un problème, la vision d'ensemble se brouille. Tu ne pouvais pas le deviner. » Et il se pencha un peu vers Ivan, sur son fauteuil, doucement. « Tu n'as pas à t'en vouloir, Ivan. Tu n'en es pas responsable. » Ivan redressa la tête. Partout, les larmes coulaient sur son visage. Une fois encore, Johann aurait voulu fuir cette situation, cette situation délicate qui ne permettait pas de faire appel à la raison pure. Non, il fallait comprendre, et l'aider autant que faire se peut, en dépit de son expression qui, pour peu, aurait rongé Johann. « Alors, pourquoi ? » Le ton suppliant de l'étudiant eut raison de Johann, qui détourna les yeux. « Pourquoi s'faire du mal comme ça ? En emportant tout dans sa chute ? J'ai tout essayé, fait mon possible, j'peux te jurer que si je le pouvais, j'prendrais sa place dans tout son mal-être. Pourquoi, juste pourquoi, et... Ce serait vraiment cool qu'un jour quelqu'un ait la bonne idée de créer j'sais pas, une potion magique pour apaiser les maux, crever la bête en chacun de nous, arrêter c'te mascarade à deux balles. » Johann ne pouvait plus regarder Ivan. Pourquoi ? Mais il n'en savait rien. Il ne comprenait pas grand chose aux hommes, Johann. Je ne sais pas. Il aurait voulu lui dire que la raison du mal lui était inconnue, mais il ne pouvait pas non plus. Quelque chose, au fond de lui, lui disait de répondre à l'étudiant, de ne pas laisser sa question en suspens. Manifestement, il avait besoin de réponses. Faible estime de soi, dépression, sensation de vide, manque d'énergie vitale, autant de facteurs qui venaient à l'esprit de Johann. Mais le pourquoi, le pourquoi, il n'en savait rien. Il ne réagissait pas comme tout le monde, lui. Il ne se faisait jamais de mal. « Je crois que l'homme aime se faire justice à lui-même. Peut-être qu'elle pense mériter ça. » Johann fixait toujours le sol, véritablement attristé. Attristé, et ennuyé de ne rien pouvoir faire pour Ivan, qui, il le savait, ne méritait pas ça. « L'être humain est vraiment moche. » D'un revers de la main, Ivan avait essuyé ses larmes dans un rictus, et Johann avait levé les yeux vers lui. « L'homme est aussi laid que la nature. Et aussi beau qu'elle. Tout n'est jamais noir ou blanc, Ivan. Il y a un semblant de beauté dans l'auto-destruction, si l'on peut dire. Un sacrifice est une belle chose, même si les conséquences le sont moins. » Johann avait toujours eu cette tendance naturelle à prêter attention aux détails, aussi il remarqua que la respiration d'Ivan se faisait de plus en plus régulière. Plus posée. Le jeune homme tendait à se calmer, et Johann expira lentement l'air de ses poumons. S'il était arrivé quelque chose à Ivan, s'il avait défailli ou autre, Johann aurait clairement paniqué. Même sa voix avait quelque chose de plus posé, et Johann sentit son cœur se desserrer quelque peu. « C'est vrai, une belle brochette de masochistes en puissance. » Johann fronça les sourcils. Une brochette. Mais une brochette de quoi ? Que venait faire une brochette dans la discussion ? Une brochette de viande, une petite broche, ou...? En temps normal, il n'aurait pas hésité à relever, mais la situation n'était pas appropriée. Et puis, Ivan invoquait régulièrement des objets incongrus dans les discussions les plus sérieuses, sans que Johann comprenne quoi que ce soit, ce qui le confortait encore plus dans l'idée que son ami n'était pas un génie, mais après tout, il n'y pouvait rien. « J'crois que le plus laid doit être de se sentir impuissant face à ça, y'a cette croyance de puissance et pourtant, c'est con de passer une partie de sa vie à se dire que tout est possible, au final non. Surtout quand deux personnages entrent dans cette histoire foireuse, la réaction de l'autre est jamais prévisible... Nom d'un chien. » A ce moment, Johann l'aurait parié, si son canapé avait possédé un sous-sol, si Ivan avait pu s'étendre sous les coussins, il l'aurait fait et n'aurait plus bougé. Une masse, une masse tout juste bonne à parler, voilà ce qu'il était devenu. Comme une orange qu'on aurait pressé jusqu'à ce que plus rien ne coule. « Si la vie était prévisible, on aurait autant mourir maintenant. C'est précisément parce que la vie est imprévisible qu'elle mérite d'être vécue. On pourra te faire croire que c'est la religion, le bonheur, ou toutes ces sottises qui poussent les hommes à aller de l'avant, mais en réalité, Ivan, c'est l'imprévisibilité, ni plus ni moins. Si tu savais avec exactitude ce à quoi t'attendre tous les jours, tu en mourrais d'ennui. Ne blâme pas l'imprévisibilité. » Johann plissa presque imperceptiblement les yeux. Son discours allait presque à l'encontre de son mode de vie ; lui, il prévoyait presque de sortir sa voiture trois jours à l'avance, et tout était programmé au millimètre près afin de ne pas avoir affaire à l'imprévu. Pourtant, pourtant, ces paroles devaient faire sens pour Ivan, probablement. Lui, il n'était pas comme Johann. Il était plus libre, en un certain sens. Et par dessus tout, il était attentif à l'extrême. Johann avait même l'impression que personne n'avait jamais autant bu ses paroles. « Merci. » Court silence. « Merci tout simplement, je sais pas quoi te dire de plus, j'te l'avoue que ma tête est plus qu'une grosse bouillasse qu'arrive pas à réfléchir. Alors, ouais, juste... merci. » L'espace d'un instant, Johann se serait presque retourné pour vérifier qu'il ne disait pas merci à un tiers dans la pièce. Merci pour quoi ? Johann n'en avait pas la moindre idée, et se faisait petit à petit à l'idée de ne rien comprendre à ce garçon. D'un coup, après trois échanges verbaux, il passait des larmes au calme, et... Mieux valait, parfois, ne pas chercher la logique. « Je t'en prie. Mon appartement t'es ouvert. »
Ivan Moore, pour sûr, était un personnage bien étrange.



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✢ DANS TES POCHES : un calepin, deux stylos, un mouchoir en tissu, une paire de lunettes et des pastilles pour la gorge
✢ TA VIE : 100/100
✢ ANCIEN METIER : conservateur au british museum et conférencier
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MessageSujet: Re: Johann + Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé.   Jeu 17 Juil - 17:16



Point d'orgue
Ce qui compte ne peut pas toujours être compté, et ce qui peut être compté ne compte pas forcément.



2014

S
i Johann Friedrich était bien mauvais pour quelque chose, c'était sans conteste pour les rapports humains, et il en avait conscience. Alors, insatisfait du résultat mais incapable d'améliorer encore la lettre qu'il n'avait pas recommencée moins de huit fois, il posa son stylo sur la table et se relit une dernière fois avant d'insérer le papier dans son enveloppe. Ecrire une lettre à une personne endeuillée, il n'avait pas la moindre idée de comment faire. Surtout quand cette personne était la plus importante en ce bas-monde. La seule importante, plus exactement.

C
her Ivan,

Sache tout d'abord que je suis désolé. Je suis foncièrement navré. Tu ne méritais pas ça. Je te prie d'accepter mes plus sincères condoléances, cela n'aurait jamais dû t'arriver.
La mort est toujours un moment difficile à appréhender. Je compatis à ta souffrance, je sais ce que représente la perte d'un être cher.
Néanmoins, sache que je serai là pour toi. Si tu as besoin de parler, si tu as besoin d'un conseil, d'un avis, ou simplement d'une épaule, je serai là pour toi, Ivan. Ne laisse pas un décès s'emparer de toi, ta vie continue pour de longues années encore. Fais ton deuil, calmement, ressource-toi et prends tout le temps qui te sera nécessaire, personne ne te jugera là-dessus. Il faut cependant savoir passer au delà de la mort quand elle nous touche, et j'espère sincèrement que tu y arriveras. Tu dois être fort, Ivan, autant pour toi que pour Andrea. Je sais qu'elle doit souffrir également de te savoir en deuil. Il s'agit véritablement d'une épreuve à surmonter, et je te le répète, Ivan ; je peux t'aider à dépasser ce décès, je peux faire tout ce qui est en mon pouvoir pour te soutenir d'une manière ou d'une autre, celle qui te conviendra.
Je suis véritablement affecté par cet événement, et j'espère de tout cœur pouvoir être là pour te servir de béquille si tu en ressens l'envie ou le besoin.

Amicalement,
Johann.





U
ne fraction de seconde, comme un coup de tonnerre. Un appel, le soir. Quelque chose qui ne tournait pas rond. Et en un instant, un grain de sable dans une vie, la surface lisse et vernie que représentait l'existence de Johann Friedrich s'était craquelée en millions de petits fragments.
Il avait suffi d'un coup de téléphone pour que sa vie se fissure comme de la glace. Andrea, paniquée, peut-être. Andrea, qui l'avait toujours haï sans qu'il comprenne bien pourquoi. Pendant un instant, même, il avait hésité à décrocher. Ils n'avaient rien à se dire. Mais le simple fait qu'elle l'appelle, ça n'était pas... Logique. Incohérent. Inquiétant. Ivan. « Ecoutez, ça me plait pas de vous demander de l'aide, vous devez bien savoir combien je prends sur moi, mais j'ai besoin de vous... Je ne sais pas ce que vous foutez avec Ivan, je ne sais pas quel type d'influence vous avez sur lui mais suffisamment pour que ça me fasse flipper et là, j'ai plus envie de nier... Il se passe quelque chose et je flippe à mort, c'que je vous demande en fait, c'est d'aller voir ce qu'il se passe, allez le chercher s'il vous plait... C'est vous qu'il écoutera, pas moi... Ramenez-le moi. »

Sans prendre le temps de réfléchir, chose qui ne lui arrivait jamais, Johann avait sauté dans sa voiture. Il n'y avait absolument aucun instant à perdre, et sous les rayons de la Lune, il avait vu les maisons s'étirer et défiler sur la route. Pendant tout le trajet, les mains raides sous le stress, il s'était torturé l'esprit. Pourquoi ? Pourquoi, Ivan, pourquoi, pourquoi ? Il y avait forcément une explication rationnelle à tout ça. Mais il était difficile à Johann de réfléchir alors qu'à chaque seconde, il sentait les moindres battements de son cœur qui s'agitait dans sa poitrine. Il sentait son sang battre jusque dans les tempes, il sentait ses mains devenir moites, il sentait qu'il perdait le contrôle d'un corps qui n'avait jamais véritablement éprouvé ces sensations. Et par dessus tout, il ne trouvait pas la solution à ce problème. Au problème Ivan.

Andrea l'avait envoyé sur une adresse, et son GPS, sur une vieille baraque à l'abandon, un peu isolée des beaux quartiers londoniens. Johann avait sauté de sa voiture, et, devant l'entrée de la maison, avait vu Ivan, de dos, manifestement en train de regarder quelque chose qu'il avait dans les doigts. Une odeur d'essence emplissait l'atmosphère, alors que la panique s'emparait progressivement de Johann. « Qu'est-ce que tu fais ? » Sursaut d'Ivan. Doucement, et peu confiant, Johann s'était approché de lui, ce fils de substitution, cet ami, et avait froncé les sourcils. « Je ne comprends pas, Ivan, j'essaye mais j'y arrive pas, réponds-moi s'il te plaît. » Seul, près d'une maison abandonnée, ça n'avait aucun sens. Aucune logique. Il n'avait rien à faire ici et à cette heure, personne n'avait rien à faire ici et à cette heure, Ivan plus que quiconque. Parce que Johann tenait à lui. Toujours dos à lui, Ivan mis du temps avant de se retourner, trop de temps pour que sa présence ici ne soit pas douteuse. « Merde. Mais qu'est-ce que tu fous là ? » Johann baissa la tête vers les mains d'Ivan. Une allumette. Ivan tenait une allumette en train de se consumer. Non, non, ça n'était pas possible. Et il regardait avec envie l'essence, le feu dans ses doigts. Pas Ivan, pas ici, pas maintenant, jamais. Pas Ivan. « Tu... Ouais, qu'est-ce que tu fous ici hein ? » Ce qu'il faisait ici, c'était bien simple. Il était là pour lui. Il ne l'abandonnait pas, parce que, merde, mais c'était Ivan qui ne comprenait rien, pas lui. Parce qu'il l'aimait comme son fils, voilà ce qu'il faisait là. « Ta sœur m'a appelé. Elle s'inquiète pour toi. » Puis Johann secoua la tête de droite à gauche. « Et moi aussi. » A jeter quelques coups d’œil furtifs, même si le pourquoi du comment restait un mystère pour Johann, les intentions de son ami commençaient à se dessiner, devenir plus claires et plus inquiétantes. Non, il n'allait quand même pas... Mettre le feu ? A une maison ? C'était illogique, insensé. Mais c'était un fait. Ivan était seul, la nuit, tout sentait l'essence et il tenait dans sa main une allumette en train de brûler. Le lien entre tout cela n'était pas difficile à faire. Mais pourquoi ? « Viens Ivan, il faut sortir d'ici. » Johann lui tendit la main. Il pouvait l'aider. Et Ivan, lui, il balança l'allumette au sol. « Chier. » Lentement, Johann baissa la main, la mine déconfite. Ivan ne semblait pas décidé à bouger. « Pourquoi j'devrais partir ? » De toute sa vie, Johann n'avait vu qu'une seule fois Ivan se mordre la lèvre à ce point. Et, ce jour là, il avait récupéré un Ivan pleurant et ravagé, bousillé par un quelque chose qui l'avait saisi de l'intérieur. Et voir Ivan dans un tel état fendait le cœur de Johann en mille fragments de tristesse. Alors, il inspira un grand coup et ferma les yeux. « Mais Ivan, tu dois partir parce que c'est dangereux, et tu risques de te blesser ou de blesser quelqu'un d'autre, ça va dégager beaucoup de gaz carbonique et les réactions peuvent être incontrôlables dans une maison à l'abandon, il y a probablement des gaz qui peuvent potentiellement exploser. » Johann s'était mis à parler rapidement, comme récitant une leçon apprise par cœur. Sauf que, durant toutes ses années d'études, jamais on ne lui avait appris la réaction à adopter face à un... Pyromane. Manifestement, Ivan était pyromane. Et Johann, il sentait qu'il perdait le contrôle. Tout partait, tout fichait le camp, et en lui, il y avait cette boule dans son ventre qui ne voulait pas partir, et ce nœud dans sa gorge, et son cerveau qui lui hurlait de faire ceci ou cela, d'agir selon la logique en dépit de ses sentiments.



Derrière le masque


pseudo sur internet ☩ radioactive fish. prénom ☩ Line. âge ☩ Dix-neuf. comment t'es arrivé(e) ici ? ☩ J'sais plus ! tu penses quoi de tout ça ? ☩ Dragons, licornes, papillons, arc-en-ciel et nyan cat. le code ☩ Faudrait faire un code en morse j'pense ! un dernier mot ? ☩ Dégénérés que vous êtes.




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Dernière édition par Johann Friedrich le Dim 17 Aoû - 22:33, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: Johann + Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé.   Jeu 17 Juil - 17:27

RE-BIENVENUUUUUE  :red: :red: :red: :bwag: :bwag: 
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MessageSujet: Re: Johann + Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé.   Jeu 17 Juil - 17:34

MERCI MADAAAAAAME. :guh: I love you :bn:

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❝ la mort imprévue fait partie de la vie, il faut bien l'accepter ❞

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IN FIRE.

Different denotes neither bad nor good, but it certainly means not the same.




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MessageSujet: Re: Johann + Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé.   Jeu 17 Juil - 17:35


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❝ tu n'as toujours pas retrouvé le sens de la réalité ❞

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✢ LOCALISATION : Probablement dans les écuries lunaires.

Maybe I should cry for help
Or maybe I should kill myself

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MessageSujet: Re: Johann + Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé.   Jeu 17 Juil - 18:16

:bave: :bave: :bave: 
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❝ la mort imprévue fait partie de la vie, il faut bien l'accepter ❞

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✢ LOCALISATION : ailleurs, au loin, ici.

this is where the evening splits in half, Henry, love or death. Grab an end, pull hard, and make a wish.

pale shadows.

wowowow:
 

✢ JE EST UN AUTRE : fawny.
MessageSujet: Re: Johann + Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé.   Jeu 17 Juil - 18:35


je viendrais pourrir ta fiche à nouveau avec le compte de fawn, t'en fais pas


:red: :bril: :bave: j'airiend'autreàdiretusaisdéjàtout :red: :bril: :bave:

et ta signa :hu:  :leche: :pervers: 

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please feel free to piss in the garden:
 


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✢ ANCIEN METIER : Etudiante en Archéologie
✢ LOCALISATION : Vallée des Larmes ou le Labyrinthe Rouge, à voir, cherche.

Sweet innocence

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MessageSujet: Re: Johann + Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé.   Jeu 17 Juil - 20:41

re-bienvenue :chica: Perso qui s'annonce intéressant :chica:
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✢ PSEUDO : CHOCO.CHANEL
✢ AVATAR : scarlett johansson.
✢ CREDITS : glass skin pour l'avatar et tumblr pour la signature.
✢ AGE DU PERSONNAGE : vingt-neuf ans.
✢ JE SUIS : une chatte !
✢ DANS TES POCHES : ce qu'elle avait au moment de son décès, soit, rien de très utile au pays des merveilles ... sauf si un miroir de poche peut réussir à assommer un lapin ?
✢ TA VIE : 100/100
✢ ANCIEN METIER : ancienne étudiante en chirurgie pédiatrique.
✢ LOCALISATION : si j'ai besoin de toi, tu sauras où me trouver.


ancienne londonienne issue d'un milieu bourgeois ▬ étudiante en chirurgie pédiatrique, elle terminait ses études ▬ anciennement fiancée à un avocat de londres ▬ morte lors de la soirée du nouvel an 2014 ▬ violée puis laissée pour morte ▬ elle tient sa soeur comme responsable de son trépas ▬ au pays des merveilles, sa principale activité est de survivre. c'est son but ultime. sa principale aspiration ▬ autrefois joyeuse, amoureuse de la vie et jeune femme brillante, lumineuse et charismatique ▬ elle s'est forgée un caractère plus sombre, froid, manipulateur et égoïste à son arrivée ici. soyez sur que si elle doit sacrifier votre vie pour sauver la sienne, elle le fera sans broncher.


✢ JE EST UN AUTRE : non.
MessageSujet: Re: Johann + Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé.   Jeu 17 Juil - 21:50

Bienviendue !!! Enfin re ...  :hen: :aw: 
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❝ le pays des merveilles reste amoché dans ton coeur ❞

✢ DENTS PERDUES : 910
☩ CERVELLES GAGNÉES : 1216
✢ ARRIVÉ AU PAYS LE : 27/06/2014
✢ PSEUDO : ohmagad, anna
✢ AVATAR : lee pace
✢ CREDITS : (c) money honey et salewperie (a)
✢ AGE DU PERSONNAGE : 35 ans déjà, doux jésus !
✢ JE SUIS : jeannot lapin, le névrosé, le blanc, le retardataire
✢ DANS TES POCHES : une croix en argent, un mouchoir en tissu, une couverture en plumes de jubjub (x1), une lanterne lucioles (x15), des potions répare-tout (x6), des somnicakes et le baromètre à danger du lapin blanc.
✢ TA VIE : 100/100
✢ ANCIEN METIER : prêtre, homme de dieu, d'église, de foi, de tout
✢ LOCALISATION : dans la forêt luminescente, à essayer d'apprendre le civisme aux lutins


✢ JE EST UN AUTRE : caleb, ce bg
MessageSujet: Re: Johann + Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé.   Ven 18 Juil - 6:50

:ivil: :ivil: :ivil:

rebienvenue toi :laugh: courage pour la fiche  :pervers: 

Johann Friedrich a écrit:
athée.
:was: :was:

c'est moi ou tous tes persos on un souci avec la religion ? :mdl: :mdl:  :laugh: 

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❝ je suis en enfer ! ❞

✢ DENTS PERDUES : 40
☩ CERVELLES GAGNÉES : 1194
✢ ARRIVÉ AU PAYS LE : 17/07/2014
✢ PSEUDO : radioactive fish
✢ AVATAR : mads mikkelsen
✢ CREDITS : chameleon circuit
✢ AGE DU PERSONNAGE : quarante sept
✢ JE SUIS : mort, la loose
✢ DANS TES POCHES : un calepin, deux stylos, un mouchoir en tissu, une paire de lunettes et des pastilles pour la gorge
✢ TA VIE : 100/100
✢ ANCIEN METIER : conservateur au british museum et conférencier
✢ LOCALISATION : château de la reine blanche, dans la serre, à essayer d'étudier un peu les espèces pour passer le temps


FEELS:
 

✢ JE EST UN AUTRE : weaver premier du nom
MessageSujet: Re: Johann + Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé.   Ven 18 Juil - 9:53

Ivan :
Bon je t'aime quand même bitch. :*-*:

Vlad : :guh: :guh: :guh:

Zo : C'est moi ou on dirait à moitié que Jess se pète un orgasme sur ton gif ? :mdl: :mdl: J'espère que c'est pas moi, Jown me monte à la tête aille aille aille ça commence. :was: (Et puis oui oui ma signa, surtout le spoiler hein :laugh:)

Jigi : Tu m'crois si je te dis que j'ai écrit au début jojo au lieu de jiji ?  :honte: On va s'mélanger. :was: Mais merci bien tout plein. :laugh:

Vivi : Huhu merci toi. :hin:  :hi: 

Eli : Merci mon père. :chica: Non mais autant Danny, oui, clairement, il a un problème avec la religion, autant Jojo il en a pas, il est juste athée et puis c'est tout. :was: Bon, mais allez, le prochain il sera croyant, juste pour toi. :laugh: :bn:

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la splendeur à l'était pur:
 
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❝ êtes-vous pion ou reine ? ❞

✢ DENTS PERDUES : 152
☩ CERVELLES GAGNÉES : 1336
✢ ARRIVÉ AU PAYS LE : 25/06/2014
✢ PSEUDO : Pondy*
✢ AVATAR : KathrynPrescott
✢ CREDITS : Sil
✢ AGE DU PERSONNAGE : vingt-trois ans
✢ JE SUIS : Alice
✢ DANS TES POCHES : une ombrelle, des patins et un élastique à cheveux.
✢ TA VIE : 100/100
✢ ANCIEN METIER : Projectionniste/Jammeuse dans une équipe de roller derby
✢ LOCALISATION : Le village des arikamis
UC Je suis enrecherche d'un trucdelamortquitue
✢ JE EST UN AUTRE : Not yet ;)
MessageSujet: Re: Johann + Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé.   Lun 21 Juil - 10:05

(re) Bienvenuuuuuuuuuuuuuuue **
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❝ je suis en enfer ! ❞

✢ DENTS PERDUES : 40
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✢ ARRIVÉ AU PAYS LE : 17/07/2014
✢ PSEUDO : radioactive fish
✢ AVATAR : mads mikkelsen
✢ CREDITS : chameleon circuit
✢ AGE DU PERSONNAGE : quarante sept
✢ JE SUIS : mort, la loose
✢ DANS TES POCHES : un calepin, deux stylos, un mouchoir en tissu, une paire de lunettes et des pastilles pour la gorge
✢ TA VIE : 100/100
✢ ANCIEN METIER : conservateur au british museum et conférencier
✢ LOCALISATION : château de la reine blanche, dans la serre, à essayer d'étudier un peu les espèces pour passer le temps


FEELS:
 

✢ JE EST UN AUTRE : weaver premier du nom
MessageSujet: Re: Johann + Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé.   Lun 21 Juil - 10:08

Merci Posyyyy. :bn: I love you

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❝ la mort imprévue fait partie de la vie, il faut bien l'accepter ❞

✢ DENTS PERDUES : 522
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✢ ARRIVÉ AU PAYS LE : 19/07/2014
✢ PSEUDO : sola gratia.
✢ AVATAR : jessica chastain.
✢ CREDITS : heisenberg.
✢ AGE DU PERSONNAGE : trente-huit
✢ JE SUIS : sembable à un félin aux yeux perçants et aux pattes agiles.
✢ DANS TES POCHES : une feuille de carnet où sont griffonnés les ajustements devant être réalisés sur une édition de 'la divine comédie' de dante, un minuscule crayon et un élastique.
✢ TA VIE : 100/100
✢ ANCIEN METIER : restauratrice de livres et de documents anciens afin de préserver des époques qui lui semblent bien plus belles et poétiques que la sienne.
✢ LOCALISATION : où le vent la portera, peu lui importe.

I'm battling monsters, I'm pulling you out of the burning buildings and you say I'll give you anything but you never come through.

our hearts condemn us.
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✢ JE EST UN AUTRE : zozor.
MessageSujet: Re: Johann + Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé.   Mer 23 Juil - 20:51


tutafé vrai, inutile de démentir :uou:

j't'avais prévenu que je viendrais pourrir ta fiche avec Fawn. :chica: :hin:

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We used to look up in the sky and wonder at our place in the stars. Now we just look down and worry about our place in the dirt.

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MessageSujet: Re: Johann + Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé.   

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Johann + Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé.

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